Sillé-le-Guillaume

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Sillé-le-Guillaume
Le château et l’église de Sillé-le-Guillaume
Le château et l’église de Sillé-le-Guillaume
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Sarthe
Arrondissement Mamers
Canton Sillé-le-Guillaume (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Sillé
Maire
Mandat
Gérard Galpin
2014-2020
Code postal 72140
Code commune 72334
Démographie
Gentilé Silléens
Population
municipale
2 367 hab. (2011)
Densité 183 hab./km2
Population
aire urbaine
2 754 hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 48° 11′ 00″ N 0° 07′ 45″ O / 48.183333, -0.12916748° 11′ 00″ Nord 0° 07′ 45″ Ouest / 48.183333, -0.129167  
Altitude Min. 115 m – Max. 260 m
Superficie 12,90 km2
Localisation

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Liens
Site web www.sille-le-guillaume.fr

Sillé-le-Guillaume est une commune française, située dans le département de la Sarthe en région Pays de la Loire, peuplée de 2 367 habitants[Note 1] (les Silléens).

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Sillé-le-Guillaume
Saint-Pierre-sur-Orthe (Mayenne) Mont-Saint-Jean
Le Grez Sillé-le-Guillaume Saint-Rémy-de-Sillé
Rouessé-Vassé Rouez

Toponymie[modifier | modifier le code]

Sillé doit son nom au Gallo-Romain Sillius qui y établit son domaine à mi-pente, au milieu des lambeaux de l’immense forêt gauloise, au bord de la voie antique entre Le Mans et Jublains.

Histoire[modifier | modifier le code]

Guillaume de Sillé, le constructeur de la première forteresse sur le point stratégique, est le fondateur de la noble maison féodale « de Sillé » au service du comte du Maine, contre les assauts des Bretons puis des Normands. En forêt, au bord du lac, subsistent les ruines silencieuses d’une seconde forteresse, l’oppidum carolingien, qui conserve tout son mystère. D’ailleurs un mythe raconte que « si une personne se balade dans l’oppidum un soir de pleine lune et qu’elle prononce trois fois j’y suis, le lac bouillonnera et le Diable apparaîtra ».

Gilles de Rais, fidèle compagnon de Jeanne d'Arc, un cousin des Sillé, vint souvent guerroyer l’Anglais dans la région. La terre de Sillé, siège d’une baronnie vaste et puissante, se transmet par alliance, jusqu’à la Révolution, époque à laquelle le château est attribué à la ville pour l’établissement de son collège.

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

Au début du XXe siècle, la forêt était privée. À la suite d'une donation dans les années 1920, la forêt devient propriété de l’État, sous condition de préserver les activités touristiques déjà présentes en ce début XXe[1][réf. incomplète].

Le 19 juin 1940, à la fin de la campagne de France, des soldats allemands assassinèrent quatorze prisonniers noirs appartenant au 208e régiment d’artillerie légère coloniale[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
 ? mars 1975 Ernest Chevreuil   Agriculteur, conseiller général
mars 1975 mars 2001 Jackie Charrié   Docteur en médecine
mars 2001 mars 2008 Michel Bottier   Professeur retraité
mars 2008 mars 2014 Jean-Marie Hoguet   Retraité de l’enseignement
mars 2014 en cours Gérard Galpin[3] DVD Cadre France Télévisions
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 367 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 004 2 121 2 210 2 356 2 696 3 008 3 039 3 068 3 183
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 170 3 309 3 537 3 531 3 474 3 477 3 285 3 252 3 152
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 014 2 964 2 947 2 792 2 770 2 603 2 570 2 822 2 645
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
2 608 2 528 2 777 2 863 2 583 2 585 2 386 2 360 2 364
2011 - - - - - - - -
2 367 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Deux zones industrielles Le champ d’Esse et Le Bois des Cours sont situées sur le territoire de la commune de Sillé-le-Guillaume. Elles relèvent de la compétence économique de la communauté de communes du Pays de Sillé créée en décembre 1993.

  • Legrand Inovac SAS
  • Les transports Montaville
  • Leverrier Carea sanitaire
  • La Métallerie du Maine (fermée en décembre 2012)
  • L’agro-alimentaire Guyomarch
  • Aéro Décap' Services (ADS) (ouvert depuis décembre 2012)

et toutes les autres entreprises implantées avant cette date, dépendent uniquement de la ville de Sillé-le-Guillaume.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château de Sillé-le-Guillaume.
Collégiale Notre-Dame de l’Assomption.
L’église Notre-Dame est une ancienne collégiale castrale qui jouxtait autrefois le château de Sillé. Il s’agit de l’ancienne chapelle seigneuriale des barons de Sillé, jadis siège d’une collégiale. De style roman, l'édifice est modifié à la suite des adjonctions apportées jusqu'au XIXe siècle.
L’entrée solennelle de la collégiale des chanoines de la baronnie se fait par le grand portail occidental, au trumeau duquel s’adosse une Vierge à l'Enfant Jésus. Dans la voussure, les douze apôtres sont identifiables par leurs attributs respectifs. Le tympan représente une scène du Jugement dernier. En sa partie supérieure, figure le Christ souffrant, qui expose son flanc droit. Les mains, aujourd’hui brisées, devaient autrefois être ouvertes, leurs paumes tournées vers l’extérieur pour montrer les plaies de la crucifixion. Deux anges tiennent la couronne d’épines, la croix, la lance et un clou, qui sont les instruments de la Passion. Cette première scène est soulignée d’une inscription du XVIe siècle : ad judicandum Christo Sedente Omnes resurgemus. En sa partie inférieure, une scène figure la Résurrection des morts. Le linteau laisse longtemps deviner l’inscription Janua Coeli : « Porte du ciel »[6].
  • Château classé au titre des monuments historiques par arrêté du 18 avril 1914, reprenant une liste antérieure de 1889.
L’existence du château de Sillé est mentionné pour la première fois en 1070. Situé aux confins du Maine, il aide à la défense contre les Bretons et les Normands. Pris et repris par les Français et les Anglais pendant la guerre de Cent Ans, il est en partie ruiné.
Le sire de Beauvau, baron de Sillé en 1463, décide de la construction d’un fort et d’un puissant donjon, mais la tactique guerrière évoluant, le donjon ne servira jamais…
De nouvelle ailes construites aux XVIe et XVIIe siècles lui donnèrent un aspect plus résidentiel et plus pacifique.
L’évolution de l’art militaire et des fonctions des châteaux est lisible dans l’architecture du château forteresse de Sillé, classé monument historique dès 1889. La ville propriétaire depuis 1804, par des restaurations successives et la multiplication des manifestations culturelles, tend à redonner sa splendeur au vieil édifice[7]
  • La forêt domaniale de Sillé, qui s'étend sur 3 350 hectares. Elle entoure le lac de Sillé (autrefois appelé étang du Défais), plan d'eau de 35 hectares sur les rives duquel se trouve la base de loisirs nautiques appelée aujourd'hui « Sillé-Plage » mais connue depuis des générations dans toute la région sous le nom de « Coco-Plage ». Se trouve non loin une ancienne carrière envahie par les eaux, surnommée le « Lagon bleu ». Ce site est privé et l'accès y est formellement interdit et dangereux[8].

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Manifestations[modifier | modifier le code]

  • La Gamelle Trophy en septembre.
  • Feu d’artifice tiré du château le 13 juillet.
  • La fête du Lac au mois de mai.
  • La brocante au mois d’octobre.
  • La fête de la musique en juin.
  • La fête de la forêt.

Personnalités liées[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Travail universitaire de géographie sur le thème « Ville & Campagne », décembre 2013
  2. Raffael Scheck, Une saison noire : les massacres des tirailleurs sénégalais, mai-juin 1940, Paris, Tallandier,‎ 2007, 287 p. (ISBN 9782847343762), p. 55-6.
  3. « De nouveaux maires et adjoints élus dès ce vendredi soir », Le Maine libre,‎ 28 mars 2014 (consulté le 30 mars 2014).
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  6. Source tirée du livre le patrimoine des communes de la Sarthe aux éditions Flohic.
  7. Source tirée du site officiel de Sillé-le Guillaume.
  8. Source tirée du journal local.
  9. « Cartolis - Histoire de la carte postale » (consulté le 29 juin 2011)
  10. « Culture en Sarthe - Les Sarthois célèbres » (consulté le 29 juin 2011)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Le Patrimoine des communes de la Sarthe, éditions Flohic.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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