Jublains

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Page d'aide sur les redirections Pour la cité antique, voir Site archéologique de Jublains.
Jublains
« Dieu barbu », bronze de Laurent Semerie.  Fontaine située sur le côté de l'église, avec la représentation du dieu Océan, symbole de la commune.
« Dieu barbu », bronze de Laurent Semerie.
Fontaine située sur le côté de l'église, avec la représentation du dieu Océan, symbole de la commune.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Mayenne
Arrondissement Mayenne
Canton Bais
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Mayenne
Maire
Mandat
Pierrick Tranchevent
2014-2020
Code postal 53160
Code commune 53122
Démographie
Gentilé Diablintes
Population
municipale
691 hab. (2011)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 15′ 23″ N 0° 29′ 42″ O / 48.256389, -0.49548° 15′ 23″ Nord 0° 29′ 42″ Ouest / 48.256389, -0.495  
Altitude Min. 104 m – Max. 190 m
Superficie 36,01 km2
Localisation

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Liens
Site web www.jublains.fr

Jublains est une commune française, située dans le département de la Mayenne en région Pays de la Loire, peuplée de 691 habitants[Note 1] (les Diablintes).

La commune possède la particularité d'avoir été une cité romaine importante, et la faible urbanisation en fait un site avec une forte réserve archéologique : à cette fin, le département de la Mayenne y procède à des acquisitions foncières.

Géographie[modifier | modifier le code]

Jublains est située à 10 km de Mayenne et de Bais, à 14 km d'Évron et à 15 km de Montsûrs.

Couvrant 3 601 hectares, le territoire de Jublains est le plus étendu du canton de Bais.

Communes limitrophes de Jublains[1]
Aron Grazay Grazay,
Hambers
Belgeard Jublains[1] Hambers
Montourtier Deux-Évailles Mézangers

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes attestées sont : Noiodunum, du gaulois novio dunum, « nouvelle forteresse », au IIe siècle[2], civitas Diablintum vers 400[3], secus Diablintas en 615[3], in condita Diablintica en 710[3], de Jublent vers 1100[3]. Il semble que ce soit l'ethnonyme Diablinti qui ait donné le nom à la cité dans l'Antiquité tardive.

Histoire[modifier | modifier le code]

Implantée sur les vestiges d'une ville gallo-romaine autrefois appelée Noviodunum, Jublains est une commune de 711 habitants répartis sur une superficie de 3 601 ha. Quand les Romains conquirent la Gaule, ils trouvèrent ici un village construit au pied d'un temple de bois. C'était l'un des sanctuaires du peuple des Diablintes. Les Romains créèrent une ville, Noviodunum, chef-lieu de la cité des Diablintes. Le temple fut reconstruit en pierres et l'on éleva des monuments qui traduisent le mode de vie romain : thermes, théâtre, forum. Noviodunum a été dotée, dans la deuxième moitié du Ier siècle après J.C., d'un réseau de rues perpendiculaires, typique des plans urbains romains. Un aménagement urbain paysager a été réalisé afin de rendre plus visible la présence de la ville antique.

À Jublains, on se méfie des coups de pioche… même dans son jardin. Ici, depuis la fin du XIXe siècle, quand on retourne la terre, on s'attend à tomber sur un vestige. Théâtre, nécropole, sanctuaire ou forteresse, c'est toute une ville gallo-romaine qui a été mise au jour et qui, selon les experts, s'étendait sur vingt-cinq hectares au Ier siècle. Dans les années 1980, la commune décida de mettre en avant ce patrimoine. L'église fut surélevée pour permettre aux visiteurs d'accéder aux thermes et la mairie racheta du terrain afin de poursuivre les fouilles. En 1995, un musée consacré au passé antique du village fut aussi créé. Il dévoile des pièces exceptionnelles de verrerie et de poterie et organise des expositions thématiques. Ici, tous les 13 mai, chacun participe à la « Journée gallo-romaine », une manifestation qui enchaîne démonstrations équestres, parcours archéologique guidé, ateliers artisanaux. En 2011, près de 35 000 personnes ont fait le déplacement[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 en cours Pierrick Tranchevent[5] UDF, puis MoDem Cadre de santé

Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et quatre adjoints[5].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 691 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3]. Jublains a compté jusqu'à 1 968 habitants en 1856.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 265 1 603 1 531 1 766 1 808 1 837 1 883 1 925 1 897
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 968 1 846 1 888 1 740 1 712 1 653 1 645 1 597 1 531
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 448 1 388 1 295 1 098 1 085 1 098 1 044 991 1 006
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
980 918 761 731 718 699 689 685 691
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Jublains est une cité du Pays d'Art et d'Histoire Coëvrons-Mayenne.

Site archéologique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Site archéologique de Jublains.

Les aménagements du site mettent en évidence les ruines de l'ancienne cité gallo-romaine de Noviodunum : pans de murs, tracés de voies romaines, rues bordées de maisons.

Le théâtre[modifier | modifier le code]

Théâtre de Jublains vu d'un des vomitoria

Le théâtre qui accueille des manifestations en période estivale, a été construit vers 80 après J.C. : établi sur le versant du plateau qui borde la ville, face à un beau panorama de bocage, avec en arrière fond, les collines des Coëvrons, il fut offert à la cité par un riche commerçant du nom d'Orgétorix.

À un premier monument, de plan provincial presque circulaire, s'est substitué ensuite un théâtre plus vaste permettant également d'y donner des spectacles ayant lieu en amphithéâtre. Les combats de bêtes fauves semblent n'avoir jamais eu lieu ici, de par l'absence d'installations assurant la sécurité des spectateurs.

Le dégagement total de la bâtisse a eu lieu dans les années 1980. Des spectacles de théâtre, cinéma, concerts s'y déroulent chaque année.

Théâtre avec panorama sur le Mont-Rochard.

Castellum[modifier | modifier le code]

L'enceinte extérieure de la forteresse vue du sud-est

Le castellum est une fortification carrée de 117,50 m sur 104,25 m. Une tour ronde défend chacun des quatre angles. Cinq autres tours sont disposées sur les faces. Ces neuf tours, pleines à l'intérieur, ont un diamètre de 6 à 7 m.

La bâtisse a longtemps été considérée comme défensive, certains historiens lui attribuant désormais une fonction de stockage de grains ou de biens plus précieux, comme l'or.

Thermes[modifier | modifier le code]

Église de la fin du XIXe contenant les vestiges des thermes.

Les anciens thermes sont situés sous l'actuelle église. Les thermes occupaient un îlot urbain large d'une soixantaine de mètres. Le bâtiment des bains s'élevait au milieu d'une enceinte de portiques et de salles annexes.

On y voit encore en particulier la belle piscine dallée de schiste des bains froids et le système de chauffage par circulation d'air brûlant sous le sol. Un éclairage animé (Fondation Électricité de France) guide la visite. Transformé en lieu de culte lors de la christianisation, le monument se visite sous l'église actuelle.

Sanctuaire[modifier | modifier le code]

On trouve un temple de la Fortune, situé sur le monticule de la Tonnelle, ayant succédé à un sanctuaire important de l'époque gauloise.

Autres lieux[modifier | modifier le code]

Le musée archéologique[modifier | modifier le code]

Un musée archéologique, inauguré en 1995, rassemble un certain nombre de pièces présentes pour certaines d'entre elles dans des collections publiques depuis parfois plus d'un siècle. Outre des pièces archéologiques trouvées sur ce site, d'autres éléments trouvés à divers endroits permettent d'appréhender l'histoire de la Mayenne depuis la Préhistoire jusqu'à l'époque moderne.

Activité, label et manifestations[modifier | modifier le code]

Label[modifier | modifier le code]

La commune est une ville fleurie (deux fleurs) au concours des villes et villages fleuris[9].

Sports[modifier | modifier le code]

L'Association sportive de Jublains fait évoluer une équipe de football en division de district[10].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • J. Naveau, Recherches sur Jublains (Mayenne) et sur la cité des Diablintes, Documents archéologiques de l'Ouest, 1997.
  • F.-J. Verger, Fouilles faites à Jublains en avril 1840. - plaquette, illustrations. Laval : H. Godbert Libraire-Éditeur, 1840.
  • Henri Barbe, Jublains (Mayenne). Notes sur ses antiquités. Époque gallo-romaine pour servir à l'histoire et à la géographie de la ville et de la cité des Aulerces-Diablintes. - Le Mans : Impr. Monnoyer, 1865.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  2. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse,‎ 1963
  3. a, b, c et d Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, t. 1 : Formations préceltique, celtiques, romanes, Genève,‎ 1998 (lire en ligne), p. 154
  4. GEO no 397 de mars 2012 p.117
  5. a et b Réélection 2014 : « Jublains (53160) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 26 juin 2014)
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  8. « Statue : Vierge à l'Enfant », base Palissy, ministère français de la Culture.
  9. « Palmarès du concours des villes et villages fleuris » (consulté le 13 décembre 2013)
  10. « Site officiel de la Ligue du Maine – AS Jublains » (consulté le 13 décembre 2013)
  11. Jean-Philippe Decré, Nantes - Decré, éditions C.M.D.,‎ 1998, 106 p., p. 7