Albert Maignan

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Albert Maignan

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Albert Maignan (1845-1908), photographié par Pierre Petit[1].

Nom de naissance Albert Pierre René Maignan
Naissance 14 octobre 1845
Beaumont-sur-Sarthe
Décès 29 septembre 1908
Saint-Prix
Nationalité Drapeau de la France France
Activités Peintre
Maîtres Jules Noël, Évariste-Vital Luminais
Élèves Frédéric Marius de Buzon, Jules Hervé-Mathé, Etienne Mondineu, Henri Laurent-Desrousseaux
Mouvement artistique Peinture d'histoire, Peinture orientaliste
Influencé par Évariste-Vital Luminais, Henri Regnault
Récompenses Médaille d'or en 1889, Légion d'honneur en 1895.

Œuvres réputées

Hommage à Clovis II, Louis IX console un lépreux

Albert Maignan[2], né à Beaumont-sur-Sarthe le 14 octobre 1845 et mort à Saint-Prix, le 29 septembre 1908, est un peintre et illustrateur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1864, Albert Maignan quitte la Sarthe pour étudier le droit à Paris, où il est diplômé en 1866. Durant ses études, il se consacre à la peinture et, en 1865, rencontre Jules Noël qui devient son maître. Il débute en 1867 au Salon des artistes français, où il exposa assez régulièrement toute sa vie. En 1868, il peint des vues de Rouen, de Cordoue, Séville, et du canal de Suez un an avant son inauguration. En 1869, il intègre l'atelier d'Évariste-Vital Luminais. En 1874, il obtient la troisième médaille du Salon des artistes français pour Le Christ appelle à lui les affligés, en 1876, la seconde place et en 1879, la première médaille. Sa notoriété s'affirme avec sa médaille d'honneur du Salon de 1892 pour La Mort de Carpeaux, acquis par l’État pour le musée du Luxembourg, désormais dans les collections du musée de Picardie. Il reçoit une médaille d'or à l'Exposition universelle de 1889 et la Légion d'honneur en 1895. Enfin, en 1905, il devient membre de l'Institut de France. La majeure partie de son œuvre est consacrée à la peinture d'histoire, mais il peint aussi des portraits. C'est peut-être sous l'influence d'Henri Regnault qu'il compose des sujets espagnols et orientaux.

Dans une seconde partie de sa carrière, vers 1889, il se tourne vers l'illustration et les travaux décoratifs, notamment par ses contributions au décor mural ou d'illustrations d'ouvrages.

S'étant déjà essayé à la peinture murale en participant à la décoration du Salon des Lettres de l'Hôtel de ville de Paris et de la Salle des fêtes de l'Exposition Universelle en 1889, il est de plus en plus sollicité pour ce type de travaux à partir du début des années 1890. Les premiers à faire appel à lui pour une décoration murales sont les responsables de la Chambre de commerce et d'industrie de Saint-Étienne pour laquelle il réalise le décor de la salle principale (1895-1896). Il fournit, par la même occasion, des cartons de tapisserie pour la même salle.

L’État lui commande, dans les mêmes années, (1895 - 1899), un cycle de tapisseries qui orne aujourd'hui la salle des conférences du Palais du Luxembourg.

En cette fin de siècle, il participe avec d'autres peintres à la décoration du foyer de l'Opéra-Comique de Paris[3]. Il participe également à la décoration à fresque de Notre-Dame-de-la-Consolation, rue Jean Goujon à Paris, chapelle expiatoire des victimes de l'incendie du 3 mai 1897 du Bazar de la Charité.

Panneau du restaurant Le Train bleu, gare de Lyon à Paris.

Il réalise en 1900 deux fresques pour le restaurant parisien Le Train bleu de la gare de Lyon du XIIe arrondissement de Paris. La première, située dans la Grande Salle, représente le théâtre d'Orange en présence des comédiennes Sarah Bernhardt, Réjane, Mademoiselle Bartet et Edmond Rostand ainsi que Stéphane Adolphe Dervillé, Président du Conseil d'administration de la compagnie de chemin de fer du Paris à Lyon et à la Méditerranée de 1899 à 1925. La seconde dans la Salle Dorée, représente les Vendanges en Bourgogne.

Les communes de Beaumont-sur-Sarthe et du Mans lui ont dédié une rue.

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Hommage à Clovis II, 1883, musée des beaux-arts de Rouen.
  • Vers 1900, Ariane, affiche, BNF
  • 1908, Exposition Franco-Britannique, affiche couleur Imp. Pichot, Paris, BNF
  • 1908, Exposition Franco-Britannique, Londres 1908, chromolithographie, BNF
  • Palais des beaux-arts de Lille : Amiral Carlo Zeno
  • Gare de Lyon, restaurant Le Train bleu : Orange dans la Grande Salle et Vendanges en Bourgogne dans la Salle dorée en 1900
  • Opéra-Comique de Paris vers 1897 au Foyer: le plafond ainsi que 4 panneaux sur les murs) inauguré en 1898.
  • Palais du Luxembourg, Grand Salon du Sénat ensemble de 7 tapisseries de la Manufacture des Gobelins dans la Salle des Conférences du Sénat réalisées à partir des cartons d'Albert Maignan et portant sa signature représentant : l'histoire d' Apollon et Daphné métamorphosée en laurier réalisées en laine et soie
  • Musée de Picardie à Amiens : l'ensemble des collections accumulées par Albert Maignan durant sa carrière ont été léguées à cet établissement par acte testamentaire. De plus, de nombreuses peintures ainsi que le fonds d'atelier présent à la mort du peintre y sont actuellement conservés.

Salons[modifier | modifier le code]

  • 1875, Salon des artistes français : L'Insulte aux prisonniers
  • 1881, Salon des artistes français : H.G.Renaud de Bourgogne accorde à Belfort des lettres d'affranchissement
  • 1897, Société nationale des beaux-arts : Le Gueux

Honneurs[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dominique Mallet, Albert Maignan et son œuvre. Conférence au Mans le 14 novembre 1912.
  • Dominique Mallet, Albert Maignan et son œuvre, La Revue historique et archéologique du Maine, tome LXXIII, Le Mans, éd. Mamers, 1913.
  • Collectif, Le Train bleu, éd. Presse Lois Unis Service, Paris, 1990, 114p. (ISBN 2-908557-01-0)
  • Cécile Ritzenthaler, L’École des Beaux-Arts du XIXe siècle. Les Pompiers, Paris, éd. Mayer, 1987, p. 242.
  • Chantal Gastinel-Coural, La Manufacture des Gobelins au XIXe siècle, cat. de l'exposition de la galerie nationale de la tapisserie à Beauvais, Paris, éd. Administration générale du Mobilier national, 1996.

Archives[modifier | modifier le code]

  • lettres manuscrites de Maignan et de Achille Vogue à Maignan (Fondation Custodia Inv n°:2002-A987/989 et n°:2001-A.143)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Collection Félix Potin.
  2. Né Albert Pierre René Maignan.
  3. Inauguré en 1898 par le président Émile Loubet.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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