Vaas

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Vaas
Le barrage
Le barrage
Blason de Vaas
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Sarthe
Arrondissement La Flèche
Canton Mayet
Intercommunalité Communauté de communes Aune et Loir
Maire
Mandat
Yveline Limodin
2014-2020
Code postal 72500
Code commune 72364
Démographie
Gentilé Védaquais
Population
municipale
1 560 hab. (2011)
Densité 52 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 40′ 12″ N 0° 18′ 47″ E / 47.67, 0.313 ()47° 40′ 12″ Nord 0° 18′ 47″ Est / 47.67, 0.313 ()  
Altitude Min. 38 m – Max. 119 m
Superficie 30,14 km2
Localisation

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Vaas

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Vaas
Liens
Site web www.vaas.fr

Vaas est une commune de France située dans le département de la Sarthe et la région des Pays de la Loire, peuplée de 1 560 habitants[Note 1] (les Védaquais).

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le Haut-Anjou sarthois, surnommé le Maine angevin.

Plan de situation de Vaas

Implanté sur le Loir, le village de Vaas est assurément l'une des plus anciennes paroisses située aux confins des provinces du Maine et de l'Anjou. Les deux rives du Loir totalisent 18 kilomètres. Il fut navigable jusqu'au début du XXe siècle.

Localisation de Vaas - (Distances en kilomètres par la route et orthodromique)
Rose des vents Laval (140 - 92) Le Mans (45 - 38) Paris (240 - 200) Rose des vents
Angers (85 - 69) N Blois (103 - 77)
O    Vaas    E
S
Saumur (65 - 54) Poitiers (160 - 120) Tours (60 - 42)

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Vaas
Aubigné-Racan Verneil-le-Chétif Lavernat
Aubigné-Racan,
Saint-Germain-d'Arcé
Vaas Montabon,
La Bruère-sur-Loir
Saint-Germain-d'Arcé Saint-Germain-d'Arcé La Bruère-sur-Loir

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Vaas (Sarthe).svg Hameaux et lieux-dits de la commune de Vaas Blason ville fr Vaas (Sarthe).svg

 Les Halles  · Moriers  · Valette  · La Chalopinière  · Launay  · Les Dureaux  · Montsureau  · Le Port Denet  · La Davière  · Le Bout de la Rue  · Le Grand et le Petit Fief  · Le Tertre  · La Matinière  · La Sauvagère  · Le Grand et le Petit Pin  · La Titonnière


Histoire[modifier | modifier le code]

Passé historique néolithique, puis gallo-romain, l'ancienne voie romaine Tours-Le Mans franchissait le Loir à Vaas. Aux abords de cette ancienne voie, il a été trouvé de nombreux fragments de céramique et de poteries, des tessons d'amphores, des monnaies, des meules et divers autre objets répertoriés par le Centre archéologique de Sablé (Sarthe).

Amour argenté de Vaas statuette gallo-romaine

Un fanum, repéré par prospection aérienne a permis de localiser une petite agglomération ou vicus au passage à gué de la rivière.

Une petite statuette en bronze, une applique de meuble représentant un buste d'enfant, appelée l'Amour argenté de Vaas est visible au Carré Plantagenêt au Mans. Elle daterait de la première moitié du premier siècle. C'est une production soignée pouvant provenir d'un atelier situé à Alexandrie (Égypte).

Au IVe siècle l'église du village est consacrée par saint Julien, premier évêque du Mans. Vaas a hérité de l'administration gallo-romaine pendant près d'un millénaire. À l'époque mérovingienne, Vedatio[1] (ancien nom de Vaas) devient chef-lieu d'une condita, le territoire du Védacensis qui s'étendait sur une grande partie de la vallée du Loir. On y battait la monnaie.

De cette même époque, il a été trouvé, lors de travaux effectués sur la voie publique, des fragments de sarcophages, quelques-uns sont encore à peu près bien conservés ; ils sont datés des VIe et VIIe siècles et proviennent de carrières de falun (origine du Saumurois) de Doué-la-Fontaine (Maine-et-Loire). On peut penser que le centre ville était une petite nécropole. Ces sarcophages, d'un poids de 800 kg environ, étaient acheminés par voie d'eau.

Sarcophages mérovingiens

Une abbaye, dont l'origine reste inconnue, remonterait au IXe siècle. Elle fut sous l'autorité de chanoines réguliers de l'ordre de Saint-Augustin et eut un rayonnement important jusqu'au XIIIe siècle. De nombreuses missions lui furent confiées par le Saint-Siège.

En 1034, un premier pont fut construit sur le Loir, en même temps que celui de Tours.

Au Moyen Âge, autour de son monastère, la ville est fortifiée et ceinturée de douves. Elle subit un siège pendant la guerre de Cent Ans à la suite duquel le connétable Bertrand Du Guesclin chassa les Anglais, après la bataille de Pontvallain en 1370. La ville est ruinée et brûlée, seule la vieille tour abbatiale et son église sont conservées.

Sous l'Ancien Régime et jusqu'à la Révolution, Vaas dépendait du pays d'élection de La Flèche et de la province d'Anjou (sénéchaussée secondaire de La Flèche, dépendante de la sénéchaussée principale d'Angers). La Bruère-sur-Loir dépendait de la sénéchaussée de La Flèche et du tribunal spécial ou « greniers à sel » du Lude.

L'abbaye royale qui détenait la seigneurie de la ville, sera vendue en 1791 sous la Révolution comme bien national, le village deviendra chef-lieu de canton jusqu'en 1804 alors rattaché au district de Château-du-Loir. Aujourd'hui, le logis des abbés abrite l'hôtel de ville.

Védacensis[modifier | modifier le code]

Territoire du Védacensis

Le Védacensis fut une division territoriale de la région du Maine qui, de temps immémoriaux, était située dans la vallée du Loir, au carrefour des voies fluviales et terrestres.

Le Loir parait avoir été une première limite de la cité des Cénomans en voisinage des Andes et des Turones.

Héritière de l'époque celtique, la contrée fut généralement adjugée au fisc impérial et conservée par les Gallo-Romains.

Védacensis Association est le nom d'une association, créée en 1995 qui publie chaque année un cahier relatant l'histoire du village de Vaas et des environs.

Monnaie mérovingienne frappée à Vaas.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs de Vaas
Période Identité Étiquette Qualité
1938 1953 Auguste Fournier    
1953 1954 Henri Dezileau    
1954 1959 Georges Renou    
1959 1971 Maurice Voisin    
1971 1977 Georges Rambure    
1977 1995 Daniel Barriere   Notaire
1995 2001 Raymond Buron    
2001 2008 Éric D'Augustin    
2008 2014 Raymond Buron    
2014 en cours Yveline Limodin[2] DVD Retraitée de la Marine nationale
Pour les données antérieures, dérouler la boîte ci-dessous.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 560 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 569 1 790 1 604 1 703 1 998 1 913 1 872 1 850 1 856
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 872 1 873 1 804 1 817 1 755 1 683 1 628 1 615 1 586
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 640 1 609 1 662 1 500 1 695 1 652 1 766 1 594 1 629
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 662 1 673 1 598 1 590 1 564 1 540 1 621 1 635 1 570
2011 - - - - - - - -
1 560 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monument aux morts
Mémorial d'Alvin Pollingue - aviateur US tombé en juillet 1944

Monuments mémoriaux[modifier | modifier le code]

Monument aux morts[modifier | modifier le code]

Érigé vers 1920 sur la place du village, puis déplacé dans le jardin de l'ancienne abbaye, il rappelle les noms de soixante treize Morts pour la France, victimes des conflits 1914-1918 (63) et 1939-1945 (10).

Mémorial Alvin Pollingue[modifier | modifier le code]

Une stèle rappelle le souvenir d'un aviateur des États-unis tombé à Vaas le 17 juillet 1944. Elle a été inaugurée le 8 mai 2006 en présence d’une garde d'honneur de l'armée américaine et de Maurice Washburn (San Diego), vétéran de la Seconde Guerre mondiale ayant participé au débarquement du 6 juin 1944 sur les côtes normandes. À cette occasion le pont sur le Loir a été baptisé du nom de cet aviateur.

Le maire de l'époque, Monsieur Alfred Fournier, a pris l'initiative d'accueillir le corps de cet aviateur allié. La quasi-totalité de la population assista à son inhumation malgré l'interdiction des autorités allemandes. Le corps sera transféré en mars 1945 au cimetière militaire américain de Saint-James.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Abbaye Notre-Dame de Vaas (Beat Maria de Vedatio)[modifier | modifier le code]

Le monastère primitif a des fondations remontant à l'époque carolingienne (an 790) — cartulaire de l'abbaye de Cormery. Les chanoines suivaient la règle de saint Augustin. Ses origines ne nous sont que partiellement connues. On sait toutefois que ce monastère assurait le franchissement du Loir.

L'abbaye qui a fait suite, selon une légende fabuleuse qui perdure encore, aurait bénéficié d'une dotation des biens confisqués au traître Ganelon, le félon de Roland à Roncevaux. Des actes d'échanges sont mentionnés au cours du Xe siècle avec l'abbaye Saint-Martin de Tours.

Reconstitution de l'abbaye en 1760 - panneau exposé à l'entrée de l'Hôtel de Ville de Vaas

Elle connut une période florissante en 1160 avec son premier abbé connu et verra une riche dotation sous les Plantagenêts, ce qui fera oublier les dévastations par les Normands-Vikings au IXe siècle. Douze missions lui seront confiées par le Saint-Siège jusqu'à la veille de la guerre de Cent Ans, époque à laquelle elle sera en partie ruinée et le village brûlé en 1370 ; seules l'église et la tour monastique ont été en partie épargnées. Après restauration, ce sont les seigneurs-abbés de l'abbaye qui seront hauts justiciers sur la paroisse du village.

Un manque de rigueur dans la discipline verra l'abbaye mise en commende au début du XVIIe siècle. Selon les archives retrouvées, c'est à cette même époque qu'on connaîtra son titre d'« Abbaye royale ».

Les prémontrés en prendront possession en 1726 jusqu'à la Révolution et ses bâtiments seront vendus comme biens nationaux, sauf l'église.

Les bâtiments conventuels seront finalement démolis en mars 1981. Il ne reste de visibles actuellement que le logis de l'abbé, aujourd'hui hôtel de ville de Vaas, la tour monastique, les jardins au bord du Loir et l'église devenue paroissiale après la destruction de l'église Saint-Georges vendue comme bien national et détruite.

Église Notre-Dame de Vaas[modifier | modifier le code]
Coupe transversale de l'église XIIe siècle en forme de croix latine

L'église est accolée à une tour monastique plus ancienne. Construite en forme de croix latine, elle est datée du XIIe siècle. Dans son transept, deux absidioles sont conservées :

  • la chapelle Notre-Dame de Pitié, romane, qui appartenait au monastère primitif et présente encore dans sa voûte, quelques fresques et peintures murales du XIVe siècle, Le Christ en majesté entouré du symbole des quatre évangélistes, en mauvais état.
  • l'autre, adossée à la sacristie conserve une galerie fermée remarquable.

L'accès, comme pour la plupart des édifices monastiques, se faisait au sud par un cloître intérieur. Par la suite, sa façade fut remaniée et l'entrée y a été aménagée, ouvrant sur une petite place.

Le chœur a résisté aux dévastations et possède toujours ses voûtes de style gothique angevin avec ses liernes imagées, style dit aussi Plantagenêt. Également un maître-autel en marbre surmonté d'un grand Christ en croix et au fond, dans le chevet, les stalles des chanoines. Une grille en fer forgé sépare le chœur de la nef ; le dallage au sol (XVIe siècle) est en damiers ardoise et pierre blanche.

Le beau clocher avec sa flèche octogonale, repose sur une tour carrée qui s'élève à 45 mètres au-dessus du parvis ; il comprend trois cloches dont une datée de 1773 provenant de l'ancienne église paroissiale Saint-Georges qui occupait le centre du village.

Son sous-sol conserve des sépultures du XIVe siècle (révélées en archives).

À l'intérieur, le transept et la nef sont en partie le fruit d'une restauration du XVe siècle. Un retable, à l'entrée, est surmonté d'un tableau (Frédérico Borromée auprès des pestiférés de Milan) encadré de deux statues.

On peut également voir une chaire à prêcher du XVIIIe siècle, plusieurs œuvres intéressantes : deux statues l'une représentant saint Georges, l'autre saint Julien, toutes deux provenant de l'ancienne église paroissiale Saint-Georges, une délicate terre cuite la Vierge à l'Enfant du XVIe siècle, école de Germain Pilon.

Quelques tableaux dont le Christ servi par les anges attribué initialement à Philippe de Champaigne (1674) mais plus vraisemblablement à Charles Lebrun (XVIIe siècle).

Les vitraux détruits lors de la dernière guerre font l'objet de remplacements. Une belle réalisation, l'Assomption de la vierge, au-dessus de l'entrée a été conçue par l'Atelier du vitrail de Vaas Nouveau Souffle ; des verrières plus simples, peintes, sont en cours de réalisation pour les autres fenêtres.

En sortant, on peut voir la restauration d'un cadran solaire placé sur un contrefort du chevet en hémicycle et apercevoir des modillons très érodés, sous la toiture du transept.

De la terrasse sur le Loir, la vue se porte sur l'arrière des moulins banaux de la mense abbatiale, aujourd'hui désaffectés et propriété privée. Pas très loin se trouvaient le four banal et la goularderie (lieu d'accueil des pèlerins) .

L'aspect général est empreint d'une grande simplicité dans son élégance ; c'est en 1935 que Monseigneur Grente, évêque du Mans, a consacré l'église Beata Maria de Vedacio à Notre-Dame de l'Assomption.

L'église fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 16 février 1926[5]. Plusieurs éléments de mobilier y sont classés monuments historiques[6].

Les châteaux[modifier | modifier le code]

Sept châteaux ont été érigés sur le territoire de la commune de Vaas.

Dolmen de la Pierre Couverte[modifier | modifier le code]

Le dolmen de la Pierre couverte

Le dolmen de la Pierre Couverte est situé à environ 3 kilomètres au nord du bourg, en direction de Mayet. Édifié entre 5000 et 2500 avant J.-C. (Néolithique), il est niché à l'orée de la forêt de Bercé, à 107 mètres d'altitude. Il fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 12 février 1984[9].

Site archéologique de Cherré[modifier | modifier le code]

Ces vestiges antiques sont situés à 6 km de Vaas, en limite du Maine, de l'Anjou et de la Touraine dans une boucle du Loir, sur la commune d'Aubigné-Racan. Le temple révélerait, par son orientation, une analogie avec ceux où l’on célébrait à Rome le culte de Jupiter et Saint-Georges de Vaas étant le nom christianisé de Jupiter, on trouve là une même souche.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La Réserve naturelle régionale des Prairies et roselière des Dureaux se situe sur le territoire de la commune.

Particularités et curiosités[modifier | modifier le code]

La reconstitution de la borne.
Curiosités[modifier | modifier le code]
  • Une fausse borne milliaire, en grès roussard, a été placée en 2000 au carrefour de Rotrou (place Thimon) par une association locale. Elle comporte un texte librement inspiré par la carte de Peutinger et les inscriptions romaines indiquant la séparation entre les territoires des Cénomans et des Turones (le Maine et la Touraine).

ANCIENNE VOIE ROMAINE au passage du LOIR
à XVI lieues de Caesarodvnvm (Tours) Vindinvm (Le Mans)
Limite de territoire Fines- Etape de Vedatio - Vaas

(environ 40 km de Tours et 40 km du Mans exprimé en lieue gauloise de 2.222 mètres)

  • À proximité du pont, des aménagements communaux furent créés sur la rive opposée au centre-ville :
    • en amont : une baignade avec ponton et plongeoir,
    • en aval : un lavoir couvert.
  • Le village est représenté sur une flamme philatélique pour illustrer les oblitérations du courrier postal.
Flamme oblitération.jpg
Les entrepôts de munitions[modifier | modifier le code]

Dès 1917, des Établissements de réserve générale de munitions (ERGMu) furent créés[10].
Par décret du 14 octobre 1919, l'un d'eux sera installé à Aubigné[11] en raison de la proximité de sa gare. Cependant, l'essentiel des terrains acquis par l'État, environ deux tiers des 70 hectares, était situé sur la commune de Vaas.

Le stockage des munitions dont la capacité atteindra 90 000 tonnes, commence dès 1920 à l'aide de locomotives et traction animale. Les bâtiments et baraquements achevés en 1931 comportaient des logements, 462 magasins à munitions, 52 magasins à poudres, garages et ateliers, et 51 kilomètres de voies ferrées raccordées à la ligne Tours - Le Mans.

En mai 1944, le site, utilisé depuis 1940 par les troupes d’occupation, sera bombardé par l'aviation alliée. Il sera ensuite détruit par les Allemands lors de leur évacuation. Après reconstruction, l'ERGMu d'Aubigné-Racan fonctionnera jusqu'en 2002, année de sa fermeture définitive.

L’insigne de l'ERGMu d'Aubigné-Racan, homologué le 30 décembre 1976, comporte les armoiries de Vaas en partition et :

  • dans les cantons 1 et 2, les attributs du matériel de l’armée de terre – roue édentée argent à sept dents avec deux cantons or croisés et grenades à quatre flammes argent.
  • dans les cantons 3 et 4, un missile or représente une munition moderne de l’époque de la création de l’insigne.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

  1. La ville de Vaas, origine ancienne, répertoriage 1531 de Tours et 1696 (d'Hozier).
    • De gueules, à une fasce d'argent, écartelé d'argent, à un pal de gueules.
    • Avec son emblème de baronnie : Couronné d'un cercle d'or, entouré d'un tortil de perles et de pierreries.
  2. L'abbaye Notre-Dame de Vedatio de l'ordre de Saint-Augustin.
    • Ses attributs : la mitre et la crosse.
    • D'argent à une fasce de gueules chargée d'un calice d'or.
  3. Les Chanoines réguliers de Prémontré. Ils prennent possession de l'abbaye en 1726,
    • D'azur, semé de fleurs de lys d'or, à deux crosses du même passées en sautoir brochants sur le tout
    • L'azur, semé de fleurs de lys d'or est une concession Saint-Louis selon une description de Xavier Barbier de Montault[12].
  4. Le blason dans l'église de Vaas .
    • Ce blason, visible sur une des clés de voûte de l'église rappelle l'écu des Prémontrés. Il est de l'époque de René-Charles Venier, abbé commendataire de l'abbaye, nommé par le roi et le Saint-Père en 1723 qui introduisit cette congrégation.


Les armoiries et blasons

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]