Bonnétable

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Bonnétable
Le château de Bonnétable
Le château de Bonnétable
Blason de Bonnétable
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Sarthe
Arrondissement Mamers
Canton Bonnétable (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Maine 301
Maire
Mandat
Jean-Pierre Vogel
2014-2020
Code postal 72110
Code commune 72039
Démographie
Gentilé Bonnétablien
Population
municipale
3 955 hab. (2011)
Densité 99 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 11′ 00″ N 0° 26′ 00″ E / 48.1833, 0.433348° 11′ 00″ Nord 0° 26′ 00″ Est / 48.1833, 0.4333  
Altitude Min. 77 m – Max. 167 m
Superficie 40,08 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ville-de-bonnetable.fr

Bonnétable est une commune française, située dans le département de la Sarthe en région Pays de la Loire, peuplée de 3 955 habitants[Note 1] (les Bonnétabliens).

Géographie[modifier | modifier le code]

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • Aulaines
  • Citeau
  • La mare Pineau

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Bonnétable
Terrehault Rouperroux-le-Coquet Nogent-le-Bernard
Briosne-lès-Sables Bonnétable Saint-Georges-du-Rosay
Torcé-en-Vallée Saint-Célerin Prévelles, Saint-Denis-des-Coudrais

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme est attesté sous la forme Malum Stabulum vers 1090 et de Bono Stabulo en 1288, « mauvaise » puis « bonne étable »[1]. Le changement est dû soit, selon la légende, à la suite de l'hospitalité obtenue du roi par de jeunes seigneurs (de Nemours ?), venus y chasser, soit du fait d'améliorations apportées aux terres et prairies[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

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Selon Maumené (1908- op.cit.), un acte notarial daté du 10 août 1507 indique que la forêt de Clossay, principal « noyau » de la terre de Bonnétable, venait jusqu'à Terrehault en passant par Rouperoux. Le domaine fut constitué au fil des siècles par la réunion de terres, comme en 1489 celle de Convoise et ses dépendances, réunie en 1562 au fief de Genay.

En 1908, le domaine du château comptait 3 500 hectares, dont 1 100 hectares de forêts sillonnés de 80 kilomètres de routes, et pas moins de 80 fermes.

Dans le Dictionnaire géographique universel publié en 1825 par la société de géographes, Bonnétable est citée comme ville productrice de siamoises, calicots et mouchoirs de coton. L'élevage est important car huit foires aux bestiaux ont lieu chaque année.

Les seigneurs[modifier | modifier le code]

En 732, Morin du Malleray, seigneur de Malestable, fournit cinquante hommes d'armes à Charles, maire du palais d'Austrasie.

Après 1080, la terre appartient à Rotrou Ier, comte de Montfort, fils du comte du Perche du fait de sa mère Lucie d'Agnès de Chaource, descendante du constructeur d'un donjon au-dessus de l'actuel château.

À la fin du XIIIe siècle, la terre passa à Guillaume de Parthenay, époux de Jehanne Rotrou de Montfort, puis à Jehan ; Ysabeau de Parthenay l'apporta à Jehan de Harcourt.

Devant l'impossibilité de rétablir solidement son château, Jehan III de Harcourt (mort en 1487) demanda au roi l'autorisation de construire un nouveau château au-dessous du donjon ; le 15 juillet 1476, il en arrêta les plans et devis avec le maître maçon Mathurin Delandelle, de Couture près de Monsabert et les travaux commencèrent le 7 janvier 1479.

Gabrielle de Harcourt l'apporta à Charles de Couesme ; leur fortune foncière fut partagée entre leurs deux enfants en 1547. Louis de Couesme, chevalier, baron de Lucé, seigneur de Bonnestable, gentilhomme ordinaire de la Chambre du Roi, se vit alors attribuer « la chastellenie et le chastel de Bonnestable, sa terre et seigneurie avec les métairies des Chotardières (Chetardière) et de Monthier (Montheier) en Aulaines ».

Époux d'Anne de Pisseleu, habitué au faste de la Cour, il fit exécuter des travaux d'embellissement dans ses deux châteaux et achever la chapelle de Bonnétable, commencée par son père.

En 1620, la comtesse de Soissons, qui y demeura veuve, le fit agrandir en ajoutant au sud une aile rejoignant la tour ouest (actuelle aile gauche), et y reçut Louis XIII allant signer le traité dit des Ponts-de-Cé.

En 1707, à la mort de sa tante de Savoie-Carignan, née Marie de Bourbon-Nemours, son petit-fils Louis de Bourbon devint seul seigneur de Bonnétable, qu'il transmit à sa fille Léontine-Jacqueline.

Dans son Dictionnaire topographique de la Sarthe, Julien Rémy Pesche cite également l'ancien nom d'un quartier de la ville : Mellerets ou Melleray.

En 1965, Bonnétable, qui comptait 3 390 habitants, a absorbé la commune d'Aulaines et ses 350 habitants.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
 ? mars 2001 Yvon Marzin DVG Conseiller général du canton de Bonnétable (2001-2008)
mars 2001 mars 2014 Christian Fleury PCF[2]  
mars 2014 en cours Jean-Pierre Vogel[3] DVD Expert-comptable
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 955 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 373 4 587 4 646 4 882 5 803 5 746 5 163 5 265 5 028
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 048 4 956 4 855 4 637 4 658 4 479 4 440 4 294 4 287
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 211 4 284 4 163 3 735 3 616 3 630 3 476 3 470 3 419
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
3 390 3 505 3 833 3 826 3 899 4 018 4 085 4 090 3 994
2011 - - - - - - - -
3 955 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

  • Agroalimentaire Desfis, charcuterie Ruel, les Maîtres Laitiers.
  • Confection Macosa.
  • Grains Agrial.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

La commune compte deux monuments historiques :

  • l'église Notre-Dame d'Aulaines,
  • le château.

Église Notre-Dame d'Aulaines[modifier | modifier le code]

Église paroissiale de l'ancienne commune d'Aulaines, elle a été édifiée au XIIe siècle et remaniée aux XIIIe et XVe siècles. Elle a été inscrite à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques par arrêté du 13 septembre 1984[6].

Château[modifier | modifier le code]

L'actuel château, construit en 1479 par Jehan III d'Harcourt, a été restauré dans le style néo-gothique alors en vogue par Sosthènes de La Rochefoucauld, duc de Doudeauville avec l'aide de l'architecte Henri Parent et fut brillamment inauguré le 26 août 1888.

Parent, que le duc employa aussi à l'embelissement de son hôtel parisien (actuelle ambassade d'Italie) fit appel à des artistes manceaux pour les travaux de sculpture, peinture et décoration, dont Mélusine, « fée protectrice du château », constitua le sujet principal

La cheminée de la salle à manger porte la devise des La Rochefoucauld (« C'est mon plaisir ») et celle des Ligne (« Toujours droit ») du fait du remariage en 1862 du duc avec une princesse de cette famille.

En 1908, la salle à manger aux murs tendus de cuir abritait des tapisseries de Beauvais, et la chapelle — « Haute Epoque répandue dans les grandes maisons catholiques du XIXe siècle » — ornée de onze médaillons rappelant un des traits des saints patrons des onze enfants.

La muraille, le pont-levis et les fossés supprimés et desséchés avant la Révolution de 1789, furent alors rétablis. Les jardins ont été aménagés par les frères Denis et Eugène Bühler sous les instructions de Sosthènes de La Rochefoucauld, duc de Doudeauville, et le château réinauguré lors d'une fête brillante le 26 août 1888.

L'ensemble formé par le château, les communs, le mur d'enceinte et le parc, qui s'étend sur la commune de Briosne-lès-Sables, a été inscrit au titre des Monuments historiques par arrêté du 29 novembre 1991[7].

Au XVIIIe siècle, Bonnétable fut apporté en dot à Albert, duc de Luynes et de Chevreuse, « que les largesses en distribution de blé aux habitants de Bonnétable et Dampierre pendant la disette qui précéda la Terreur, obligèrent à vendre une partie du domaine » (Maumené, op. cit.) ; il échut à son petit-fils de La Rochefoucauld, duc de Doudeauville, à la mort de la duchesse de Montmorency, qui apparaît dans ce témoignage d'une de ses invitées, qui décrit sur l'ancien manoir et la faïencerie :

« C'est un vieux manoir à grosses tourelles, à murs épais, à fenêtres rares et étroites; peu meublé, point orné, mais solide, propre, et où le nécessaire en tout genre se trouve, depuis l'aumônier jusqu'à une bassinoire. La prière du soir, dite à haute voix par la duchesse Mathieu de Montmorency elle-même, m'a fort touchée (...) se promener dans les fossés desséchés et plantés par les soins de la Duchesse, qui, nous a promenés ds ses potagers et dans tout son singulier manoir (...) le très bel hospice et les écoles fondées par (elle) ; tout y est parfaitement entretenu, et beaucoup plus soigné qu'au château; une grande pharmacie (...) elle nous fait monter ensuite dans une vieille voiture dont la doublure était mangée aux vers mais traînée par quatre jolis chevaux menés à grandes guides par un des anciens cochers de Charles X (...) Au centre d'une forêt, où six routes aboutissent à un carrefour, il y a une immense clairière (où) la Duchesse a fait construire une faïencerie, avec toutes les dépendances, c'est presque un village, qui occupe soixante-huit personnes. »

— Duchesse de Dino[8]

En 1908, « une fabrique de grosses poteries est installée dans la forêt; le duc la fait fonctionner surtout pour donner du travail aux ouvriers ». « Toutes les matières premières nécessaires se trouvent sur place » (Maumené, op.cit., p.13).

Autres monuments et sites touristiques[modifier | modifier le code]

Église Saint-Sulpice[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Sulpice, des XIe et XIXe siècles, est dotée d'un orgue en bois de 1850 restauré à la fin du XXe et de vitraux sur la vie de saint Sulpice du maître verrier François Fialeix.

Gare de Bonnétable et chemin de fer touristique de la Sarthe[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tramways de la Sarthe.

Le jardin potager de Bonnétable[modifier | modifier le code]

Le jardin potager créé à la fin du XIXe siècle par le duc de Doudeauville, a été fonctionnel pendant près de 80 ans et laissé à l'abandon pendant une vingtaine d'années.

En 1999, la municipalité du moment décide de l'acquérir mais il faudra attendre 2002 pour que soit créée par Madame Geneviève Bellanger, une association pour la restauration et la sauvegarde du site[9].

Aujourd'hui, les serres classées ont été restaurées ainsi que les dépendances (écuries, selleries) ; le jardin retrouve peu à peu sa splendeur du passé. Le site est devenu aujourd'hui un atout touristique majeur pour la communauté de communes Maine 301, qui a pris la compétence tourisme en 2008.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

  • Foire de printemps, le 1er mai.
  • Marché aux fleurs et aux plants, le 1er dimanche de mai.
  • Comice agricole, le dernier week-end d'août.
  • Fête du potiron, le 3e week-end d'octobre.
  • Foire aux arbres, le dernier dimanche de novembre.
  • Foire de la Saint-Nicolas, le deuxième samedi de décembre.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Bonnétable est jumelée avec :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse,‎ 1963
  2. « Atlaspol - Sarthe » (consulté le 25 septembre 2010)
  3. « De nouveaux maires et adjoints élus dès ce vendredi soir », Le Maine libre,‎ 28 mars 2014 (consulté le 29 mars 2014).
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  6. « Notice no PA00109688 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. « Notice no PA00110008 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. Duchesse de Dino, à Bonnétable les 17 et 18 septembre 1836, dans : Chronique, de 1830 à 1862, Plon, 1909, p. 250).
  9. « Jardin potager de Bonnétable - Historique » (consulté le 31 octobre 2011)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]