Manu Dibango

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Manu Dibango

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Manu Dibango en 2007, à Londres

Informations générales
Nom Emmanuel N'Djoké Dibango
Naissance 12 décembre 1933 (1933-12-12) (79 ans)
Douala
Drapeau du Cameroun Cameroun
Genre musical Jazz, world music
Instruments Saxophone
Site officiel manudibango.net

Emmanuel N'Djoké Dibango, dit Manu Dibango, est un saxophoniste et chanteur camerounais de world jazz né le 12 décembre 1933 à Douala.

Sommaire

Biographie [modifier]

Issu d'un milieu protestant, Manu Dibango débarque à Saint-Calais (Sarthe) pour poursuivre ses études avec seulement 3 kilos de café pour les payer. Ensuite étudiant à Chartres, puis à Château-Thierry au début des années 1950, il y découvre le jazz et y apprend le piano ; mais c'est à Reims, où il prépare le baccalauréat, qu'il s'initie au saxophone et commence à se produire dans les « boîtes » au grand dam de son père qui lui coupe les vivres en 1956.

Différents contrats le mènent à Bruxelles, à Anvers et à Charleroi, où son jazz s'africanise au contact du milieu congolais dans l'ambiance de l'accession du Congo belge à l'indépendance en 1960. Grand Kalle l'engage dans son orchestre et ils enregistrent plusieurs disques qui remportent le succès en Afrique et les amènent à Léopoldville où Manu lance le twist en 1962. En revanche, le retour au Cameroun en 1963 est difficile et il revient en France.

En 1967, Manu Dibango trône à la tête de son premier big band. Il crée et développe son style musical, novateur et urbain. Il participe à une série d’émissions télévisées intitulée Pulsations, dont le producteur est Gésip Légitimus. Il est alors mis en relation avec Dick Rivers et Nino Ferrer, vedettes de l'époque ayant aussi participé aux émissions de Légitimus. Il joue de l'orgue Hammond pour Dick Rivers pendant six mois, puis est engagé par Nino Ferrer. Ce dernier le fait jouer de l'orgue, puis du saxophone, avant de lui donner la direction de l'orchestre. En 1969, il enregistre des compositions personnelles qui lui font renouer avec le succès africain.

En 1972, la face B d'un 45 tours, Soul Makossa[1], fait la conquête des États-Unis et lui vaut d'y faire une tournée. Ses accents africains passionnent les musiciens noirs d'Amérique.

Dans les années 1980, il accompagne notamment Serge Gainsbourg.

En 1992, Yves Bigot (FNAC Music) lui propose d'enregistrer Wakafrika, un album de reprises des plus grands tubes africains avec la crème des artistes africains et des musiciens internationaux. L'album, dont George Acogny assure la réalisation et Philippe Poustis la production exécutive, paraîtra dans le monde entier. Projet ambitieux de réunification musicale de l'Afrique, Manu revisite le patrimoine de la chanson en invitant les ténors Youssou N'dour sur Soul Makossa, King Sunny Ade sur Hi-Life, Salif Keïta, sur Emma, Angélique Kidjo et Papa Wemba, sur Ami Oh !, sans oublier Peter Gabriel, Sinéad O'Connor, Dominic Miller (guitariste de Sting) et Manu Katché (entre autres). Le single Biko (avec Alex Brown, Peter Gabriel, Ladysmith Black Mambazo, Geoffrey Oryema et Sinéad O'Connor) sera remixé à Atlanta par Brendan O'Brien.

En 1997, Dibango créé le Festival Soirs au Village (titre d'une de ses chansons) dans la ville qui l'a accueilli, Saint-Calais. Ce festival a lieu tous les ans depuis.

En 2000, le chanteur guadeloupéen Luc Léandry l'invite sur le titre Bondié bon extrait de son album Peace and love.

En 2007, Manu Dibango est le parrain officiel de la vingtième édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) du 24 février au 3 mars[2].

Le 3 février 2009, Manu Dibango décide d'attaquer les maisons de disques de Michael Jackson et de Rihanna (Sony BMG, Warner et EMI) pour avoir utilisé sans autorisation le thème de Soul Makossa[1]. Le tribunal a donné sa décision le 17 février 2009 en déboutant sur la forme le chanteur camerounais. Le fond de l'affaire sera jugé ultérieurement[3].

Le 14 juillet 2010, Manu Dibango est nommé chevalier de la Légion d'honneur.

Manu Dibango a un fils, Michel, et deux filles, Marva et Georgia.

Discographie partielle [modifier]

(LPs, bandes originales, compilations)

Clips [modifier]

Notes [modifier]

  1. a et b Notamment samplé sur Wanna Be Starting Something de Michael Jackson et Don't Stop the Music de Rihanna. Dans les années 1980, Manu Dibango a trouvé un accord financier avec Michael Jackson pour l'utilisation de sa chanson dans l'album Thriller, mais ce dernier a, par la suite, autorisé Rihanna à utiliser la musique de Dibango pour le titre Don't Stop the Music.
  2. Jeune Afrique.
  3. AfricaPresse.com.

Voir aussi [modifier]

Bibliographie [modifier]

  • « Les 50 personnalités qui font le Cameroun : Manu Dibango », Jeune Afrique, no 2520-2521, du 26 avril au 9 mai 2009, p. 43
  • « Les 100 personnalités de la diaspora africaine : Manu Dibango », in Jeune Afrique, no 2536-2537, du 16 au 29 août 2009, p. 41

Liens externes [modifier]

Articles connexes [modifier]