Sablé-sur-Sarthe

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Sablé.
Sablé-sur-Sarthe
L'hôtel de ville et la place Raphaël Élizé.
L'hôtel de ville et la place Raphaël Élizé.
Blason de Sablé-sur-Sarthe
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Sarthe
Arrondissement La Flèche
Canton Sablé-sur-Sarthe (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de Sablé-sur-Sarthe
Maire
Mandat
Marc Joulaud
2014-2020
Code postal 72300
Code commune 72264
Démographie
Gentilé Sabolien
Population
municipale
12 324 hab. (2011)
Densité 334 hab./km2
Population
aire urbaine
31 289 hab. (2010)
Géographie
Coordonnées 47° 50′ 24″ N 0° 20′ 03″ O / 47.84, -0.334167 ()47° 50′ 24″ Nord 0° 20′ 03″ Ouest / 47.84, -0.334167 ()  
Altitude Min. 22 m – Max. 70 m
Superficie 36,92 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Sarthe

Voir sur la carte administrative de Sarthe
City locator 14.svg
Sablé-sur-Sarthe

Géolocalisation sur la carte : Sarthe

Voir sur la carte topographique de Sarthe
City locator 14.svg
Sablé-sur-Sarthe

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Sablé-sur-Sarthe

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Sablé-sur-Sarthe
Liens
Site web www.sablesursarthe.fr

Sablé-sur-Sarthe est une commune française située dans le département de la Sarthe en région Pays de la Loire, peuplée de 12 324 habitants[1] (les Saboliens).

Géographie et accès[modifier | modifier le code]

Sablé-sur-Sarthe est située au carrefour du Bassin parisien, de la Normandie, de la Bretagne, du Centre et des Pays de la Loire. Elle est traversée par la Sarthe et deux de ses affluents : l'Erve et la Vaige.

Le canton[modifier | modifier le code]

Le canton de Sablé-sur-Sarthe (32 000 hectares) regroupe quatorze communes.

Situé dans la partie sud-ouest de la Sarthe, il est limitrophe des départements du Maine-et-Loire et de la Mayenne. Le canton est en grande partie situé dans le Maine angevin, anciennement Haut-Anjou. La rivière de la Sarthe, qui le traverse d'est en ouest, est un facteur d'unité, car elle constitue un trait d'union entre une partie nord vallonnée, sillonnée de nombreux cours d'eau, et un sud moins contrasté.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Sablé-sur-Sarthe
Bouessay (Mayenne) Auvers-le-Hamon Juigné-sur-Sarthe
Saint-Brice (Mayenne), Souvigné-sur-Sarthe Sablé-sur-Sarthe Solesmes
Saint-Denis-d'Anjou (Mayenne), Pincé Courtillers Vion

Histoire de Sablé[modifier | modifier le code]

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources. Pour l'améliorer, ajouter en note des références vérifiables ou les modèles {{Référence nécessaire}} ou {{Référence souhaitée}} sur les passages nécessitant une source.

La ville fut appelée Sabloilum ou Sablolium.

Durant de nombreux siècles, Sablé resta avant tout une forteresse militaire particulièrement bien située, aux confins du Maine et de l'Anjou. C'est à l'abri de cette forteresse que va se développer le bourg dont la population devait s'élever au XVe siècle à près de 1 200 habitants. L'actuel château est bâti sur le site de l'ancien château fort.

Article détaillé : Famille de Sablé.

Aux XIIe et XIIIe siècles, le seigneur de Sablé sur Sarthe est Guillaume des Roches, sénéchal d'Anjou, seigneur de Sablé, de Longué-Jumelles et de Château-du-Loir (né en 1165 - mort en 1222). Beau-père d'Amaury Ier de Craon, sénéchal d'Anjou et seigneur de Craon. Ils s'illustrèrent ensemble dans la bataille de la Roche-aux-Moines en 1214 contre les troupes Plantagenêt de Jean sans Terre et de ses alliés[2].

Durant la guerre de Cent Ans, les Anglais s'établissent dans les principaux châteaux de la région : Beaufort, Sablé, Le Louroux… Il faut attendre Du Guesclin et le seigneur de Maillé pour reprendre ses positions.

C'est à Sablé-sur-Sarthe que fut signé le traité du Verger le 19 août 1488, un événement très important dans la succession au trône de France. Le roi de France Charles VIII avait déclaré la guerre au duc de Bretagne François II, à la suite du mariage par procuration en 1490 d'Anne de Bretagne et de Maximilien Ier de Habsbourg, héritier du Saint-Empire germanique. Cette union aurait fragilisé le pays et avait provoqué la colère du roi de France. L'union fut annulée et les deux signataires du traité du Verger convinrent sur les terres de Sablé que sera interdit à la fille du duc de se marier sans l'accord du roi de France. Ce fut l'origine de l'annexion du duché au royaume. Anne de Bretagne voulait refuser sa main à tout autre seigneur que le roi de France, elle se maria donc avec Charles VIII. Jeune veuve à la suite du décès accidentel de son époux, elle épousera son successeur, une des clauses originales du traité, Louis XII, un capétien de la branche Orléans, qui avait toujours été secrètement amoureux de la jeune fille. La reine Claude, épouse de François Ier, un Valois, n'est autre que la fille de Louis XII et d'Anne de Bretagne.

Sous l'Ancien Régime et jusqu'à la Révolution française, Sablé était un marquisat, une pairie et une ville. Elle était située dans le Maine, diocèse du Mans, parlement de Paris, intendance de Tours, élection de La Flèche[3].

Le XVIIIe siècle marque pour Sablé une période de développement économique et culturel. Le bourg devient ville, dominée par le château que Colbert de Torcy, marquis de Sablé, ministre des Affaires étrangères sous Louis XIV et neveu de Colbert, fait édifier sur les plans de l'architecte Desgots. À la fin du siècle, Sablé compte 3 000 habitants. Cet essor va s'arrêter brusquement pendant la période révolutionnaire. La ville devient alors un refuge pour les Chouans.

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

L'année 1809 restera une date essentielle dans l'histoire locale : de l'anthracite est découvert dans les environs. Grâce à cela, le chaulage se répand et transforme l'agriculture. L'exploitation du marbre, jusque là artisanale, se modernise et la carrière devient le premier employeur de Sablé et de ses environs avec 1 500 salariés.

La ville se transforme, le port se développe (22 000 tonnes/an). À son tour, l'arrivée du chemin de fer en 1861 facilite grandement les échanges. Elle favorise la reprise de l'industrie du marbre et suscite également l'extension de l'urbanisation en direction de la gare. Ainsi, en 1886, la population atteint 6 200 habitants.

La fin du XIXe siècle et la première moitié du XXe siècle voient s'écouler une période de stagnation-récession pour l'économie sabolienne. Les deux grandes guerres, l'exode rural, le caractère essentiellement artisanal des entreprises locales font que la ville se maintient principalement dans un rôle de marché agricole et de centre commercial, malgré l'installation de fonderies repliées de l'Est après 1918.

En 1929, Raphaël Élizé, socialiste et vétérinaire, arrière-petit-fils d'esclave, originaire du Lamentin en Martinique, se fait élire maire. C'est le premier maire noir de France. Il exercera son mandat jusqu'en 1940. Il ne retrouvera jamais ses fonctions en raison de l'hostilité allemande et en raison de sa couleur. Il fut destitué, poursuivit son métier de vétérinaire, rentra en résistance, puis fut dénoncé et déporté en Allemagne au camp de Buchenwald où il mourut en 1945. Un millier d'Allemands s'étaient en effet installés à Sablé au sein d'une Ortskommandantur . Les occupants assistaient aux conseils municipaux et avaient souhaité un autre interlocuteur plus âgé, figure consensuelle et plutôt représentative de la paysannerie du coin, beau-père d'un des photographes de la ville. Raphaël Élizé fut victime des forces les plus conservatrices de la ville. La ville fut souvent tiraillées entre ces forces-là et les « forces progressistes », terme de l'époque, à savoir des forces de gauche qui ne purent se montrer assez fermes pour défendre Élizé en 1940 alors qu'elles lui avaient permis d'accéder à son mandat à partir de 1929. C'était une exception dans l'hexagone que l'arrivée d'un maire de couleur, qui révéla des qualités fort appréciées (cantine communale, terrain de foot, piscine, la première de l'Ouest homologuée). Les Allemands ont destitué cet homme, l'ont torturé puis déporté parce que leur idéologie particulière ne leur permettait pas de s'adresser à un Noir (motif racial explicite invoqué en 1940 lors de la mise à pied du maire par la Feldkommandantur du Mans), pis encore un résistant. Ils ont choisi de le faire remplacer dès 1940 par un édile qui n'avait guère de pouvoir pour s'opposer à leurs exigences et qui ne pouvait qu'entériner les décisions du préfet Picot (militaire originaire de Belfort), pétainiste zélé, puis du préfet Lucien Porte (ex sous-préfet de Montluçon). Ce dernier montra tant d'allant à poursuivre dès sa nomination, en février 1943, l'oeuvre de son prédécesseur, qu'il fut destitué à la Libération, en août 1944,placé en résidence surveillée à l'Abbaye de Solesmes avant d'être incarcéré à Angers; Il fut condamné, puis acquitté malgré ses abus de pouvoir, pour être finalement radié du corps militaire (le bilan de ces années noires historiques sur le plan local est désormais complètement accessible à tous : voir notamment site MEMORESIST de la Sarthe qui reprend presque tous les résistants et les déportés des alentours de Sablé, informations complémentaires par consultation d' archives nationales, locales,ou d' études, ou d'articles dans des revues de fédérations nationales ou des témoignages concernant cette même région sur "la relève", les requis et les victimes du S.T.O.)

À partir des années 1960, dirigée par Joël Le Theule, député-maire, ministre à plusieurs reprises, Sablé va connaître une période d'expansion très soutenue, constituée par le développement de l'activité industrielle dans les secteurs de l'agroalimentaire, des industries métallurgiques et du matériel électrique.

Les répercussions en matière d'aménagement urbain ont été très importantes: elle s'est traduite par un véritable éclatement de la ville hors de ses limites traditionnelles, faisant passer sa population de 6 000 à 13 500 en 25 ans.

Prise d'otage de Sablé-sur-Sarthe[modifier | modifier le code]

La prise d'otage de Sablé-sur-Sarthe a eu lieu le jeudi 9 mars 2006 au lycée Charles-Cros. Un ancien enseignant du lycée a fait irruption dans une salle d’étude, armé d’une arme à feu, et a retenu en otage, cinq heures durant, 23 personnes dont 20 élèves. Il souffrait de problèmes de dépression et était alors au chômage. Après plusieurs heures de négociation avec la cellule de crise du GIGN, l’individu, qui avait promis de ne blesser aucun des enfants présents, s’est rendu sans difficulté aux gendarmes négociateurs du GIGN, les otages étant tous sains et saufs.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Sablé-sur-Sarthe

Les armes de Sablé-sur-Sarthe se blasonnent ainsi : « D'argent à la tour de sable. »

Administration et équipements d'accueil[modifier | modifier le code]

  • Huit écoles maternelles et primaires - trois collèges (collège public d'Anjou, collège public Pierre Reverdy et collège privé Sainte-Anne) et trois lycées techniques et secondaires (lycée public Colbert de Torcy, lycée privé Saint-Joseph et le lycée professionnel public Charles Cros).
  • Culture
    • Un cinéma
    • Un centre culturel
  • Sport
    • Un complexe aquatique intercommunal
    • Cinq gymnases - une salle omnisports - un golf 27 trous - un hippodrome
    • 50 associations sportives et culturelles
  • 60 hectares d'espaces verts
  • Un centre ville
  • 110 chambres d'hôtel.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 12 324 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 059 3 066 3 172 3 450 3 999 4 188 4 348 4 912 5 282
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 086 5 675 5 644 5 589 5 947 6 085 6 183 6 047 6 118
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 599 5 520 5 493 5 385 5 611 5 810 5 866 6 068 6 511
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
6 885 9 227 10 717 11 773 12 178 12 716 12 602 12 324 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5])
Histogramme de l'évolution démographique


  • Structure de la population : hommes 48,2 %, femmes 51,8 %
  • Répartition : (0 - 19 ans 24,1 %) - (20 - 39 ans 31,2 %) - (40 - 59 ans 21,6 %) - (60 - 74 ans 13,4 %) - (Plus de 75 ans 9,7 %)
  • Référendum sur la Constitution européenne (29 mai 2005)
    • Résultats Sable-sur-Sarthe : Oui 52,14 %, Non 47,86 %, Abstention 3,04 %
  • Sablé est l'une des quatre villes de plus de 10 000 habitants de la Sarthe tout comme La Flèche et Allonnes.

Économie et entreprises[modifier | modifier le code]

Avec 11 436 emplois industriels et commerciaux pour une population de 27 000 habitants, le bassin de Sablé connait une croissance économique et démographique qui ne s'est jamais démentie depuis 30 ans.

Toutefois, le nombre de demandeurs d'emplois augmente régulièrement depuis une dizaine d'années, passant de 8 % en 1999 à 11,1 % en 2008[6] (moyenne Pays de loire 2011 : 7,9) [7]


Des entreprises leaders en France et à l'export ont choisi Sablé-sur-Sarthe, autour de quatre grands pôles industriels :

  • Agroalimentaire: Charal Sabim (viandes bovines et porcines), LDC (volailles Le Gaulois), Bel (Babybel, Kiri, etc.), La Sablésienne (biscuiterie artisanale "Le Véritable Sablé")
  • Mécanique-travail des métaux : Ionisos, Mecachrome (mécaniques de précision automobile), Grandry (fonderie), MS Relais (fabr. spéciales), Buisard (fabrications cabines de tracteurs)
  • Plasturgie : Alphacan, Aries Meca (fabr. armements militaires), Allibert (stockage), Valeo (équipementier automobile), Covex (confection et rotomoulage)
  • Électronique: SNESS (insertion et sous-traitance électronique), Valeo et autres.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1844 1848 Édouard Aucerne    
1858 1862 Félix Huvé   Directeur des mines de charbon à Juigné
1862 1863 Michel Leroyer-Charpentier    
1871 1878 Joseph Michel-Vielle    
1879 1904 Léon Legludic   Député de la Sarthe de 1885 à 1895, sénateur de la Sarthe de 1895 à 1904, vice-président du conseil général de la Sarthe
1904 1912 Auguste Coutard    
1912 1922 Jules Burgevin    
1922 1925 Maurice Loiseau    
1925 1929 Fernand Leroy   Maire d'Asnières-sur-Vègre de 1945 à 1959, chevalier de la Légion d'honneur
1929 1940 Raphaël Élizé SFIO  
1941 1944 Constant Chevalier   Chevalier de la Légion d'honneur
1944 1945 Fernand Lemaire    
1945 1959 Georges Mention    
1959 1980 Joël Le Theule UDR/RPR Ministre des DOM-TOM en 1968, secrétaire d'État chargé de l'Information (1968-1969, ministre des Transports (1978-1980) puis de la Défense (1980)
1981 1983 Pierre Daguet RPR  
1983 2001 François Fillon RPR Premier ministre français du 17 mai 2007 au 10 mai 2012
2001 2008 Pierre Touchard UMP Chevalier de la Légion d'honneur, vice-président du conseil général de la Sarthe, membre du Conseil économique, social et environnemental
2008 en cours Marc Joulaud[8] UMP Député (2007-2012), président de la communauté de communes de Sablé-sur-Sarthe depuis 2012

Personnages célèbres associés à la commune[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Son patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Photo de la maison natale de Dom Guéranger vue depuis la rue
La maison natale de Dom Guéranger à Sablé.

Il mêle l’urbanisme organisé et maîtrisé du XIXe siècle, avec ses façades claires en pierre calcaire, et les rues médiévales sombres et sinueuses abritant sur les maisons à pans de bois des éléments de décor tels que des ferronneries, épis de faîtage, etc. On y trouve des maisons des XVe et XVIe siècles.

La première paroisse aurait été créée au IVe siècle. Prieuré en 1067, Hôtel Dieu en 1382, collège en 1602 ; maison des Cordelières en 1631. Seigneurie annexée au château, érigée en baronnie au XVe siècle. On peut également voir les vestiges d'enceinte gallo-romaine.

Le faubourg Saint-Nicolas recèle quelques demeures bien conservées des XVIe et XVIIe siècles, la chapelle de l’ancien couvent des Cordelières de Sainte-Élisabeth, maison natale de Dom Guéranger, fondateur de l’ordre rénové des Bénédictins.

Trois édifices protégés au titre des monuments historiques se trouvent sur la commune de Sablé-sur-Sarthe :

  • le manoir de Gautret, du XVe siècle, dont le décor intérieur a été remanié au XVIIIe siècle, inscrit au titre des monuments historiques en 1996[11] ;
  • l'ancienne tour des remparts, inscrite au titre des monuments historiques en 1970[12]
  • le château de Sablé-sur-Sarthe XVIIIe siècle (architecte Desgots) est classé au titre des monuments historiques en 1983[13] : porte fortifiée et vestiges de la forteresse médiévale (Centre de restauration de la Bibliothèque nationale de France, décor intérieur, escaliers, ancienne chapelle, bâtiments des écuries, parc et jardins à la française ; les façades et toitures des communs sont inscrits au titre des monuments historiques la même année[13]. Le château pouvait être visité, chaque année, lors des Journées européennes du patrimoine au mois de septembre, mais des travaux lourds de restauration des bâtiments interdisent l'accès au public depuis 2005.

Château de Sablé : centre technique de la BnF[modifier | modifier le code]

Photo du Château de Sablé vu de l'autre côté de la Sarthe
Le château de Sablé
Article détaillé : Château de Sablé.

Jean-Baptiste Colbert de Torcy, ministre des affaires étrangères de Louis XIV, acheta le château de Sablé en 1711. Des travaux de rénovation commencèrent en 1715 et se poursuivirent jusqu'en 1728, mais ce n'est qu'en 1741 que fut achevée la décoration intérieure. Il passe ensuite brièvement dans les biens de la famille de Rougé. Transformé en usine de chicorée entre la fin de la Première Guerre mondiale et les années 1960, il fut acquis par la ville de Sablé en 1978, à fins de restitution au ministère de l'Éducation nationale à l'usage de la Bibliothèque nationale.

Le rapport Caillet de 1979 a donné la volonté de sauver un nombre élevé de livres ce qui supposait l'application de techniques particulières et l'adaptation de techniques plus traditionnelles. On recense dans le centre technique de Sablé les activités suivantes :

  • microreproduction et la numérisation,
  • traitement chimique,
  • conservation préventive et restauration,
  • reliure originale.

La microreproduction consiste à photographier les ouvrages à un rapport de réduction élevé. Un atelier spécialisé permet la reproduction systématique sur microfiches de tous les documents. La numérisation de masse remplace dès 2007-2008 la reproduction argentique des collections d'imprimés, tandis qu'une autre forme de numérisation plus fine reproduit des documents spécialisés tels que les manuscrits, les cartes, les affiches anciennes, les daguerréotypes, les autochromes, les papiers peints anciens.

Le traitement chimique a pour mission de traiter en neutralisant l'action des acides qui rongent le papier, mais ce système n'est pas satisfaisant.

La restauration consiste à redonner au papier une résistance mécanique. C'est le rôle du doublage à l'aide d'un matériau neutre transparent. Le document est alors prêt pour retrouver un aspect plus proche de son aspect d'origine.

La reliure est destinée à fournir une protection de longue durée à ces papiers fragiles.

La mission du Centre de Sablé est de contribuer à la conservation du patrimoine imprimé et manuscrit, moderne ou contemporain et à sa transmission aux générations futures.

Musée « À l'homme volant »[modifier | modifier le code]

Photo du musée A l'homme volant vu du carrefour
Le musée à l'homme volant

Musée consacré aux montgolfières, ballons, dirigeables et rozières, situé à l'angle de la rue des Forges et de la Grande Rue, installé dans deux des maisons les plus anciennes de la ville. On y apprend notamment qu’en 1678, un certain Besnier, serrurier à Sablé, a inventé une machine à voler à quatre ailes dont l’objectif était de « pouvoir nager dans l’air comme on nage dans l’eau ».

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Photo de la nef depuis le portail de l'église Notre-Dame de Sablé
L'intérieur de l'église Notre-Dame

L’atout majeur du patrimoine religieux réside dans une œuvre de l’art médiéval, la verrière de la grande Crucifixion à l’intérieur de l’église Notre-Dame, de style néogothique.

L'abbaye de Solesmes à 2 km de Sablé sur Sarthe est, en France, le haut-lieu du chant grégorien.

Activité, culture et manifestations[modifier | modifier le code]

Manifestations[modifier | modifier le code]

  • Le Festival annuel baroque de Sablé.

Créé en 1979, est l'un des principaux rendez-vous baroque de l'été en France. Il réunit les artistes réputés aux côtés de jeunes interprètes sélectionnés pour leur talent. On y rencontre Jordi Savall, L'arpeggiata, les Musiciens du Louvre, mais aussi Matheus, Stradivaria ou l'ensemble Elyma. Avec 14 concerts en quatre jours, le Festival de Sablé a pour but de s'enivrer de musique… ou de découvrir quelques œuvres méconnues. Son Académie de danses et de musiques anciennes accueille des stagiaires du monde entier, réunis autour des meilleurs spécialistes de ces disciplines.

  • Rockyssimôme

Chaque année, 8 000 enfants sont emmenés dans le parc du château de Sablé pour six heures de musiques et de spectacles non-stop. Ils ont de 3 à 12 ans. Nombre d'entre eux arrivent grâce aux centres de loisirs pour une journée de musique. Après 25 ans d'existence, Rockyssimômes devient Rock ici Mômes.

Sports[modifier | modifier le code]

Sablé-sur-Sarthe a organisé la manche finale de la Coupe du monde de cyclo-cross 1994-1995, ainsi que les Championnats de France de cyclo-cross de 1994 et une manche du Challenge la France Cycliste de Cyclo-Cross en 2006.

Sablé possède un club de football le Sablé Football Club

Traditions[modifier | modifier le code]

Sablé c'est aussi un nom : rond, doré et craquant, le « Petit Sablé » de Sablé est un gâteau sec pur beurre qui fait la gloire de la ville.

Créé en 1924 par M. Étienne, pâtissier, le « petit sablé » semble avoir une origine beaucoup plus ancienne. On raconte en effet, qu'en 1670, la marquise de Sablé, Madeleine de Souvré, en offrit à Monsieur, frère de Louis XIV, qui les « trouva fort à sa convenance ».

Deux pâtissiers locaux perpétuent cette tradition et de nombreux touristes font un détour pour se procurer cette spécialité[réf. nécessaire].

Foires[modifier | modifier le code]

  • Jardin public; parc du château. Cyclotourisme. Baignades, voile, canoë-kayak, location de bateaux habitables ; bateau promenade.
  • Centre équestre, école d'équitation, poneys, randonnées, stages. École de dressage. Location d'attelage, randonnées, village de roulotte. Sentiers pédestres, pêche. Circuits balisés de VTT. Golf de Sablé-Solesmes : 27 trous. Auberge de jeunesse.

Jumelage avec Bückeburg[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Allemagne Bückeburg (Allemagne)

Sablé-sur-Sarthe et la ville de Bückebourg ont construit officiellement leur jumelage par un serment signé en 1966 par Joël Le Theule, maire de Sablé-sur-Sarthe, et Bruno Belhau, Maire de Buckebourg.

La charte du jumelage est signée en mai 1966 pour la première fois à Sablé-sur-Sarthe par Joël Le Theule, maire de Sablé-sur-Sarthe et Bruno Belhau, maire de Bückeburg. Le préfet de la Sarthe, Monsieur Wiltzer, est aussi présent. Découverte de Sablé-sur-Sarthe, sport, compétition de gymnastique et de natation, groupes de musique allemands et français sont au programme des festivités accompagnant cet élan d'amitié.

Le 23 août suivant, a lieu à Bückeburg la signature officielle du même acte de Jumelage. Une grande tapisserie aux armes des deux villes est offerte à la ville de Sablé-sur-Sarthe pour marquer l'évènement.

Sablé entretient depuis plusieurs années des échanges sociaux, culturels et sportifs avec la ville de Bückeburg en Allemagne située à une distance de 996 km.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. http://www.lafarfoliere.com/Sable-Sur-Sarthe,-entre-Maine-et-Anjou_a14.html Histoire de Sablé
  3. Dictionnaire universel de la France Tome 3 - 1726
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  6. http://www.recensement.insee.fr/chiffresCles.action?codeMessage=5&plusieursReponses=true&zoneSearchField=SABLE+SUR+SARTHE&codeZone=72264-COM&idTheme=2&rechercher=Rechercher
  7. http://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%B4mage_en_France#Taux_d.27emploi_et_ch.C3.B4mage
  8. Réélection 2014 : « Municipales à Sablé-sur-Sarthe. Le nouveau conseil est installé. », Ouest-France,‎ 29 mars 2014 (consulté le 29 mars 2014).
  9. « Ouest-france.fr - Sablé-sur-Sarthe. Bernard Pouchèle est décédé » (consulté le 20 mars 2013)
  10. « Le Maine libre.fr - Nécrologie. Bernard Pouchèle, "l'écrivain routard" » (consulté le 20 mars 2013)
  11. « Notice no PA00109925 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « Notice no PA00109926 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. a et b « Notice no PA00109924 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « Palmarès du concours des villes et villages fleuris » (consulté le 26 février 2010)
  15. Quelques dates et temps forts, http://www.stationverte.com/fr/histoire-federation-stations-vertes_82.html www.stationverte.com]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :