Thomas Montaigu

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Blason Thomas Montaigu de Salisbury.svg Thomas Montaigu
Sir Thomas Montacute et sa femme Eleanor Holland (Wrythe Garter Book)
Sir Thomas Montacute et sa femme Eleanor Holland (Wrythe Garter Book)

Naissance 1388
Décès 3 novembre 1428 (à 40 ans)
Meung-sur-Loire
Origine England Arms 1405.svg Angleterre
Grade Capitaine
Conflits Guerre de Cent Ans
Faits d'armes Bataille d'Azincourt
Siège de Caen
Siège d'Harfleur
Siège de Rouen
Bataille de Verneuil
Siège d'Orléans
Hommages Chevalier de la Jarretière
Autres fonctions Comte de Salisbury

Thomas Montaigu ou Thomas Montacute (en anglais) (13 juin 1388 – Meung-sur-Loire, 3 novembre 1428), 4e comte de Salisbury, fut l'un des commandants anglais pendant la guerre de Cent Ans.

Biographie[modifier | modifier le code]

Début de carrière[modifier | modifier le code]

Il est le fils ainé de Jean Montaigu, comte de Salisbury, qui fut tué alors qu'il complotait contre le roi Henri IV d'Angleterre en 1400 et dont les terres furent confisquées. Thomas récupère les terres perdues par son père et assure ses finances par son mariage avec Eleanor Holland, fille de Thomas Holland, 2e comte du Kent, et sœur et cohéritière de Edmund Holland, 4e comte du Kent.

Il entre au parlement en 1409 puis devient chevalier en 1414.

Il est lieutenant-général du roi en Normandie en 1419, puis gouverneur de Champagne et de Brie, et enfin lieutenant général de l'armée anglaise. Il est aussi été nommé comte du Perche par le roi Henri V d'Angleterre.

Il combat à la bataille d'Azincourt, aux sièges de Harfleur (1415), de Caen (1417) et de Rouen (1418), et à la bataille de Verneuil (août 1424). En 1425, il assiège avec succès la ville du Mans et la cité fortifiée de Sainte-Suzanne qui reste anglaise jusqu'en 1439.

Campagne de France (1428)[modifier | modifier le code]

Le 24 mars 1428, il s'engage pour six mois avec ses 600 hommes d'armes et 1 800 archers, prenant la tête d'un corps expéditionnaire chargé de forcer le passage de la Loire. Débarquant le 1er juillet à Calais, cette armée passe par Saint-Pol, Doullens et Amiens pour arriver à Paris avec l'idée d'assiéger Angers. Mais l'objectif est changé au cours des conseils de guerre à Paris avec Salisbury, Bedford et le conseil du roi : au lieu d'Angers, c'est Orléans qui sera visée, cette riche terre à blé et le principal point de communication entre France du nord et France du sud, et qui plus est proche du Berry cette autre terre à blé dépendant de BourgesCharles VII est en train de batailler contre les grands du royaume de France.

Commence alors une série de sièges  : Nogent-le-Roi (a capitulé, probablement dans l'espoir d'une clémence qui leur fait défaut, car "une partie de la garnison fut passée au fil de l'épée."[1]), Châteauneuf-en-Thymerais (abandonné aux Anglais), Rambouillet, Béthencourt, Rochefort, Chartres (déjà anglais), Le Puiset où tous les prisonniers sont pendus, Toury où la moitié des défenseurs s'enfuient, le reste se rend et la ville est brûlée. Le siège de Janville commence le 19 août, la ville est remportée à l'assaut le 29 août après bombardement. Meung-sur-Loire se rend en septembre par traité ; Montpipeau (près de Huisseau-sur-Mauves) se rend le 5 septembre. À Beaugency la défense se cantonne au pont et au château, qui capitulent le 25 septembre. L'armée profane l'église Notre-Dame de Cléry en chemin sur Jargeau qui capitule le 5 octobre, et Châteauneuf-sur-Loire tombe aux Anglais. Sully-sur-Loire, fief principal de Jean de La Trémouille, passe également aux Anglais, sous le coup, semble-t-il, d'une trahison de son commandant Jean de Lesgot ; Salisbury y met le Nivernois Guillaume de Rochefort, un parent de La Trémouille, à la tête de la garnison anglo-bourguignonne qui remplace celle française[2].

Le 12 octobre 1428, Salisbury met le siège devant Orléans[3]. Il n'en verra pas la fin, car il y est mortellement blessé par un boulet de canon le 27 octobre 1428 et meurt le 3 novembre suivant[4].

Il n'a qu'une héritière, Alice Montaigu issue de son premier mariage, qui se marie à Richard Neville, 5e comte de Salisbury.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Le blason du comte.

Écartelé d'argent à 3 macles de gueules posées en fasce et d'or à l'aigle de sinople.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. M. Villaret, Histoire de France, Tome 7e, chez Saillant & Nyon et chez Dessaint, Paris, 1770, p. 392.
  2. Jean Chartier (et autres auteurs), Histoire de Charles VII, Roy de France, Imprimerie Royale, 1661, p. 376.
  3. Colonel de Liocourt, La mission de Jeanne d'Arc - tome I. Nouvelles Éditions Latines, Paris, 1974, p. 149
  4. Histoire de France depuis les temps les plus reculés jusqu'en 1789, par Henri Martin, Tome VI, 4e édition, Furne Libraire-Éditeur, Paris, 1855, p. 123