Chaulnes
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| Chaulnes | ||
Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Picardie | |
| Département | Somme | |
| Arrondissement | Péronne | |
| Canton | Chaulnes | |
| Intercommunalité | Communauté de communes de Haute Picardie | |
| Maire Mandat |
Thierry Lineatte 2008-2014 |
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| Code postal | 80320 | |
| Code commune | 80186 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
1 948 hab. (2009) | |
| Densité | 230 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 80 m — Max. 104 m | |
| Superficie | 8,46 km2 | |
| Localisation | ||
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Chaulnes est une commune française, chef-lieu de canton, située dans le département de la Somme et la région Picardie. Ses habitants sont les Chaulnois. Chaulnes est le siège de la Communauté de communes de Haute Picardie.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Chaulnes est un bourg picard du Santerre situé à égale distance d'Amiens et de Saint-Quentin ( 39 km) d'une part, de Paris et de Lille d'autre part, en bordure de l'autoroute A1. La ville est desservie par une gare ferroviaire (ligne régionale Amiens-Laon) et par la Gare de TGV Haute-Picardie (à 3 km) qui la relie aux principales villes françaises, mais aussi à l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle. Compte tenu de cette excellente desserte, un projet de troisième aéroport d'Île-de-France a été envisagé à Chaulnes en 2001. Fortement contesté par les riverains, ce projet a été abandonné au profit d'un accroissement des capacités de l'aéroport Paris-Charles de Gaulle[1].
Géographie physique [modifier]
Nature du sol et du sous-sol [modifier]
Le sous-sol est composé de galets ou de cailloux et de sables. Il est recouvert d'une argile épaisse et grasse qui retient à la surface les eaux pluviales. Un courant d'eau souterrain intermittent appelé « veines aqueuses de Lihons » peut provoquer quelques inondations[2].
Relief et paysages [modifier]
Le relief de Chaulnes est celui d'un plateau, le plateau du Santerre, bordé à l'ouest par un étroit vallon. Des espaces boisés se rencontrent à l'ouest et au nord-ouest. Le point culminant de la commune est de 110 mètres[2].
Hydrographie [modifier]
Il n'y a pas de cours d'eau qui traverse la commune. La nappe phréatique se situe à 33 mètres en dessous du niveau du sol[2].
Géographie humaine [modifier]
Une bourgade-carrefour [modifier]
Le développement de Chaulnes s'affirme au XIXe siècle avec l'arrivée du chemin de fer. La gare de Chaulnes était un important nœud ferroviaire jusque dans les années 1960. Elle était située au croisement de la ligne Amiens-Tergnier-Laon et de l'ancienne ligne Paris-Saint-Just-en-Chaussée-Montdidier-Chaulnes-Péronne-Cambrai. Le déclin du trafic ferroviaire n'a pas pénalisé Chaulnes car la commune est située à une dizaine de kilomètres de l'entrée Péronne de l'autoroute Paris-Lille/Paris-Valenciennes et sa position s'est trouvée renforcée par la construction de la ligne TGV Paris-Lille et l'ouverture à 3 km de la gare TGV Haute-Picardie avec accès à l'autoroute Le Havre-Amiens-Saint-Quentin (A 29).
Un dynamisme économique modéré [modifier]
L'activité économique de Chaulnes repose sur l'industrie principalement l'industrie agro-alimentaire et les services (logistique, commerce, banque, poste, office notarial, établissements scolaires maternelle, primaire et collège, cabinets médicaux et infirmier, aide à domicile...) Chaulnes est une bourgade qui offre un tissu commercial au rayonnement local. Le commerce de détail de proximité est assez diversifié mais il est concurrencé par deux moyennes surfaces situées dans le centre ville.
Équipements et urbanisme [modifier]
L'urbanisation de Chaulnes s'étale pratiquement sur toute longueur de la route départementale 337, qui traverse et qui structure la commune. De ce fait, il est difficile de dégager nettement un centre. La mairie et l'église sont situées face à face de part et d'autre d'une longue et belle place, typique de la Picardie, mais pratiquement sans animation commerciale sauf, les jours de marchés. Si on peut constater la présence assez dense de commerces dans le secteur qui va du chevet de l'église jusque l'ancienne gendarmerie, le tissu commerçant se prolonge de façon disséminée de chaque côté de la longue rue qui mène à la gare. Depuis les années 1960-1970 des lotissements de maisons individuelles sont venus densifier l'occupation humaine à l'ouest de cette longue artère.
Les équipements de la commune sont ceux d'un chef-lieu de canton d'une région rurale. Outre les établissements scolaires, Chaulnes dispose de divers équipements sportifs et d'une médiathèque récente.
Chaulnes, qui est en croissance démographique, malgré sa taille modeste polarise le territoire qui l'entoure.
Communes limitrophes [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 1 954 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Économie [modifier]
- Lunor, production de pommes de terre conditionnées sous vide et cuites à la vapeur (5e gamme).
Enseignement [modifier]
Les établissements scolaires de la commune dépendent de l’académie d'Amiens. La commune dispose sur son territoire de l’école maternelle "Au pays des enfants sages" et de l’école élémentaire "Robert Doisneau"[5]. Elle accueille aussi sur son territoire le collège Aristide Briand[6].
Culture, sport et loisirs [modifier]
- Chaulnes est le lieu d'un festival de metal, le « Killer Fest ». Chaque année, il regroupe plus de 500 passionnés sur un week-end.
Le dernier Killer fest a accueilli, en 2007, le groupe Obituary, groupe de death metal.
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- En 2008, le festival change de nom et s'appellera désormais le « Chaulnes Metal Fest » avec la participation prévue (les 22 et 23 mars 2008) de groupes comme Hacride, Immolation ou Kronos.
- Début 2013, le « Chaulnes Metal Fest » a été élu, " festival le plus sympa de France ", par le mensuel Hard Rock Magazine. L'édition 2013 prévoit à l'affiche le groupe lillois Loudblast, le groupe compiégnois, No Reason for Living, vainqueur du tremplin 2012 et le groupe allemand, Sodom, qui fête ses trente ans de carrière[7].
- Organisation d'un marché campagnard par l'association Les Trésors du Santerre tous les deuxièmes dimanches du mois avec les producteurs locaux de 9h à 12h30.
- Médiathèque intercommunale Antoine de Saint-Exupéry de Chaulnes, rue Aristide Briand.
Toponymie [modifier]
On trouve dans les textes anciens, les formes suivantes pour désigner Chaulnes: Cenla, Centla, Centula, Chanle, Chaule, Chaula, chaules, Chaulles ou Chaunes.
L'origine pourrait être la frontière: calx; la chaussée: calccia; Charles: chaalis[8].
Héraldique [modifier]
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Les armes de la commune, adoptées par le conseil municipal le 3 avril 1970, se blasonnent ainsi :
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Administration [modifier]
Histoire [modifier]
Moyen Age [modifier]
- On ne trouve pas trace écrite de l'existence de Chaulnes avant le XIIe siècle. Dans une charte de l'évêque de Noyon, Baudry datant de 1103, il est fait mention de l'église.
- 1116, dans une charte, il est fait mention du château de Chaulnes. Les seigneurs de Chaulnes rendaient hommage au châtelain de Péronne.
- 1214, dans un dénombrement, il est dit que Nevelon de Chaule, homme-lige du roi de France, tient du roi suzerain la forteresse de Chaule avec la terre arable qui en dépend.
- 1415 le sieur de Boissy, seigneur de Chaulnes meurt à la Bataille d'Azincourt.
- 1420, Marguerite de Mailly, Dame de Chaulnes épouse Gilles III de Soyécourt, elle laisse la seigneurie de Chaulnes à sa sœur Marie de Boissy qui épouse Jean de Brimeu, leur fille unique Jeanne épouse Antoine d'Ongnies. La seigneurie de Chaulnes passe donc à cette famille.
- 1471, le château de Chaulnes est détruit par les Bourguignons.
Temps modernes [modifier]
- 1563, par lettres patente, la baronnie de Chaulnes fut érigée en comté pour Louis Ier d'Ongnies. Il se fit remarquer aux sièges de Boulogne-sur-Mer, Calais et Dunkerque et à la bataille de Dreux. Il fut gouverneur de Saint-Quentin. C'est lui qui fit construire le magnifique château de Chaulnes vers 1555.
- 1567, le roi Charles IX reçoit au château de Chaulnes le serment d'obéissance du maire et des échevins d'Amiens.
- 1604, Louis II d'Ongnies, comte de Chaulnes, lieutenant-général de Picardie, mourut sans postérité. Le comté de Chaulnes échut à Claire-Charlotte d'Ailly qui le porta en dot à Honoré d'Albert (1581-1649), lieutenant-général de Picardie et maréchal de France, qu'elle épousa en 1619.
- 1621 Chaulnes fut érigé en duché-pairie au profit d' Honoré d'Albert (1581-1649).
- Le château de Chaulnes fut agrandi et embelli au XVIIe siècle. Il comprenait alors quatre corps de bâtiment autour d'une cour carrée, cernés de douves, entourés d'un parc à la française de 70 hectares équipé des pompes hydrauliques pour alimenter les bassins. Il reçut la visite de Louis XIII et la reine Anne d'Autriche en 1632, Richelieu en 1640, Louis XIV et la reine Marie-Thérèse d'Espagne en 1671, Madame de Sévigné en 1689.
- 1777 Louis-Marie d'Albert d'Ailly devint le dernier duc de Chaulnes. Il vécu dispendieusement. Après son mariage, il entreprit un long voyage en Égypte puis revint à Chaulnes peu avant la Révolution où il termina sa vie, sa fortune et sa santé ruinées. Il y mourut dans l'isolement le 24 octobre 1792[8].
Époque contemporaine [modifier]
- 1806, le château et son domaine furent vendus par expropriation au Tribunal de la Seine à la requête des créanciers. Le château fut adjugé à Monsieur Bourdon qui le fit démolir en grande partie pour servir à la construction de son château d'Omiécourt.
- 1811 le reste du domaine (350 hectares) fut acquis par un ancien notaire de Beauvais Monsieur Boulanger qui en fit don à son neveu le comte de Beaumont[8].
- 1er juillet 1867 mise en service de la voie ferrée Amiens-Tergnier par la Compagnie des chemins de fer du Nord, inauguration de la gare de Chaulnes.
- 1870-1871, les Chaulnois eurent à souffrir des rigueurs de l'occupation prussienne (tribut financier et réquisitions en nature).
Première Guerre mondiale [modifier]
- 1914, 24 et 25 septembre, premiers combats, les Allemands installent leur P.C. au château, la ville est détruite et pillée. La population de Chaulnes est déportée en trois vagues: le 25 septembre, à 2 heures du matin, 54 personnes sont dirigées sur Vermandovillers puis Soyécourt, Belloy-en-Santerre, Misery où elles sont enfermées dans l'église. Le 30 septembre 60 Chaulnois les rejoignent; ils sont tous, ensuite, dirigés sur Villers-Carbonnel et Péronne. Le 3 octobre, les femmes, les vieillards et les jeunes enfants sont libérés. Les hommes sont déportés dans des wagons à bestiaux à Mons (Belgique) où, après un arrêt de deux jours, ils repartent pour l'Allemagne. Ils sont détenus au camp de Darmstadt. Un troisième groupe de 30 Chaulnois est déporté en Allemagne le 16 octobre 1914, trois sont morts en captivité. Certains ont été libérés en 1915.
- Chaulnes devient le principal point d'appui allemand de deuxième ligne. Le parc du château est occupé par l'armée allemande qui y entreprend des ouvrages souterrains, abri de mitrailleuses et observatoire bétonnés[12]. Des Blockhaus, toujours visibles sont construits près de la gare.
- 1er juillet - 16 décembre 1916, Bataille de la Somme. Les Allemands retranchés dans Chaulnes résistent à tous les assauts. La ville est libérée le 18 mars 1917 par le repli planifié de l'armée allemande sur la Ligne Hindenburg.
- 1918, Bataille du Santerre ou Bataille du Kaiser. Début de l'offensive allemande le 21 mars, les Britanniques évacuent Chaulnes le 25, les Allemands y arrivent le 26. Le 8 août 1918, début de la contre-offensive alliée, les Allemands retranchés dans Chaulnes repoussent les assauts britanniques pendant 20 jours. Chaulnes est libérée par les Australiens le 28 août 1918[13].
- Située dans la Zone rouge, la ville, totalemnent ruinée, ne devait pas, comme les villages environnant, être reconstruite. Elle le fut par la ténacité des habitants[13].
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Ruines de Chaulnes après la Première Guerre mondiale
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Seconde Guerre mondiale [modifier]
- 3 septembre 1939-10 mai 1940, pendant la Drôle de guerre, Chaulnes est située sur la ligne de guet "R", ligne d'alerte pour Paris en cas d'attaque aérienne.
- 15 mai 1940, première attaque aérienne sur la gare de Chaulnes.
- 17 mai 1940, ordre préfectoral d'évacuer toutes les communes du Santerre reçu par les maires par télégrammes.
- 18 mai, second bombardement de la gare de Chaulnes.
- 22 mai les troupes françaises arrivent à Chaulnes.
- 5 juin 1940, attaque générale allemande sur le Santerre. Le 6 juin, Chaulnes encerclée est prise par les Allemands. Le lieutenant Roger Terpraut de l'état-major du 210e Régiment d'artillerie lourde divisionnaire et le sous-lieutenant Charles Grenier, radio télégraphiste du 8e Régiment du génie sont faits prisonniers et assassinés par les soldats allemands[14].
- Le 23 juillet 1940, retour des évacués, 250 personnes arrivent à Chaulnes. Les réfugiés des villages situés au nord du fleuve Somme ne peuvent rentrer chez eux. Un camp d'accueil est ouvert à Chaulnes. Le Frontstalag 204, camp de prisonniers français est installé par les Allemands dans la ferme de l'ancien château.
- 1942, des fils téléphoniques de la Wehrmacht ayant été coupés clandestinement, la Kommandantur met en demeure le maire de Chaulnes, Jules Bourry, d'établir la liste nominative des hommes de la communes âgés de 15 à 65 ans. Un tour de garde auprès de chaque poteau téléphonique est imposé aux habitants.
- mars 1944, Jacques Bourry de Libération-Nord, fils de Jules Bourry, entendit un message de la B.B.C. prévenant la Résistance du secteur de Chaulnes qu'un parachutage d'armes devait avoir lieu à Eclusier-Vaux. Le parachutage réussit, les armes sont réparties entre les groupes et évacuées dans des tombereaux de fumiers. Jacques Bourry participa à la Libération de Péronne. Il apprit à ce moment là que son père appartenait lui aussi à Libé-Nord.
- 23 mai 1944, attaque aérienne anglaise de trains en gare de Chaulnes.
- 6 juin 1944, Débarquement de Normandie, la Résistance du secteur de Chaulnes-Péronne reçoit pour mission de freiner au maximum les transports allemands par des coupures de voies ferrées sur les lignes Amiens-Tergnier et Montdidier-Saint-Quentin.
- 17 juin 1944, un aviateur américain William de Bose eut son avion abattu lors d'un bombardement de la gare de Chaulnes. Pris en charge par Stacho et Georges Chuilek ouvriers agricoles à la ferme du château, caché et soigné par Mademoiselle Rouge puis chez Edouard Leblanc. Muni de faux papiers, il put ensuite gagner Lens, conduit par deux Résistants.
- 20 juillet 1944, bombardement de la gare de Chaulnes (120 bombes). 7 et 13 août, mitraillage de la gare et 8 août nouveau bombardement (20 bombes): au total, sept cheminots tués.
- Fin août 1944, retraite des troupes allemandes, les soldats prennent de force les vélos des habitants. Chaulnes est libérée par l'Armée américaine l'après-midi du 1er septembre 1944.
- 25 juin 1950, Chaulnes: cérémonie de remise de la Croix de Guerre 1939-1945 à la commune de Chaulnes en présence des autorités civiles et militaires du département et de l'Armée, des Anciens Combattants et de toute la population[10].
Lieux et monuments [modifier]
Monument à l'abbé Lhomond [modifier]
La statue de l'abbé Charles François Lhomond, grammairien et latiniste, auteur de célèbre manuel De viris illustribus se dresse devant la mairie, sur la grand-place. Elle est due au ciseau d'Eugène-Louis Lequesne, érigée en 1860 par souscription publique. Une réplique, réalisée par Albert Roze en 1930, remplace aujourd'hui la statue détruite pendant la Grande Guerre.
Monument aux morts[15] [modifier]
C'est l’œuvre du sculpteur Jules Déchin datant de 1920. Sur une stèle longue où sont inscrit les noms des morts de la commune, une allégorie féminine assiste un soldat couché à ses pieds, mourant. Cette femme tient à la main gauche une Victoire ailée de taille réduite. Le sculpteur a su rendre pathétique la scène par l'expression des personnages et les détails précis de l'équipement du poilu. Le monument est en pierre calcaire, les statues en bronze.
Derrière le monument figure une inscription gravée en 1929: "Une pensée aux soldats français et alliés tombés sur le sol de notre petite patrie et aux jours de délivrance[16].
Monument à la Croix rouge [modifier]
Au carrefour des rues Aristide Briand, Ernest Boitel et Roger Salengro, sur un mur, une fontaine décorée rend hommage à la collaboration des Croix rouge américaine et française pendant la Grande Guerre. C'est l’œuvre de la statuaire Berthe Girardet inaugurée en 1922. Une statue en bas-relief figure une infirmière portant un enfant dans les bras. Au centre la stèle sur laquelle est inscrite la dédicace: "En souvenir de la collaboration de la Coix rouge américaine et de l'Union des Femmes de France Croix rouge française à Chaunes ressuscité 1917-1919" est décorée d'une couronne de lauriers qui entoure le robinet. À gauche de la stèle, sur la pierre peinte, sont représentées des ruines[16].
Monument allemand [modifier]
Élevé par les Allemands pendant l'occupation de septembre 1914 à mars 1917 à proximité de leur cimetière militaire, il est dédié à la mémoire des soldats du 117e Régiment de Hesse. En 1992, le monument a été déplacé est se trouve désormais en bordure de la rue de la Sablonnière. Il contenait une bouteille à l'intérieur de laquelle se trouvait une liste de noms de soldats. Le monument en pierre blanche a la forme d'une sorte d' obélisque tronqué dont le socle est décoré de lion couronné, de couronnes et d'inscriptions en allemand[10].
Église Saint-Didier [modifier]
Reconstruite en béton armé et briques après les destructions de la Première Guerre mondiale, sur les plans de Godefroy Teisseire également architecte des églises de Lamotte-Warfusée et d'Hangest-en-Santerre. La reconstruction, en 1927, est rendue difficile par la découverte d'une sape sous l' édifice. Pour l'aménagement intérieur plusieurs artistes interviennent jusqu'en 1930. Raphaël Lardeur, maître-verrier à Paris exécute les vitraux. Dominique Aldighieri, peintre montmartrois, est chargé des peintures décoratives avec sujets. On lui doit deux compositions: l'Ensevelissement du Christ et Présentation de la Sainte Face, s' inscrivant sous les roses du transept derrière un rideau d' arcatures, le tout rappelant l'époque byzantine. Le travail est exécuté en sgraffite à trois tons superposés (produits Mattone). Ferrario, peintre à Nesle réalisa les peintures à fresque sans sujet, Cantrel de Rosières-en-Santerre, les ferronneries, Bilz d'Epehy, les menuiseries (stalles de 1929 sur dessin de l' architecte). Un monument aux morts est installé au revers du maître-autel[17].
Chapelle et statue de la Vierge [modifier]
Détruite pendant la Grande Guerre, la petite chapelle Notre-Dame de Liesse fut reconstruite en brique avec fronton à pas de moineau en 1925. Elle a été restaurée en 2000 par des bénévoles soutenus financièrement par la municipalité. Le plafond lambrissé a été refait, une grille en fer laisse apercevoir une petite statue de la Vierge.
En 1988, la statuette Notre-Dame du Bon Secours a été replacée sur une colonne et dans une cage grillagée comme elle l'était à l'origine[18].
Autres monuments [modifier]
- Mairie, reconstruite en 1924 par les architectes royens J. Jupin et A. Pilet. C'est un bâtiment en brique surmonté d'un petit beffroi. La décoration intérieure ne fut terminée qu'en 1932.
- Maison dite Le Château (1929): ferme, reconstruite, en 1927, par Arthur Régnier, architecte à Roye. C'est un bâtiment édifié dans l'axe historique du domaine et sensiblement à l'emplacement de l'ancien château féodal[19].
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Madame de Sévigné a plusieurs fois séjourné dans l'ancien château de Chaulnes, aujourd'hui détruit. Elle était amie avec le duc de Chaulnes et cite plusieurs fois dans ses fameuses lettres, parmi lesquelles certaines ont été écrites à Chaulnes, le nom de son ami.
- Charles François Lhomond, grammairien et érudit, né à Chaulnes en 1727, décédé à Paris en 1794. Entré dans les ordres, il consacra sa vie à l'enseignement, et écrivit plusieurs ouvrages de grammaire et d'histoire, parmi lesquels le célèbre De viris illustribus.
- Félix de Beaumont (comte), né le 23 janvier 1794 et décédé le 22 février 1866 à Paris. Il prit part, comme officier, aux dernières campagnes du Ier Empire et fut fait prisonnier par les Russes à Dresde. Il ne rentra en France qu'en 1815. Bonapartiste convaincu, il quitta l'armée en 1826 pour se consacrer à ses propriétés et aux questions agraires. Il fut conseiller général du canton de Chaulnes et député de la Somme de 1839 à 1851. Il rendit plusieurs fois visite à Louis-Napoléon Bonaparte emprisonné au fort de Ham et ne cessa de le soutenir jusqu'à sa mort. Il fut parmi les premiers sénateurs nommés par Napoléon III. On doit, à son action et à ses bonnes relations avec Napoléon III, la construction du Musée de Picardie.
- Charles Mollien, né à Boves le 4 août 1835, décédé à Chaulnes le 17 janvier 1879. Médecin, maire de Chaulnes, conseiller général du canton de Chaulnes en 1871, puis député de la Somme de 1876 à sa mort. Il siégea avec la Gauche républicaine et refusa de voter la confiance au gouvernement d'ordre moral d'Albert de Broglie après la crise du 16 mai 1877.
- Jean Gilbert-Jules né à Chaulnes le 1er septembre 1903, décédé à Paris le 2 janvier 1985. Avocat, conseiller général de Chaulnes de 1945 à 1964, sénateur de la Somme de 1948 à 1959, secrétaire d'État aux finances et aux affaires économiques de 1954 à 1956 dans les gouvernement Pierre Mendès France et Edgar Faure puis ministre de l'Intérieur dans les gouvernement Guy Mollet et Bourgès-Maunoury de 1956 à 1957. Membre du Conseil constitutionnel de 1959 à 1968.
Pour approfondir [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Abbé Paul Decagny, Chaulnes et ses environs, 1865, reprise Paris,1992, Le Livre d'histoire, Res Universis, Rassorts Lorisse [20]
- Christian Du Passage, Châteaux disparus dans la Somme ou histoire de 75 châteaux picards détruits, accompagnée de généalogies inédites, Amiens; 1987, C.R.D.P., 149 pages.
- Francine François-Dejuine, 1914-1918, 26 communes dans la tourmente, Inval-Boiron, 2007, La Vague verte, collection Souvenance.
- Francine François-Dejuine, 1935-1955, Mémoires de 28 communes du Santerre, Inval-Boiron, 2011, La Vague verte, collection Souvenance.
- André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, 2003, F. Paillart Éditeur.
- J. Picavet, La Bataille de la Somme, juillet 1916-mars 1917, 1926, réédition, Inval-Boiron, 2006, La Vague verte, collection "souvenance".
Articles connexes [modifier]
Lien externe [modifier]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Communiqué de presse suite à la réunion interministérielle du jeudi 15 novembre 2001
- Notice géographique et historique sur la commune de Chaulnes rédigé par Monsieur Pauchet, instituteur en 1899, Archives départementales de la Somme
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Liste des écoles de la Somme sur le site de l’inspection académique. Consulté le 16/07/2012.
- Liste des établissements du second degré sur le site de l’inspection académique. Consulté le 16.07.2012.
- Le Courrier picard du 27 mars 2013 p. 44
- Abbé Paul Decagny, Chaulnes et ses environs, 1844, reprint 2002
- Jean Estienne et Mireille Louis, Armorial des Chefs-lieux de canton et des communes de la Somme, Abbeville, 1972, Imprimerie F. Paillart.
- Francine François-Dejuine, 1935-1955, Mémoires de 28 communes du Santerre, Inval-Boiron, 2011, La Vague verte, collection Souvenance
- Liste des maires de la Somme, sur http://www.somme.pref.gouv.fr, 9 juin 2008. Consulté le 18 juillet 2008
- Château disparu de Chaulnes à Chaulnes (80, sur le site de Patrimoine de France. Consulté le 18 juillet 2008
- Francine François-Dejuine, 1914-1918, 26 communes dans la tourmente, Inval-Boiron, 2007, La Vague verte, collection Souvenance
- récit d'Ovide Poquet, Ancien Combattant de 14-18, vice-président de Libé-Nord, président des sections de Chaulnes F.N.D.R. et L.D.H
- Monument aux Morts de la Guerre de 1914, 1918 et de la Guerre de 1939, 1945 à Chaulnes (80), sur le site de Patrimoine de France. Consulté le 18 juillet 2008
- Francine François-Dejuine, 1914-1924, Mé 26 communes dans la tourmante, Inval-Boiron, 2007, La Vague verte, collection Souvenance
- Église paroissiale Saint-Didier à Chaulnes (80), sur le site de Patrimoine de France. Consulté le 18 juillet 2008
- Andre Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de somme, Abbeville, 2003, F. Paillart Éditeur
- Maison dite Le Château à Chaulnes (80), sur le site de Patrimoine de France. Consulté le 18 juillet 2008
- Monographie, [1]
