Mers-les-Bains

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Mers-les-Bains
La façade maritime de Mers-les-Bains avec, au tout premier plan, le Tréport
La façade maritime de Mers-les-Bains avec, au tout premier plan, le Tréport
Blason de Mers-les-Bains
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Abbeville
Canton Ault
Intercommunalité Communauté de communes interrégionale de Bresle maritime
Maire
Mandat
Emmanuel Maquet
2014-2020
Code postal 80350
Code commune 80533
Démographie
Gentilé Mersois
Population
municipale
2 917 hab. (2011)
Densité 541 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 04′ 05″ N 1° 23′ 19″ E / 50.0680555556, 1.38861111111 ()50° 04′ 05″ Nord 1° 23′ 19″ Est / 50.0680555556, 1.38861111111 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 99 m
Superficie 5,39 km2
Localisation

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Mers-les-Bains

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Mers-les-Bains
Liens
Site web Site officiel
Vue des Falaises de craie de Mers-les-Bains
Vue du front de mer de Mers et des villas d'architecture balnéaire verticale

Mers-les-Bains est une commune française, située dans le département de la Somme en région Picardie. Le s se prononce à la fin de Mers (/mɛʁs/).

Les habitants de Mers-les-Bains s'appellent des Mersois ou des Mersoises[1].

Avec Eu et Le Tréport, elle est l'une des trois principales villes de l'unité urbaine d'Eu qui fait entièrement partie de l'intercommunalité dénommée Communauté de communes interrégionale de Bresle maritime.

Géographie[modifier | modifier le code]

Mers-les-Bains est une station balnéaire et de tourisme de la Somme, située sur le littoral de la Manche[2], à proximité de l'embouchure de la Bresle, c’est-à-dire juste à la limite entre la Picardie et la Normandie. Cette station balnéaire, également labellisée depuis 2011 Station verte de vacances et depuis 2013 Ville ludique et sportive, possède une plage de galets (et de sable à marée basse) d'environ un kilomètre de long ainsi que de hautes falaises de craie. Du haut de ces dernières, près de la statue de Notre-Dame, se dégage un vaste panorama (accessible à pied en passant devant l'église ou en voiture par le plateau en suivant la direction de Blengues) d'où il est possible de voir la mer, la ville voisine du Tréport, son port de plaisance et de commerce, la ville d'Eu avec notamment son château et sa collégiale, puis au nord d'apercevoir Ault et le hâble éponyme, en direction de la Baie de Somme. Par temps clair, la côte picarde se dévoile à l'horizon jusqu'au Marquenterre. Tout près de Mers et sur son territoire se trouve le Bois de Rompval, bois maritime désormais propriété du Conservatoire du littoral et non ouvert au public, puis le Bois de Cise, qui est rattaché à la commune de Ault, superbe bois résidentiel qui donne sur la mer.

Avec Eu et Le Tréport, Mers fait partie intégrante d'une entité géographique dite des Trois villes sœurs, d'ailleurs distantes les unes des autres de 3 km environ.

Pour ce qui est de l'intercommunalité, Mers appartient également à la Communauté de communes interrégionale Bresle maritime, Établissement public de coopération intercommunale (EPCI), dont le siège est à Eu (76260).

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Présence humaine au paléolithique et au néolithique confirmée (silex taillés de période abbevillienne, pré-acheuléenne puis acheuléenne, hache polie…) puis romaine avec un temple érigé sur la falaise en l'honneur du dieu Mars.
  • Quelques familles seigneuriales, propriétaires de terres, relevées sur des lieux-dits connus (Les Mython seigneurs de Froideville - dont il demeure une superbe pierre taillée de leurs armoiries qui orne désormais la salle du conseil municipal de la mairie -, Les Lucas seigneurs de Romeval (aujourd'hui Rompval, soit une contraction de Val rompu : valleuse de craie sur la Manche), les Lattaignant seigneurs de Blengues et les Torcy seigneurs de Mers) sont mentionnées dans les archives. Des éléments de leurs blasons, parvenus jusqu'à nous, composent l'actuel blason officiel de la ville de Mers adopté en décembre 1962, repris depuis sur le journal municipal, les courriers ou encore les véhicules. Élaboré à l'époque par l'élu Jack Lebeuf sur la base des armes de trois des familles seigneuriales les plus anciennes connues sur le territoire de Mers, les Mython, les Torcy et les Lattaignant, le blason se lit ainsi : "Écartelé aux 1 et 4 "de gueules à la bande d'or", au 2 "d'azur aux trois coqs d'or", au 3 " d'azur à la fasce d'or, accompagnée en chef de deux roses d'argent et en pointe, d'un croissant du même". En 2001, un élu a proposé qu'il y soit ajouté une devise latine, « in litore floreo », que l'on peut traduire par « sur le rivage je m'épanouis » ou encore « fleur du littoral ». Depuis le classement de la commune en station balnéaire, ce blason est désormais accompagné d'un logo qui évoque son front de mer de falaises et de villas ainsi que son nouveau statut de commune classée.
Mers, dans les années 1930, était déjà une cité balnéaire
L'architecture verticale caractéristique des villas balnéaires mersoises.
  • Jadis petit village de pêcheurs de quelques âmes, la station balnéaire a connu un essor fulgurant dès 1860, notamment avec l'explosion de la mode des bains de mer. Grâce à la ligne de chemin de fer Paris-Le Tréport (Compagnie des chemins de fer du Nord), ouverte en 1872, des familles entières de Parisiens aisés découvrent les bienfaits des bains de mer et de l'air iodé. Mers étant à trois heures de train de la capitale, des privilégiés fortunés s'offrent alors des week-ends et séjours rapides. Un établissement de bains et un casino, qui d'ailleurs n'en finissait pas de changer d'emplacement, ont suivi d'emblée cet engouement pour la plage picarde ; un attrait réel dont les élus locaux prennent vite conscience. Ceux-ci décident alors de lotir Mers, qui offre un potentiel immobilier immense avec de larges terrains à construire. Le tramway d'Eu-Le Tréport-Mers, qui relie les trois villes, est mis en service en 1902. Séduits, les riches propriétaires font alors édifier la plupart des villas actuelles du front de mer, rues adjacentes et centre-ville. Concernant le front de mer et les rues adjacentes, c'est le principe d'une architecture balnéaire toute de verticalité qui est retenu afin de satisfaire tout le monde, avec des villas aux façades peu larges mais très hautes avec balcons ouvragés et bow-windows décorés de nombreuses fantaisies architecturales et bénéficiant d'une vue sur la mer. En centre-ville, c'est plutôt la maison bourgeoise avec balcons en ferronneries qui prédomine. De nombreux hôtels comme le fameux Hôtel des bains et pensions de familles voient le jour, la station balnéaire est lancée ; depuis, la commune s'adapte en permanence à l'évolution du tourisme et vante la beauté et la qualité de son architecture balnéaire. Mers vécut également l'époque des premiers congés payés de 1936 en accueillant sur sa plage les premières familles d'ouvriers et de vacanciers venues par le train de la gare Le Tréport-Mers.
Le marché sur la prairie, au début du XXe siècle
  • Durant la Première Guerre mondiale, présence d'un camp anglais d'entraînement de chars au lieu-dit Rompval, et subsistance actuellement d'une fosse à char et de la "prairie aux Anglais" sur le site éponyme (partie déboisée afin de permettre l'évolution des chars pilotés par les apprentis pilotes). Les anglais offriront un tank désarmé à la commune en 1919 afin de la remercier de son accueil. Celle-ci en fera un monument de reconnaissance aux alliés, mais sera contrainte de le supprimer quelques années après, tant l'entretien du char, qui subissait la rouille du fait d'un milieu maritime salin assez corrosif, était devenu coûteux et problématique.
  • Durant la seconde guerre mondiale, de nombreux Mersois et Mersoises sont entrés dans la Résistance et ont contribué à l'échec de bien des projets de l'occupant allemand. Les ouvrages "Histoire de Mers" de Jacques Maquet (1986) ou "Mers l'insoumise" de Roland Jouault (2004) permettent de faire leur connaissance et de réaliser l'importance de leurs actions.

Le picard mersois[modifier | modifier le code]

Les mersois ont un picard spécifique et l'on dit d'eux:

i rieute, i danseute pi i manjeute…
Nom jeté
chés mayeule d'Mérs [3]

Chés mayeule, c'est une plante (en français: chénopode blanc).

Mayeule
chénopode blanc

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 917 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
406 417 457 389 408 422 426 434 430
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
431 430 432 435 488 678 849 996 1 110
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 454 1 678 1 741 2 513 2 750 2 954 2 907 3 455 3 659
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
3 834 4 107 4 628 3 945 3 540 3 394 3 477 3 469 2 960
2011 - - - - - - - -
2 917 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (28,3 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (21 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,4 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 15,5 %, 15 à 29 ans = 18,7 %, 30 à 44 ans = 19,5 %, 45 à 59 ans = 22,4 %, plus de 60 ans = 23,8 %) ;
  • 52,4 % de femmes (0 à 14 ans = 13,9 %, 15 à 29 ans = 14,4 %, 30 à 44 ans = 16,6 %, 45 à 59 ans = 22,7 %, plus de 60 ans = 32,4 %).
Pyramide des âges à Mers-les-Bains en 2007 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,2 
6,9 
75 à 89 ans
12,3 
16,5 
60 à 74 ans
18,9 
22,4 
45 à 59 ans
22,7 
19,5 
30 à 44 ans
16,6 
18,7 
15 à 29 ans
14,4 
15,5 
0 à 14 ans
13,9 
Pyramide des âges du département de la Somme en 2007 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,0 
5,9 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,3 
20,6 
45 à 59 ans
20,0 
21,0 
30 à 44 ans
19,8 
20,6 
15 à 29 ans
19,3 
19,5 
0 à 14 ans
17,5 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Mers-les-Bains se trouve sur le littoral picard et présente une façade maritime large d'un peu plus de 900 mètres (uniquement en ce qui concerne la plage accessible, la largeur totale étant plus importante compte tenu de ses falaises au nord et du site du Bois de Rompval) et qui prend sa source au pied de belles et grandes falaises de craie blanche, le tout formant une plage réputée parmi les plus belles du nord de la France.

La commune possède un quartier balnéaire et un centre-ville qui comprennent de très nombreuses villas d'architecture balnéaire issues de la mode des bains de mer apparue en France dans les années 1860. Le front de mer, les rues adjacentes et le centre-ville sont classés en secteur sauvegardé[8], et constituent les principales curiosités de la ville.

Il est notamment possible de découvrir :

  • Un beau calvaire en pierre de Saint-Maximin orné de quatre jolies têtes de personnages d'inspiration médiévale visible en haut de la rue Pasteur, la ville en possédant de nombreux autres au titre du patrimoine religieux.
  • La statue de Notre-Dame sur la falaise (+- 1890). Orientée vers la mer afin d'en protéger les pêcheurs et marins, déposée durant l'Occupation par les soldats allemands car elle générait un repère trop visible du large pour les alliés, la statue fut de nouveau érigée en 1955, en haut d'un ouvrage circulaire placé sur le toit d'un blockhaus enterré. Le piédestal comprend trois haut-reliefs représentant chacun des saints protecteurs des trois villes sœurs : saint Martin pour Mers, saint Laurent pour Eu, saint Jacques pour le Tréport.
  • L'ensemble des crêtes et valeuses des falaises mersoises, entre Mers et le Bois de Cise et incluant le site du Bois de Rompval (Conservatoire du littoral), classé en zone protégée ZNIEFF.
  • Monument aux morts du sculpteur Emmanuel Fontaine surmonté de la statue d'un soldat de la Première Guerre mondiale avec différentes stèles regroupées au sein du square du Monument aux morts par lesquelles la commune rend hommage à ses nombreux enfants et résistants morts pour la patrie lors des différents conflits. Une feuille d'érable en bronze évoque aussi la libération de la commune par le régiment canadien de la Chaudière.

Depuis le week-end des 13 et 14 octobre 2007, il est possible d'admirer un nouveau monument, érigé sur la place de Mers, composé d'un piédestal et d'un buste dédié au brillant médecin et chirurgien de marine, titulaire de la Légion d'honneur Pierre Lefort (1767-1843)[9], natif de la commune et enterré à Amiens. Un monument semblable existait déjà, mais il fut détruit et fondu pendant l'occupation afin de récupérer le bronze. Par la réédification de son buste financé sur souscription publique, la ville de Mers remet donc à l'honneur cet enfant du pays qui sauva, à Plymouth et en tant qu'inspecteur des prisonniers français en Angleterre (du temps de Napoléon Ier et après la bataille de Trafalgar), près de mille jeunes de 10 à 16 ans de la misère morale et intellectuelle. Pierre Lefort s'illustra également par la rédaction de mémoires sur la non-contagion de la fièvre jaune dont il tentera de préserver les habitants de la Martinique lorsqu'il y était Médecin du Roi.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours
(au 6 mai 2014))
Emmanuel Maquet UMP Conseiller général du Canton d'Ault (2004-
Réélu pour le mandat 2014-2020 [10]
octobre 1993 mars 2001 Guy Champion PCF Conseiller général du Canton d'Ault (1998-2004)
mars 1989 septembre 1993 Gisèle Coiffier PS exclu - conseil municipal dissous le 1er septembre 1993
mars 1977 mars 1989 Roland Jouault PCF -
1962 mars 1977 Roger Hénocq UDF -
1950 1962 Ernest Dailly UNR (décédé accidentellement en cours de mandat)
11/12/1944 1950 Maurice Eloy PCF élu maire
9/9/1944 11/12/1944 Maurice Eloy PCF Président Maire de la Commission Administrative provisoire
2/9/1944 9/9/1944 Robert Cointrel - Président Maire de la Commission Administrative provisoire
1944  ? M. Derivière - Conseiller municipal
1943 1944 Henri Lebeuf - Arrêté par les Allemands et déporté
1941 1943 Etienne Chantrel - Arrêté par les Allemands
11/6/1940 21/07/1940 Mr Votat - Désigné par la Kommandantur en l'absence de municipalité
1935 1941 Cléophas Marcassin -  
1919 1935 Alexandre ARNOULT -  
1917 1919 Léon Vasseur - Conseiller municipal
1916 1917 Emile Pouilly - Fonctionnaire maire
1916   Antoine Gonnet - (décédé)
1912 1916 Charles Le Beuf - (décédé)
1906 1912 Jean-Baptiste Cava -  
1892 1906 Charles Le Beuf -  
1876 1892 Jean-Baptiste Cava -  
1872 1876 Michel Lebeuf -  
1871 1872 Jean-Baptiste Cava - Maire provisoire
1861 1870 Jean-Baptiste Lebeuf -  
1849 1861 Charles Lebeuf -  
1832 1849 Jean-Baptiste Gondré -  
1808 1832 Jean-Paul Jolly -  
1793 1808 Nicolas Forget -  

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

De nombreuses personnalités ont été séduites par l'esplanade et la plage de Mers-Les-Bains
  • Eugène Dabit est né à Mers. Rue Jules-Barni se trouve la maison natale de l'écrivain, auteur notamment du célèbre roman (L'Hôtel du Nord), signalée sur la façade par une plaque commémorative. Les élus locaux ont baptisé une petite place à son nom sur l'esplanade, non loin du pied de falaise.
  • Le peintre Antoine Vollon (Lyon 1833 - Paris 1900) et son fils Alexis (1865-1940) ont séjourné longtemps rue André-Dumont, le père de 1863 jusqu'en 1882. Reconnu pour son talent, notamment en natures mortes, Antoine Vollon a aussi donné son nom à une rue du 12e arrondissement de Paris qui est toujours baptisée ainsi et à une place à Lyon, sa ville natale, et à Mers, c'est un lotissement qui a été baptisé de son nom.
  • Jules Verne venait également à Mers se reposer en famille, amarrant son voilier au Tréport. Il existe une fort belle photo d'une de ses visites en pied de falaise.
  • Victor Hugo passera à Mers en venant de la ville voisine de Le Tréport toute proche en 1835 et 1837. Dans ses lettres à Adèle, il contera sa découverte du « hameau qui fait face au Tréport », où il se rendra souvent.
  • Isabelle d'Orléans et Bragance, « comtesse de Paris », possédait un pavillon à Eu (où elle est née…), à trois kilomètres de Mers. Cette proximité fera qu'elle sera rencontrée de temps en temps sur l'esplanade, surtout dans les années 1980 - 1990.
  • Pierre Lefort, médecin et chirurgien de marine, est né à Mers en 1767 et mort à Amiens en 1843. Il participa à la bataille de Trafalgar et s'attacha à produire des mémoires sur la non-contagion de la fièvre jaune. Un hommage lui a été rendu par la commune en 2007 avec l'édification d'un nouveau buste en bronze.
  • Marie-Josèphe Cotelle-Clère, artiste et sculpteur, disparue à présent, a laissé à Mers quelques œuvres (dont un médaillon en bronze dédié à Pierre Lefort, une décoration intérieure de la chapelle Jean-Paul II, ainsi que trois hauts-reliefs représentant les saints protecteurs de Eu, Mers et le Tréport sur le piédestal de la statue de Notre Dame de la Falaise). Elle organisait dans la station balnéaire des éditions estivales du Salon de l'école française.
  • Jules Noël, peintre, consacra également quelques toiles à Mers, dont une fameuse Arrivée d'une diligence au Tréport - 1878 que l'on voit emprunter le plateau, puis la descente dans Mers [11].
  • Fernand Fabre (1899-1987), acteur du cinéma muet des années 1920, a partagé sa retraite entre Mers et Paris. Homme de théâtre avant tout, il côtoiera toutes les stars de l'époque, de Raimu à Elvire Popesco en passant par Harry Baur ou encore Sacha et Lucien Guitry. Son premier rôle au cinéma sera celui du docteur Knock que reprendra ensuite Louis Jouvet. On pouvait le rencontrer à Mers dans les années 1980. Décédé le 19 janvier 1987, Fernand Fabre est enterré au cimetière de Mers-les-Bains. L'auteur du livre "Histoire de Mers" paru en 1983, Jacques Maquet, souligne en 2013 que le comédien Lino Ventura, qui devait lui-même disparaître quelques mois après, s'était rendu à Mers-les-Bains pour assister à ses obsèques.
  • Gustave Eiffel séjournera quelque temps à Mers-les-Bains. Le génial architecte en profitera pour signer de nombreux balcons ouvragés de villas sur l'esplanade. On prétend localement qu'il existe une « villa Eiffel » que l'architecte aurait entièrement conçue ou décorée (mais ce fait n'a jamais pu être vérifié). Il paraît toutefois établi que l'un de ses plus brillants collaborateurs a signé un somptueux aménagement intérieur privé qui existe toujours.
  • François Coppée, inféodé au Parnasse et surnommé « le poète des humbles », résidera plusieurs fois à Mers jusqu'en 1908 à la villa « La Violette », où il partagera quelques mémorables parties de dominos avec ses hôtes, la famille Houdbine. François Coppée était très lié à Verlaine et José-Maria de Heredia, il écrira aussi plusieurs comédies.
  • Le Mersois Augustin Chantrel sera membre de l'équipe de France de football et participera aux jeux olympiques d'été de 1928 à la première coupe du monde de football à Montevideo en 1930. Il sera sélectionné quinze fois en équipe nationale.
  • Bernard Lavalette, comédien et chansonnier parisien, est régulièrement rencontré sur l'esplanade lors de ses multiples séjours et week-ends avec son épouse Jeanne de Fleury-Lavalette. Ils y habitent une fort jolie villa classée.
  • Georges Onésime Choquart est un résistant français, né le 16 juin 1899 au Tréport et mort le 7 mai 1970 à Mers-les-Bains. Mers-les-Bains comptait de nombreux résistants dont quelques femmes. Parmi ceux-ci on peut citer Robert et Louise Monchaux, Pierre Caron, Henriette Leducq, Jean Baurain, Joseph Le Gad, Georges Sevry, les familles Dolique, Holleville et Pelletier, MM. Benoît, Lallemand, Rimbert, Duhamel, Delépine, Richard. En FFI-FTP : Lucien Delval, André Dumont, Maurice Holleville dit "Le Curé de Montparnasse" (surnommé ainsi car il abusait l'occupant en se déguisant en prêtre et en prenant volontiers une allure "benoite"), Ernest Lesec, Roger Lheureux, Jules Mopin, André Pagnoux, Marcel Paiement, Victor Roullé. Des déportés politiques sont également notés au sein de l'ouvrage "Histoire de Mers" de Jacques Maquet, il s'agit de Maurice Dupont, Julien Hédin, Henri Lebeuf, Lucien Leducq et André Vasseur.

Culture et vie artistique[modifier | modifier le code]

Mers possède un centre culturel au cœur de la ville : le centre Jacques-Prévert. Au rez-de-chaussée de celui-ci se trouvent les locaux de l'Association de promotion de l'art contemporain Traverse, dont les expositions mensuelles de sculpture et de peinture valorisent la culture locale et des environs et renforcent l'image de la station. Au premier étage, la municipalité a également ouvert une bibliothèque spacieuse et aérée et organise en juin, un salon annuel des éditeurs picards, "Mers-les-livres". La bibliothèque comprend également un cybersite.

En juillet, Mers renoue avec son passé sur le thème des bains de mer 1900 en organisant une grande fête des baigneurs. Durant deux jours, Mersois, résidents secondaires et touristes évoquent le passé en se costumant à l'ancienne. Des tacots et des calèches défilent dans la station et des animations originales sont proposées. La 8e fête organisée en 2010 a de nouveau été un succès complet confirmant, si besoin était, l'intérêt des gens pour ce type d'évocation populaire, historique, culturelle et festive du passé de la station.

Mers propose également chaque été des animations ciblées sur les arts de la rue, privilégiant ce type d'expression aussi riche que variée.

De la musique celtique est parfois proposée en début d'année.

Économie et tourisme[modifier | modifier le code]

L'importante verrerie du groupe SGD (ex-Saint-Gobain), considérée comme le leader mondial du flaconnage de luxe pour la parfumerie, constitue sa principale activité industrielle[12].

Mers mise surtout de plus en plus sur son image et ses atouts de station balnéaire, d'autant qu'elle a obtenu, par décret en date du vendredi 27 février 2009, son classement officiel en tant que station balnéaire et station de tourisme, ceci à l'issue d'une longue procédure enclenchée dès 2001, officiellement déposée dès 2004 puis réactualisée fin 2008. Ce classement devrait notamment permettre à la commune de bénéficier de dotations plus importantes de la part de l'État compte tenu de son nouveau statut.

Mers obtient régulièrement le Pavillon Bleu d'Europe depuis 2006, et lance des pistes de réflexion pour optimiser son tourisme balnéaire mais aussi culturel (secteur sauvegardé classé de villas anciennes de différentes inspirations notamment art nouveau). Une résidence hôtelière de 81 logements, avec un office de tourisme attenant au rez-de-chaussée, est désormais opérationnelle.

Au printemps 2010, la commune a inauguré un parc commercial "le grand marais" sur six hectares et 10 700 m² de surface commerciale ; vingt nouvelles enseignes de notoriété nationale ont ouvert leurs portes et une centaine d'emplois directs et indirects ont ainsi été créé. Avec l’hypermarché, la galerie marchande, le forum de Froideville et le parc des grands marais, Mers-les-Bains dispose d'un équipement commercial qui la place au second rang, après Amiens, du département de la Somme.

Mers réfléchit également à son avenir, pour cela elle a attribué une délégation de service public (DSP) pour l'ouverture d'un Casino à une société privée et vient d'obtenir, en date du jeudi 15 mars 2012, l'autorisation du Ministère de l'Intérieur en vue de la réouverture de son Casino, fermé depuis septembre 1987. Un casino provisoire a été inauguré le 7 septembre 2012, avant la construction puis la livraison, au printemps 2014, du nouvel établissement de jeux attenant à un luxueux bowling en entrée de ville. Il s'agit du septième casino de la station depuis le début de son histoire (premier établissement de jeux en 1868). Mers poursuit son développement urbain, commercial et touristique notamment avec l'aide de cabinets d'études européens et d'une mission d'assistance urbaine, toujours en cours.

Quelques clichés à parcourir…

Les animaux et crustacés[modifier | modifier le code]

Le visiteur peut découvrir une riche faune littorale en se promenant le long de la plage et sur les falaises:

  • Le goéland argenté. Oiseau vorace et crieur, il niche un peu partout dans les falaises et sur les toits. Le goéland suit les bateaux de pêche du port du Tréport voisin qui entrent ou sortent, ceci afin de récupérer les poissons rejetés par les marins, mais il est aussi à l'affût de tous les déchets ménagers et alimentaires offerts par la ville. Appréciés par les touristes qui, souvent, le désignent par méconnaissance en tant que "mouette", le goéland argenté l'est moins par les autochtones qui en subissent les nuisances (cris, détériorations, vols…). Le goéland argenté est protégé mais pour lutter contre sa prolifération, la stérilisation des œufs, autorisée par les instances officielles, est toutefois pratiquée par les municipalités locales lors de la nidification en mai/juin.
  • Le Goéland brun (Larus fuscus). Présent en nombre beaucoup plus réduit que le goéland argenté, il cohabite toutefois fort bien avec lui. La différence de couleur de ses ailes le fait parfois confondre avec le goéland marin.
  • La mouette. (dont la mouette rieuse) Oiseau pouvant se rencontrer en quelques groupes disparates de temps à autre, son aspect physique tranche nettement de celui du goéland.
  • Le faucon crécerelle. Oiseau qui peut parfois être observé sur le plateau entre Mers et le Bois de Cise, en vol au-dessus des champs.
  • La moule (Mytilus edulis). Mollusque comestible à coquille noire ou marron et attaché aux rochers par un byssus (système de petits fils naturels). Sa cueillette est interdite à Mers par arrêté préfectoral maritime depuis 2001, que ce soit à pied et au couteau, mais plus encore au râteau. Cette pratique est en effet totalement prohibée car elle détériore le milieu naturel de la moule en ne lui permettant pas de se fixer, et détruit inutilement le nessain, c’est-à-dire les petites moules qui permettent le renouvellement de l'espèce.
  • Le crabe vert (Carcinus maenas). Crustacé courant sur les côtes françaises.
  • L'étrille (Portunus Puber). Crustacé. Petit crabe très apprécié pour la finesse de son goût, et aux pattes postérieures en forme de palettes qui lui permettent de nager. Lors de sa cuisson, le crabe devient rouge/orange.
  • La crevette grise (Crangon crangon). Crustacé cuit dans l'eau salée, il est consommé froid lors d'un apéritif par exemple.
  • Le bouquet ou crevette rose (Leander serratus).
  • L'arénicole. Annélide polychète sédentaire. Ver marin qui vit dans le sable, aisément reconnaissable aux petits tas de sable en forme de spaghettis enroulés et aux petits entonnoirs qu'il laisse à l'orifice de son terrier, en forme de "U". Les pêcheurs l'extraient du sable à l'aide d'une pompe à aspiration et l'utilisent comme appât pour la pêche des poissons de mer.
  • La puce de mer ou talitre (Talitrus saltator). Petit crustacé proche des cloportes, peut être observée dans les algues échouées et sur les flancs de la digue en face du phare du Tréport (côté Mers).
  • Le Tournepierre à collier (Arenaria interpres) (variété à collier interrompu), oiseau limicole, a fait une apparition sur les enrochements sud de la plage en janvier 2013. Ce groupe d'une trentaine d'individus n'a plus jamais été observé depuis.

Défense contre la mer[modifier | modifier le code]

Si Mers-les-Bains est effectivement une ravissante station balnéaire sur la côte picarde, elle n'en subit pas moins les assauts répétés de la mer, surtout l'hiver et lors des plus fortes tempêtes. De tous temps, Mers a subi des dégâts importants avec des toitures arrachées, des inondations régulières de son centre-ville et de ses habitations, notamment le quartier dit « du dépôt SNCF ».

En 1977, il a même fallu recourir à l'intervention de l'armée afin de tenter de contenir la mer par la mise en place de murs composés de sacs de sable entre Mers et le Tréport. La même année, on déplorait le décès par noyade d'une dame âgée qui dormait au rez-de-chaussée de son domicile.

Afin de remédier à tout cela, et par le biais du syndicat de défense contre la mer Mers-Le Tréport, Mers a initié un immense chantier de défense contre la mer, dont on parlait localement depuis toujours. Les deux premières tranches, à savoir la pose d'un immense talus amortisseur de roches afin de briser les éléments côté Tréport, et la réalisation ou réparation des épis de la plage constituant autant de casiers de galets protecteurs, ont coûté environ 13 M€.

En 2008, Mers a bénéficié de la troisième et dernière phase de ce chantier, celle qui prévoyait la protection de son pied de falaise, une première de toute son histoire. Contrairement à la ville du Tréport toute proche, les falaises de Mers sont partiellement toujours vives, c’est-à-dire que la mer frappe toujours leur pied, générant une érosion qui pouvait mettre en péril les habitations du sommet, distantes de quelques centaines de mètres. Ont été posés des enrochements venus du Boulonnais (Boulogne-sur-Mer) et amenés par des barges (clapage maritime). Des épis en palplanches recouverts de béton ont été mis en place afin de former des casiers de galets protecteurs.

De nouveaux apports de galets ont été réalisés dès la mi-janvier 2008 en pied de falaise, et se poursuivront jusqu'au printemps côté plage après la remise en état de certains épis détériorés par l'érosion marine et le frottement des galets contre le béton. L'objectif est bien sûr de retarder le plus possible l'érosion de la falaise (il y a des accès et des habitations sur celle-ci et à moins de 100 mètres du bord) ; mais aussi de pallier tout risque d'inondation des premières rues et maisons mersoises proches du pied de falaise.

Les dégâts et la première phase des travaux

La seconde phase : l'arrivée des roches pour la protection en décembre 2006


Bibliographie critique[modifier | modifier le code]

Trois livres font en particulier « autorité » sur le plan historique :

  • Jacques Maquet, Histoire de Mers paru dans les années 1980, un travail particulièrement sérieux et fouillé.
  • Octave Thorel, Lettres sur Mers (1896).

Les deux ouvrages rapportent d'ailleurs chacun le texte de la fameuse légende locale de Froideville.

  • Roland Jouault, Mers l'insoumise (2004), évoque en détail le rôle important de la Résistance locale durant la Seconde Guerre mondiale.

Il existe d'autres ouvrages d'auteurs locaux à consulter dont :

  • Paul Labesse, Cent Ans de vie Mersoise, et Histoire de Mers, des origines à 1900 (avril 2013).

et divers fascicules du même auteur, dont une compilation de cartes postales commentées sur les différents casinos mersois.

  • Luc Girard, Confidences sur céramiques, petit livre qui évoque toute la richesse et l'histoire des plaques nominatives des villas en particulier mersoises, est également précieux. Une mine d'informations traitées de façon technique et artistique par l'auteur.

Deux ouvrages de textes d'auteur et de photographies sur les trois villes sœurs :

  • Luc Girard, Trois sœurs sur front de mer (1980),
  • Luc Girard, Vues perchées (2007),

les deux évoquant la commune de Mers de façon originale.

  • Guy François, Lumières sur Mers-les-Bains, (2010, Airvey Éditions), un recueil de photographies proposé par un photographe Picard.
  • Guy François, Lumières sur Mers-les-Bains II, (2014, Airvey Éditions), un second recueil de photographies du même photographe Picard.
  • Jacques Hétru, Le Verre, l'art et la matière, Luneray, éditions Bertout, évoque l'industrie verrière semi-automatique ou à l'ancienne de la vallée de la Bresle.

Un ouvrage de photographies originales d'époque (patrimoine photographique de la collection Rault : plaques, bromures et aristotypes inédits, aucune reproduction de cartes postales) assortis en seconde partie d'ouvrage de textes d'auteurs sur Mers-les-Bains :

  • Philippe Rault et Michelle Carreaux, Mers-les-Bains, des flots de mémoire (mars 2013, Les Ardents Éditeurs, collection Petits Itinéraires pour Grands Curieux),

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Habitants.fr, « Nom des habitants des communes françaises » (consulté le 12 juillet 2008)
  2. Par décret en Conseil d'État en date du 27 février 2009, la commune de Mers-les-Bains (Somme) est officiellement classée comme station balnéaire et comme station de tourisme.
  3. René Debrie, Lexique picard des parlers du Vimeu, CEP liméro XV, Univarsité d'Picardie, Anmien (1981)
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  6. « Évolution et structure de la population à Mers-les-Bains en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 15 novembre 2010)
  7. « Résultats du recensement de la population de la Somme en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 15 novembre 2010)
  8. depuis 1986 grâce au travail de deux urbanistes, Pierre et Monique Dubrulle. Toute cette zone comprend des villas caractéristiques de l'architecture balnéaire avec de nombreuses influences (anglaise, flamande, Art nouveau…). Depuis avril 2008, la station compte une première villa balnéaire inscrite à l'Inventaire supplémentaires des monuments historiques, la villa "RIP" sur le front de mer. Les villas sont séparées de la plage par une esplanade qui accueille chaque jour, le week-end et en été, de très nombreux promeneurs.
    Tous les travaux de rénovation, de remise en peinture et de pose d'huisseries sont soumis à autorisation de travaux, sur demande préalable à effectuer au service urbanisme de la mairie de Mers, qui transmettra le dossier pour avis notamment auprès de l'architecte des bâtiments de France. Tout irrespect de la procédure de déclaration obligatoire de travaux en mairie peut faire l'objet d'une procédure et d'un dépôt de plainte auprès des services du Procureur de la République, ce qui s'est déjà produit et se produit assez régulièrement, l'objectif étant d'éviter une banalisation irrémédiable de ces chefs-d'œuvre d'architecture balnéaire. La justice peut alors demander la remise en état initiale ou la pose d'autres matériaux jugés plus judicieux en respect de l'architecture dominante. Le PVC blanc et les coffrages extérieurs de volets roulants sont par exemple totalement proscrits. Dans le même esprit, un plan de sauvegarde et de mise en valeur (PSMV) du secteur sauvegardé des villas anciennes va être mis en place par un chargé de mission dépêché par la direction régionale des affaires culturelles de Picardie (DRAC).
  9. Pierre Lefort et son œuvre, voir
  10. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme,‎ 6 mai 2014 (consulté le 9 juin 2014)
  11. Quimper, musée des Beaux-Arts. Une première version de 1873 a été achetée par le duc d'Aumale, musée Condé à Chantilly
  12. Voir article consacré à la verrerie dans la vallée de la Bresle.

9- On ne peut plus cueillir de moules depuis 2001 sur le littoral, de Mers à Ault, à la suite d'un arrêté préfectoral. Toujours valable depuis 2001, cet arrêté avait été pris afin de lutter contre l'épuisement du gisement, vidé par les pêcheurs locaux et estivants. D'autre part, le fait que le site aultois n'atteigne pas la taille de cueillette, avec des moules inférieures à 40 mm, ne permet pas d'envisager une réouverture puisque l'arrêté de 2001 porte sur les deux secteurs. En l'état actuel, toute personne qui serait surprise en train de cueillir des moules s'expose à des amendes.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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