Harbonnières

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Harbonnières
Monument aux morts de Georges Roty
Monument aux morts de Georges Roty
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Montdidier
Canton Rosières-en-Santerre
Intercommunalité Communauté de communes du Santerre
Maire
Mandat
Régis Ventelon
2014-2020
Code postal 80131
Code commune 80417
Démographie
Population
municipale
1 530 hab. (2011)
Densité 100 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 50′ 58″ N 2° 40′ 14″ E / 49.8494, 2.670649° 50′ 58″ Nord 2° 40′ 14″ Est / 49.8494, 2.6706  
Altitude Min. 60 m – Max. 94 m
Superficie 15,37 km2
Localisation

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Harbonnières est une commune française, située dans le département de la Somme en région Picardie.

Toponymie[modifier | modifier le code]

On trouve pour désigner Harbonnières dans les textes anciens plusieurs formes: Arboneria (1111), Harbonnérii, Harbonières et enfin en 1215, Harbonnières. Selon une hypothèse, le nom serait dû au fait que des herbes ou des arbres touffus croissaient à l'endroit où se sont implantées les premières habitations[1]. Selon une seconde hypothèse, le nom de la commune dériverait d'Harbo, nom d'un chef franc. Harbonnières serait alors le domaine de ce chef[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Géographie physique[3][modifier | modifier le code]

Nature du sol et du sous-sol[modifier | modifier le code]

Le sol et le sous-sol d'Harbonnières, bourg picard du plateau du Santerre est de formation tertiaire. Ils sont formés de couches argileuses de limon des plateaux qui laisse passer l'eau jusqu'à une profondeur de dix mètres. Le diluvium se rencontre dans un fond de vallée.

Relief, paysage, végétation[modifier | modifier le code]

Le relief de la commune est celui d'un plateau compris entre la vallée de la Luce et celle de la Somme. Le nord-est est à peu près plat sauf une petite vallée sèche qui se dirige vers Morcourt. Les environs du village sont légèrement vallonnés d'où un vallon va rejoindre la vallée de la Luce.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Aucun cours d'eau ne traverse la commune d'Harbonnières. La nappe souterraine se situe à 22 mètres en dessous du niveau du sol.

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

Urbanisme et aménagement du territoire[modifier | modifier le code]

La commune présente un habitat groupé, cependant à l'origine, elle possédait plusieurs hameaux qui aujourd'hui sont intégrés à l'agglomération : Feuquières, Béthisy, Clos Poujol etc. Des lotissements construits dans les années 1960 et 1970 sont venus étoffer le tissus urbain.

Il existe un écart sur la route d'Amiens à Saint-Quentin, Le Bois du Sart.

Activités économiques et de services[modifier | modifier le code]

Harbonnières possède sur son territoire un certain nombre d'activités économiques, dont:

  • la Société des Produits chimiques d'Harbonnières (S.P.C.H.), située à l'entrée du village sur la route de Bayonvillers;
  • plusieurs commerces: une boulangerie, une épicerie, deux coiffeurs, deux bars-restaurants, un hôtel, situés dans le bourg;
  • le Foyer de vie "Notre-Dame" qui est l'un des principaux employeurs de la communes, situé en plein centre du bourg à côté de l'église.
  • La terre fertile du Santerre a rendu prospère l'agriculture principalement céréalière et betteravière. L'élevage de chevaux Trait du Nord est aussi présent dans la commune.

Transports et communications[modifier | modifier le code]

Harbonnières est aisément accessible par l'ancienne route nationale 29 (actuelle RD 1029) et est à faible distance des autoroutes A1 et A29.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Harbonnières
Morcourt Proyart Framerville-Rainecourt
Bayonvillers Harbonnières Vauvillers
Guillaucourt Caix Rosières-en-Santerre

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 530 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 776 1 925 1 985 1 837 2 117 2 180 2 212 2 250 2 165
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 062 2 070 2 091 2 014 2 010 1 960 1 884 1 907 1 800
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 774 1 686 1 573 1 150 1 319 1 305 1 300 1 324 1 345
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 405 1 426 1 559 1 371 1 286 1 305 1 441 1 480 1 530
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[6]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1792 1800 Aubin Legenne    
1800 1803 Pierre-François Blot    
1803 1810 Aubin Legenne    
1903  ? Ludovic Horde    
  mars 1977 Joseph Van Poperinghe DVD  
mars 1977 mars 1989 Jacques Carré PS  
mars 2001 2006[7] Bertrand Auvray   Décédé en fonction le 19 mars 2006[8]
avril 2006   Régis Ventelon   Réélu pour le mandat 2014-2020[9], [10]

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Les vestiges de trois villas gallo-romaines ont été retrouvées.
  • Le lieu fut érigé en paroisse avant le XIIe siècle, et en commune en 1104. Le prieuré clunisien de Lihons-en-Santerre nomme le curé à partir de 1111 tandis que l'abbaye de Saint-Fuscien et le prieuré de Méricourt-sur-Somme se partagent le reste de la dîme.
  • Au XIIe siècle, Harbonnières possédait une maladrerie et un Hôtel-Dieu. Sous Louis XIV, les biens de la maldrerie et de l'Hôtel-Dieu d'Harbonnières furent unis à l'Hôtel-Dieu de Montdidier.
  • Harbonnières fut le siège de deux foires annuelles dès le Moyen Âge, et Charles IX en ajouta deux en 1567.
  • La seigneurie d'Harbonnières passa au XIVe siècle à la famille de Lorraine qui participa à la reconstruction de l'église au XVIe siècle.
  • En 1888, à la suite d'un don de Justine Vaillant, habitante d'Harbonnières, la congrégation de Notre-Dame des Sept Douleurs fonda un hospice au centre du village. Détruit lors de l'offensive allemande de 1918, l'hospice fut reconstruit en 1927. En 1950, l'établissement fut reconverti en orphelinat puis en institut pour enfants handicapés mentaux. Il accueille aujourd'hui des adultes handicapés.
  • Pendant la Première Guerre mondiale, Harbonnières fut reprise par les Français au cours de l'été 1916, pendant la bataille de la Somme. Pris par les Allemands le 27 avril 1918, le bourg sera définitivement repris par les Australiens le 8 août de la même année lors de la contre-offensive victorieuse des Alliés.
  • le 3 novembre 1920, la commune d'Harbonnières, s'est vue décernée la Croix de guerre 1914-1918.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint Martin[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin

L'église Saint-Martin d'Harbonnières, l'une des plus vastes du Santerre et parfois appelée « la petite cathédrale du Santerre », date des XVIe siècle et XVIIe siècle[11].

Construite en craie, on distingue, dans cette église, deux styles architecturaux différents : le gothique flamboyant de la nef à cinq travées et le style renaissance du chœur et du transept.

Un important mobilier de style Louis XIV est venu enrichir l'église[12]

L'édifice a été Logo monument historique Classé MH (1906).

Chapelle du cimetière[modifier | modifier le code]

Cette chapelle a été édifiée en pierre de taille 1817, avant le transfert du cimetière communal à cette endroit, en 1845. Elle possède une statue polychrome de la Vierge et un ex-voto en marbre de 1891. Le toit de la chapelle a été refait en 2000 par la municipalité[13].

Monument aux Morts[modifier | modifier le code]

Cimetière Militaire[modifier | modifier le code]

Heath Cimetery

"Heath" signifie lande. Située face au bois du Sart, au bord de la route Amiens-Saint-Quentin, au nord d'Harbonnières, cette nécropole contient 1.860 corps d'hommes tués entre septembre 1915 et octobre 1918 (859 Britanniques, 9 Canadiens, 984 Australiens, 6 Néo-Zélandais et 2 Sud-Africains) dont plus de 360 n'ont pu être identifiés. Tous les corps reposant ici, proviennent de tombes isolées et de cimetières édifiés au cours du conflit, situés à proximité, en particulier entre Harbonnières et Bray-sur-Somme.

Patrimoine Industriel[modifier | modifier le code]

  • Anciens bâtiments industriels en brique de 1921, utilisés actuellement par la société des produits chimiques d'Harbonnières[16].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Prudence Pezé veuve Guiraud dite la Louve de Rainecourt (1748-1820), native d'Harbonnières, chef de la bande des Chauffeurs du Santerre, malfaiteurs et assassins qui sévissaient dans l'Est du département de la Somme depuis la fin du XVIIIe siècle. Elle tint son surnom du fait que devenue veuve, elle tenait une auberge à Raineville hameau de Framerville-Rainecourt près d'Harbonnières. Condamnée à mort, elle fut guillotinée à Rosières-en-Santerre.
  • François Vidocq (1775-1857), ancien bagnard devenu chef de la police de sûreté à Paris. Il arrive dans la Somme pour démasquer et arrêter les Chauffeurs du Santerre. En 1820, logeant à Harbonnières, il s'infiltra dans la bande de "La Louve de Rainecourt" et parvint à faire arrêter tous ses membres.
  • Georges Croisille, Commandant de la marine marchande, né le 4 septembre 1908 à Harbonnières. Premier commandant du paquebot France après avoir commandé de nombreux paquebots tels que Colombie, Antilles, Flandre et Liberté, décédé le 9 janvier 1991 à Ville-d'Avray.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Paul Decagny, Histoire de l'arrondissement de Péronne et de plusieurs localités circonvoisines, Amiens, Société des Antiquaires de Picardie, 1865, réédition partielle Bray-sur-Somme et ses environs, Paris, Le Livre d'histoire-Lorisse, Res Universis, p. 143 à 149 (ISBN 2 - 87 760 - 446 - 2).
  • Antoine Goze, Notice sur l'église, la commune et les seigneurs d'Harbonnières, A. Caron, 1855.
  • Edouard Legenne, Les Ricochets de l'histoire, à Harbonnières, village picard, C.R.D.P., Amiens, 1980.
  • Adrien Varloy, Les Chauffeurs du Santerre, 1907, réédition, Paris, Le Livre d'histoire-Lorisse Res Universis, 1991 (ISBN 2 - 87 760 - 476 - 4) .

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Notice géographique et historique sur la commune d'Harbonnières rédigée par Monsieur Heuduin, instituteur, 1899, Archives départementales de la Somme
  2. Edouard Legenne,Les Ricochets de l'histoire à Harbonnières, village picard, Amiens, 1980, C.R.D.P.
  3. Notice géographique et historique sur la commune d'Harbonnières, rédigée par Monsieur Heuduin, instituteur, 1899, Archives départementales de la somme
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  6. « Harbonnières », sur le site de Quiélire (consulté le 6 septembre 2008)
  7. « Harbonnières Le nouvel élan du maire », L'Union - L'Ardennais,‎ 4 février 2008 (lire en ligne)
  8. « Immobilier Harbonnières » (consulté le 6 septembre 2008)
  9. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr,‎ 9 juin 2008 (consulté le 5 septembre 2008)
  10. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme,‎ 6 mai 2014 (consulté le 9 juin 2014)
  11. « Église à Harbonnières (80) », sur le site de Patrimoine de France (consulté le 6 septembre 2008)
  12. « Chaire à prêcher à Harbonnières (80) », sur le site de Patrimoine de France (consulté le 6 septembre 2008)
  13. André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, 2003, F. Paillart Éditeur
  14. « Monument aux Morts de la Guerre de 1914, 1918 et de la Guerre de 1939, 1945 à Harbonnières (80) », sur le site de Patrimoine de France (consulté le 6 septembre 2008)
  15. « Statue : allégorie du deuil à Harbonnières (80) », sur le site de Patrimoine de France (consulté le 6 septembre 2008)
  16. « Usine de bonneterie Bouly Lepage, puis anciens Ets Bouly, puis Sté Produits chimiques d'Harbonnières à Harbonnières (80) », sur le site de Patrimoine de France (consulté le 6 septembre 2008)