Liste des comtes de Saint-Pol

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Cette page est une liste des comtes de Saint-Pol-sur-Ternoise

Le comté de Saint-Pol est situé dans le Ternois, région comprise dans le département du Pas-de-Calais entre l'Artois et la Picardie, dépendant du comté de Flandre. Il tire son nom de sa capitale, Saint-Pol-sur-Ternoise, qui était à son origine une forteresse composée de deux châteaux très élevés, séparés par un fossé large et profond.

Les précurseurs[modifier | modifier le code]

La liste qui suit jusqu'à Arnolphe est issue de l'Histoire de Saint-Pol de G.-E. Sauvage[1]

  • 543 : Léodegond, marié à la fille de Rodulphe, 3e comte de Boulogne
  •  ??? : Léodegonde, fille de Léodegond, marié à Agnerie, comte de Bourgogne et d'Arques
  •  ??? : Walbert, fils de Léodegonde

[le comté rentre dans la famille aînée de Boulogne]

  • 858 : Florence, fille cadette d'Helgot de Boulogne, marié à Pepin-Florent, fils de Louis Ier
  •  ??? : Hugues de Ponthieu, marié à une fille de Florence
  •  ??? : Helgot, fils d'Hugues de Ponthieu
  •  ??? : Herluin, fils d'Helgot
  •  ??? : Roger, fils d'Herluin
  • 964 : Guillaume, fils de Roger
  •  ??? : Hugues, fils de Guillaume
  •  ??? : Arnolphe

Roger[modifier | modifier le code]

  • 1031-1067 : Roger de Campdavaine, dont l'origine est incertaine, est le premier comte de Saint-Pol. L'onomastique liée à la succession des prénoms Roger (assez courant à l'époque) et Manassès (rare d'origine biblique), ferait penser à une origine champenoise de Roger[2]. Marié à Hadwide, ils eurent deux fils : Manassès et Robert. Sa femme Hadwige et son fils Robert sont morts avant 1051. Manassès est mort entre 1051 et 1067. Roger est mort le 13 juin 1067. Son successeur fut Hugues Ier. La première trace de Roger remonte à 1023, lors d'une charte par laquelle Warin, évêque de Beauvais, établit une confraternité entre les chanoines de sa cathédrale et les moines de Saint-Wast d'Arras, où il est un des souscripteurs. Il ne s'y attribue pas le titre de comte. En 1031, il se nomme comte de Saint-Pol, dans une lettre donnant l'abbaye de Blangies à celle de Fécamp pour y mettre la réforme. Il avait usurpé sur l'abbaye Saint-Bertin, la terre de Heuchin, à deux lieux de Saint-Pol. Il y exerça la tyrannie. En 1051, l'abbaye lui accorda la jouissance de cette terre sa vie durant, à condition qu'après sa mort la terre retournât à l'abbaye.

Maison de Campdavaine[modifier | modifier le code]

  • 1067-†1070 : Hugues Ier de Campdavaine, dont l'existence n'est pas certaine. Il est seulement cité par Lambert d'Ardres[3]. Surnommé Candavène, Candens avena, par les uns et Champ-d'Avène, Campus avenae, par d'autres. Il a épousé Clémence en 1060, dont il eut trois fils : Guy, qui suit, Hugues et Eustache. Clémence se serait remarié avec Arnoul d'Ardres, qui aurait assuré la régence aux noms des fils mineurs de sa femme. Selon certains, Clémence pourrait être la fille de Roger ou son fils Manassès. Hugues serait alors, non pas le fils de Roger mais un déscendant de la famille de Ponthieu comme la quasi symétrie des prénoms employés dans les deux familles peuvent le laisser penser[4]. Le 25 novembre 1078, le pape Grégoire VII donna aux trois fils d'Hugues Ier de Campdavaine : Guy, Hugues et Eustache, le titre de « comtes de Saint-Pol ».
  • 1141-1150 : Enguerrand de Campdavaine ou Ingelram, fils du précédent. Peu après avoir épousé la fille de Nicolas d'Avesne, il décéda en 1150, le second dans la lignée, son frère Hugues, était mort quelques jours avant lui. Ce fut donc le troisième fils de Hugues III de Campdavaine, Anselme qui lui succéda.

Maison de Châtillon[modifier | modifier le code]

Blason de la maison de Châtillon.svg

Maison de Luxembourg[modifier | modifier le code]

Berg Arms.svg
Article détaillé : Maison de Luxembourg.

Maison de Bourbon[modifier | modifier le code]

  • mariée en premières noces en 1528 à son cousin germain : Jean de Bourbon Vendôme, comte de Soissons, d'Enghien, fils de Charles de Vendôme et de Françoise d'Alençon, petit-fils de Marie de Luxembourg

Maison d'Orléans[modifier | modifier le code]

Marie d'Orléans-Longueville succéda, l'an 1694, à Charles-Louis, son frère, appelé l'abbé de Longueville, dans le comté de Saint-Pol et ses autres domaines qu'il avait hérités de Charles-Paris, son frère, et dont la régie avait été commise à des curateurs. Marie ne garda point le comté de Saint-Pol. Elle le vendit, par contrats des 15 et 17 novembre 1705, à Elisabeth de Lorraine-Lillebonne, veuve de Louis Ier de Melun, prince d'Épinoy dans l'Artois. Cette vente occasionna un long débat entre les fermiers des domaines du Boulonnais et ceux de l'Artois pour les droits de relief ; les uns soutenant que le comté de Saint-Pol relevait de Boulogne, les autres prétendant qu'il était mouvant de l'Artois, comme étant dans la gouvernance d'Arras. Le procès fut à la fin terminé, par arrêt du conseil du mois de , en faveur des derniers[6].

Maison de Melun et Rohan-Soubise[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. G.-E. Sauvage Histoire de Saint-Pol 1834, p. 181 (du livre)
  2. Jean-François Nieus, Un pouvoir comtal entre Flandre et France : Saint-Pol, 2005, p. 44
  3. Jean-François Nieus, Un pouvoir comtal entre Flandre et France : Saint-Pol 2005, p. 56
  4. Jean-François Nieus, Un pouvoir comtal entre Flandre et France : Saint-Pol 2005, p. 57
  5. Restitutions des prébendes de l'église Saint-Gervais d'Encre à l'évêque d'Amiens
  6. Nicolas Viton de Saint-Allais, Jean Baptiste Pierre Jullien de Courcelles et Agricole Joseph François Xavier Pierre Esprit Simon Paul Antoine, marquis de Fortia d'Urban, L'Art de vérifier les dates..., vol. 17,‎ 1818 (lire en ligne)

Sources[modifier | modifier le code]

  • Histoire de Saint-Pol par G Er Sauvage
  • L'art de vérifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques et autres anciens ... par Maur-François Dantine, Charles Clémencet, Saint-Allais (Nicolas Viton), Ursin Durand, François Clément.
  • Recueil d'actes des XIIe. et XIIIe. siècles en langue romane wallonne du Nord de la France par Eugène François Joseph Tailliar.

Liens externes[modifier | modifier le code]