Hangest-en-Santerre

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Hangest-en-Santerre
Monument aux morts.
Monument aux morts.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Montdidier
Canton Moreuil
Intercommunalité Communauté de communes Avre Luce Moreuil
Maire
Mandat
Jacques Hennebert
2014-2020
Code postal 80134
Code commune 80415
Démographie
Gentilé Hangestois, Hangestoises
Population
municipale
1 029 hab. (2011)
Densité 68 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 45′ 15″ N 2° 36′ 24″ E / 49.7542, 2.606749° 45′ 15″ Nord 2° 36′ 24″ Est / 49.7542, 2.6067  
Altitude Min. 84 m – Max. 109 m
Superficie 15,08 km2
Localisation

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Hangest-en-Santerre

Hangest-en-Santerre est une commune française, située dans le département de la Somme en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

La localité est située sur le plateau agricole du Santerre, dans sa partie voisine de l'Avre.

Au nord-est, le territoire est limité par l'ancienne voie romaine qui correspond à la RD 934.

Le « Petit-Hangest » est un hameau de 13 habitants en 1899. Il est éloigné de 1 500 m du chef-lieu communal[1].

Localisation[modifier | modifier le code]

Par la route, l'agglomération est à 31 km d'Amiens (40 min), 14 km de Montdidier (20 min) et 10 km de Moreuil (15 min). Roye et Rosières sont à une douzaine de kilomètres d'Hangest. Paris se trouve à 130 km au sud.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Fresnoy-en-Chaussée Le Quesnel Rose des vents
Le Plessier-Rozainvillers N Arvillers
O    Hangest-en-Santerre    E
S
Contoire et Hamel Davenescourt

Géologie, relief, hydrographie[modifier | modifier le code]

Le sol est argileux en grande partie. Au sud, vers Davenescourt, le limon des plateaux domine. Le sous-sol, datant de l'ère secondaire est de nature marneuse. La commune est située sur le plateau du Santerre : son altitude est remarquablement uniforme. À la limite sud-ouest du territoire, la vue sur la vallée de l'Avre offre une source d'inspiration pour les artistes paysagistes[1],[2].

À la fin du XIXe siècle, les 13 puits sont alimentés par une nappe très chargée en calcaire, située à une vingtaine de mètres de profondeur. Treize mares permettent d'abreuver les animaux[1]. Aucune source ne jaillit sur ce territoire trop élevé.

Climat[modifier | modifier le code]

Climat de la Somme

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

L'axe Amiens-Roye, une voie rapide, passe à proximité de la localité. Les autoroutes A29, A1 et A16 sont relativement faciles d'accès[3].

Voies ferroviaires[modifier | modifier le code]

La commune se trouve à 20 min de la gare TGV Haute-Picardie[3].

Voies aériennes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La commune s'est dotée d'un Plan local d'urbanisme (PLU)[3]. Le Plan d'aménagement et de développement durable définit les orientations retenues par la collectivité[4].

Logement[modifier | modifier le code]

Plusieurs lotissements de dimension modérée ont été créés par la municipalité pour répondre à la demande et maintenir le réseau de services locaux.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Dès 1147, Hangest est relevé dans sa forme actuelle. On trouve ensuite Hanjiesta, Hangiest, Angest et finalement Hangest en Santerre en 1733[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Attestant d'une occupation très ancienne du territoire, des silex polis datant du Néolithique et des silex taillés en fer de lance ont été retrouvés par les exploitants agricoles.

Par ailleurs, les vestiges de quatre villas gallo-romaines ont été identifiés sur la commune[5].

La famille de Hangest a détenu au Moyen Âge la seigneurie de Hangest. C'est ainsi que le membre le plus ancien connu de cette famille, Jean de Hangest (1180)[1], fonde une chapelle dans l'église Saint-Martin.

Jean IV, dit de Rabache, sire de Hangest et de Davenescourt, est reconnu comme le plus célèbre de la lignée[1].

Le chapitre de Saint-Quentin possédait de nombreux biens dans le village[1].

En 1203, un hôpital est fondé en l'honneur de saint Jacques[1].

En 1416, les Bourguignons, commandés par Ferry de Mailly, s'emparent de la forteresse du lieu et ravagent les environs[1].

En 1636, les Espagnols portent de terribles coups au village : le château, le couvent et 45 maisons subissent la destruction. De cette époque dateraient les souterrains qui ont servi de refuge à la population[1].

Pendant la guerre de 1870, deux habitants furent fusillés sans motif par les Prussiens[1].

Pendant la Première Guerre mondiale, en novembre 1916 : le 12e Régiment de Cuirassiers à pied cantonne dans le village[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1993 2001 René Rigolle Divers droite  
2001 en cours
(au 6 mai 2014)
Jacques Hennebert   Réélu pour le mandat 2014-2020[7], [8]
Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Ville fleurie : à l'instar de seulement 22 villages en Picardie, une deuxième fleur a été attribuée en 2013 à Hangest-en-Santerre par le Conseil des Villes et Villages Fleuris de France au Concours des villes et villages fleuris[3].


Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 029 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 263 1 032 1 141 1 230 1 268 1 300 1 351 1 420 1 343
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 366 1 360 1 317 1 322 1 379 1 497 1 500 1 460 1 396
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 324 1 260 1 201 961 976 977 893 841 841
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
849 801 769 703 723 839 933 978 1 029
2011 - - - - - - - -
1 029 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La cour d'école.

Dès trois ans, les enfants sont pris en charge par l'école primaire qui comporte cinq classes. Des activités péri-scolaires permettent d'accueillir les élèves en dehors des horaires scolaires, de même qu'une halte-garderie et un service de cantine. Un centre de loisirs est ouvert pendant les vacances scolaires[3].

La suite de la scolarité mène les enfants au collège de Moreuil. Ils peuvent poursuivre des études secondaires au lycée de Montdidier.

Culture, fêtes, sports et loisirs[modifier | modifier le code]

Les associations d'Hangest-en-Santerre permettent de se livrer à de nombreuses activités. Une salle multifonction est utilisée pour l'animation culturelle.

La fête locale est programmée le dernier week-end de juin[11].

Sports[modifier | modifier le code]

L'intercommunalité a mis en place le centre aquatique de Moreuil à une bonne dizaine de kilomètres d'Hangest. Des associations encadrent les activités liées à l'exercice physique :

  • l'Union Sportive de Hangest-en-Santerre ;
  • Gym Loisirs.

Loisirs[modifier | modifier le code]

  • Le club des aînés.
  • Les amis de l'école.
  • Le Poker Club Sandwich de Hangest-en-Santerre.
  • Association pour la culture du Bonsaï.
  • L'Amicale des Sapeurs pompiers.

Action sociale[modifier | modifier le code]

  • L'APICADEV (Association Picarde des Aveugles et Déficients visuels).
  • Les parents d'élèves.
  • Les anciens combattants.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Les riches terres agricoles du Santerre ont favorisé la production de blé, betteraves sucrières, pommes de terre, légumes.

Les usines agro-alimentaires d'envergure internationale implantées à proximité (Bonduelle, Saint-Louis-Sucre...) procurent de l'emploi aux résidents.

La zone d'activités de la CCALM (Communauté de communes Avre, Luce, Moreuil) a été mise en place sur le territoire communal par les 23 collectivités qui la composent[3].

Entreprises et commerce[modifier | modifier le code]

Boucher, épicier, boulanger, professions de santé, artisanat sont présents dans ce bourg resté rural.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Martin a possédé un portail remontant à la fin du XIIe siècle. Détruite par les bombardements allemands qui ont ravagé la ville, elle a été rasée après la Première Guerre mondiale. Sa reconstruction complètement terminée en 1931, elle est inscrite en 1994 sur l’Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques. Son style byzantin et ses vitraux en font un monument particulier, au plan centré en croix grecque dont la coupole est surmontée d'un clocher[12].
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Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Blasonnement[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

D'argent à la croix de gueules chargée de cinq coquilles d'or.

Ces armes sont celles de la famille de Hangest.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Site communal.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Notice historique et géographique réalisée par l'instituteur d'Hangest, M. Cordonnier, 1899, Archives départementales de la Somme, Amiens
  2. La page Hangest et sa notice sur le site des Archives départementales.
  3. a, b, c, d, e et f Site communal.
  4. PLU - Les orientations retenues.
  5. Rapport de présentation du PLU, p. 16.
  6. Santerre 14-18
  7. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr,‎ 9 juin 2008 (consulté le 5 septembre 2008)
  8. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme,‎ 6 mai 2014 (consulté le 9 juin 2014)
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  11. rapport de présentation du PLU, p. 16.
  12. Rapport de présentation du PLU, p.17. - L'église.