Quend
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| Quend | ||
La chapelle de Quend-Plage |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Picardie | |
| Département | Somme | |
| Arrondissement | Abbeville | |
| Canton | Rue | |
| Intercommunalité | Communauté de communes Authie-Maye | |
| Maire Mandat |
Marc Volant 2008-2014 |
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| Code postal | 80120 | |
| Code commune | 80649 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Quennois | |
| Population municipale |
1 381 hab. (2010) | |
| Densité | 37 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 2 m — Max. 29 m | |
| Superficie | 37,78 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | Quend-Plage-Les-Pins | |
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Quend (IPA : /kɛ̃/) est une commune française située dans le département de la Somme et la région Picardie. En picard, elle se nomme Tchin.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Quend possède 15 km de plage de sable fin.
Géologie, hydrologie, relief [modifier]
Au XVe siècle, le territoire était encore constitué de parties submergées. Les dépôts maritimes exhaussèrent le sol et l'Authie se retira vers le nord, bien loin de son lit primitif. De nombreuses digues sont élevées qui permettent alors de lutter contre l'envahissement des marées. L'argile blanche, mêlée au sable prédomine dans la constitution du sol. La craie n'est présente nulle part[1].
Seul émerge du pays entièrement plat, un îlot de sable roux et galets ronds qui culmine à 10 mètres : c'est la « foraine », de « foras », dehors .
De la tourbe est présente dans les marais. Un réseau de canaux draine les terres agricoles. Au XIXe siècle, des fièvres de type paludéen atteignent encore un dixième la population, à cause de l'humidité ambiante. L'assèchement progressif en fait alors une région salubre[1].
Les hameaux [modifier]
Le territoire est très étendu et en comporte de nombreux (situation en 1899)[1] :
Le Marais, à un kilomètre du chef-lieu,
Le Vieux-Quend : certainement le berceau de l'agglomération, emplacement probable de Quintovic,
Le Fort-Mahon, près de la baie d'Authie,
Le Royon : tire son nom des digues qui y aboutissent (les « royons »,
Routhiauville, sur l'ancien lit de l'Authie, la mer y battait encore au XVe siècle,
Monchaux (Monceaux) : sur le bord des dunes, siège d'un ancien échevinage,
Le Mureau (autrefois Murel, muraille), bâti près de la « foraine »,
Froise,
Herre, sur la route de Rue,
Le Bout des Crocs, à la limite des « crocs » (dunes), d'où son nom,
Pont-à-cailloux, ainsi nommé à cause du gué qui s'y trouvait avant la construction du pont,
Les Mollières, maisons éparses dans les dernières « renclôtures » (polders),
Le Pontgerville, terre seigneuriale d'où l'académicien Sanson de Pongerville tire son nom,
Le Donvoix, emplacement d'anciens établissements romains,
Le Château Neuf, tire son nom de M. de Châteauneuf qui en était propriétaire en 1740,
Château de la Motte, sur les ruines d'un château féodal,
La grande Retz, ancienne maison seigneuriale du fief de la Retz...
Communes limitrophes [modifier]
Toponymie [modifier]
Le géographe Sanson relève Quintovic Quintus Vicus et lui attribue l'origine du nom[1].
Histoire [modifier]
Antiquité [modifier]
Poteries, médailles, pierres indiquent une présence romaine. Des travaux d'endiguement sont probablement réalisés, différenciant alors les baies de Somme et d'Authie[1].
Moyen Âge [modifier]
En 858, les Normands, venus par la baie d'Authie, ne laissèrent que des ruines[1].
La commune du Marquenterre est créée par une charte communale de 1190[2]. Cette charte est accordée par Guillaume III, comte de Ponthieu.
Marquenterre signifierait « mares kienterre », la mer qui rentre dans la terre[3].
En 1515, construction de nouvelles digues pour se protéger des assauts de la mer[1].
En 1640, Quend-le-Jeune est la résidence du maïeur du Marquenterre. On y compte huit échevins et neuf bourgeois[1].
Les « renclôtures » attirent les convoitises et vient l'époque des procès. Procès (1699, 1717), avec le comte de Mailly , seigneur de la Motte et des dunes, qui réclame les mollières cédées à ses « créateurs », avec les religieux de Saint-Valery, propriétaires des mollières depuis 1190, avec le comte de Boullainvillers, avec le Guerrier de Lormoy, avec le comte d'Artois... La Révolution mettra un terme à ces procès[1]...
Temps modernes [modifier]
Quend est issu de la commune du Marquenterre dissoute en 1791. Cette dissolution donna aussi naissance à la commune de Saint-Quentin-en-Tourmont.
Le 23 germinal An IX (12 avril 1801), deux compagnies sont créées pour lutter contre les vols et brigandages mais aussi se porter à la côte pour parer à un éventuel débarquement anglais. Deux batteries sont élevées en haut des dunes[1].
En 1815 et 1870, les Prussiens paraissent dans la commune mais seulement après les hostilités[1].
De 1872 à 1886, la commune perd plus de 200 habitants suite à la mise en herbages des fermes du Châteauneuf et du Trou-à-Mouches[1].
En 1923, une partie de la commune est soustraite pour créer la nouvelle commune de Fort-Mahon-Plage.
Administration [modifier]
Curiosité : Le maire actuel, en 2006, a pour patronyme Volant. En 1849, il y eut dans la commune trois électeurs Volant, son grand-père était déjà maire de cette commune à son époque.
Démographie [modifier]
Évolution démographique [modifier]
D’après le recensement Insee de 2007, Quend compte 1 387 habitants (soit une augmentation de 16 % par rapport à 1999). La commune occupe le 6 990e rang au niveau national, alors qu'elle était au 7 329e en 1999, et le 55e au niveau départemental sur 782 communes.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Quend depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint 1872 avec 1 858 habitants.
En 2010, la commune comptait 1 381 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Pyramide des âges [modifier]
La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (28,6 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (21 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,4 % contre 48,4 % au niveau national et 48,5 % au niveau départemental).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :
- 50,4 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,6 %, 15 à 29 ans = 13,8 %, 30 à 44 ans = 19,6 %, 45 à 59 ans = 21,5 %, plus de 60 ans = 25,5 %) ;
- 49,6 % de femmes (0 à 14 ans = 17,4 %, 15 à 29 ans = 13,3 %, 30 à 44 ans = 18,1 %, 45 à 59 ans = 19,4 %, plus de 60 ans = 31,8 %).
Tourisme et culture [modifier]
Lieux et monuments [modifier]
- La plage de cette commune, ainsi qu'une partie de celle de la commune voisine de Fort-Mahon-Plage, constituent la Réserve Authie-Somme (protection de la faune, la flore, l'environnement).
- Le Pax : salle mythique du festival de Quend.
- Église Saint-Vaast de Quend-ville, de style roman ; bâtie sur l'ancien îlot d'époque romaine. En 1797, elle servit de point de triangulation pour établir la carte de France. Son clocher, bien que limité à 35 mètres de haut, se voit de très loin[9],[1].
Événements [modifier]
Le festival du film grolandais s'est tenu tous les ans de 2005 à 2009 à Quend-Plage-les-Pins[10], mais également à partir de 2007 le festival off, appelé le Off/Short, la face B du festival du film grolandais ([1]).
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Roger Noyon, peintre aquarelliste
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Notice historique et géographique réalisée par l'instituteur M. Dufételle, vers 1899, Archives départementales, Amiens
- Frédéric Zégierman, Le Guide des pays de France : Nord, Paris, Fayard, 1999, pages 599 à 600.
- Le Courrier picard, édition d'Abbeville, 3 mars 2013, p. 2 et 3
- Liste des maires de la Somme, sur http://www.somme.pref.gouv.fr, 27 janvier 2009. Consulté le 1er mars 2009
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Évolution et structure de la population à Quend en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 15 novembre 2010
- Résultats du recensement de la population de la Somme en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 15 novembre 2010
- http://clochers.org/Fichiers_HTML/Accueil/Accueil_clochers/80/accueil_80649.htm L'église de Quend
- Festival de Quend du Film Grolandais. Consulté le 10 février 2008
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- René Boyenval, René Debrie et René Vaillant, Répertoire des noms de famille de la Somme en 1849, Éditions Éklitra, Amiens, 1972, 232 p.
Articles connexes [modifier]
- Liste des communes de la Somme
- Parc naturel marin des Trois Estuaires
- Liste des communes de la Somme
- Gare de Quend - Fort-Mahon
