Picquigny

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Picquigny
Mairie de Picquigny
Mairie de Picquigny
Blason de Picquigny
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Amiens
Canton Picquigny
Intercommunalité Communauté de communes à l'Ouest d'Amiens
Maire
Mandat
José Herbet
2008-2014
Code postal 80310
Code commune 80622
Démographie
Population
municipale
1 360 hab. (2011)
Densité 132 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 56′ 42″ N 2° 08′ 41″ E / 49.945, 2.1447 ()49° 56′ 42″ Nord 2° 08′ 41″ Est / 49.945, 2.1447 ()  
Altitude Min. 11 m – Max. 107 m
Superficie 10,31 km2
Localisation

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Picquigny est une commune française, située dans le département de la Somme en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Picquigny, bourg situé à une dizaine de kilomètres à l'ouest (donc en aval) d'Amiens, sur la rive gauche de la Somme.

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Nature du sol et du sous-sol[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Picquigny est divisé en deux grandes parties. Une première partie, qui recouvre les deux tiers du territoire, est argilo-calciare, riche en azote et en acide phosphorique; une seconde partie humifère, formée par des alluvions modernes le long de la Somme et du marais communal[1].

Relief, paysage, végétation[modifier | modifier le code]

Le relief de la commune est celui d'un plateau et d'une vallée. L'altitude la plus basse est de 16 m à la gare, la plus haute de 80 m au bois de Neuilly. De là on découvre le paysage à plusieurs kilomètres à la ronde[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire de Picquigny est traversé par la Somme et le canal de la Somme. Un marécage complète l'étendue des eaux de surface. Les eaux de la nappe phréatique supérieure sont très ferrugineuses. L'eau de consommation doit être extraite de la nappe beaucoup plus profonde[1].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Picquigny est tempéré océanique avec vents dominants d'ouest et nord-ouest.

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

Urbanisme et aménagement du territoire[modifier | modifier le code]

Le village de Picquigny s'organise autour de la place de la mairie et du carrefour routier. La commune a un habitat groupé dans la vallée qui grignote la pente du plateau au sud.

Transports et voies de communication[modifier | modifier le code]

Picquigny est situé sur la canal de la Somme qui n'est plus guère utilisé pour le transport de marchandises. Le tourisme fluvial, par contre, se développe.

Picquigny est situé sur la ligne de chemin de fer de Paris à Boulogne-sur-Mer. La gare de Picquigny est desservie par des T.E.R.

Picquigny est un carrefour routier secondaire sur les routes d'Amiens à Abbeville par la vallée de la Somme, de Picquigny à Airaines et Gamaches et la route de Picquigny à Molliens-Dreuil.

Activités économiques et de services[modifier | modifier le code]

Les activités de la commune sont surtout représentées par les services du commerce, de l'artisanat, de la santé, de l'enseignement maternel et primaire ainsi que par le tourisme estival.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Picquigny
Belloy-sur-Somme La Chaussée-Tirancourt
Crouy-Saint-Pierre Picquigny Breilly et
Ailly-sur-Somme
Fourdrinoy Bovelles et
Saisseval
Ferrières

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 360 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 250 1 253 1 239 1 340 1 456 1 516 1 519 1 507 1 502
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 354 1 346 1 424 1 384 1 329 1 275 1 254 1 292 1 242
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 238 1 198 1 238 1 206 1 144 1 096 1 109 1 044 1 127
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 195 1 309 1 322 1 381 1 397 1 386 1 383 1 382 1 360
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3])
Histogramme de l'évolution démographique


Culture, fêtes, sport et loisirs[modifier | modifier le code]

Fêtes[modifier | modifier le code]

  • «L'office de tourisme de l'Ouest Amiénois » [4] a organisé en 2008 la 3e fête médiévale[5] dans le cadre prestigieux du château. Parmi les troupes et associations spécialisées dans la reconstitution historique ayant apporté leur savoir-faire dans l'animation et le spectacle, furent particulièrement remarquées «les Chevaliers du Comté de Boulogne» [6] et «les Compagnons de l'art médiéval» [7].
  • L'association «Les Chevaliers du Roc Blanc» [9], née en 2008 de l'enthousiasme de bénévoles animant la fête médiévale, tente de reconstituer la vie des Templiers par des animations sur le site du château.

Picquigny dans la littérature[modifier | modifier le code]

  • Dans une lettre datée 27 avril 1689, Madame de Sévigné relata son séjour au château de Picquigny.
  • Dans son roman les Misérables, Victor Hugo fait du père Fauchelevent un originaire de Picquigny.
  • Dans son roman la chanson du trouvère, Kate Sedley fait référence à Picquigny lors de l accord de 1475

Toponymie[modifier | modifier le code]

Plus anciennement noté Pinkeni, Pinkinei, Pecquigny, se trouve mentionné en 942 sous le nom de Pinquigniacum, et sous les noms de Pinconii castrum en 1066 et de Pinchiniacum en 1110.

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

Fascé d'argent et d'azur, à la bordure de gueules.

Les armoiries de la commune sont celle des anciens seigneurs de Picquigny qui sont attestées depuis le XIIIe siècle par plusieurs sceaux conservés aux Archives départementales de la Somme[10].

Ornements extérieurs: Croix de guerre 1939-1945 avec étoile de bronze et une citation à l'ordre de la brigade du 11 novembre 1948 : " Bourg courageux, a été les 5 et 6 juin 1940, le lieu de durs combats menés par le 60e Régiment d'infanterie, et détruit aux deux cinquièmes. S'est remis avec foi et ardeur au travail."

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1953 1977 Jean-Jacques Rousseaux    
1977 1978 Christian Dufour    
1978 1989 Jean Hervy    
1989 2001 Romain Zureck    
2001 en cours José Herbet PCF  
Les données manquantes sont à compléter.


Histoire[modifier | modifier le code]

La localité était déjà occupée à l'époque de la conquête romaine puisqu'un cimetière gallo-romain fut découvert en 1895 au lieu-dit « Les Vignes »[11].

Ce bourg, baronnie de « franc alleu », qui tenait dans sa mouvance trois cent soixante fiefs, est situé sur la Somme, à trois lieues d'Amiens et à sept lieues d'Abbeville[12].

  • Après la défaite des Huns à Lihons-en-Santerre, les habitants d'Amiens, qui avaient livré passage aux barbares, se réfugièrent dans le château de Picquigny, pour se mettre à l'abri de la vengeance de Dagobert, et ils y furent assiégés par le prince[13].
  • Le 17 décembre 942, Arnoul, comte de Flandre, et Guillaume Longue-Epée, duc de Normandie, eurent une entrevue à Picquigny pour traiter de la paix. Ils se rendirent sur une petite île sur la Somme, laissant chacun son armée. Les conférences terminées, Guillaume partit, Arnoul le rappela dans l'île. Guillaume ne soupçonnant rien revint et fut assassiné lors d'un guet-apens.
  • Dès le XIIIe siècle, ce bourg avait le statut de commune avec un échevinage.
  • Au début du XIVe siècle, le domaine des seigneurs de Picquigny se composait de deux parties distinctes : l'une (implantée sur les deux rives de la Somme) constituant le vidamé d'Amiens, l'autre (au Nord de la Somme) composant l'avouerie de Corbie. Ces derniers tenaient par délégation de cette abbaye le droit de battre monnaie.
  • En 1307, les Templiers, arrêtés le même jour dans toute l'étendue du bailliage d'Amiens par ordre de Philippe le Bel, furent enfermés dans les souterrains du château de Picquigny, alors forteresse imposante.
Stèle commémorant la Paix de Picquigny (1475).
  • En novembre 1498, par devant Jean d'Ardres, bailli de Picquigny, le seigneur Charles d'Ailly permet aux habitants de racheter l'obligation d'aller au four banal faire cuire leur pain contre 2 sols 6 deniers par ménage.
  • En août 1547, Henri II établit un marché tous les seconds lundis de chaque mois pour aider les habitants incendiés à se rétablir.
  • En juillet 1575, établissement d'un marché franc.
  • En janvier 1630, établissement d'un marché le mercredi de chaque semaine.
  • En 1671, Picquigny possède une école.
  • XIXe siècle : passage de Victor Hugo, voyage le long de la Somme et passa à Picquigny.

Patronymes[modifier | modifier le code]

Voici la répartition (en nombre) de quelques patronymes des électeurs :

ACART, 4
BIENDINÉ, 12
DEHOSTINGUE, 6
DELCOURT, 1
FROIDURE, 2
HERBET, 7
POIRÉ, 1
ROUSSEAUX, 5

(saisie non exhaustive !)

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château féodal :
Article détaillé : Château de Picquigny.

C'était le château des vidames d'Amiens. Érigé au début du XIe siècle, l’édifice formait un parallélépipède garni de tours circulaires aux angles suivant le schéma classique du début du XIIIe siècle.

Reconstruit au XIVe siècle et complété aux XVIe et XVIIe siècles, il subit des dommages considérables lors de la Première Guerre mondiale. Néanmoins, les vestiges restent imposants et pittoresques, et s'y déroulent, depuis peu, des fêtes médiévales tous les mois d'août.

Dans le cadre de la mise en valeur du site, et pour préparer l'édition 2009 de la fête médiévale, un partenariat a été établi entre l'Office de tourisme local et l'association « REMPART » pour réaliser, dans la seconde quinzaine de juillet, le débroussaillage et le dessouchage de l'ancienne place d'armes ainsi que la restauration d'un escalier y donnant accès[14],[15].

En dehors des fortifications elles-mêmes, la prison, la cuisine, deux caves, les latrines et le pavillon Sévigné ont subsisté et sont encore particulièrement intéressants.

  • Collégiale Saint-Martin

L'édifice, qui était à l'origine la chapelle du château fort, se trouve à proximité immédiate des vestiges du logis, à l'intérieur des remparts. On y accède soit par l'escalier Saint-Jean (côté est) soit en franchissant la porte fortifiée (côté ouest).

La charpente de sa nef fut complètement détruite lors d'un incendie au début du XXe siècle. La toiture a fait l'objet d'une réhabilitation en 2008, qui s'est conclue par la pose d'un nouveau coq-girouette, le 2 août[16], qui fut précédée d'une bénédiction et d'une petite cérémonie lors de laquelle une partie de la population assemblée tout autour fut photographiée.

Son sol révèle encore l'entrée d'un important souterrain.

  • Escalier Saint-Martin
  • Escalier Saint-Jean
  • Monument aux morts
  • Ancienne gendarmerie nationale : Située dans la rue Jean Choquet (ou son prolongement rue des Chanoines), sa façade de brique et pierre est surmontée d'un fronton indiquant l'année de construction (1895).
  • Chapelle Notre-Dame de Montligeon : Fermé par une porte en fer forgé assez ouvragée, l'édifice se dresse au Sud de la localité, à l'angle d'une petite rue qui descend du versant boisé et de la route venant de Fourdrinoy et Bovelles.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • René Boyenval, René Debrie, René Vaillant, Répertoire des noms de famille de la Somme en 1849 - 232 pages, Éditions ÉKLITRA (Amiens, 1972)
  • Maurice Crampon, Picquigny, le château-fort, la collégiale, la ville, Amiens, Société des Antiquaires de Picardie, 1963
  • Père Daire, Histoire civile, écclésisatique et littéraire du doyenné de Picquigny, 1860, réédition, Paris, Le Livre d'histoire Lorisse, 1993 (ISBN 2-87760-982-0)
  • François-Irénée Darsy, Histoire de Picquigny, 1860, réédition, Paris, Le Livre d'histoire Lorisse, 1993 (ISBN 2-87760-049-1)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Notice géographique et historique sur la commune de Picquigny, rédigée par Monsieur Brusselle, instituteur, 1899, Archives départementales de la Somme
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  4. L'office detourisme de l'Ouest Amiénois
  5. Site de l'Office de tourisme de l'Ouest amiénois
  6. Photos des Chevaliers du Comté de Boulogne
  7. Les Compagnons de l'art médiéval
  8. Le Chœur des Sources, chorale itinérante en costume médiéval.
  9. Site de l'association Les Chevaliers du Roc Blanc
  10. Jacques Estienne et Mireille Louis, Armorial du Département et des Communes de la Somme, préface de Pierre-Marcel Wiltzer, Préfet de la région Picardie, Préfet de la Somme, Abbeville, 1972, Imprimerie F. Paillart
  11. L. Ledieu - « Dictionnaire historique et archéologique de la Picardie », Tome III, Canton de Picquigny, page 197 (1919, reprint Editions Culture et Civilisation, Bruxelles, 1979)
  12. "Recueil des monuments inédits de l'histoire du tiers état- chartes, coutumes, actes municipaux…" Par Louandre, Charles Léopold, 1812-1882, Thierry, Augustin, 1795-1856, Augustin Thierry, États généraux, France, Tiers État
  13. Grandes Chroniques de France
  14. Union REMPART : Programme 2009 des chantiers bénévoles en Picardie
  15. Site municipal officiel
  16. Thierry Griois, « La collégiale Saint-Martin rajeunit », Le Courrier picard, édition Région d'Amiens,‎ 26 juillet 2008