Picquigny

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Picquigny
Mairie de Picquigny
Mairie de Picquigny
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Amiens
Canton Picquigny
Intercommunalité Communauté de communes à l'Ouest d'Amiens
Maire
Mandat
José Herbet
2008-2014
Code postal 80310
Code commune 80622
Démographie
Population
municipale
1 357 hab. (2010)
Densité 132 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 56′ 42″ N 2° 08′ 41″ E / 49.945, 2.144749° 56′ 42″ Nord
       2° 08′ 41″ Est
/ 49.945, 2.1447
  
Altitude Min. 11 m — Max. 107 m
Superficie 10,31 km2
Localisation

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Picquigny

Picquigny est une commune française, située dans le département de la Somme et la région Picardie.

Sommaire

Géographie [modifier]

Picquigny, bourg situé à une dizaine de kilomètres à l'ouest (donc en aval) d'Amiens, sur la rive gauche de la Somme, est desservi par la gare de Picquigny.

Administration [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1953 1977 Jean-Jacques Rousseaux    
1977 1978 Christian Dufour    
1978 1989 Jean Hervy    
1989 2001 Romain Zureck    
2001 en cours José Herbet PCF  
Toutes les données ne sont pas encore connues.


Démographie [modifier]

En 2010, la commune comptait 1 357 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 250 1 253 1 239 1 340 1 456 1 516 1 519 1 507 1 502
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 354 1 346 1 424 1 384 1 329 1 275 1 254 1 292 1 242
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 238 1 198 1 238 1 206 1 144 1 096 1 109 1 044 1 127
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2010
1 195 1 309 1 322 1 381 1 397 1 386 1 383 1 382 1 357
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[1] puis Insee à partir de 1968[2].)

Histogramme de l'évolution démographique


Histoire [modifier]

La localité était déjà occupée à l'époque de la conquête romaine puisqu'un cimetière gallo-romain fut découvert en 1895 au lieu-dit « Les Vignes »[3].

Plus anciennement noté Pinkeni, Pinkinei, Pecquigny, se trouve mentionné en 942 sous le nom de Pinquigniacum, et sous les noms de Pinconii castrum en 1066 et de Pinchiniacum en 1110. Ce bourg, baronnie de « franc alleu », qui tenait dans sa mouvance trois cent soixante fiefs, est situé sur la Somme, à trois lieues d'Amiens et à sept lieues d'Abbeville[4].

  • Après la défaite des Huns à Lihons-en-Santerre, les habitants d'Amiens, qui avaient livré passage aux barbares, se réfugièrent dans le château de Picquigny, pour se mettre à l'abri de la vengeance de Dagobert, et ils y furent assiégés par le prince[5].
  • Le 17 décembre 942, Arnoul, comte de Flandre, et Guillaume Longue-Epée, duc de Normandie, eurent une entrevue à Picquigny pour traiter de la paix. Ils se rendirent sur une petite île sur la Somme, laissant chacun son armée. Les conférences terminées, Guillaume partit, Arnoul le rappela dans l'île. Guillaume ne soupçonnant rien revint et fut assassiné lors d'un guet-apens.
  • Dès le XIIIe siècle, ce bourg avait le statut de commune avec un échevinage.
  • Au début du XIVe siècle, le domaine des seigneurs de Picquigny se composait de deux parties distinctes : l'une (implantée sur les deux rives de la Somme) constituant le vidamé d'Amiens, l'autre (au Nord de la Somme) composant l'avouerie de Corbie. Ces derniers tenaient par délégation de cette abbaye le droit de battre monnaie.
  • En 1307, les Templiers, arrêtés le même jour dans toute l'étendue du bailliage d'Amiens par ordre de Philippe le Bel, furent enfermés dans les souterrains du château de Picquigny, alors forteresse imposante.
Stèle commémorant la Paix de Picquigny (1475).
  • Le 29 août 1475, par le traité de Picquigny Louis XI a acheté à Édouard IV moyennant un tribut annuel de cinquante mille écus d'or, une trêve mettant fin à la guerre de Cent Ans.
  • En novembre 1498, par devant Jean d'Ardres, bailli de Picquigny, le seigneur Charles d'Ailly permet aux habitants de racheter l'obligation d'aller au four banal faire cuire leur pain contre 2 sols 6 deniers par ménage.
  • En août 1547, Henri II établit un marché tous les seconds lundis de chaque mois pour aider les habitants incendiés à se rétablir.
  • En juillet 1575, établissement d'un marché franc.
  • Le 14 juillet 1595, le bourg et sa forteresse servirent de refuge aux débris de l'armée française qui s'était portée au secours de Doullens, sous les ordres du duc de Bouillon, du comte de Saint-Pol et du duc de Nevers, défaits par le général espagnol, comte de Fuentes.
  • En janvier 1630, établissement d'un marché le mercredi de chaque semaine.
  • XIXe siècle : passage de Victor Hugo, qui voyage le long de la Somme. Dans les Misérables, Fauchelevent se dit être de Picquigny.
  • Le 23 avril 1848, comme dans toutes les communes de France, la population masculine majeure put, pour la première fois, aller voter grâce à l'instauration du suffrage universel.
Voici la répartition (en nombre) de quelques patronymes des électeurs :

ACART, 4
BIENDINÉ, 12
DEHOSTINGUE, 6
DELCOURT, 1
FROIDURE, 2
HERBET, 7
POIRÉ, 1
ROUSSEAUX, 5

(saisie non exhaustive !)

Héraldique [modifier]

blason

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

Fascé d'argent et d'azur, à la bordure de gueules.

Lieux et monuments [modifier]

Louis Duthoit (1807-1874) - Château de Picquigny – XIXe siècle.
  • Château féodal :
Article détaillé : Château de Picquigny.
Érigé au début du XIe siècle, l’édifice formait un parallélépipède garni de tours circulaires aux angles suivant le schéma classique du début du XIIIe siècle. Reconstruit au XIVe siècle et complété aux XVIe et XVIIe siècles, il subit des dommages considérables lors de la Première Guerre mondiale. Néanmoins, les vestiges restent imposants et pittoresques, et s'y déroulent, depuis peu, des fêtes médiévales tous les mois d'août. Dans le cadre de la mise en valeur du site, et pour préparer l'édition 2009 de la fête médiévale, un partenariat a été établi entre l'Office de tourisme local et l'association « REMPART » pour réaliser, dans la seconde quinzaine de juillet, le débroussaillage et le dessouchage de l'ancienne place d'armes ainsi que la restauration d'un escalier y donnant accès[6],[7].

En dehors des fortifications elles-mêmes, la prison, la cuisine, 2 caves, les latrines et le pavillon Sévigné ont subsisté et sont encore particulièrement intéressants.

L'accès au souterrain se trouve derrière la cuve baptismale.
  • Collégiale Saint-Martin : L'édifice, qui était à l'origine la chapelle du château fort, se trouve à proximité immédiate des vestiges du logis, à l'intérieur des remparts. On y accède soit par l'escalier Saint-Jean (côté est) soit en franchissant la porte fortifiée (côté ouest).

    La charpente de sa nef fut complètement détruite lors d'un incendie au début du XXe siècle. La toiture a fait l'objet d'une réhabilitation en 2008, qui s'est conclue par la pose d'un nouveau coq-girouette, le 2 août[8], qui fut précédée d'une bénédiction et d'une petite cérémonie lors de laquelle une partie de la population assemblée tout autour fut photographiée.

    Son sol révèle encore l'entrée d'un important souterrain.
  • Escalier Saint-Martin
  • Escalier Saint-Jean
  • Monument aux morts
  • Ancienne gendarmerie nationale : Située dans la rue Jean Choquet (ou son prolongement rue des Chanoines), sa façade de brique et pierre est surmontée d'un fronton indiquant l'année de construction (1895).
  • Chapelle Notre-Dame de Montligeon : Fermé par une porte en fer forgé assez ouvragée, l'édifice se dresse au Sud de la localité, à l'angle d'une petite rue qui descend du versant boisé et de la route venant de Fourdrinoy et Bovelles.

Personnalités liées à la commune [modifier]

Activités associatives, culturelles, festives et sportives [modifier]

«L'office de tourisme de l'Ouest Amiénois » [9] a organisé en 2008 la 3e fête médiévale[10] dans le cadre prestigieux du château. Parmi les troupes et associations spécialisées dans la reconstitution historique ayant apporté leur savoir-faire dans l'animation et le spectacle, furent particulièrement remarquées «les Chevaliers du Comté de Boulogne» [11] et «les Compagnons de l'art médiéval» [12].

L'association «Les Chevaliers du Roc Blanc» [14] , née en 2008 de l'enthousiasme de bénévoles animant la fête médiévale, tente de reconstituer la vie des Templiers par des animations sur le site du château.

Voir aussi [modifier]

Sur les autres projets Wikimedia :


Bibliographie [modifier]

  • Répertoire des noms de famille de la Somme en 1849 - René Boyenval, René Debrie, René Vaillant - 232 pages, Éditions ÉKLITRA (Amiens, 1972)

Liens externes [modifier]

Notes, sources et références [modifier]

Notes [modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références [modifier]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
  3. L. Ledieu - « Dictionnaire historique et archéologique de la Picardie », Tome III, Canton de Picquigny, page 197 (1919, reprint Editions Culture et Civilisation, Bruxelles, 1979)
  4. "Recueil des monuments inédits de l'histoire du tiers état- chartes, coutumes, actes municipaux…" Par Louandre, Charles Léopold, 1812-1882, Thierry, Augustin, 1795-1856, Augustin Thierry, États généraux, France, Tiers État
  5. Grandes Chroniques de France
  6. Union REMPART : Programme 2009 des chantiers bénévoles en Picardie
  7. Site municpal officiel
  8. Thierry Griois, « La collégiale Saint-Martin rajeunit », Le Courrier picard, édition Région d'Amiens, 26 juillet 2008 
  9. L'office detourisme de l'Ouest Amiénois
  10. Site de l'Office de tourisme de l'Ouest amiénois
  11. Photos des Chevaliers du Comté de Boulogne
  12. Les Compagnons de l'art médiéval
  13. Le Chœur des Sources, chorale itinérante en costume médiéval.
  14. Site de l'association Les Chevaliers du Roc Blanc