Thiepval

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Thiepval
Le Mémorial franco-britannique
Le Mémorial franco-britannique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Péronne
Canton Albert
Intercommunalité Communauté de communes du Pays du Coquelicot
Maire
Mandat
Max Potié
2014-2020
Code postal 80300
Code commune 80753
Démographie
Population
municipale
128 hab. (2011)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 03′ 19″ N 2° 41′ 23″ E / 50.0552777778, 2.68972222222 ()50° 03′ 19″ Nord 2° 41′ 23″ Est / 50.0552777778, 2.68972222222 ()  
Altitude Min. 70 m – Max. 154 m
Superficie 4,4 km2
Localisation

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Thiepval

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Thiepval
Liens
Site web village de Thiepval

Thiepval est une commune française, située dans le département de la Somme en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Thiepval est un village picard située au nord d'Albert dans la Somme à la limite de la Picardie et de l'Artois.

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Nature du sol et du sous-sol[modifier | modifier le code]

Le sol est argilo-siliceux ou argilo-sablonneux sur environ les trois quarts du territoire communal. Il est calcaire aux environs de Saint-Pierre-Divion[1].

Relief, paysage, végétation[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par l'Ancre, affluent de la rive droite de la Somme.

Climat[modifier | modifier le code]

Tempéré océanique

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

Urbanisme et aménagement du territoire[modifier | modifier le code]

Le village de Thiepval a été totalement détruit pendant la Grande Guerre. Il a été reconstruit durant l'entre-deux-guerres à l'ombre de l'imposant mémorial franco-britannique qui domine le paysage à des kilomètres à la ronde.

Activités économiques et de services[modifier | modifier le code]

L'activité économique de la commune est dominée par l'agriculture d'une part et par le tourisme d'autre part. Ayant été un des hauts lieux de la Bataille de la Somme, Thiepval est une étape importante sur le Circuit du Souvenir.

Lieux-dits[modifier | modifier le code]

Thiepval, Saint-Pierre Divion

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Thiepval
Beaumont-Hamel Grandcourt
Thiepval Courcelette
Mesnil-Martinsart Authuille Ovillers-la-Boisselle

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 128 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
340 352 374 413 419 414 422 441 432
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
410 430 389 359 367 345 344 315 276
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
266 230 231 16 43 90 97 89 134
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
111 111 93 105 116 98 93 98 121
2011 - - - - - - - -
128 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture, fêtes, sport et loisirs[modifier | modifier le code]

  • Le village est cité dans la chanson des Zombies, Butcher's Tale (Western Front 1914), présente sur l'album Odessey and Oracle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Geneviève Potie    
mars 2008[4] en cours
(au 6 mai 2014)
Max Potie   Réélu pour le mandat 2014-2020 [5]

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

  • On a retrouvé, au XIXe siècle, au lieu-dit La Falaise, des vestiges d'un camp gallo-romain[1].
  • Dans les marais de Thiepval ont été retrouvé des objets datant de l'époque romaine[6].
  • Le camp romain appelé Camp Bourdeau fut conservé par les rois francs[6].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

On ne trouve mention de Thiepval, dans les textes qu'au XIIIe siècle:

  • 1223, Baudouin de Lowencourt et son épouse, donne à Jean de Thiebval, vingt-huit journaux de terres à Louvencourt contre 7 sous de redevance et trois présences annuelles au plaids de Baudouin.
  • 1225, Jean de Thiebval vend, aux Templiers de Belle-Eglise, vingt journaux de terres à Louvencourt.
  • 1227, Pierre de Thiebval et son épouse vendent à Gautier, doyen d'Encre, deux gerbes de dîmes à Hamel pour fonder une prébende à la collégiale de Fouilloy[6].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

  • 1567, la coutume de Péronne cite les dépendances de Thiepval, aujourd'hui disparues: Lambourg, La Tour du Pré et Vaudricourt.
  • La seigneurie de Thiepval passa à la famille Pingré de Fricamps puis à la famille de Wasservas originaire d'Artois.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Bataille de la Somme (1916)[modifier | modifier le code]

Thiepval a été l’un des principaux théâtres de la Bataille de la Somme. La colline - ainsi que le village lui-même et le château aujourd'hui disparu - fut avec Hamel l'un des piliers de la défense allemande sur la partie nord du secteur britannique. Le site constituait en effet une forteresse naturelle protégée à sa base par les marécages de l'Ancre et par de nombreux et très profonds souterrains.

Elle constituait le « saillant de Leipzig » ou « redoute Schwaben », qui pouvait recevoir cinq cents officiers et dix mille hommes de troupe, et était parcourue par vingt-cinq rues.

Thiepval fut, le 1er juillet 1916, l'un des principaux champs de bataille de l'aile gauche britannique. Ayant perdu 58 000 soldats (dont 20 000 tués), la Grande-Bretagne y connut la plus grande tragédie militaire de son histoire. Les combats pour la prise de Thiepval, commencés le 1er juillet 1916, se termineront le 26 septembre 1916.

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Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Mémorial franco-britannique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Mémorial de Thiepval.
Mémorial et cimetière franco-britannique de la Première Guerre mondiale

Le Mémorial de Thiepval, inauguré en 1932, constitue le plus important des mémoriaux britanniques au monde. Cet imposant monument construit en briques et en pierres s’élève à 45 mètres de hauteur.

Il est visible à des kilomètres à la ronde. C'est l'œuvre de l'architecte Sir Edwin Lutyens[7]

  • Cimetière militaire franco-britannique : Il abrite les dépouilles de 300 militaires français et de 300 militaires britanniques et du Commonwealth. Sa construction fut décidée en 1932 afin de symboliser l’alliance de l’Empire britannique et de la République française[8]. Il fut inauguré en 1932 par le Prince de Galles, en présence du président de la République Française, Albert Lebrun.

Tour de l'Ulster[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tour de l'Ulster.
vignette

Également appelée Tour de Belfast ou Helen Tower, inaugurée en 1921, est la réplique d'une tour située dans le parc de Clandeboye, près de Belfast. La 36e Division irlandaise perdit plus de 5 500 hommes en quelques heures le 1er juillet 1916. La Tour est le mémorial de tous les soldats des bataillons d'Ulster (Royal Irish Fusiliers, Inniskilling Fusiliers, Royal Irish Riflesqui) tués pendant la Première Guerre mondiale.
Une plaque indique « Mémorial dédié à la 36e Ulster Division ainsi qu'aux autres hommes de l'Ulster qui servirent pendant la Grande Guerre (1914-1918) »[9].

À côté se trouve le cimetière de Caunnaught, aménagé en 1916, et où se trouvent les dépouilles de 1286 soldats britanniques, ainsi que 642 corps non identifiés et 425 appartenant à d'autres unités.

Autres lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Martin[10]

  • Église moderne de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge.
  • Vallée de l'Ancre

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Paul Decagny, L'Arrondissement de Péronne ou recherches sur les villes, bourgs, villages et hameaux qui le composent, 1844; réédition, Albert et ses environs, Paris, 1999, Rassorts-Lorisse.
  • Christophe Lépine et Philippe Mangot, Sites de la Bataille de la Somme, Punch Éditions, 2006.
  • Jean-Pascal Soudagne, Le Circuit du Souvenir : La Somme dans la guerre de 14-18, Édition Ouest-France, 2005.

Liens[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Notice géographique et historique sur la commune de Thiepval, rédigée par Monsieur Binet, instituteur, 1899, Archives départementales de la Somme
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  4. [xls] « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr,‎ 27 janvier 2009 (consulté le 6 avril 2009)
  5. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme,‎ 6 mai 2014 (consulté le 9 juin 2014)
  6. a, b, c et d Abbé Paul Decagny, L'Arrondissement de Péronne ou recherches sur les villes, bourgs, villages et hameaux qui le composent, 1844; réédition, Albert et ses environs, Paris, 1999, Rassorts-Lorisse
  7. Department of Veterans' Affairs and Board of Studies NSW, « Le mémorial de Thiepval », sur le site "Les Australiens sur le front occidental (1914-1918),‎ 2008 (consulté le 8 avril 2009)
  8. Department of Veterans' Affairs and Board of Studies NSW, « Le mémorial de Thiepval : Ça c’est passé (sic) dans le no man's land », sur le site "Les Australiens sur le front occidental (1914-1918),‎ 2008 (consulté le 8 avril 2009)
  9. Alain Pouteau, « Ulster Tower (Thiepval) », sur le site "Picardie 1914-1918" (consulté le 8 avril 2009)
  10. clochers.org, « Église Saint-Martin » (consulté le 11 novembre 2010)