Beauquesne

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Beauquesne
École.
École.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Amiens
Canton Doullens
Intercommunalité Communauté de communes du Doullennais
Maire
Mandat
François Durieux
2014-2020
Code postal 80600
Code commune 80070
Démographie
Population
municipale
1 348 hab. (2011)
Densité 67 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 05′ 07″ N 2° 23′ 33″ E / 50.0853, 2.392550° 05′ 07″ Nord 2° 23′ 33″ Est / 50.0853, 2.3925  
Altitude Min. 98 m – Max. 164 m
Superficie 20,04 km2
Localisation

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Beauquesne est une commune française située dans le département de la Somme en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village est situé sur la route départementale 23 qui permet de rejoindre la route nationale 25 (RN 25) qui passe à proximité. Par la route, Amiens se trouve à 26 km, Abbeville à 45 km et Doullens à 10 km.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Beauquesne
Beauval Terramesnil Marieux et
Sarton (Pas-de-Calais)
Beauquesne Raincheval
Talmas et
La Vicogne
Puchevillers

Toponymie[modifier | modifier le code]

Deux étymologies expliquent le nom de Beauquesne ("Bieutchène" en picard local). Celles-ci s'accordent néanmoins sur la présence en ce lieu d'un chêne, pour l'une plus beau parmi tant d'autres, pour la seconde consacré à la divinité gauloise Belen[a 1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village est le siège d'une prévôté royale depuis Philippe Auguste[a 2].

Un réseau de souterrains-refuges a été creusé dès la construction du château.

Le château fort est bâti par Philippe d'Alsace, comte de Flandres vers 1182[a 3].Il est démantelé puis les ruines sont vendues sous la Révolution française. Le site se trouve à l'angle sud-est de l'actuelle place publique.

Le 13 janvier 1750, les pavés sont retirés des rues et servent à regarnir celles de la ville voisine, Doullens[a 4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001[1] en cours
(au 5 mai 2014)
François Durieux   Réélu pour le mandat 2014-2020 [2]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 348 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 046 2 032 2 191 2 262 2 705 2 590 2 651 2 684 2 707
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 800 2 871 3 003 2 658 2 658 2 286 2 249 2 402 2 115
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 010 1 842 1 688 1 464 1 393 1 352 1 324 1 213 1 240
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 242 1 265 1 194 1 139 1 147 1 176 1 271 1 291 1 348
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Sports[modifier | modifier le code]

Au championnat de France de Ballon au poing à La Hotoie (Amiens - Lundi 15 août 2011), Beauquesne est devenu champion d'Excellence 2011 par 7-2 contre Louvencourt.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune compte un monument inscrit à l'inventaire des monuments historiques[5] et un monument répertorié à l'inventaire général du patrimoine culturel[6].

L'église Saint Jean-Baptiste possède un clocher gothique à quatre étages du XIIIe siècle inscrit à l'inventaire des monuments historiques depuis le 4 mars 1926[7]. L'église actuelle, construite en briques de style néo-roman début XXe siècle, remplace l'édifice précédent du XIIIe siècle[a 5].

L'usine textile Deneux Frères, puis Coopérative agricole « le Réveil Agricole de Picardie » est mentionnée depuis 1929[8].

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Beauquesne et la musique[modifier | modifier le code]

Fondée en 1869 la fanfare Union et progrès, ancêtre de l'harmonie actuelle réorganisée pour la dernière fois en 1926, comptait alors une vingtaine de musiciens. Elle devient ensuite Musique municipale en 1880 et le restera jusqu'en 1985.

Juin 1937 : la société musicale de Beauquesne participe à la Fête des archers de Doullens. Présidés par André Thuillier, les trente musiciens dirigés par le chef Henri Strich, y ont exécuté ces trois morceaux Montrevel en fête (pas redoublé de L. Chanel), Émulation (ouverture de L. Canivez) et Lotus Bleu (valse de Francis Popy).

L'orchestre, portant désormais le nom d'Harmonie, compte à présent[Quand ?] une soixantaine de musiciens[9].

Créée en 1981, l'école de musique compte aujourd'hui[Quand ?] une centaine d'élèves inscrits.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Charles Jay (1911-1988), second grand prix de Rome de composition en 1945, et directeur du conservatoire de musique d'Amiens, réside régulièrement à Beauquesne. À ce titre, il y écrit et dédie une pièce pour l'harmonie locale, la messe Lumière et joie créée en décembre 1971.

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la commune se blasonnent ainsi[a 6] : parti au premier d'azur, à une moitié senestre de fleur de lys coupée de chef en pointe ; au deuxième d'or au chêne ramifié et arraché de sinople.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • J. Duchaussoy, Beauquesne, sa commune, son château fort, sa prévôté royale, Abbeville, 1898, [lire en ligne].
  • Père Célestin Daire, Histoire de la ville et du doyenné de Doullens, article Beauquêne.
  • Abbé Édouard Eugène Delgove, Histoire de Doullens, édit. Lemer Aîné, Amiens, 1865.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Document utilisé pour la rédaction de l’article J. Duchaussoy, Beauquesne, sa commune, son château fort, sa prévôté royale, Abbeville, 1898, [lire en ligne]
  1. p. 7-8.
  2. p. 52.
  3. p. 31 à 42.
  4. p. 256.
  5. p. 70.
  6. p. .

Autres sources[modifier | modifier le code]