Flesselles

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Flesselles
La mairie, caractérisée par l'élégance de l'encadrement de sa porte et de ses fenêtres.
La mairie, caractérisée par l'élégance de l'encadrement de sa porte et de ses fenêtres.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Amiens
Canton Villers-Bocage
Intercommunalité Communauté de communes du Bocage et de l'Hallue
Maire
Mandat
Bernard Binoist (PS)
2014-2020
Code postal 80260
Code commune 80316
Démographie
Population
municipale
2 053 hab. (2011)
Densité 100 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 00′ 07″ N 2° 15′ 38″ E / 50.0019444444, 2.2605555555650° 00′ 07″ Nord 2° 15′ 38″ Est / 50.0019444444, 2.26055555556  
Altitude Min. 57 m – Max. 134 m
Superficie 20,49 km2
Localisation

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Flesselles

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Flesselles

Flesselles est une commune française, située dans le département de la Somme en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Flesselles
Havernas Wargnies Naours Villers-Bocage
Vignacourt Flesselles Montonvillers
Vaux-en-Amiénois Bertangles

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

D’argent au lion d’azur, la tête courbée en avant ; au chef de gueules chargé de trois besants d’or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au 6 mai 2014)
Bernard Binoist PS Réélu pour le mandat 2014-2020[1], [2]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 053 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 378 1 467 1 610 1 615 1 718 1 709 1 693 1 751 1 762
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 731 1 661 1 609 1 434 1 390 1 292 1 158 1 110 1 055
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
982 947 865 826 778 720 712 697 656
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
653 730 898 1 361 2 103 2 143 2 021 2 004 2 053
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château[modifier | modifier le code]

Le château du XVIIe et XVIIIe siècles, au pied de la tour (jadis, le château était entourés de 7 tours), est le seul vestige de l'ancienne forteresse du XIVe siècle.

Église Saint-Eustache[modifier | modifier le code]

L'édifice néo-gothique commence en mars 2010 à souffrir du temps. Une barrière de sécurité en interdit l'approche latérale. Par ailleurs, les deux pinacles frontaux du clocher ont manifestement perdu des pierres.

L'église Saint-Eustache dont la construction a été terminée en 1871, est de style néo-gothique. Son architecte fut Victor Delefortrie. L'édifice est orienté est-ouest, sans transept. Il comprend une nef et deux bas-côtés, un clocher-porche formant narthex en façade, longueur de la nef : 48 mètres, hauteur maximale de la voûte : 17 mètres, hauteur de la tour : 27 mètres, hauteur de la flèche : 18 mètres.

Les fondations sont en moellons de craie du pays, la maçonnerie en élévation en briques dures violettes, la charpente en bois de sapin rouge, la couverture en ardoises de Fumay, sur voliges de sapin.

L'ensemble des voûtes : abside, chœur, nef, bas-côtés et narthex, est réalisé en briques hourdées en plâtre sur croisées d'ogives, et recouvertes d'un enduit simulant la pierre. Les clés de voûte sont ouvragées en feuilles d'acanthe.

Les travées de la nef et des bas-côtés sont séparées par de hautes arcades voussurées ; une arcade plus importante sépare la nef du chœur. Arcades et arêtes descendent jusqu'au sol, le long des piliers formés ainsi de plusieurs colonnes. Ces colonnes comportent un premier chapiteau à hauteur des arêtes des bas-côtés et un autre à hauteur des arêtes de la nef. Ces derniers sont réunis dans la nef par un bandeau en feuilles d'acanthe.

Le long des murs intérieurs des bas-côtés, les arêtes et arcades reposent sur des pilastres surmontées d'un demi-chapiteau. Les murailles en briques sont, comme les voûtes, recouvertes d'un enduit simulant la pierre. Dans l'abside et le chœur, elles sont recouvertes de peintures polychromes jusqu'à hauteur des fenêtres.

Pour donner à l'architecture ogivale tout son intérêt, la construction comporte de nombreuses et grandes ouvertures : douze fenêtres de bas-côtés de 2,80m de haut sur 1,20m de large ; quinze rosaces de 1,20m de diamètre ; sept fenêtres de chœur de 5,60m de haut sur 1,40m de large ; douze baies latérales de la tour de 2 mètres de haut et 50 centimètres de large ; un portail central de 3 mètres de haut et deux portails latéraux de 2,50m de haut. (Dans le volume total de maçonneries de 1 865 mètres cubes, les vides créés par ces ouvertures représentent 448 mètres cubes)

Le carrelage est en carreaux de marbre de Lunel noir et gris, les marches en grès du pays. Les menuiseries sont en sapin pour la terrasse du clocher, en chêne pour la terrasse de la chambre des sonneurs et pour le grand portail ; en chêne également avec panneaux gothiques en chanfrein, pour la porte de la sacristie.

Le clocher, dont la flèche se termine par une croix de 300 kg et un coq doré, s'enorgueillit de trois cloches[5].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Flesselles est jumelé avec la commune de :

Écoles[modifier | modifier le code]

L’école primaire de Flesselles est l’école partenaire de Comenius depuis octobre 2011. La Grund- und Mittelschule à Altomünster (Bavière) et la "Primary School" à Crook (Angleterre) sont déclarées comme partenaires d’école. Le sujet "Healthy Active Citizens Across Europe" est choisi comme programme.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

François Ansart Églises néo-gothiques dans le canton de Villers-Bocage in Histoire et Traditions du pays des coudriers, n° 17, p. 26 à 29.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr,‎ 13 août 2008 (consulté le 1er novembre 2008)
  2. « Liste des maires de la Somme » [PDF], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme,‎ 6 mai 2014 (consulté le 9 juin 2014)
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  5. Archives départementales de la Somme. Série 99 O

Liens externes[modifier | modifier le code]