Fort-Mahon-Plage
|
|
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) Le bandeau {{ébauche}} peut être enlevé et l’article évalué comme étant au stade Bon début quand il comporte assez de renseignements encyclopédiques concernant la commune.
Si vous avez un doute, l'atelier de lecture du projet Communes de France est à votre disposition pour vous aider. Consultez également la page d'aide à la rédaction d'un article de commune. |
| Fort-Mahon-Plage | ||
Blason |
||
| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Picardie | |
| Département | Somme | |
| Arrondissement | Abbeville | |
| Canton | Rue | |
| Intercommunalité | Communauté de communes Authie-Maye | |
| Maire Mandat |
Alain Baillet 2011-2014 |
|
| Code postal | 80120 | |
| Code commune | 80333 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Fort-Mahonnais | |
| Population municipale |
1 318 hab. (2010) | |
| Densité | 101 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 1 m — Max. 30 m | |
| Superficie | 13,04 km2 | |
| Localisation | ||
| modifier |
||
Fort-Mahon-Plage est une commune française, située dans le département de la Somme et la région Picardie.
Commune située sur le littoral de la Manche et dotée d'une superbe plage de sable et de massifs dunaires, Fort-Mahon-Plage attire en permanence, mais surtout l'été et lors des grands week-ends, une très forte affluence touristique. Grâce à des investissements et au fait qu'elle répond entre autres à de nombreux critères de qualité environnementale, la commune est officiellement classée station balnéaire depuis 2006.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Fort-Mahon-Plage est l'une des communes les plus septentrionales de la région Picardie. Elle se situe à environ 60 km de Boulogne-sur-Mer, 90 km de Calais, 130 km de Dunkerque, 80 km d'Amiens, 45 km d'Abbeville, 150 km de Lille et 230 km de Paris.
Communes limitrophes [modifier]
Héraldique [modifier]
|
Les armes de Fort-Mahon-Plage se blasonnent ainsi : Taillé : au 1) d’argent à la tour de sable sur un rocher du même, au 2) d’or aux trois crevettes de sable rangés en barre ; à la barre d’azur chargées de trois fleurs de lys d’or posées à plomb, brochant sur la partition |
Toponymie [modifier]
Dans la langue picarde, ech Mahon c'est le coquelicot[1].
Histoire [modifier]
Fort-Mahon-Plage est une commune dont l'existence n'est pas très ancienne. Il semble établi que rien n'y existait avant le XVIIIe siècle, à part bien sûr de superbes dunes de sable et la mer toute proche. Alors jugée plutôt froide et sauvage, la côte n'aurait accueilli que des pêcheurs et ramasseurs de coquillages occasionnels.
En fait, la première agglomération a été relevée il y a seulement un peu plus de deux siècles, avec les premières et simples petites maisons de bergers relevées en 1790. Fort-Mahon-Plage n'est une commune à part entière que depuis moins de cent ans, puisque celle-ci ne se distinguera officiellement de sa voisine Quend qu'en 1923. Son urbanisation sera alors régulière notamment dans les années cinquante, l'immense plage de sable fin, contrairement aux plages de galets normandes, faisant beaucoup pour son attractivité, ainsi qu'une mer en pente douce très agréable l'été.
La commune sera ensuite renommée pour ses activités nautiques, notamment la voile et le char à voile, et pour son immense plage de sable fin.
La commune a aussi beaucoup investi sur sa très longue artère principale, dite « Avenue de la plage », notamment par un traitement urbain de qualité qui renforce l'attractivité de la station.
Administration [modifier]
Loisirs [modifier]
À Fort-Mahon-Plage, il est possible de pratiquer d'innombrables activités, parmi lesquelles on trouve un certain nombre de pratiques encadrées :
- la voile (centre nautique) ;
- le char à voile (centre nautique) ;
- le kayak (centre nautique) ;
- la paddle (centre nautique) ;
- le kite-surf (centre nautique).
Démographie [modifier]
Évolution démographique [modifier]
En 2010, la commune comptait 1 318 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1926. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Pyramide des âges [modifier]
La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (38,7 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (21 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,5 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :
- 47,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 14,1 %, 15 à 29 ans = 16,2 %, 30 à 44 ans = 16,4 %, 45 à 59 ans = 20,5 %, plus de 60 ans = 32,7 %) ;
- 52,5 % de femmes (0 à 14 ans = 9,6 %, 15 à 29 ans = 13,7 %, 30 à 44 ans = 14 %, 45 à 59 ans = 18,8 %, plus de 60 ans = 44 %).
Lieux et sites naturels exceptionnels [modifier]
Trois axes :
- Le milieu dunaire, sa faune et sa flore.
- La baie d'Authie, sa faune et sa flore.
- L'estran
Le milieu dunaire [modifier]
L'immense milieu dunaire de Fort-Mahon-plage et environs fait face à la Manche et entoure également toute la commune. Les dunes de sable possèdent un exceptionnel biotope. Le milieu dunaire est particulièrement sensible aux assauts du vent. Les dunes peuvent se déplacer rapidement, mais des moyens naturels à base de plantations permettent de les stabiliser. Une graminée, l'oyat (Psamma arenaria), joue notamment un rôle important pour la fixation des dunes de sable grâce à des racines très développées. Grâce à ces graminées, le cordon dunaire littoral peut être maîtrisé.
Le milieu dunaire propose aussi une flore, une faune et un relief particuliers et fort intéressants, qu’il convient bien sûr de respecter. Afin de ne pas marcher n'importe où et de respecter au mieux l'environnement, il est préférable de découvrir le milieu dunaire de Fort-Mahon-Plage en suivant un circuit découverte proposé dans le cadre de l'ouverture au public de terrains acquis par le Conservatoire du Littoral. (Ce circuit se trouve vers la baie d'Authie, à deux pas du centre équestre - se renseigner sur place). Un parcours qui permet de découvrir les dunes, le sentier du Royon, (4 km, 1 h 30), permet de rallier la commune toute proche de Quend-Plage et le village de Belle-Dune avant, pourquoi pas, de revenir par la plage.
La faune et la flore du milieu dunaire [modifier]
- La faune est représentée par plusieurs mammifères, (lapin, écureuil, sanglier et rongeurs…), et de nombreuses espèces d'oiseaux (rossignol, mésange, fauvette ou encore pouillot…).
- La flore présente surtout deux types d'associations végétales. Le premier est constitué des plantes herbacées du genre bec de grue et orpin âcre. Celles-ci n’excèdent généralement pas dix cm de hauteur (adaptation du végétal aux milieux difficiles soumis à la sécheresse et au vent). Le second type est plutôt arbustif, les dunes étant colonisées par l'argousier, des arbustes épineux, le tout très souvent mêlés à des aubépines, des troènes vulgaires, des pruneliers, des églantiers et des ronces. Sans oublier l'oyat, graminée qui a la propriété de fixer les dunes, et l'onagre, une plante dont on peut extraire une huile aux propriétés régénératrices utilisée en cosmétologie.
La baie d'Authie [modifier]
Au nord de Fort-Mahon-Plage coule la rivière de l'Authie sur une distance totale de 105 km. Cette rivière se jette en mer de la Manche au niveau de la baie d’Authie, c’est-à-dire au sein d'une vaste zone située entre Fort-Mahon-Plage (Somme, Picardie) et Berck (Pas-de-Calais), ce qui offre une frontière naturelle entre les deux départements et les deux régions.
La baie d'Authie est une sorte de vaste marécage marin composé de reliefs de sable et de vases, parsemés de nombreuses mares et de petits cours d’eau que la mer recouvre aux grandes marées. Elle offre à ses visiteurs une multitude de promenades au sein d’une nature exceptionnellement préservée et qu’il convient de respecter. (Nota bene : D’une façon générale, se promener en baie d’Authie peut ne pas être sans risque pour un visiteur non initié. Il va de soi que les plus élémentaires règles de sécurité s’imposent, notamment à propos des marées).
En baie d’Authie on distingue notamment :
Les mollières. Ce sont des zones de chasse à la hutte se pratiquant la nuit, en fait de vastes prés salés coupés de mares. Les oiseaux migrateurs (nombreux limicoles et anatidés) s'y arrêtent et s’y nourrissent durant leurs longs voyages, d’où l’intérêt des chasseurs de gibier d’eau locaux qui les piègent avec des leurres. (Exemples : de faux canards en plastique flottant censés donner confiance aux oiseaux qui cherchent à se reposer et à se nourrir sur une mare, ou des appelants, des animaux vivants qui inspirent aussi la confiance puisqu’ils s’expriment). La chasse est importante pour les habitants et gens des environs, elle est bien sûr réglementée.
Le chemin de la digue. Celui-ci permet de suivre le cours de l'Authie et, pour les plus courageux, de remonter un peu la rivière.
La flore et la faune en baie d'Authie [modifier]
Le lilas de mer. C’est une plante maritime appréciée pour ses petites fleurs mauves et que l’on peut conserver en fleur séchée. Longtemps coupée et proposée en bouquets, notamment par les enfants des gens du voyage qui la proposaient aux touristes et sur les parkings de la région pour quelques pièces, il semble qu’elle soit aujourd’hui protégée.
La salicorne. (Salicornia, famille des chénopodiacées) C’est une plante des zones littorales comestible, aux feuilles réduites à des écailles et qui pousse sur des vases salées. Appelée familièrement « haricot de mer », elle est très appréciée. Utilisé dans la cuisine locale, la salicorne est aussi proposée en bocaux de type semi-conserve au sein des poissonneries et magasins spécialisés.
Nombre d'animaux marins ou terrestres parmi ceux familiers des baies ou des plages d'Europe : le crabe, la crevette, le goéland argenté, la mouette, et du fait qu'il s'agit d'une zone de transition pour les migrations, de nombreux oiseaux et canards (gibier d'eau).
(Nota bene : La baie est un univers fragile qu’il faut savoir apprécier tout en le préservant des déchets sauvagement abandonnés, des cueillettes et pêches abusives).
L'estran [modifier]
L’estran est la vaste partie située entre le pied des dunes et la mer à marée basse. Sur toute la longueur du littoral de la commune et de sa voisine Quend-Plage, l’estran offre aux promeneurs une immense plage de sable où peut se pratiquer la pêche côtière ou « surf-casting » pour du bar, du flet ou du poisson plat, la pêche aux coques (Cardium edule - mollusque lamellibranche marin comestible qui vit enfoui dans le sable / selon autorisations administratives, se renseigner !) ou aux crevettes.
Des coquillages vivent aussi sur cet espace : le couteau, la nasse, la donace, la telline, la lutraire, la natice et l'oursin.
Le char à voile, le char à cerf-volant et le speed sail y sont aussi pratiqués, ainsi que de nombreuses promenades seul ou en famille.
Ville fleurie : une fleur attribuée en 2007 par le Conseil des Villes et Villages Fleuris de France au Concours des villes et villages fleuris[8].
Personnalités liées à la commune [modifier]
Jumelage [modifier]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Mahon (Flore)
- FACS, « Les Chemins de Fer Secondaires de France : Département de la Somme », sur http://www.trains-fr.org, 2008. Consulté le 5 juin 2011
- {{Lien web |url=http://www.somme.pref.gouv.fr/elections/2008/liste_maires_Somme_2008_MAJ090608.xls |titre=Liste des maires de la Somme|auteur=|année=9 juin 2008|site=http://www.somme.pref.gouv.fr%7Cconsulté le=30 août 2008
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Évolution et structure de la population à Fort-Mahon-Plage en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 15 novembre 2010
- Résultats du recensement de la population de la Somme en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 15 novembre 2010
- « Le palmarès des villes et villages fleuris », Le Courrier picard, édition de l'Oise, 5 juillet 2008
