Marcel Cachin

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Marcel Cachin
Illustration.
Fonctions
Parlementaire français
Député 1914-1936
puis 1945-1958
Sénateur 1936-1940
Gouvernement IIIe République-IVe République
Groupe politique SFIO (1914-1921)
SFIC (1921-1958)
Biographie
Date de naissance 20 septembre 1869
Date de décès 12 février 1958
Résidence Seine

Gilles, Marcel Cachin né à Lancerf, commune de Plourivo, près de Paimpol, le 20 septembre 1869, et mort à Choisy-le-Roi, le 12 février 1958) est un homme politique français.

Sommaire

Biographie[modifier]

Jeunesse, formation et débuts professionnels[modifier]

Il est le fils de Marcel Cachin, un gendarme, et de Marie-Louise Le Gallou, fileuse de lin. Après des études au lycée Saint-Charles de Saint-Brieuc et à celui de Rennes, il suit les cours de la faculté des lettres de Bordeaux et passe sa licence en 1893. Il est professeur de philosophie à Bordeaux pendant quinze ans.

Toute sa vie, il fut très attaché au breton « langue de la paysannerie et du prolétariat breton ».

Parcours politique[modifier]

Dès 1891, Marcel Cachin adhère au Parti ouvrier français de Jules Guesde. Il participe aux congrès socialistes d'Amsterdam (1904) et de Paris (1905), ce dernier prononçant la création de la SFIO qu'il rejoint.

Élu député de 1914 à 1932, il se rallie à la politique d'union nationale pendant la Première Guerre mondiale, et soutient donc la guerre. Il est envoyé en mission en Russie en 1917.

En 1920, lors du congrès de Tours, il est l'un des fondateurs du Parti communiste français et fait partie de la majorité approuvant la révolution russe et le bolchévisme. Il adhère alors à la IIIe Internationale. En 1923, il est emprisonné pour ses prises de position contre l'occupation de la Ruhr et la présence française au Maroc.

En 1936, il est l'un des piliers du Front populaire. Refusant de désavouer le pacte germano-soviétique et suivant la ligne du Parti, il est déchu de ses fonctions politiques en 1940. Pendant l'Occupation, confronté à la question des premiers otages suite aux attentats perpétrés contre les soldats allemands, il rédige une lettre dans laquelle il condamne les attentats individuels contre l'armée allemande. Des extraits de cette lettre sont repris par le Parti ouvrier et paysan français, parti composé d'anciens élus du Parti communiste français dans un but de propagande pour la Collaboration[1]. Il ne sera pas inquiété à la Libération pour cet écrit.

Il mène, pendant la guerre, une existence clandestine dans son village natal puis en région parisienne. Après la Libération, il reprend ses activités jusqu'à sa mort en 1958.

Directeur de L'Humanité (1918-1958), il est membre du bureau politique du Parti communiste français (1923-1958) et sénateur (1935), puis député de la Seine (1946). Après la guerre, il est député doyen de l'Assemblée nationale, et ce jusqu'à sa mort.

À l'âge de 88 ans, il est le premier étranger à être décoré de l'ordre de Lénine.

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise, à Paris.

Famille[modifier]

Sa fille Marcelle Cachin (1911-1998) épousa Paul Hertzog, chirurgien. Elle-même médecin, elle était membre du parti communiste et député.

Sa petite-fille, Françoise Cachin (1936-2011), était historienne d'art et conservateur de musée.

Hommage[modifier]

Plusieurs groupes scolaires portent son nom, notamment à Bezons, Villejuif, Orly, Échirolles, Vitry-sur-Seine, Champigny-sur-Marne, Choisy-le-Roi ou Romainville

Élections présidentielles[modifier]

  • 1931, candidat pour le PCF et obtient 10 voix sur 901 au premier tour (soit 1,1 % des suffrages), puis 11 voix sur 893 au second tour (soit 1,23 % des suffrages).
  • 1932, candidat pour le PCF, obtient 8 voix sur 826 (soit 0,96 % des suffrages).
  • 1939, candidat pour le PCF, obtient 74 voix sur 916 (soit 8,07 % des suffrages).
  • Présidentielle de 1953, candidat pour le PCF, obtient 113 voix sur 928 (soit 12,18 % des suffrages)

Source[modifier]

Lien externe[modifier]

Références[modifier]

  1. L'affaire Cachin, rene.merle.charles.antonin.over-blog.com, 23 août 2012