Rue (Somme)
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| Rue | ||
Le beffroi de Rue |
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Héraldique |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Picardie | |
| Département | Somme | |
| Arrondissement | Abbeville | |
| Canton | Rue | |
| Intercommunalité | Communauté de communes Authie-Maye | |
| Maire Mandat |
Philippe Mas 2013- |
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| Code postal | 80120 | |
| Code commune | 80688 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Ruens[1] | |
| Population municipale |
3 145 hab. (2010) | |
| Densité | 108 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 2 m — Max. 12 m | |
| Superficie | 29,06 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | www.ville-rue.fr | |
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Rue est une commune française située dans le département de la Somme et la région Picardie.
Ses habitants sont les Ruens et les Ruennes[1].
Sommaire |
Géographie [modifier]
Rue est une ville picarde du Ponthieu, capitale du Marquenterre proche de la baie de Somme, traversée par un fleuve côtier, la Maye. Désormais située dans les terres, Rue fut un port de pêche au XIIe siècle
La ville dispose d'une gare sur la ligne de chemin de fer Paris-Amiens-Calais, et est traversée par l'ancienne route nationale 40 (l'actuelle D 938). Elle est aisément accessible par l'autoroute A16 (
24 Côte Picarde, puis D 32).
Communes limitrophes [modifier]
Histoire [modifier]
Créée au IXe siècle par des vikings danois venus de Ry (prononcer "Ru"), dans la région de Ry, au centre du Jutland (Danemark), la ville de Rue en Picardie ne consista d'abord qu'en un groupe de huttes au milieu d'un marécage bordant la mer. Certaines familles y portent encore des noms danois francisés.
Le port fut longtemps prospère et constituait une place forte du comté de Ponthieu. En 1101, le crucifix miraculeux du Saint-Esprit déposé dans une barque s'échoua dans le port. Le bourg reçut du comte de Ponthieu une charte communale en 1220.
À la suite de la mort de Charles le Téméraire, le roi Louis XI confirma en février 1477 les privilèges de la ville par ses lettres patentes[2].
Après l'ensablement du port, la place forte fut démantelée en 1668.
En 1849, comme dans toutes les communes de France, la population masculine majeure put, pour la première fois, aller voter grâce à l'instauration du suffrage universel. Voici la répartition (en nombre) de quelques patronymes des électeurs :
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Abraham, 1 |
Administration [modifier]
Lieux et monuments [modifier]
- La chapelle du Saint-Esprit, construite entre 1440 et 1515 est un bijou de l'art gothique flamboyant picard, construite afin d'accueillir des pèlerins venus vénérer un crucifix miraculeux venant de Jérusalem trouvé dans une barque qui s'échoua au port en 1101. Elle est décorée d'une dentelle de sculptures décoratives, et comprend de remarquables voûtes élevées, ornées de clés de voûte pendantes[5],
- Le beffroi
Patrimoine mondial (2005)
Inscrit MH (1926), témoin des libertés communales accordées à la Ville en 1220, reconstruit après la Guerre de Cent Ans, a été récemment classé (avec les beffrois de Belgique et de France) sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. C'est toujours l'Hôtel de Ville de Rue. Deux ailes de style néogothique ont été construites au XIXe siècle pour satisfaire aux besoins de la commune[6]. - La Chapelle de l'Hospice, dédiée à Saint Nicolas et à Saint-Jacques de Compostelle date du XVIe siècle. Sa voûte en carène de bateau renversée est remarquable, ainsi que ses statues et ses sablières, où sont gravées des scènes de chasse ainsi que les trois attributs de Saint Jacques[7].
- L'église Saint-Wulphy, reconstruite entre 1828 et 1833, par Charles Sordi, est de style néo-classique.
- Le Monument aux morts de 1921, du sculpteur abbevillois Emmanuel Fontaine (1856 -1935)[8].
La commune comporte aussi un musée à la mémoire des Frères Caudron.
Personnalités liées à la commune [modifier]
Les frères Gaston et René Caudron, pionniers de l'aéronautique, ont permis à l'aviation de prendre un important essor dans la première moitié du XXe siècle[9].
Louis François Augustin Norbert Loisel (1767-1836), révolutionnaire, anticlérical, responsable départemental[10].
Démographie [modifier]
Évolution démographique [modifier]
D’après le recensement Insee de 2007, Rue compte 3 102 habitants (soit une stagnation par rapport à 1999). La commune occupe le 3 240e rang au niveau national, alors qu'elle était au 3 036e en 1999, et le 20e au niveau départemental sur 782 communes.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Rue depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint 1982 avec 3 170 habitants.
En 2010, la commune comptait 3 145 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Pyramide des âges [modifier]
La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (33,1 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (21 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (54,1 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :
- 45,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 17,7 %, 15 à 29 ans = 17 %, 30 à 44 ans = 17,3 %, 45 à 59 ans = 21,1 %, plus de 60 ans = 26,8 %) ;
- 54,1 % de femmes (0 à 14 ans = 15,7 %, 15 à 29 ans = 12,1 %, 30 à 44 ans = 16,2 %, 45 à 59 ans = 17,7 %, plus de 60 ans = 38,4 %).
Notes et références [modifier]
- Habitants.fr, « Nom des habitants des communes françaises ». Consulté le 12 juillet 2008
- http://books.google.fr/books?id=j3kUAQAAMAAJ&pg=PA238 Lettres patentes de Louis XI, Péronne, février 1477 (1476 avant Pâques)
- Dictionnaire du personnel politique de la Somme (1800-1945), Jean-Michel Schill, 2011, Archives départementales de la Somme
- Le Courrier picard, éd. Abbeville, 2013
- Chapelle du Saint-Esprit, sur le site officiel de la ville, 2009. Consulté le 15 mars 2009
- Le beffroi de Rue,, sur le site officiel de la ville, 2009. Consulté le 15 mars 2009
- Chapelle de L'Hospice, sur le site officiel de la ville, 2009. Consulté le 15 mars 2009
- Monument aux Morts de la Guerre de 1914, 1918 et de la Guerre de 1939, 1945 à Rue (80), sur le site de Patrimoine de France, 1990. Consulté le 15 mars 2009
- Musée de l'aviation Gaston et René CAUDRON, sur le site officiel de la ville, 2009. Consulté le 15 mars 2009
- La Révolution dans la Somme. Conventionnels, jacobins et soldats, Robert Legrand, 1988, p. 235
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Évolution et structure de la population à Rue en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 14 novembre 2010
- Résultats du recensement de la population de la Somme en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 14 novembre 2010
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
