Rue (Somme)

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Rue
Le beffroi de Rue
Le beffroi de Rue
Blason de Rue
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Abbeville
Canton Rue
Intercommunalité Communauté de communes Authie-Maye
Maire
Mandat
Richard Renard
2014-2020
Code postal 80120
Code commune 80688
Démographie
Gentilé Ruens[1]
Population
municipale
3 121 hab. (2011)
Densité 107 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 16′ 23″ N 1° 40′ 07″ E / 50.2730555556, 1.66861111111 ()50° 16′ 23″ Nord 1° 40′ 07″ Est / 50.2730555556, 1.66861111111 ()  
Altitude Min. 2 m – Max. 12 m
Superficie 29,06 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ville-rue.fr

Rue est une commune française située dans le département de la Somme et la région Picardie.

Ses habitants sont les Ruens et les Ruennes[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Rue est une ville picarde du Ponthieu, capitale du Marquenterre proche de la baie de Somme, traversée par un fleuve côtier, la Maye. Désormais située dans les terres, Rue fut un port de pêche au XIIe siècle

La ville dispose d'une gare sur la ligne de chemin de fer Paris-Amiens-Calais, et est traversée par l'ancienne route nationale 40 (l'actuelle D 938). Elle est aisément accessible par l'autoroute A16 (sortie 24 Côte Picarde, puis D 32).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Rue
Quend Vercourt et Villers-sur-Authie Vron
Saint-Quentin-en-Tourmont Rue Arry (Somme)
Le Crotoy Favières Forest-Montiers

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

D’après le recensement Insee de 2007, Rue compte 3 102 habitants (soit une stagnation par rapport à 1999). La commune occupe le 3 240e rang au niveau national, alors qu'elle était au 3 036e en 1999, et le 20e au niveau départemental sur 782 communes.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Rue depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint 1982 avec 3 170 habitants.

En 2011, la commune comptait 3 121 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 197 1 346 1 421 1 655 1 770 1 838 2 039 2 194 2 262
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 260 2 338 2 366 2 444 2 476 2 520 2 667 2 826 2 902
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 930 2 938 2 881 2 775 2 807 2 726 2 791 2 656 2 782
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
2 967 2 952 3 122 3 170 2 942 3 075 3 104 3 099 3 121
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (33,1 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (21 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (54,1 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 45,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 17,7 %, 15 à 29 ans = 17 %, 30 à 44 ans = 17,3 %, 45 à 59 ans = 21,1 %, plus de 60 ans = 26,8 %) ;
  • 54,1 % de femmes (0 à 14 ans = 15,7 %, 15 à 29 ans = 12,1 %, 30 à 44 ans = 16,2 %, 45 à 59 ans = 17,7 %, plus de 60 ans = 38,4 %).
Pyramide des âges à Rue en 2007 en pourcentage[4]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
3,6 
10,2 
75 à 89 ans
16,2 
16,2 
60 à 74 ans
18,6 
21,1 
45 à 59 ans
17,7 
17,3 
30 à 44 ans
16,2 
17,0 
15 à 29 ans
12,1 
17,7 
0 à 14 ans
15,7 
Pyramide des âges du département de la Somme en 2007 en pourcentage[5]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,0 
5,9 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,3 
20,6 
45 à 59 ans
20,0 
21,0 
30 à 44 ans
19,8 
20,6 
15 à 29 ans
19,3 
19,5 
0 à 14 ans
17,5 

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1793   Louis François Augustin Norbert Loisel   notaire
1866   Georges Béthouart   conseiller d'arrondissement d'Abbeville(1886-1890), conseiller général[6]
1925 décembre 1944 Ernest Dumont[6]   imprimeur, conseiller général
Les données manquantes sont à compléter.
mai 1945 1959 Ernest Dumont    
Les données manquantes sont à compléter.
1959 1981 Gabriel Deray MDS directeur du collège
conseiller général, conseiller régional
1983 2001 Charles Deloge    
mars 2001 30 octobre 2012[7] Serge Deschamps NC Coiffeur
décédé en cours de mandat
1er février 2013[8] mars 2014 Philippe Mas    
28 mars 2014[9] en cours
(au 6 mai 2014)
Richard Renard    

Histoire[modifier | modifier le code]

Créée au IXe siècle par des vikings danois venus de Ry (prononcer "Ru"), dans la région de Ry, au centre du Jutland (Danemark), la ville de Rue en Picardie ne consista d'abord qu'en un groupe de huttes au milieu d'un marécage bordant la mer. Certaines familles y portent encore des noms danois francisés.

Le port fut longtemps prospère et constituait une place forte du comté de Ponthieu. En 1101, le crucifix miraculeux du Saint-Esprit déposé dans une barque s'échoua dans le port. Le bourg reçut du comte de Ponthieu une charte communale en 1220.

À la suite de la mort de Charles le Téméraire, le roi Louis XI confirma en février 1477 les privilèges de la ville par ses lettres patentes[10].

Après l'ensablement du port, la place forte fut démantelée en 1668.

En 1849, comme dans toutes les communes de France, la population masculine majeure put, pour la première fois, aller voter grâce à l'instauration du suffrage universel. Voici la répartition (en nombre) de quelques patronymes des électeurs :

Abraham, 1
Caudron, 1
Crepin, 1
Deschamps, 1
Fontaine, 3

Lefebvre, 1
(saisie non exhaustive !)

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La chapelle du Saint-Esprit[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Chapelle du Saint-Esprit de Rue.

Logo monument historique Classé MH (1840), construite entre 1440 et 1515, c'est un bijou de l'art gothique flamboyant picard, bâtie afin d'accueillir des pèlerins venus vénérer un crucifix miraculeux venant de Jérusalem trouvé dans une barque qui s'échoua au port en 1101. Elle est décorée d'une dentelle de sculptures décoratives, et comprend de remarquables voûtes élevées, ornées de clés de voûte pendantes[11],

Le beffroi[modifier | modifier le code]

 Patrimoine mondial (2005)  Inscrit MH (1926) Témoin des libertés communales accordées à la Ville en 1220, le beffroi fut reconstruit après la Guerre de Cent Ans, a été récemment classé (avec les beffrois de Belgique et de France) sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. C'est toujours l'Hôtel de Ville de Rue. Deux ailes de style néogothique ont été construites au XIXe siècle pour satisfaire aux besoins de la commune[12].

Musée des Frères Caudron[modifier | modifier le code]

Face à la chapelle du Saint-Esprit, il retrace les débuts de l'aviation en Picardie maritime, en particulier la vie et l'action des Frères Caudron.

La Chapelle de l'Hospice[modifier | modifier le code]

Beffroi et Chapelle de l’Hospice

Dédiée à Saint Nicolas et à Saint-Jacques de Compostelle date du XVIe siècle. Sa voûte en carène de bateau renversée est remarquable, ainsi que ses statues et ses sablières, où sont gravées des scènes de chasse ainsi que les trois attributs de Saint Jacques[13].

L'église Saint-Wulphy[modifier | modifier le code]

Reconstruite entre 1828 et 1833, par Charles Sordi, est de style néo-classique.

Le Monument aux morts[modifier | modifier le code]

Le Monument aux morts date de 1921, du sculpteur abbevillois Emmanuel Fontaine (1856 -1935)[14].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Wulphy, ermite né à Rue à la fin du VIe siècle et mort en 630 ou 643 au Bois de Celle à Regnière-Ecluse.
  • Louis François Augustin Norbert Loisel (1767-1836), révolutionnaire, anticlérical, responsable départemental[15].
  • Les frères Gaston et René Caudron, pionniers de l'aéronautique, ont permis à l'aviation de prendre un important essor dans la première moitié du XXe siècle[16].
  • Le général Antoine Béthouart, dont la famille est originaire de Rue et où il est inhumé. Il participa à la bataille de Narvik en 1940 (un étang porte le nom de Narvik sur la propriété familiale des Béthouart au lieu-dit de Saint-Jean) et à la libération de la France, depuis la Provence, en 1944. Il existe une place du Général Béthouart à Rue.
  • Albert Siffait de Moncourt peintre dont la famille est originaire de Rue et où il est inhumé. Une rue porte son nom. Il existe un château dit de Moncourt à Rue, toujours propriété de la famille Siffait de Moncourt.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Emile Delaporte, Quelques Notes sur l'histoire de Rue, 1925, réédition, Paris, Le Livre d'histoire Lorisse, 2002, (ISBN 2-84373-171-2)
  • Florentin Lefils, Histoire civile, politique et religieuse de Rue et du pays de Marquenterre, 1860, réédition, Paris, Le Livre d'histoire Lorisse, 2007 (ISBN 978 - 2 - 7 586 - 0132 - 6)
  • Ernest Prarond, Histoire de cinq villes, tome 2, 1862, réédition, Histoire de Rue, Paris, Le Livre d'histoire Lorisse, 1988 (ISBN 2-904951-39-3)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Habitants.fr, « Nom des habitants des communes françaises » (consulté le 12 juillet 2008)
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  4. « Évolution et structure de la population à Rue en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 14 novembre 2010)
  5. « Résultats du recensement de la population de la Somme en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 14 novembre 2010)
  6. a et b Dictionnaire du personnel politique de la Somme (1800-1945), Jean-Michel Schill, 2011, Archives départementales de la Somme
  7. « Rue : le maire, Serge Deschamps, est décédé », Le journal d'Abbeville,‎ 30 octobre 2012 (consulté le 22 juin 2014)
  8. « Philippe Mas élu nouveau maire de Rue »,‎ 1er février 2013 (consulté le 22 juin 2014)
  9. Claude Cailly, Le Courrier picard, édition d'Abbeville, 31 mars 2014, p. 36.
  10. http://books.google.fr/books?id=j3kUAQAAMAAJ&pg=PA238 Lettres patentes de Louis XI, Péronne, février 1477 (1476 avant Pâques)
  11. « Chapelle du Saint-Esprit », sur le site officiel de la ville,‎ 2009 (consulté le 15 mars 2009)
  12. « Le beffroi de Rue, », sur le site officiel de la ville,‎ 2009 (consulté le 15 mars 2009)
  13. « Chapelle de L'Hospice », sur le site officiel de la ville,‎ 2009 (consulté le 15 mars 2009)
  14. « Monument aux Morts de la Guerre de 1914, 1918 et de la Guerre de 1939, 1945 à Rue (80) », sur le site de Patrimoine de France,‎ 1990 (consulté le 15 mars 2009)
  15. La Révolution dans la Somme. Conventionnels, jacobins et soldats, Robert Legrand, 1988, p. 235
  16. « Musée de l'aviation Gaston et René CAUDRON », sur le site officiel de la ville,‎ 2009 (consulté le 15 mars 2009)