Beaucamps-le-Vieux

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Beaucamps-le-Vieux
L'Hôtel-de-ville, juste à côté de l'église, est surmonté d'un élégant petit clocheton.
L'Hôtel-de-ville, juste à côté de l'église, est surmonté d'un élégant petit clocheton.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Amiens
Canton Hornoy-le-Bourg
Intercommunalité Communauté de communes du Sud-Ouest Amiénois
Maire
Mandat
François Thiverny
2014-2020
Code postal 80430
Code commune 80062
Démographie
Gentilé Beaucampois
Population
municipale
1 424 hab. (2011)
Densité 284 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 50′ 42″ N 1° 46′ 48″ E / 49.845, 1.78 ()49° 50′ 42″ Nord 1° 46′ 48″ Est / 49.845, 1.78 ()  
Altitude Min. 127 m – Max. 201 m
Superficie 5,02 km2
Localisation

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Beaucamps-le-Vieux

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Beaucamps-le-Vieux

Beaucamps-le-Vieux est une commune française, située dans le département de la Somme en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Beaucamps-le-Vieux
Saint-Aubin-Rivière Le Quesne Liomer
Neuville-Coppegueule Beaucamps-le-Vieux Lafresguimont-Saint-Martin/
Laboissière
Saint-Germain-sur-Bresle Beaucamps-le-Jeune Lafresnoye

Histoire[modifier | modifier le code]

Humbaud le Vieux, (Humbaldus Vetulus ou Veteris) Sire des Beaucamps, est un chevalier descendant des le Vieux d’Yvetot, un soldat respecté ‘miles vénérandus’, dont le nom évoque une ascendance franque-danoise[1]. Le double nom de Beaucamps doit provenir de cette famille comme l'indique l'étymologie latine et on devrait donc écrire Beaucamps (des) LeVieux. En fait, cette famille normande des LeVieux avait pour mission de garder la frontière "normande" d'un territoire situé pourtant en Vimeu[2]. [ne faudrait-il pas plutôt rattacher ce Humbaltus Vetulus au seigneur Hubault du Vieux-Rouen-sur-Bresle (martyre de Germain le Scot), lui-même rattaché au personnage d'Himbaldus, l'opposant au débarquement de Magnus Maximus en baie de Somme ???] Il faut noter que jusqu'à la Révolution, la frontière du duché de Normandie[3] longeait les limites Est de la commune de Beaucamps LeVieux. Pour la garde de cette frontière, les LeVieux ont été aidés par des populations déplacées de la région de Dol-de-Bretagne, qu'on appelle les prisonniers bretons de Beaucamps dans les ouvrages d'Alcius Ledieu[4]. Il s'agirait plutôt de populations d'origine scandinave établies sans titre sur des terres de l'évêché de Dol. Lors d'un conflit de frontière[5] entre Bretagne et Normandie, les deux ducs signent un traité[6] au Mont-Saint-Michel en présence de l'archevêque de Rouen Robert le Danois, leur oncle commun[7]. L'exfiltration de ces populations d'origine scandinave (mais en partie bretonne puisque les mariages étaient passés localement) est la contrepartie du duc normand Robert. Elle sera effectuée par la flotte normande qui sortait d'un épisode malheureux d'attaque de l'Angleterre. Il est possible que ces populations aient pris part au massacre de Mortemer qui va écarter la noblesse franque pour un temps de la tentation de ravir le duché par la force des armes.

L’origine de Beaucamps est une ancienne ville close qui fut, autrefois, un lieu militaire stratégique qu'utilisèrent les LeVieux[8], parents du ‘roi’ d’Yvetot. La commune conserve aujourd'hui deux vestiges de son histoire : un fort seigneurial et une église, jadis siège d'un prieuré bénédictin. Ces édifices remarquables, tous deux des XIe et XIIe siècles, sont classés l'un et l'autre monuments historiques. Depuis la disparition des petits royaumes d’Yvetot et la dislocation des Flandres françaises, la population est devenue picarde (administrativement) et essentiellement agricole.

En 1891, Beaucamps-le-Vieux devint le terminus provisoire du Chemin de fer secondaire du réseau départemental de la Somme, venant d'Amiens, et qui atteint Aumale (Seine-Maritime) en 1901 puis Envermeu en 1906.

La ligne ferma au service voyageur en 1940, et à tout trafic en 1947. La gare du chemin de fer secondaire subsiste, mais appartient désormais à un particulier.

La deuxième guerre mondiale n'a pas manqué de marquer de drames la mémoire locale. Le 17 décembre 1943, un char allemand tire un obus dans une salle de classe : quatre écoliers sont tués[9].

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

D'argent à la bande de sable frettée d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1983 juin 1995 Jean-Jacques Iriarte Arriola Apparenté PCF  
juin 1995 mars 2008 François Thiverny    
mars 2008 mars 2014 Jean-Jacques Iriarte Arriola [10] Apparenté PCF  
mars 2014[11] en cours
(au 6 mai 2014)
François Thiverny    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 424 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 520 1 325 1 283 1 550 1 452 1 740 1 802 1 800 1 807
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 703 1 767 1 746 1 821 1 854 1 808 1 766 1 797 1 703
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 665 1 619 1 570 1 420 1 349 1 335 1 316 1 240 1 334
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 336 1 449 1 457 1 443 1 404 1 385 1 437 1 450 1 424
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Martin[14] avec une crucifixion réalisée par Alfred Le Petit.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • pages 132 à 137 : P.-L. Limichin, "Canton d'Hornoy" in Dictionnaire Historique et Archéologique de la Picardie - Tome 2 - Arrondissement d'Amiens, 458 pages, éd. Société des Antiquaires de Picardie (Fondation Ledieu) - (1912) - Réimpression : Éditions Culture et Civilisation, Bruxelles, 1979.
  • Beaucamps-le-Vieux dans les souffrances de la guerre, mai-juin 1940, souvenirs d'évacuation, 1991, imp. AAP, 17 témoignages vécus.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Mireille Louis, 1507, Bibliothèque Nationale.
  2. et donc en terre franque. Il est vrai que la politique des ducs a toujours été de trouver des alliés francs contre les neustriens puis contre leurs successeurs les robertiens d'Ile de France
  3. le concordat signé par Napoléon et le pape a aussi modifié les territoires ecclésiastiques
  4. la société d'émulation d'Abbeville avec Alcius Ledieu a travaillé sur ce sujet, les éléments ont été fournis dans les années de 1870 par un érudit libraire à Aumale
  5. les incidents de frontière sont nombreux, avant et après le duc Alain; de même que les arrivées successives de populations scandinaves, en particulier en provenance de la mer d'Irlande
  6. il manque encore les éléments de la chronologie exacte et les chartes qui y sont liées, si elles existaient du temps de la société d'émulation, elles ont pu disparaitre lors des deux conflits mondiaux
  7. l'archevêque de Rouen était soucieux des titres des terres de l'Eglise et réprouvait donc les installations de Vikings que toléraient ou encourageaient les ducs normands et surtout quand il s'agissait de terres de l'Eglise
  8. un LeVieux ayant contracté la lèpre en Palestine, la famille participera à la fondation de la léproserie du Quesne, à proximité de Beaucamps
  9. Le Courrier picard, 22 décembre 2013, p. 10
  10. Source : Hebdomadaire Le réveil du 27 mars 2008
  11. « Liste des maires de la Somme » [PDF], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme,‎ 6 mai 2014 (consulté le 9 juin 2014)
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  14. http://clochers.org/Fichiers_HTML/Accueil/Accueil_clochers/80/accueil_80062.htm