Ham (Somme)

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Ham
Hôtel de ville de Ham avec statue du Général Foy
Hôtel de ville de Ham avec statue du Général Foy
Blason de Ham
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Péronne
Canton Ham
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Hamois
Maire
Mandat
Grégory Labille
2014-2020
Code postal 80400
Code commune 80410
Démographie
Gentilé Hamois
Population
municipale
4 899 hab. (2011)
Densité 516 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 44′ 50″ N 3° 04′ 25″ E / 49.7472222222, 3.07361111111 ()49° 44′ 50″ Nord 3° 04′ 25″ Est / 49.7472222222, 3.07361111111 ()  
Altitude Min. 57 m – Max. 84 m
Superficie 9,5 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-ham.fr

Ham est une commune française située dans le département de la Somme, en région Picardie.

Ses habitants s'appellent les Hamois[1]. Ham est le siège de la Communauté de communes du Pays Hamois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Ham est située aux confins du Vermandois, du Santerre et du Noyonnais, à la limite est du département de la Somme avec celui de l'Aisne et sud-est avec celui de l'Oise. La ville est située à 20 km au sud-ouest de Saint-Quentin, à 20 km au nord de Noyon, à 25 km au sud de Péronne.

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Nature du sol et du sous-sol[modifier | modifier le code]

Le sol de la commune est tourbeux en fond de vallée et loessique sur les flancs.

Relief, paysage, végétation[modifier | modifier le code]

La ville occupe un site de fond de vallée marécageuse en amont de la courbure de la Somme vers le nord.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Ham est située au confluent de la Somme et de la Beine.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Ham est le climat tempéré océanique.

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gare de Ham (Somme).

Ham occupe une position de carrefour. Elle est reliée à Paris (autoroute A1) par la route de Nesle et Roye, à Lille et Valenciennes (autoroute A1) par la route de Péronne, à Reims et Strasbourg (Autoroute A26) par la route de Saint-Quentin. Par la route de Péronne, elle est reliée via les autoroutes A29 et A16 à la Côte picarde, la Normandie et Boulogne-Calais.

Sur le plan ferroviaire, Ham est située sur la ligne Amiens-Tergnier-Laon et Amiens-Ham-Saint-Quentin.

Sur le plan fluvial, le canal de la Somme, par lequel on atteint le canal du Nord par l'ouest, n'offre plus qu'un attrait touristique.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La ville de Ham a été reconstruite en quasi-totalité après la Grande Guerre. Le tracé des rues du centre ville a été remodelé et les monuments et bâtiments publics restaurés (église, hôtel de ville...), rasés (beffroi...) ou reconstruits (hôpital...). Certains immeubles ont été construits dans le style Art déco.

Dans les années 1960-1970, l'urbanisme a connu un nouvel essor: construction de lotissements et d'immeubles H.L.M. à la périphérie de la ville (quartiers de la Plaine-Saint-Martin et de Saint-Sulpice).

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Ham
Sancourt Villers-Saint-Christophe Pithon
Eppeville Ham Sommette-Eaucourt
Muille-Villette Brouchy

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 899 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 720 1 544 1 771 1 775 1 883 2 185 2 537 2 892 2 375
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 573 2 873 2 728 2 733 3 122 3 043 2 837 3 082 3 254
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 300 3 233 3 161 2 097 2 793 2 787 3 108 3 166 3 598
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
4 204 5 697 6 074 6 041 5 532 5 398 5 221 4 899 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (25,5 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (21 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,2 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 46,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,4 %, 15 à 29 ans = 19,8 %, 30 à 44 ans = 18,8 %, 45 à 59 ans = 20,4 %, plus de 60 ans = 21,6 %) ;
  • 53,2 % de femmes (0 à 14 ans = 18,1 %, 15 à 29 ans = 17,9 %, 30 à 44 ans = 16,6 %, 45 à 59 ans = 18,5 %, plus de 60 ans = 29 %).
Pyramide des âges à Ham en 2007 en pourcentage[4]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,4 
8,4 
75 à 89 ans
12,1 
12,8 
60 à 74 ans
15,5 
20,4 
45 à 59 ans
18,5 
18,8 
30 à 44 ans
16,6 
19,8 
15 à 29 ans
17,9 
19,4 
0 à 14 ans
18,1 
Pyramide des âges du département de la Somme en 2007 en pourcentage[5]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,9 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,3 
20,6 
45 à 59 ans
20,0 
21,0 
30 à 44 ans
19,8 
20,6 
15 à 29 ans
19,3 
19,5 
0 à 14 ans
17,5 

Économie[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Ham est située dans l'Académie d'Amiens.

La ville finance le fonctionnement de trois écoles maternelles et deux écoles élémentaires communales[6]. Le département finance l'équipement et le fonctionnement technique du collège Victor-Hugo[7] et la région : le lycée professionnel Jean-Charles Peltier[8].

Les Hamois disposent également d'un établissement d'enseignement privé (école et collège Notre-Dame)[9].

Santé[modifier | modifier le code]

  • Centre hospitalier et une Maison de retraite.
  • Centre socio-culturel, centre de planification (C.A.F. service P.M.I.)

Sports[modifier | modifier le code]

Culture, fêtes, sports et loisirs[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Article détaillé : El cavalcade ed Tchout Jaques.
Dudule et Armandine parmi d'autres géants quittant l'Office de Tourisme.

La vie locale a renoué avec la tradition des géants. Les trois silhouettes de Tchout Jaques, Armandine et Dudule animent épisodiquement la cité — comme en mai 2007, par exemple, avec « El cavalcade ed Tchout Jaques[10],[11] » — et assurent des prestations dans d'autres villes organisant des parades.

L'édition 2009 a eu lieu le dimanche 19 avril[12] et a donné lieu peu après, dès le 22 avril, à l'annonce de l'ouverture du site dédié à l'association[13].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 4 juillet 2012, Ham est jumelée avec[14] :

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

L'ancien théâtre a été transformé en cinéma dans les années 1970. Après plusieurs années de fermeture, il a été rebaptisé Le Méliès et rouvert au milieu des années 1980 grâce à l'action de l'association Ciném'Ham.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Selon toute vraisemblance, Ham est un nom d'origine germanique. Ham, en francique, signifie courbure dans une rive.

En 932, le lieu est nommé Hammus, puis Hamus en 986, Hamo en 1142[15].

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

blason

Les armes utilisées par la commune depuis le XVIIIe siècle se blasonnent ainsi :

  • D'azur à la muraille d'argent crénelée de quatre pièces, maçonnée de sable, confortée d'une tour aussi d'argent, crénelée de quatre pièces, ouverte, ajourée et maçonnée aussi de sable, sommée de deux guidons d'or[16].
  • Citation à l'ordre de l'armée du 27 octobre 1920 : " A supporté sans faiblir les bombardements qui l'ont en grande partie détruite. Par la belle attitude morale, les dommages subis, les souffrances de sa population a mérité la reconnaissance du pays."[17]
  • Citation à l'ordre de la division du 11 novembre 1948 : "bourg vaillant et courageux, au patriotisme exemplaire. Atteint par l'ennemi le 19 mai 1940, a été le théâtre de furieux combats soutenus, fin mai et début juin 1940, par la 3e D.I.A.. Violemment bombardé, à demi détruit, cruellement éprouvé, dans ses enfants, dix tués et vingt-trois touchés, a supporté dignement ses épreuves et ses souffrances, se remettant fièrement et avec cœur à l'ouvrage."[17]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La commune d'Estouilly a fusionné avec Ham en 1965 et celle de Saint-Sulpice a fusionné avec Ham en 1966.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Ham.

Depuis 1945, sept maires se sont succédé à Ham :

Période Identité Étiquette Qualité
1945 1965 Gaston Lejeune S.F.I.O. commerçant - conseiller général de 1945 à 1958
1965 1970 Emile Luciani UDR représentant - Député (1956-1973) et Conseiller général (1958-1970)
1970 1971 André Delattre Divers droite artisan commerçant
1971 1977 Michel Rigaux PS Médecin
1977 1989 Jean Goubet PCF Professeur d'anglais - Conseiller général (1970-1982)
1989 2014 Marc Bonef UMP Médecin - Conseiller régional (2010-2015)
2014[18] en cours
(au 10 avril 2014)
Grégory Labille UDI Enseignant
Conseiller général depuis 2008, député-suppléant depuis 2012

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

  • La cité est mentionnée pour la première fois en 932 comme une possession du seigneur Erard, cadet d'un comte de Ponthieu. La ville est alors conquise par le comte Herbert II de Vermandois.
  • En 1108, est fondée, à Ham, une abbaye de chanoines réguliers qui conserva les reliques de Saint Waneng.
Article détaillé : Abbaye Notre-Dame de Ham.
  • Du XIIe au XIVe siècle, le fief est tenu par une famille qui passe pour descendre des comtes de Vermandois. La dernière descendance de cette famille, Marie de Ham vend le Ham à Enguerrand VII, sire de Coucy. Des Coucy, le Ham passe aux maisons d'Orléans, de Bar, de Luxembourg.
  • Au XVe siècle, Louis de Luxembourg-Saint-Pol, plus connu sous le nom de connétable de Saint-Pol, dont la devise était "mon mieux", transforme la forteresse de Ham pour qu'elle puisse résister aux tirs d'artillerie. Ayant joué double jeu entre le roi d'Angleterre et Louis XI, il est arrêté, jugé, condamné à mort et décapité en place de Grève à Paris. Ses biens sont confisqués par la couronne. La seigneurie de Ham passe par la volonté royale aux Boubon-Vendôme, jusqu'à Henri IV qui la réunit une nouvelle fois à la Couronne.
Article détaillé : Liste des seigneurs de Ham.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

  • 1557: siège et prise de Ham par les Espagnols de même en 1595.
  • 1676 : incendie de 250 maisons à Ham, principalement dans la paroisse Saint-Martin.
  • En 1678, Jeanne Malin, religieuse de Port-Royal fonde, dans sa ville natale, la Maison de la Providence pour l'éducation des filles.
  • En 1723, Jean Cordelle, doyen de la faculté de médecine de Paris, fonde, à Ham, une école latine.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

  • Durant la Guerre franco-allemande de 1870, la deuxième armée du Nord française encercle la ville occupée par les Prussiens et les oblige à signer une capitulation.
Destructions du quartier du Fort de Ham, après l'explosion de 1917.
  • À la fin du XIXe siècle, la ville se développe grâce à l'industrie favorisée par la présence du chemin de fer d'Amiens à Tergnier et du canal de la Somme. Sont présentes dans la ville l'industrie sucrière et l'industrie mécanique.
  • Pendant la Grande Guerre, après la Bataille de la Somme, l'Armée allemande se replie sur la ligne Hindenburg, ligne fortifiée de Lens à Soissons, pratiquant, sur les territoires abandonnés, la tactique de la "terre brûlée". C'est ainsi que la forteresse et l'ensemble de la ville de Ham sont dynamitées par les Allemands, le 19 mars 1917. Il ne reste aujourd'hui du bel édifice que des ruines pittoresques dominant le cours paisible du canal de la Somme.
  • Pendant l'Occupation, la Résistance s'organise. Des actions de sabotage ont lieu comme celle qui touche, le 5 décembre 1943, à Ham, l'usine Cuivre et Alliage, sans faire de victime. Cette usine, qui employait 500 personnes, était classée "Rüstung" (Armement) par les Allemands ; elle a été paralysée aux deux tiers pendant trois semaines.
  • La ville de Ham est libérée par l'armée américaine le 2 septembre 1944.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château-fort[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Forteresse de Ham.
Tour d'entrée et parking du château
  • La ville de Ham possède des vestiges d'un château fort dont les premiers remparts élevés en pierre datent du XIIIe siècle sous le règne du seigneur des lieux : Odon IV. Dès le XVe siècle, sous l'influence de Jean II de Luxembourg-Ligny, puis de son neveu Louis de Luxembourg-Saint-Pol, le château se transforme en une véritable forteresse féodale qui est très convoitée. Louis de Luxembourg, comte de Saint-Pol et connétable de Louis XI en 1465, fait édifier un donjon monumental : 33 m de hauteur, 33 m de diamètre, 11 m d'épaisseur de murs[19].
  • En 1840, ce château devient la prison du prince Louis-Napoléon Bonaparte. Il s'en évade six ans plus tard, déguisé en maçon, et sous l'identité de Badinguet.
  • En mars 1917, l'occupant allemand fait sauter en grande partie ce château dont il ne reste aujourd'hui que la tour d'entrée et quelques vestiges du donjon et des remparts.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Eglise Notre-Dame de Ham.
  • Église Notre-Dame : ancienne église abbatiale d'un monastère de chanoines génovéfains fondé en 1108. Le chœur, le transept et surtout la crypte sont les parties les plus intéressantes ; leur construction remonte à la fin du XIIe siècle et au début du XIIIe siècle. De la période romane subsistent les trois baies de la façade occidentale et la crypte. Logo monument historique Classé MH (1888)[20].
  • La crypte: c'est la partie la plus intéressante de l'édifice ; elle a été construite entre 1180 et 1220. Les voûtes sur croisées d'ogives reposent sur de massives colonnes. On peut y voir deux gisants du XIIIe siècle.
  • Les bâtiments abbatiaux qui subsistent dont le logis abbatial reconstruit en 1701, abritent aujourd'hui un collège privé catholique.

Monuments civils[modifier | modifier le code]

Hôtel de ville[modifier | modifier le code]

Construit à la fin du XIXe siècle, l'hôtel de ville de a été détruit au cours de la Grande Guerre. Seule la façade a subsisté. L'édifice a été reconstruit dans l'entre-deux-guerres. Dans la salle des délibérations, buste du général Foy.

Monument du Général Foy[modifier | modifier le code]

  • Sur la place de l'hôtel de ville, se dresse le monument à la mémoire du général Foy, né dans une maison de la place. Une statue en bronze du sculpteur Ernest-Eugène Hiolle est posée sur un piédestal sur lequel sont reproduits les bas-reliefs du tombeau du général au cimetière du Père-Lachaise à Paris, dus à David d'Angers. Ce monument a été érigé en 1879, à la suite d'une souscription publique, à l'initiative de la municipalité.

Monument de la Guerre de 1870[modifier | modifier le code]

  • Dans le cimetière de Ham, a été érigé un monument commémorant les combats du 9 décembre 1870 qui ont vu la capitulation de la garnison prussienne assiégée dans Ham. Il est dédié à la mémoire des soldats de l'Armée du Nord morts pour la Défense nationale.

Parc Delicourt[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Parc Delicourt de Ham.

Dessiné par un paysagiste de Paris, à la fin du XIXe siècle, ce parc est agrémenté d'une pièce d'eau, de hautes futaies et de massifs de fleurs.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Odon IV, seigneur de Ham qui fit bâtir le château-fort au XIIIe siècle.
  • Louis de Luxembourg-Saint-Pol (1418-1475) plus connu sous le nom de Connétable de Saint-Pol. Il modifia l'architecture du château de Ham pour lui permettre de résister aux attaques d'artillerie. Il fit construire un donjon formidable dit "tour du connétable" dynamité par les Allemands en 1917.
Statue du général Foy
  • Jacques Cassard (1679-1740), marin et corsaire, a été enfermé au château de Ham entre 1726 et 1740.
  • Maximilien Sébastien Foy (1775-1825), né à Ham, général et comte d'Empire, député de l'Aisne, brillant orateur de l'opposition libérale sous la Restauration.
  • Louis-Napoléon Bonaparte (1808-1873), condamné pour complot contre l'État après l'échec du soulèvement de la garnison de Boulogne-sur-Mer, a été enfermé au château de Ham entre 1840 et 1846, date à laquelle il s'en est évadé.
  • Léon Accambray (1868-1934), né à Ham. Député radical-socialiste de l'Aisne de 1914 à 1932.
  • Émile Luciani (1913-1983), né à Paris et mort à Caen, député de la Somme de 1956 à 1973, élu sous l'étiquette poujadiste, il rallie le général de Gaulle en 1958 ; conseiller général du canton de Ham de 1956 à 1970 ; maire de Ham de 1965 à 1970.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Blanc, « Visite au fort de Ham », chapitre XXV de Révélations historiques en réponse au livre de lord Normamby, intitulé "A year of Revolution in Paris", volume 2, Méline, Cans et compagnie, Bruxelles, 1859.
  • Charles Calippe, La Somme sous l'occupation allemande - 27 août 1914-19 mars 1917, 1994, livre III, chapitre III, Paris, Office de diffusion et d'édition du livre d'histoire, 1994, 310 pages (ISBN 978 - 2 - 84 126 - 047 - 8).
  • J.-G. Capo de Feuillide, Le Château de Ham, son histoire, ses seigneurs et ses prisonniers , 1842, réédition, Paris, Le Livre d'histoire Lorisse, 2008 (ISBN 978 - 2 - 7 586 - 0245 - 3)
  • Cercle cartophile de Ham, Balade dans le Pays hamois, C.C.H., Ham, 1992.
  • Comité d'organisation pour la commémoration du cinquantenaire de la Bataille de la Somme dans le secteur de Ham, Ham: mai-juin 1940, 20 Jours contre les Panzer, 1990, Conseil général de la Somme.
  • Paul Decagny (abbé), Ham et ses environs : l'arrondissement de Péronne et de plusieurs localités circonvoisines, Office d'édition du livre d'histoire, 1996, 293 pages, (ISBN 2-841-78073-2)
  • Juliette Glikman, Louis-Napoléon prisonnier, du Fort de Ham aux ors des Tuileries, Aubier collection historique, Paris, Flammarion, 2011 (ISBN 978 - 2 - 7 007 - 0 404 - 4).
  • Robert Lamouche, 1840-1846, Le Prisonnier du Fort de Ham, Woignarue, La Vague verte, 2000 (ISBN 2 - 913 924 - 10 - 7).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Nom des habitants des communes françaises », sur le site habitants.fr de la SA. Patagos (consulté le 14 juillet 2012).
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  4. « Évolution et structure de la population à Ham en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 3 novembre 2010)
  5. « Résultats du recensement de la population de la Somme en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 3 novembre 2010)
  6. « Annuaire des établissements scolaires en France », sur le site du ministère de l'éducation nationale (consulté le 5 juillet 2012).
  7. « Page d'accueil », sur le site du collège Victor-Hugo de Ham (consulté le 5 juillet 2012).
  8. « Page d'accueil », sur le site du lycée professionnel Jean-Charles Peltier (consulté le 5 juillet 2012).
  9. « Page d'accueil », sur le site de l'établissement Notre-Dame (consulté le 5 juillet 2012).
  10. Transcription du programme
  11. Diaporama mis en ligne par l'association « D'Anatole à Guernouillard » de Flers-Bourg.
  12. Courrier Picard du 18 avril 2009
  13. Annonce de l'ouverture du site Tchoutjaques.org
  14. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des Affaires étrangères (consulté le 8 février 2012).
  15. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : Formations dialectales (suite) et françaises : étymologie de 35000 noms de lieux, tome 3, p. 1410, [lire en ligne]
  16. Jacques Estienne et Mireille Louis, Armorial du Département et des Communes de la Somme, préface de Pierre-Marcel Wiltzer, Préfet de la régopn Picardie, Préfet de la Somme, Abbeville, 1972, Imprimerie F. Paillart pp. 43-44
  17. a, b et c Jacques Estienne et Mireille Louis, Armorial du Département et des Communes de la Somme, préface de Pierre-Marcel Wiltzer, Préfet de la régopn Picardie, Préfet de la Somme, Abbeville, 1972, Imprimerie F. Paillart p. 43
  18. « Premier vrai conseil pour le nouveau maire », Journal de Ham, no 15,‎ 10 avril 2014, p. 6 (ISSN 0755-1398)
  19. Ham, son château et ses prisonniers, Charles Gomart, 1864, réédition "La Vague Verte" en 2000.
  20. Philippe Des Forts, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Ministère de la Culture