Millencourt

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Millencourt
salle communale.
salle communale.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Arrondissement de Péronne
Canton Canton d'Albert
Intercommunalité Communauté de communes du Pays du Coquelicot
Maire
Mandat
Thierry Sergeant
2014-2020
Code postal 80300
Code commune 80547
Démographie
Gentilé Millencourtois(es)
Population
municipale
232 hab. (2011)
Densité 40 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 00′ 07″ N 2° 35′ 14″ E / 50.0019444444, 2.58722222222 ()50° 00′ 07″ Nord 2° 35′ 14″ Est / 50.0019444444, 2.58722222222 ()  
Altitude Min. 59 m – Max. 120 m
Superficie 5,79 km2
Localisation

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Millencourt
Liens
Site web Village de Millencourt

Millencourt est une commune française, située dans le département de la Somme et la région de Picardie. Elle confine au canton de Corbie et au canton d'Acheux. Les habitants s’appellent des Millencourtois(es)[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Millencourt est un village picard situé à 5 km à l'ouest d'Albert et 24 km au nord-est d'Amiens.

Sa superficie de 579 hectares.

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Nature du sol et du sous-sol[modifier | modifier le code]

La majeure partie du sol est argilo-limoneuse et se draine facilement. Le long des pentes, la marne est presque à fleur de terre. La couche végétale est assez mince partout, excepté au nord-ouest du village. Sous la terre végétale on rencontre de la craie ou des barres de silex en quelques endroits[2].

Relief, paysage, végétation[modifier | modifier le code]

Le relief du village est un vallon très fertile qui s'étend de l'est à l'ouest et qui partage le terroir en deux parties à peu près égales. Le village est bâti sur la pente nord, laquelle est peu accentuée. Du côté sud, le terrain se relève brusquement l'espace de 500 mètres et forme plus loin un plateau d'où on domine la vallée de l'Ancre, au sud[2].

La faune et la flore sont celles du nord de la France. On peut y trouver des angéliques, de la menthe, de l'aigremoine, des chauves-souris, hérissons etc... Mais aussi du chiendent, des prêles, le putois, la fouine, la belette ou divers rongeurs[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Il n'y a aucun cours d'eau à Millencourt, autrefois on pouvait retrouver une marre au milieu du village qui servait d'abreuvoir aux animaux. Il existe à 85 mètres de profondeur une nappe d'eau qui alimente le puits de la commune[2].

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

La route principale traversant Millencourt est la D91, qui relie la commune à Hénencourt et à Albert. Cinq autres chemins rattachent Millencourt aux autres communes. L'ex-route nationale 29 (actuelle RD 929) passe à l’extrémité sud du village.

La commune est à 5 km de la ligne de chemin de fer Paris - Lille.

Aménagement réalisés ces dernières années[Quand ?] : création d'une salle communale, rénovation de l'église ainsi que du monument aux morts. L'ancienne école a été transformée en mairie.

Millencourt a plusieurs secteurs d'activités économiques : trois exploitations agricoles et deux entreprises de machines-outils : Picardie Hydraulique et Blondel.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Millencourt
Senlis-le-Sec Bouzincourt
Hénencourt Millencourt Albert
Laviéville Buire-sur-l'Ancre Dernancourt

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 232 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
402 353 384 478 465 476 494 479 466
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
434 402 373 354 336 299 293 263 246
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
224 222 225 204 184 182 195 186 202
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
161 172 199 207 196 217 225 227 232
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture, fêtes, sport et loisirs[modifier | modifier le code]

Plusieurs associations existent dans la commune:

  • Sportive : Une association d'équitation.
  • Culturelle : l'Association du tour des haies créée par Philippe Mailly (elle a permis de replanter des haies le long des chemins bordant les champs et le village afin d'éviter les coulées de boues et inondations, de préserver la faune et la flore). Le tour des haies est un chemin où l'on peut se promener,
  • L'Association des loisirs permet de réunir les habitants qui le souhaite tous les mercredis après midi afin de faire du tricot, des jeux de cartes et autres...
  • L'Association des Jeunes de Millencourt crée des soirées et des sorties.
  • Le Comité des fêtes crée des événements et organise des sorties.
  • Chaque année le village organise une fête communale sur le thème de la randonnée; y sont organisés plusieurs circuits de marche ainsi que des animations en tout genre.
  • Tous les dix ans, une photo de tous les habitants du village est prise afin de voir l'évolution de la population depuis l'an 2000.

Toponymie[modifier | modifier le code]

On trouve différentes formes dans les textes anciens pour désigner Millencourt : Milliuncurt (1086), Milencourt ou Millancourt (1801).

Le suffixe « court » signifie courtil, jardin, enclos, ferme, domaine. Millencourt pourrait signifier le domaine du chevalier (Militis Cortis) ou le centre d'une seigneurie (Mediolanus) comme Milan[5]...

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au 6 mai 2014)
Thierry Sergeant   Réélu pour le mandat 2014-2020[6], [7]

La commune fait partie de la Communauté de communes du Pays du Coquelicot[8].

Il n'y a plus d'école primaire dans la commune. Les enfants de Millencourt vont à l'école primaire au Regroupement pédagogique concentré (RPC) Les Cinq Tilleuls de Bouzincourt, puis au collège Pierre-et-Marie-Curie d'Albert et enfin au Lycée Lamarck d'Albert.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Au Moyen Âge, le territoire de Millencourt se partageait entre deux fiefs, celui des seigneurs d'Hénencourt et celui dit de Saquespée. L'abbaye de Corbie possédait également des terres à Millencourt. La seigneurie de Millencourt et celle d'Hénencourt échurent à la famille de Lameth au XVe siècle[2].
  • 8 thermidor an XII (27 juillet 1804), Le Conseil municipal de Millencourt demande la réunion de la paroisse à celle de Laviéville, une commune voisine, qui possédait une église en bon état.
  • 25 fructidor an XII (12 septembre 1804), le préfet de la Somme autorise les habitants de la commune à planter une croix, sur un terrain communal, à l'emplacement où il en existait une auparavant. Le terrain devant être enclos par une plantation d'arbres ou de haies vives ou d'un mur.
  • En 1814, les habitants de Millencourt furent contraints de loger des soldats prussiens[2].
  • 3 février 1822, le Conseil de fabrique propose de louer des bancs à l'église pour combler le déficit de la fabrique.
  • 1er mai 1827, la souscription volontaire faite par le maire, l'adjoint au maire, les conseillers municipaux, les habitants de la commune et le marquis de Lameth pour la restauration du chœur et du clocher de l'église a rapporté 4 704 francs.
  • 1898, translation du cimetière[9].
  • 1914-1918, pendant la Grande Guerre, l'église de Millencourt fut transformée en hôpital militaire britannique, certains soldats y sont morts et c'est ainsi que la commune dispose d'un cimetière britannique. Durant cette guerre, de nombreuses maisons du village furent détruites.
  • Le 7 juin 1945, à 2 heures du matin, le Gang d'Albert, formé d'anciens Résistants, attaqua au plastic le bureau de poste de la commune d'où était originaire l'un des malfaiteurs. En raison du retrait des billets ordonné par le gouvernement, le bureau de poste contenait exceptionnellement 2 millions et demi de francs en billets et 9 millions en bons du Trésor. Il était gardé par le receveur et deux gardiens, ce qui n'arrêta pas les malfrats. Un pain de plastic fut placé près de la porte qui sauta blessant les deux gardiens grièvement. Au cours de la fusillade qui suivit, l'un des gangsters fut blessé ce qui provoqua la fuite de tous les membres du groupe. Ce n'est qu'en 1949 qu'ils furent arrêtés, jugés et condamnés[10].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Millencourt possède plusieurs monuments importants:

  • L'Église Saint-Firmin[11]: le saint auquel elle est dédiée, Saint Firmin, était un évêque qui se consacra à l'évangélisation de la Gaule et arriva ainsi peu à peu vers Amiens, où après avoir réalisé de nombreuses conversions, il y souffrit le martyre, il fut le fondateur de l'Eglise d'Amiens et est à ce titre le patron principal du diocèse.
  • Les muches, l' entrée se fait en face de l'église. Elles ne se visitent pas à cause des risques d'éboulement.
  • La commune a un monument aux morts récemment rénové.
  • Le cimetière militaire australien. Ce cimetière a la particularité d'avoir des tombes de nationalités différentes disposées les unes à côté des autres. Ainsi nous pouvons trouver un soldat anglais à côté d'un allemand, ce qui est assez rare.
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Paul Decagny, L'Arrondissement de Péronne ou recherche sur les villes, bourgs, villages et hameaux qui le composent, 1844.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. habitants.fr, « Somme > Millencourt (80300) » (consulté le 12 novembre 2010)
  2. a, b, c, d, e, f, g, h et i Notice géographique et historique sur la commune de Millencourt, rédigée par Monsieur Lombard, instituteur, 1898, Archives départementales de la Somme
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  5. Abbé Paul Decagny, L'Arrondissement de Péronne ou recherche sur les villes, bourgs, villages et hameaux qui le composent, 1844
  6. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr,‎ 27 janvier 2009 (consulté le 21 février 2009)
  7. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme,‎ 6 mai 2014 (consulté le 9 juin 2014)
  8. Pays du Coquelicot, « Millencourt » (consulté le 12 novembre 2010)
  9. Archives des communes dévastées, Archives départementales de la Somme
  10. Daniel Bailly, Le Gang d'Albert (1944-1949), in Histoire et Traditions du Pays des Coudriers n° 24, mai 2002
  11. clochers.org, « Église Saint-Firmin » (consulté le 12 novembre 2010)