Légitimisme

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Louis de Bourbon, prétendant légitimiste au trône de France.

Le légitimisme est un mouvement politique français favorable au rétablissement de la royauté dans la personne de l’aîné des Capétiens, donc le chef de la maison de Bourbon, prévu par les lois fondamentales de succession « de mâle en mâle par ordre de primogéniture » et d'indisponibilité de la Couronne.

Opposant au bonapartisme et à l’orléanisme, ce mouvement, essentiellement dynastique, né au début du XIXe siècle, a influencé la politique française pendant une grande partie du XIXe siècle.

Sommaire

Histoire du légitimisme[modifier | modifier le code]

Henri d'Artois, « comte de Chambord »

Naissance du légitimisme (1830-1831)[modifier | modifier le code]

Le légitimisme est né en 1830, lors de la prise du pouvoir par Louis-Philippe, avec les royalistes partisans de la branche aînée des Capétiens, représentée par le roi Charles X (de 1824 à 1836), puis par son fils le comte de Marnes, (pour les légitimistes, le roi Louis XIX, de 1836 à 1844), puis par le neveu de ce dernier, qui porte d'abord le titre de duc de Bordeaux puis celui de comte de Chambord (pour les légitimistes, le roi Henri V de 1844 à 1883).

Au début de la Monarchie de Juillet, 53 députés fidèles démissionnèrent pour ne pas avoir à prêter serment. L'hostilité des légitimistes se marqua par une vague de démissions qui ne fit que devancer une considérable épuration[1] : ainsi, les pairs nommés par Charles X furent exclus par une loi, et d'autres furent déchus pour refus de serment. Sur 86 préfets, seuls 3 restèrent en place. Le parti légitimiste, bien que comptant en son sein de grandes capacités fut ainsi écarté de l'expérience de la gestion.

Par ailleurs, le gouvernement de Juillet disposait d'une arme vis-à-vis des plus faibles et des plus pauvres : la réintégration sous condition de ralliement que Molé pratiqua à partir de 1838. Mais les premières années du régime sont marquées par une série de tracasseries anti-légitimistes et de menées anticléricales qui crée chez les légitimistes un sentiment de persécution, qui atteint un pic en 1831, avec le lancement d'un mandat par le préfet de police Baude contre l'archevêque de Paris, Mgr de Quelen, suivi de toute une série de brutales perquisitions policières dans toute la France[2].

Premières initiatives des légitimistes (1831-1832)[modifier | modifier le code]

Ulcérés, les légitimistes ripostèrent par la satire dans des revues comme La Mode ou Le Revenant, le refus de participer aux cérémonies officielles, le repli sur soi.

Lors des élections du 5 juillet 1831, les légitimistes jouèrent le jeu du combat d'opinion. Ainsi, essais et brochures diffusent leurs thèmes (décentralisation, libertés, suffrage élargi, défense de la religion) et attaquèrent avec violence les autorités en place. En dépit de leur faible nombre, les députés légitimistes, dont Berryer, tentèrent d'infléchir à la chambre le cours des événements.

La duchesse de Berry, qui avait suivi son beau-père le roi Charles X et la cour en exil retourna clandestinement en France en 1832, où elle débarqua dans la nuit du 28 au 29 avril. Elle tenta de relancer les guerres de Vendée et de rallier la population à sa cause. La mobilisation locale fut assez faible, et l'opération échoua rapidement. La duchesse chercha refuge dans une maison de Nantes mais trahie par Simon Deutz, fut arrêtée le 8 novembre 1832 par la gendarmerie, dirigée par Adolphe Thiers qui, depuis le 11 octobre, venait de remplacer Montalivet au ministère de l'Intérieur.

L’opposition parlementaire légitimiste (1832-1841)[modifier | modifier le code]

Élections de 1834[modifier | modifier le code]

L'échec de la tentative de révolte de la duchesse de Berry ouvrit cependant la voie au déploiement d'une stratégie parlementaire de conquête du pouvoir. De fait, les légitimistes participèrent de façon croissante à la vie politique du pays et s'impliquèrent activement pour les législatives de 1834. L'abstentionnisme légitimiste déclina rapidement. Une déclaration royaliste fut publiée le 26 avril 1834 dans La Gazette de France et dans La Quotidienne, et des alliances furent nouées avec l'opposition dynastique voire avec les républicains pour réclamer une extension du suffrage. Le résultat fut réconfortant pour les légitimistes qui remportèrent 29 collèges[3], notamment dans le Midi provençal et languedocien, dans le Massif central et dans le Nord.

Lors des élections locales, sur 2045 conseillers généraux, les légitimistes obtinrent, selon M. de Changy[3], 187 sièges en 1833, 215 en 1836, 229 en 1839.

Naissance de la Jeune France[modifier | modifier le code]

Les ferments de renouveau du légitimisme ne contribuaient pas à sa cohésion. Le considérable succès de la revue L’Écho de la Jeune France, animée par le jeune et brillant Alfred de Nettement, provoqua des divergences. Soutenue par des comités locaux, cette revue qui alliait défense de la religion, du royalisme, de la libertés et promotion du romantisme, entretint une ferveur autour du duc de Bordeaux, en particulier par la diffusion d'objets et de gravures.

Les royalistes de la Jeune France reconnaissaient la validité des abdications de Charles X et de son fils. Mais l'entourage de ces derniers ne considéra pas favorablement le transfert des hommages au duc de Bordeaux. Le débat n'était pas seulement juridique mais politique. Les partisans de la reconnaissance d'Henri V, Châteaubriand en tête, voulaient saisir l'opportunité de promouvoir une royauté rénovée alors que les partisans de la nullité des abdications avaient une conception plus traditionnelle de la monarchie.

La figure de Berryer s'imposa peu à peu à la Chambre des députés mais le renforcement du régime et l'inaction de Charles X et de son fils fut préjudiciable à l'essor du mouvement légitimiste.

La crise du parti légitimiste (1841-1843)[modifier | modifier le code]

Dans les années 1840, le courant légitimiste entre en crise. Cinq tendances entrent en concurrence les unes avec les autres[4] :

  • une tendance absolutiste modérée acceptant globalement le legs de l'Ancien Régime et privilégiant l'action militaire sur l'action politique, c'est la tendance défendue par le duc de Blacas ;
  • une tendance traditionaliste agraire, dominante dans l'Ouest, étrangère au jeu politique, volontiers abstentionniste, et lorsqu'elle ne l'est pas, hostile à toute alliance électorale ; elle n'exclut pas l'éventualité d'une insurrection ;
  • une tendance libérale parlementaire, qui joue le jeu d'une contestation modérée dans le système et, avec Berryer, préfère les alliances avec la gauche orléaniste que les ententes carlo-républicaines ;
  • une tendance conservatrice parlementaire sinon prête au ralliement, du moins favorable à une entente avec les orléanistes conservateurs ;
  • une tendance radicale, nationaliste et gallicane, sceptique sur les chances de l'action parlementaire et en principe hostile à toute insurrection, sensible à l'esprit démocratique, se baptisant royaliste nationale, entraînée par l'Abbé de Genoude.

En 1842, la crise entre ces différents courants se traduit par un éclatement du comité légitimiste dont plusieurs membres démissionnent, Noailles et les royalistes conservateurs parlementaires suivi de Villèle et des royalistes nationaux. Finalement, ces deux courants sont réintégrés et les élections du 9 juillet 1842 ne sont pas un échec pour les légitimistes qui obtiennent 28 sièges.

Germes de renouveau et incertitudes électorales (1843-1848)[modifier | modifier le code]

Le comte de Chambord entra en politique à la fin de 1843. À la fin de cette année, il convoque en effet à Londres ses partisans. Entre novembre et décembre, le prince reçoit avec Châteaubriand, ses fidèles : députés et pairs de France, journalistes qui laisseront des récits hagiographiques, délégations, notamment d'ouvriers et beaucoup de vieux noms de France. En tout, un millier de "pèlerins" défilent dans sa résidence de Belgrave square. Le prince ne tranche pas entre les différentes lignes mais il réussit à rassembler autour de sa personne les différentes tendances du légitimisme.

Le 4 juin 1844, avec la mort de son oncle, il est reconnu roi par tous les légitimistes.

Néanmoins, ces points positifs pour les légitimistes n'empêchèrent pas leur défaite aux élections du 1er août 1846. En effet, la défense intransigeante du catholicisme irrita les électeurs les moins favorables au cléricalisme, certains catholiques préférèrent voter pour des orléanistes conservateurs catholiques comme Falloux et les discours démocratiques de Genoude désorientèrent certains autres.

D'abord favorables à la campagne des banquets qui prônait un élargissement du suffrage, les légitimistes, y compris les royalistes nationaux, s'inquiètent d'un possible dérapage révolutionnaire. Mais certains d'entre eux accueillent favorablement la chute de la dynastie honnie. Celle-ci rend possible la constitution d'un torysme à la française, unissant orléanistes et légitimistes au sein d'un nouveau parti : le "parti de l'ordre".

La politique de fusion après la chute de la Monarchie de Juillet (1848-1870)[modifier | modifier le code]

Après la chute de la Monarchie de Juillet, certains légitimistes et orléanistes envisagèrent de pousser le rapprochement jusqu'à la constitution d'un mouvement royaliste unifié. Thiers fut peut-être l'inventeur de cette idée que s'approprièrent les orléanistes conservateurs comme Guizot ou Molé[5]. Les princes d'Orléans se rallieraient à Henri V, ce dernier ferait d'eux ses héritiers. Mais nombre de légitimistes refusèrent ce projet, en dépit de la bienveillance du comte de Chambord. En 1850, à la mort de Louis-Philippe, il fait célébrer une messe à la mémoire du défunt et écrit à sa veuve, la reine Marie-Amélie. Des démarches sont accomplies entre les deux familles, mais leur union ne se réalise pas[6]. Certains fils de Louis-Philippe voient défavorablement ce rapprochement. De fait, la plupart des royalistes légitimistes et orléanistes se rassemblent au sein du parti de l'ordre mais ils ne parviennent pas à définir d'action commune et ils ne peuvent empêcher la proclamation du Second Empire. Nombre de légitimistes n'ont d'ailleurs jamais voulu rejoindre le parti de l'ordre.

L'échec de la restauration (1870-1883)[modifier | modifier le code]

Le Second Empire s'effondre après la défaite de Sedan, et, le 4 septembre 1870, la République est proclamée au balcon de l'hôtel de ville de Paris. Bismarck exigeant de négocier le futur traité de paix avec un gouvernement issu du suffrage des Français, des élections législatives sont organisées en février 1871. Cette assemblée compte 240 républicains contre 400 monarchistes, divisés entre légitimistes et orléanistes. Réunie à Bordeaux le 18 février, l'Assemblée nomme Adolphe Thiers « Chef du pouvoir exécutif de la République française ». Elle s'investit en même temps du pouvoir constituant, mais annonce qu'elle ne l'exercera qu'ultérieurement. La restauration de la royauté ne doit être envisagée que lorsque la France sera libérée de l'occupation allemande. Le refus du comte de Chambord d'accepter le drapeau tricolore, en dépit des demandes de plusieurs de ses partisans, empêchera la restauration de la royauté que l'assemblée nationale préparait activement en novembre 1873. Nombre de royalistes, y compris légitimistes, mettent leur espoir dans la succession du prince qui permettra au chef de la Maison d'Orléans de mener à bien la restauration à son profit. D'autres légitimistes imaginent de restaurer la monarchie par un coup de force comme le général Ducrot, représentant militaire du prince de 1877 à sa mort[7].

Division des légitimistes après la mort du comte de Chambord (1883)[modifier | modifier le code]

En 1883, à la mort du dernier Bourbon de la branche aînée, Henri d'Artois, petit-fils de Charles X, la majorité des anciens légitimistes a reconnu comme héritier légitime du trône de France, l'aîné de la branche cadette d'Orléans, petit-fils de Louis-Philippe, Philippe d'Orléans, comte de Paris, qui pour plaire aux légitimistes se prétend Philippe VII et non Louis-Philippe II. Le légitimisme cesse d'être un mouvement politique significatif en se fondant dans le royalisme orléaniste.

Les légitimistes de L'Univers tentent d'imposer au comte de Paris une ligne traditionaliste par la création de la Ligue de la contre-révolution mais le flou des positions du petit-fils de Louis-Philippe les incite à se réfugier dans le seul combat pour la religion catholique.

Cependant, se fondant sur une application stricte des Lois fondamentales du Royaume[Note 1] qui ne connaissent aucun principe de nationalité, et considérant comme nulle la renonciation à ses droits sur le trône de France pour lui-même et sa descendance faite lors des traités d'Utrecht par le duc d'Anjou devenu Philippe V d'Espagne, un petit groupe de légitimistes a reporté ses espoirs sur un infant d'Espagne, Jean de Bourbon, aîné depuis 1861 des descendants de Philippe V et nouvel aîné de tous les Bourbons depuis 1883. Dès lors, ces légitimistes ont vu dans l'aîné des Bourbons le légitime prétendant au trône de France, même quand celui-ci se trouvait être un prétendant carliste plus intéressé par l'Espagne que par la France. Les Bourbons d'Espagne descendent directement, par les mâles, de Louis XIV alors que les Orléans, bien qu'ils soient premier prince du sang, descendent du Régent, neveu de Louis XIV, et de Françoise Marie de Bourbon, une fille légitimée de ce dernier.

Les bases juridiques de l'argumentation des légitimistes favorables aux Bourbons d'Espagne étaient solides mais son acceptation politique au siècle démocratique des nationalités était difficile. La moitié de l'entourage du comte de Chambord se rallia aux Bourbons d'Espagne[8], atour de Joseph du Bourg et de Maurice d'Andigné. Ce petit groupe se dota d'un hebdomadaire, le Journal de Paris, marqué par la personnalité de Guillaume Véran. Dès la fin de 1883, un premier congrès est réuni et est constitué un Comité central de propagande légitimiste auquel se rallient des personnalités comme le général Henri de Cathelineau ou Urbain de Maillé. Cette instance deviendra en 1896 le Conseil central des comités légitimistes. Mais l'inaction des Bourbons d'Espagne et le ralliement de nombre de catholiques à la République affaiblira encore le mouvement.

Au début du XXe siècle, un certain renouveau doctrinal est observé : des thèses universitaires de qualité soutiennent les droits des Bourbons d'Espagne[9]. Le comte de Cathelineau-Montfort anime en 1911 et 1912 un bimensuel, La Monarchie française qui lutte contre le positivisme de L'Action française. Les légitimistes sont hostiles à Charles Maurras du fait de son choix dynastique et de sa philosophie rationaliste et moderne.

Après la Première Guerre mondiale, le légitimisme ne survit qu'à l'état de courant métapolitique et culturel. C'est une époque d'étude et de commémoration qui commence. Plusieurs instances et organes s'y consacrèrent de façon plus ou moins éphémère[9] : La Science historique de Watrin (1921), Le Drapeau Blanc de MM. Yvert et de Mortagne (1936-1937) et de M. Josseaume (1956), l'Union légitimiste de France de Désiré Proust(1934), le Cercle Saint-Louis, le Centre culturel de Cluny, le Comité Charles X, l'Association générale des légitimistes de France fondée en 1957 avec pour organe La Gazette de France, le Cercle d'études Châteaubriand-Bonald, le Centre doctrinal d'action royaliste et sa revue Tradition française, animée par MM. Augé, Népote et Néry.

Renaissance du légitimisme aux XXe et XXIe siècles[modifier | modifier le code]

Le légitimisme a connu un renouveau après la Seconde Guerre mondiale. Jacques Henri de Bourbon, duc de Ségovie (titre de courtoisie concédé par Alphonse XIII à son fils à l'occasion de son mariage), écarté de la succession éventuelle au trône d'Espagne par son père pour cause de surdité au profit de son frère cadet Jean de Bourbon, comte de Barcelone, a entendu manifester ses droits en 1946 en tant qu'aîné des Capétiens, en reprenant le titre de « duc d'Anjou ». Plusieurs facteurs expliquent la renaissance d'un courant légitimiste dans la seconde moitié du XXe siècle.

  • Les travaux universitaires d'historiens comme Hervé Pinoteau, de juristes comme Stéphane Rials ou de médiévistes comme Patrick Van Kerrebrouck contestant les thèses orléanistes ont reçu un certain écho auprès du public.
  • Les prises de position du comte de Paris, Henri d'Orléans, notamment en faveur du général de Gaulle, de l'indépendance algérienne, de François Mitterrand ont choqué certains royalistes. [réf. nécessaire]
  • Le millénaire capétien de 1987 été l'occasion pour Alphonse de Bourbon,« duc d'Anjou » et de Cadix de présider plusieurs cérémonies commémoratives et de se faire connaître. Dans la foulée du millénaire capétien, des personnalités médiatiques comme Thierry Ardisson ont popularisé les conceptions légitimistes.
  • Depuis l'avènement du roi Juan Carlos Ier d'Espagne en 1975, issu d'une branche cadette des descendants d'Alphonse XIII ; l'aîné des Bourbons, héritier présomptif pour les légitimistes de la couronne de France, ne prétend plus au trône d'Espagne. Les prétendants légitimistes n'étant plus perçus comme des étrangers surtout intéressés au trône d'Espagne, ils font donc des candidats plus acceptables au trône de France.

La manifestation traditionnelle des légitimistes est la messe annuelle pour le repos de Louis XVI et Marie Antoinette à la chapelle expiatoire, dont ils ont obtenu la réouverture.

Le légitimisme actuel s'est doté de plusieurs instances.

Diversité du légitimisme[modifier | modifier le code]

Le légitimisme n'a jamais eu d'unité sociale. Il n'a pas non plus correspondu à une sensibilité politique ou religieuse uniforme. Il n'a pas proposé au-delà de la restauration de l'aîné des Bourbons de solutions stratégiques de conquête du pouvoir uniforme[10].

  • Sur le plan social, le légitimisme du hobereau breton, celui du commerçant marseillais, celui des ouvriers catholiques du midi, celui de certains magnats de l'industrie comme Benoist d'Azy, sont demeurés différents les uns des autres.
  • Sur le plan religieux, le légitimisme ultramontain du Veuillot de la dernière période, le légitimisme néo-gallican de La Gazette de France, le légitimisme catholique libéral de Falloux ou protestant de quelques-uns, se sont trouvés en conflit.
  • Sur le plan stratégique, le recours au coup de force militaire d'un Des Cars ou d'un Ducrot, la méthode parlementaire d'un Berryer, la politique plébiscitaire préconisée par l'Abbé de Genoude ou un La Rochejacquelein dans le cadre de la revendication royaliste nationale diffèrent radicalement.
  • Sur le plan électoral, le courant légitimiste a pu faire des choix divergents : alliance carlo-républicaine avec l'extrême-gauche (alliance carlo-républicaine), alliance avec la gauche modérée (whigisme), alliance avec tous les conservateurs (torysme).
  • Sur le plan programmatique, le projet absolutiste du duc de Blacas était contradictoire avec les aspirations parlementaristes de la majorité des députés légitimistes.

Cette diversité a été source de richesse pour le courant légitimiste mais elle l'a souvent conduit au bord de la fracture définitive.

Sociologie du légitimisme au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Encadré par la noblesse, le légitimisme a su conquérir une partie importante des élites bourgeoises et n'a perdu que lentement des soutiens populaires variés et parfois forts dans certaines régions.

La noblesse légitimiste[modifier | modifier le code]

D'une part l'essentiel de la noblesse est plutôt royaliste au XIXe siècle, d'autre part, les cadres du légitimisme sont majoritairement nobles ou d'apparence nobles. Ainsi, entre 1831 et 1876, 60 % des députés du parti légitimiste ont des noms à consonance noble[11]. La noblesse d'Ancien Régime domine mais le parti compte également des noms de l'Empire comme les ducs de Valmy ou de Reggio, Victor ou Cambronne. La noblesse légitimiste vivait souvent sur ses terres mais parfois de façon moderniste : le légitimiste agronome est un type répandu, développant des techniques nouvelles, fréquentant les sociétés d'agriculture, contribuant au développement des comices agricoles. Ayant démissionné de leurs postes et charges, ils se retrouvèrent à exploiter leurs propriétés.

Nombre d'aristocrates légitimistes s'impliquent dans la vie des « affaires »[12], avec une prédilection pour les industries agro-alimentaires, les assurances (La providence, l’Étoile, Le Nord...), la banque (banque Delahante, Union générale, Crédit de France), les mines et la métallurgie (Benoist d'Azy, Robiac...).

La bourgeoisie légitimiste[modifier | modifier le code]

Son rôle n'était pas négligeable dans le parti, particulièrement dans les régions de noblesse rare (Marseille ou le Nord), dans la presse, voire dans les assemblées parlementaires. Le légitimisme est demeuré minoritaire dans les couches bourgeoises jusqu'à Sedan, sauf dans certaines régions. C'est l'accablement de la défaite, l'angoisse provoquée par la Commune, la montée de l'inséparatisme du religieux et politique qui ont conduit après 1870 la bourgeoisie catholique à se rallier à Henri V"[13].

Le peuple légitimiste[modifier | modifier le code]

Le royalisme populaire n'est le fait de la seule paysannerie traditionnelle de l'Ouest, catholique et encadrée par une noblesse nombreuse et bien enracinée. La noblesse peut d’ailleurs n'avoir parfois que peu d'influence sur la paysannerie même quand elle est nombreuse et royaliste comme dans le Sud-Ouest"[13]. Le fait est que le légitimisme a toujours bénéficié d'un soutien populaire dans plusieurs régions[14]. Dans tous les complots, dans toutes les structures clandestines, dans toutes les souscriptions organisées par la presse, on trouve des ouvriers et des artisans. Si on laisse de côté le royalisme de la paysannerie de l'Ouest bien connue, celui des basses classes urbaines du midi est manifeste. Parfois l'antagonisme entre manufacturiers protestants et ouvriers catholiques peut être mis en avant pour expliquer ce phénomène. Mais il existe dans d'autres contextes : à Marseille, les artisans, les ouvriers du port, les poissonniers, les portefaix, les pêcheurs sont légitimistes. Ce royalisme populaire, inquiétant pour les gouvernements, débordant parfois sur les campagnes, était un encouragement pour l'école de Genoude qui eut d'ailleurs davantage de succès dans le Midi que dans l'Ouest.

Sensibilités légitimistes[modifier | modifier le code]

La diversité doctrinale du légitimisme ne doit pas occulter l'existence dans le légitimisme profond d'une unité de sensibilité à la fois romantique et religieuse. Le légitimisme peut ainsi être soit individualiste, soit organiciste mais il présente des constantes : refus du positivisme froid, intuition de l'ineffable complexité des choses humaines, sens à la fois de l'expérience et de la transcendance. Il affirme l'illusion de la capacité de la raison humaine à tout commander et expliquer, il porte en lui la nostalgie de ce qui passe.

Relativisation de la raison[modifier | modifier le code]

Les légitimistes, à la suite de Joseph de Maistre, assignent à la raison une place seconde par rapport à la découverte du jeu providentiellement cohérent de l'expérience et de la transcendance, c'est-à-dire de l'Histoire et de la Révélation[15]. L'homme mutilé par la Chute n'est pas bon par nature contrairement à ce qu'affirme Rousseau et ceux qui nient le péché originel, sa raison n'est pas en mesure de tout déterminer du point de vue politique et social. L'homme doit se soumettre à un ordre providentiellement établi et ne pas chercher à tout redéfinir en recourant à sa seule raison, ce qui serait une illusion dangereuse. Le légitimiste est donc méfiant à l'égard des doctrines se voulant humanistes et rationalistes. Blanc de Saint-Bonnet est un des théoriciens légitimistes qui insista le plus sur la nécessaire prise en compte de la Chute dans la réflexion politique : l'homme étant porté au mal, on ne doit pas accepter l'idée que guidé par sa seule raison il peut avoir toutes les libertés. La raison humaine est pervertie à cause de l'orgueil humain et de la Chute, elle ne peut servir de guide à l'humanité et de justification pour fonder un régime donnant toutes les libertés à l'homme.

Rôle de la nostalgie[modifier | modifier le code]

Les légitimistes ont le goût du passé et donc souvent des romans et de l'érudition historiques, des vieilles pierres, de la généalogie, des récits locaux. L'exaltation du « charme séculaire » de la monarchie, selon la formule de Jean Jaurès, est permanente et comporte une dimension métaphysique[16]. Le monde moderne brise l'unité et la permanence antérieure : autrefois était le temps de l'autorité, de la légitimité, de la perpétuité, de l'éternité. Le thème de la décadence s'insère dans ce discours.

Légitimisme et catholicisme[modifier | modifier le code]

La confusion entre légitimisme et catholicisme intransigeant appelle des nuances générales et chronologiques. Tout d'abord, il y a toujours eu des légitimistes protestants (La Farelle, Muret), juifs (Alexandre Weil), agnostiques (peut-être un temps Berryer) ou athées[17]. Mais des légitimistes ont assimilé orléanisme et protestantisme, et la judéophobie tint une faible place dans les préoccupations des légitimistes, sauf à la fin du XIXe siècle avec le Krach de la catholique Union générale en 1882. De la même manière, l'anti-maçonnisme ne deviendra virulent et nombre de légitimistes ont appartenu à des loges sous la Monarchie de Juillet.

Les divergences entre légitimistes catholiques eurent une grande importance. Les liens entre catholicisme intransigeant et légitimisme ne cessèrent de se renforcer au XIXe siècle mais il y eut toujours des légitimistes partisans d'un catholicisme libéral plus moins gallicans. Cette évolution fut renforcée par les sentiments personnels du comte de Chambord, par la politique favorable à l'unité italienne de Napoléon III, par les orientations prises sous le pontificat de Pie IX. Cette tendance poussée à l'extrême conduira certains légitimistes à l'ésotérisme et à l'attente du Grand Monarque[18].

Légitimisme et orléanisme[modifier | modifier le code]

Selon Stéphane Rials, il existe une fausse symétrie entre légitimisme et orléanisme[19].

  • Le légitimisme est essentiellement une fidélité dynastique : cette position suppose certes une certaine conception générale du rôle de la transcendance en politique, mais elle peut s'accommoder de formules doctrinales nombreuses.
  • L'orléanisme procède d'une démarche différente : le choix d'une dynastie résulte du primat accordé à une doctrine. En dépit de clivages apparents qui semblent séparer les partis constitutionnels de la Monarchie de Juillet, l'homogénéité doctrinale de l'orléanisme est forte car basée sur la volonté de maintenir un ordre parlementaire et libéral que la monarchie a vocation à garantir.

Idées légitimistes en politique intérieure[modifier | modifier le code]

Le modèle familial[modifier | modifier le code]

Pour les légitimistes, la famille est à la fois la cellule fondamentale d'une société conçue dans une perspective limitant l'individualisme et le modèle des autres structures sociales. Cette conception, défendue par Louis de Bonald, fait de la société une famille de familles. Dès lors, la défense de la famille est une priorité et le fait capital du droit est le mariage. Bien que la famille, comme toute la société, fonctionne sur le fondement de l'amour, l'autorité paternelle doit permettre une régulation optimale de la cellule et une gestion optimale du patrimoine. La société doit fonctionner sur le fondement de l'amitié et de l'autorité. Pour Blanc de Saint-Bonnet, la royauté est l'apothéose de la famille. Le légitimisme est donc sans sens péjoratif un paternalisme politique et social.

La technique associative[modifier | modifier le code]

Comme il n'est pas possible d'élargir le modèle familial à tous les aspects de la vie sociale, les légitimistes proposent un large recours à l'association. Les légitimistes n'ont pas le monopole de cette proposition. Charles Fourier fut le défenseur de cette idée. Les légitimistes voyaient la résolution de la question sociale dans une combinaison de l'association et du paternalisme. Pour les légitimistes, l'association est le cadre juridique qui permet d'articuler des intérêts concrets et légitimes. Elle doit se substituer aux anciennes corporations et empêcher l'isolement des individus dans une société égoïste.

L’élargissement du suffrage[modifier | modifier le code]

Les légitimistes des différentes tendances sont favorables à l'extension du suffrage. Déjà sous la Restauration, les ultras avaient caressé l'idée d'un suffrage élargi voire universel. Cette idée est largement répandue chez les légitimistes. Ces derniers sont également le plus souvent favorables au vote à deux degrés, le suffrage s'exerçant dans la commune, les élus communaux désignant les élus départementaux ou nationaux. La tendance royaliste nationale de l'abbé de Genoude et de la Rochejacquelein regroupée autour de La Gazette de France, qui prend le sous-titre de "Journal de l'appel au peuple" développe des thèses plébiscitaires proches de celles de bonapartistes. Selon eux, il faut retremper la légitimité monarchique par la consultation de la nation car le pacte séculaire entre la monarchie et le peuple de France a été rompu à deux reprises en 1792 et 1830[20]. Suite à l'échec de la restauration de la royauté après 1870, nombre de légitimistes contesteront néanmoins le suffrage universel.

La représentation et la souveraineté nationale[modifier | modifier le code]

La plupart des légitimistes, en accord avec la pensée du comte de Chambord qui souhaitait reprendre le "grand mouvement national de 1788", acceptaient les grandes libertés et l'égalité devant la loi. Mais ils rejetaient l'idée que la nation ait une représentation propre indépendante du roi. Il en découlait un refus de la responsabilité collégiale et solidaire des ministres devant la chambre des députés. Les légitimistes comme leur prince étaient prêts à accepter dans leur majorité "le contrôle de deux chambres" et le principe que "le pays sincèrement représenté", vote l'impôt et concoure à la confection des lois. Mais le roi devait être la représentation de la nation et celle-ci ne pouvait exister en dehors de lui. La souveraineté réside dans le roi et non dans la nation. De fait, le comte de Chambord, contrairement à certains légitimistes, excluait de greffer des techniques étrangères à la pratique de la monarchie traditionnelle comme le plébiscite ou la responsabilité parlementaire. Pratiquement, de nombreux témoignages laissent penser[21] qu'il songeait à un texte constitutionnel combinant les principes de la Charte de 1814 et certaines techniques de la constitution de 1852, avec une chambre haute modératrice « nommée par le souverain dans des catégories déterminées » (Manifeste du 2 juillet 1874).

La décentralisation[modifier | modifier le code]

La décentralisation fut un thème présent dans les programmes légitimistes. Margerie, dans un essai utopique de 1832, évoque une monarchie "héréditaire et fédérative". La décentralisation des légitimistes est organique et communautaire, elle est administrative et sociale et non pas politique. En ce sens, elle peut paraître davantage une déconcentration qu'une décentralisation. Les collectivités locales sont conçues comme un prolongement de la famille. Néanmoins, le comte de Chambord fit preuve d'une certaine prudence dans ce domaine. Il proposa une "administration communale et départementale sagement et progressivement décentralisée" (lettre à Lévis du 12 mars 1856). Il dit aussi vouloir "décentraliser l'administration largement mais progressivement et avec prudence, sans lui enlever l'initiative er la sécurité qu'elle doit à la tutelle de l'État" (lettre sur la décentralisation du 14 novembre 1862). Il s'agissait que la décentralisation ne pût devenir un instrument politique et donc subversif.

Économie et société[modifier | modifier le code]

Un anti-économisme marqué a pu cohabiter avec une réelle insertion dans la vie économique. La haine métaphysique pour l'économisme est évidente chez certains penseurs comme Louis Revelière ou Antoine Blanc de Saint-Bonnet. L'industrie n'est pas mauvaise en elle-même, c'est son hypertrophie liée à la prédominance d'une vision économique du monde qui est dénoncée. Les légitimistes ne sont pas hostiles néanmoins à une industrialisation modérée. Le maintien d'une économie dominée par l'agriculture est selon eux souhaitable. L'hostilité au libéralisme économique a varié selon les époques et les tendances. Les légitimistes sont plus libéraux sous la Monarchie de Juillet qu'après, en raison de l'inséparatisme croissant du politique et du religieux qui a caractérisé l'évolution du légitimisme au XIXe siècle.

L'anti-libéralisme de certains légitimistes n'est pas un socialisme : c'est une critique de l'économisme et non économisme alternatif. Les légitimistes n'étaient pas hostiles à la libre-entreprise et ils combattaient l'interventionnisme étatique, tout en proposant parfois, comme Berryer dans le débat de 1838 sur les chemins de fer, des solutions mixtes. Ils n'étaient pas des passéistes que des partisans de la généralisation à l'économie industrielle de certaines pratiques et comportements de l'économie rurale. La vision de l'économie des légitimistes fut de plus en plus marquée par le développement du catholicisme social. Plusieurs ouvrages témoignent de cette sensibilité sociale[22], plus forte chez les légitimistes que chez les royalistes : le Traité d'économie politique chrétienne de Villeneuve-Bargemon en 1834, les deux tomes de l' Essai sur la décentralisation administrative de Béchard en 1836 et 1837, Du progrès social au profit des classes populaires non indigentes du protestant La Farelle en 1839. Le premier auteur affirme la nécessité de l'association des ouvriers, qui rappelle moins les anciennes corporations que les syndicats à venir ; il affirme que la charité doit être promue mais ne peut rester interindividuelle. Béchard est plus ferme et prône une intervention publique renforcée mais au niveau communal.

La préoccupation sociale chez les légitimistes va de pair avec le souhait d'une société stable et hiérarchique. Dans sa lettre sur les ouvriers du 20 avril 1865, le comte de Chambord critique la révolution coupable d'avoir détruit les cadres protecteurs des travailleurs ; il oppose « à l'individualisme,[...] l'association, à la concurrence effrénée le contrepoids de la défense commune, au privilège industriel la constitution volontaire et réglée des corporations libres ». Le prince retenait ainsi la formule de corporations libres, différente des corporations obligatoires de l'Ancien Régime. Mais s'il admettait un certain syndicalisme, il le voulait pacifique et excluait la grève.

Cette tendance sociale se radicalisa chez certains penseurs comme François René de La Tour du Pin qui parla d'un socialisme chrétien et Maurice Maignen qui souhaita des corporations obligatoires. Mias globalement la plupart des légitimistes étaient favorables à une politique plus libérale.

Idées légitimistes en politique étrangère[modifier | modifier le code]

Nationalisme français[modifier | modifier le code]

D'emblée les légitimistes ont fait montre d'un certain nationalisme français, manifesté par le recours très fréquent au mot "national". La Gazette de France était à l'avant-garde de cette tendance. Le nationalisme légitimiste se traduisait par une forte anglophobie, le régime de Juillet étant présenté comme un satellite de l'Angleterre. Le soutien aux chrétiens d'Orient et l'appui aux carlistes espagnols firent partie des thèmes légitimistes. Le nationalisme des légitimistes a pu pousser certains d'entre eux à prôner l'annexion de la Belgique[23]. En revanche, il rendait non souhaitable une restauration par le biais d'une intervention étrangère, seule La France envisagea cette possibilité.

Principe des nationalités[modifier | modifier le code]

Certains légitimistes ont défendu le principe des nationalités, dans la foulée du mouvement philhellène de la Restauration ou en soutien des nations catholiques irlandaise et polonaise. Cependant, le respect pour la Russie tzariste poussa certains légitimistes à ne pas défendre l'indépendance polonaise. De plus, cette adhésion s'estompa au moment de l'unité italienne qui menaçait les États du Pape et quand l'Allemagne menaça la France. Les thèmes prémaurassiens de la France méditerranéenne, de l'Union catholique et latine furent présents chez certains auteurs.

La colonisation[modifier | modifier le code]

De façon générale, les légitimistes furent hostiles à la colonisation et affairiste d'après 1880. Ils étaient très attachés à la colonisation de l'Algérie, testament de la légitimité selon Tudesq. Les légitimistes étaient surtout favorables à la colonisation à des fins de christianisations : Pierre-Antoine Berryer ou Louis de Buadicour s'inquiétaient de la résistance de l'Islam arabe. La critique de la colonisation se renforce chez certains auteurs légitimistes comme Barbey d'Aurevilly.

L’esclavage[modifier | modifier le code]

Les légitimistes en tant que catholiques étaient majoritairement abolitionnistes[24]. Ce sujet permettait d'ailleurs de critiquer les Anglo-saxons et l'hypocrisie de leur morale prétendument humanitaire. Certains journaux légitimistes, pour des raisons locales, prirent des positions antiabolitionnistes comme La Guienne de Bordeaux.

Succession légitimiste depuis Charles X[modifier | modifier le code]

Publications légitimistes[modifier | modifier le code]

  • La Gazette royale. Organe de l'UCLF, fondée en 1984 (1957-1962) ;
  • La Blanche Hermine, organe de la Fédération bretonne légitimiste (FBL), fondée en 1987 ;
  • Le Lien légitimiste, fondé par Gérard de Villèle ;
  • Bulletin d'information du Conseil de Mgr le duc d'Anjou (1972-1975) ;
  • Les Chartriers de la légitimité (1955-1958) ;
  • Contre-révolution (1977-1979) ;
  • Le Drapeau Blanc (1913, 1936-1937, 1970-1973) ;
  • Feuille d'information Légitimiste (1984-2002) ;
  • L'Information monarchique (1962-1965).

Personnalités médiatiques[modifier | modifier le code]

  • Thierry Ardisson, animateur de télévision, auteur d'un livre intitulé : Louis XX, Contre-enquête sur la monarchie, proche du Rassemblement démocrate pour la monarchie qui prône une « démocratie couronnée », à la manière de l'Espagne de Juan Carlos.
  • Jacques Dufilho dit clairement qu'il est monarchiste légitimiste lors de la sortie du film de Jean Marbœuf Pétain en 1993, dans lequel il interprète le rôle titre[26].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Même s'il faut souligner que lesdites lois fondamentales furent, dès l'Ancien Régime, discutées quant à leur nombre et leur teneur, notamment par les parlements, celui de Paris en tête, qui y voyaient un moyen de limiter le pouvoir royal, cf. manuel d'histoire du droit de F. Olivier-Martin.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Rials 1983, p. 9
  2. Rials 1983, p. 11
  3. a et b Rials 1983, p. 15
  4. Rials 1983, p. 18
  5. Rials 1983, p. 68
  6. Jean-Paul Bled, Les lys en exil ou la seconde mort de l'Ancien Régime, Paris, Fayard, 1992, p. 159-166.
  7. Rials 1983, p. 101-102
  8. Rials 1983, p. 118
  9. a et b Rials 1983, p. 120
  10. Rials 1983, p. 6
  11. Rials 1983, p. 24
  12. Rials 1983, p. 26
  13. a et b Rials 1983, p. 27
  14. Rials 1983, p. 28
  15. Rials 1983, p. 36
  16. Rials 1983, p. 37
  17. Rials 1983, p. 38
  18. Rials 1983, p. 45
  19. Rials 1983, p. 7
  20. Rials 1983, p. 51
  21. Rials 1983, p. 55
  22. Rials 1983, p. 60
  23. Rials 1983, p. 63
  24. Rials 1983, p. 64
  25. La dynastie capétienne.
  26. Cinememorial

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Paul Watrin, La Tradition Monarchique, thèse de doctorat en droit 1916 ; Diffusion Université-Culture pour la seconde édition, Paris, 1983 [lire en ligne]
  • Guy Augé, Les Blancs d'Espagne, Cahier de l'Association des amis de Guy Augé,‎ 1994
  • Guy Augé, Succession de France et règle de nationalité, DUC,‎ 1983
  • Stéphane Rials, Le légitimisme, PUF, coll. « Que sais-je ? » (no 2107),‎ 1983
  • Antoine Blanc de Saint-Bonnet, La Légitimité, Tournai, Casterman, 1873.
  • Raoul de Warren et Aymon de Lestrange, Les prétendants au trône de France, L'Herne, coll. « Mémorables », 1990
  • Prince Sixte de Bourbon de Parme, Le Traité d'Utrecht et les lois fondamentales du Royaume : Thèse pour le Doctorat, Édouard Champion, Paris, 1914 ; réédition Communication & Tradition, collection « Archives des Bourbons », Paris, 1998, 264 p.
  • Hervé Pinoteau, Nouvelles précisions dynastiques, Paris, Sicre Éditions,‎ 2001, 80 p.
  • Th. Deryssel (pseudonyme de Gustave Théry), Mémoire sur les Droits de la Maison d'Anjou à la Couronne de France, Imprimerie de Saint-Paul, Fribourg (Suisse), 1885 ; réédition Éditions Sicre, Paris, 2001, 52 p. [lire en ligne]
  • Gazeau de Vautibault, Contre la fusion, Paris, Éditions Sicre,‎ 2001, 118 p.
  • Gazeau de Vautibault, La Fusion. L'Héritier légitime de M. le Comte de Chambord, les Bourbons de la deuxième branche aînée, ses héritiers légitimes et les princes d'Orléans, Paris, E. Leroux et G. de Graet-Delalain,‎ 1873, 16 p.
  • Gazeau de Vautibault, Les Bourbons d'Anjou et d'Orléans. Exposé de leurs droits avec tous les documents à l'appui, Paris, E. Giraud,‎ 1885, 32 p.
  • Jean Charbonnel, Les légitimistes : De Chateaubriand à de Gaulle, Éditions de La Table Ronde, 2006 (ISBN 2-7103-2856-9)
  • Laure Hillerin, La duchesse de Berry, l'oiseau rebelle des Bourbons, Flammarion, collection Grandes Biographies, 05 2010. (ISBN 978-2-08-122880-1) [lire en ligne]
  • Jacques Bernot, Les princes cachés : Histoire des prétendants légitimistes 1883-1989, Paris, Lanore,‎ 2014, 288 p. (ISBN 226200725X).

Articles connexes[modifier | modifier le code]