Bertrancourt

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Bertrancourt
L'église Sainte-Marguerite.
L'église Sainte-Marguerite.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Amiens
Canton Acheux-en-Amiénois
Intercommunalité Communauté de communes du Pays du Coquelicot
Maire
Mandat
Patrick Schricke
2014-2020
Code postal 80560
Code commune 80095
Démographie
Population
municipale
208 hab. (2011)
Densité 34 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 05′ 41″ N 2° 33′ 23″ E / 50.0947222222, 2.5563888888950° 05′ 41″ Nord 2° 33′ 23″ Est / 50.0947222222, 2.55638888889  
Altitude Min. 125 m – Max. 157 m
Superficie 6,09 km2
Localisation

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Bertrancourt

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Bertrancourt

Bertrancourt est une commune française, située dans le département de la Somme en région Picardie. Elle fait partie de la Communauté de communes du Pays du Coquelicot dont le siège est à Albert.

Toponymie[modifier | modifier le code]

On trouve plusieurs formes pour désigner Bertrancourt dans les textes anciens.: Bertramecurt (1164), Bertreminecurt (1170), Bertraniccort, Bertranni curtis, Bertrandi curia, Bertraincourt (1186), Bertamecourt (1255), Bertrancourt (1567), Bétrancourt (1692)[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Bertrancourt est un village picard de l'Amiénois, situé à 12 km au nord-ouest d'Albert et 17 km au sud-est de Doullens, aisément accessible par les anciennes routes nationales 319 (actuelle RD 919) et 338 (actuelle RD 938).

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Nature du sol et du sous-sol[modifier | modifier le code]

Le sol et le sous-sol de la commune sont de formation tertiaire et quaternaire. La couche végétale et le sous-sol sont argileux et de ce fait assez imperméables. Le fonds des vallées est formé d'alluvions[2].

Relief, paysage, végétation[modifier | modifier le code]

Le versant de l'Authie est formé de deux petites vallées, l'une passant par Bus-lès-Artois et l'autre par Louvencourt. Le point le plus bas de la commune est situé à 140 m d'altitude, le point le plus haut culmine à 154 au nord-est[2].

Le paysage de la commune est assez boisé.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Il n'y a ni cours d'eau, ni source dans la commune. La nappe phréatique est située à 50 m de profondeur environ[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de la commune est tempéré océanique avec vents dominants de sud-ouest et de nord.

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

Urbanisme et aménagement du territoire[modifier | modifier le code]

La commune présente un habitat groupé au carrefour de routes secondaires.

Activités économiques et de services[modifier | modifier le code]

L'économie de la commune est toujours dominée par l'agriculture.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Bertrancourt
Coigneux Sailly-au-Bois
(Pas-de-Calais)
Bus-lès-Artois Bertrancourt Courcelles-au-Bois
Forceville Mailly-Maillet

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 208 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
540 534 574 700 741 730 732 750 713
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
658 650 654 615 580 508 458 440 406
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
384 366 363 320 325 315 299 273 273
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
247 250 231 200 200 199 224 229 214
2011 - - - - - - - -
208 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2014[5] Claude Touzet    
2014 en cours
(au 6 mai 2014)
Patrice Schricke    

Histoire[modifier | modifier le code]

  • On a retrouvé dans le sol de la commune des silex taillés, des pièces de monnaie et des traces de substructions gallo-romaines[2], peuves de l'ancienneté de l'occupation du territoire de Bertrancourt par l'homme.
  • Au XIIe siècle, le chapitre cathédral d'Amiens acheta en 1215, à Hugues de Belval une part de la dîme de Bertrancourt sur 30 journaux de terre pour 200 livres parisii. En 1242, ce fut l'Hôtel-Dieu d'Amiens qui acquit une part de la dîme auprès de Gauthier et Jean de Bertrancourt[1].
  • Au XVIe siècle, en 1508, Guillaume "Bastard de Mailly" était seigneur de Bertrancourt. En 1550, Henri de Grouches et son fils Robert étaient seigneurs de Bertrancourt. Ce dernier fait prisonnier lors de la défense de Doullens, dut, pour payer sa rançon et ses dépenses de guerre, vendre des terres pour une valeur des 140 000 livres.
  • Au XVIIe siècle, la seigneurie de Bertrancourt passa à la famille Le Cambier puis à la famille Brunel et enfin par mariage à la famille de Querecques de Forceville. En 1636, lors de l'invasion espagnole, le village de Bertrancourt fut dévasté et brûlé[1].
  • En 1795, les biens de l'église de Bertrancourt furent vendus.
  • En 1870-1871, 25 jeunes gens de la communes servirent sous les drapeaux, deux périrent. Le 28 janvier 1871, venant de Bapaume, 2 000 soldats allemands se retranchèrent dans Bertrancourt, élevant des barricades. Le 31 janvier, ils quittèrent définitivement la commune[1].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Sainte Marguerite fut reconstruite en 1848 en face du château. Cloche de 1786[6]. La façade est de style néoclassique.
  • En creusant les fondations de l'église, on a découvert l'existence de muches, le long d'un corridor d'une cinquantaine de mètres de long sur deux de large donnant accès à une douzaine de muches taillés dans la roche. Au milieu du corridor, se trouve un grès circulaire recouvrant un puits[1].
  • Chapelle Notre-Dame des Douleurs fut bâtie vers 1880 sur l'emplacement de l'ancienne église, aux frais de l'abbé Dangreville, curé de Cartigny et de sa sœur, enfants du pays. Elle est construite en brique, ceinturée par un cordon de pierre formant un larmier[1]. De style néogothique, la chapelle a la forme d'un vaisseau rectangulaire avec une abside à trois pans. La façade est entourée de chaque côté par une tourelle prenant appui sur un contrefort. Le portail est surmonté par une rosace[7].
  • Cimetière militaire britannique (Bertrancourt Military Cemetery).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Adolphe de Cardevaque, Le Canton d'Acheux, 1883 réimpression, Paris, Le Livre d'histoire- Lorisse, 2003 (ISBN 2 - 84 373 - 348 - 0).

Liens internes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Adolphe de Cardevaque, Le Canton d'Acheux, 1883 réimpression, Paris, Le Livre d'histoire- Lorisse, 2003 (ISBN 2 - 84 373 - 348 - 0)
  2. a, b, c et d Notice géographique et historique sur la commune de Bertrancourt, rédigée par M. Boulanger, instituteur, 189?, Archives départementales de la Somme
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  5. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr,‎ 28 avril 2009 (consulté le 17 novembre 2009)
  6. « Notice no PM80000339 », base Palissy, ministère français de la Culture
  7. André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, F. Paillart éditeur, 2003