Manu Larcenet

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Manu Larcenet

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Manu Larcenet en dédicace à Nancy (avril 2007)

Nom de naissance Emmanuel Larcenet
Alias
Manu
Naissance 6 mai 1969 (45 ans)
Issy-les-Moulineaux
Nationalité Drapeau de la France France
Profession Dessinateur, scénariste
Signature de


Emmanuel Larcenet, dit Manu Larcenet ou Larcenet, (né le 6 mai 1969 à Issy-les-Moulineaux) est un auteur de bande dessinée français. De 1994 à 2006, il collabore au magazine Fluide glacial, pour lequel il réalise essentiellement des récits humoristiques, tout en publiant des œuvres plus intimes aux Rêveurs, maison d'édition qu'il crée en 1998, avec Nicolas Lebedel. Depuis le début des années 2000, ses albums publiés chez Dargaud, et particulièrement le Combat ordinaire[1], en ont fait un des principaux auteurs francophones[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Ayant obtenu un BTS expression visuelle option images de communication à l’école Olivier-de-Serres[3], il publie dès 1991 des planches très inspirées de Philippe Vuillemin dans Yéti, pour lequel il réalise également sa première couverture de magazine. En 1994, Manu Larcenet entre à Fluide glacial. Ses histoires, imprégnées d'absurde, de non-sens et d'humour parodique, lorgnant souvent vers le potache[4] et l'esprit punk sont de la plus pure école Fluide. En 1998, il y lance Bill Baroud, espion dont les aventures rappellent celles de Bob Morane, en moins glamour[réf. nécessaire]. Outre cette série, il réalise pour Fluide entre 1998 et 2005 de nombreuses histoires courtes prenant pour thème Les Superhéros injustement méconnus, Robin des Bois (La Légende de Robin des Bois), ou la jungle qu'est le milieu de l'entreprise (Le Guide de la survie en entreprise). Les six épisodes de Minimal, en 2003, marquent une rupture. Dans ces pages, qui se moquent des dérives intellectualistes de la bande dessinée alternative, Larcenet se fait plus mordant et plus dur[5]. De la fin 2005 à 2006, il dessine sur des scénarios de Lindingre Chez Francisque, qui évoque les conversations de comptoir de Français réactionnaires et racistes. En désaccord avec l'évolution suivie par Fluide Glacial sous Thierry Tinlot[réf. nécessaire], Larcenet annonce en juin 2006 qu'il quitte la revue[réf. nécessaire], après en avoir été un pilier douze années durant[6].

En 1994, Larcenet crée la collection « On verra bien... » chez Les Rêveurs de Rune, avec Nicolas Lebedel et illustre Raôul, jeu de rôle parodique créé par son frère Patrice, édité par Les Rêveurs de Rune. De 1997 à 2004, Larcenet continue son parcours d'auteur grand public en collaborant à Spirou, principalement avec Jean-Michel Thiriet (La vie est courte), Gaudelette (Pedro le Coati).

À partir de 1997, Larcenet utilise Les Rêveurs de Rune[7] pour publier des œuvres plus intimes, à la limite de l'expérimental, sous l'influence de L'Association[réf. nécessaire] et de Lewis Trondheim, un de ses piliers. De Dallas Cowboy (1997) à Ex Abrupto (2005), en utilisant un trait plus lâche et expressif, Larcenet s'interroge sur la création, la mort, ou encore l'obésité. C'est au sein de cette structure qu'il publie en 2006 Critixman, opus dirigé contre les lecteurs de bande dessinée autoproclamés critiques qui descendent allègrement les auteurs sur les forums et sites spécialisés[8], mais aussi, dans la lignée de Minimal, contre les positions de certains auteurs qui se veulent « avant-gardistes »[9] et ne s'avèrent finalement que de pédants disserteurs.

En 2000, il entre avec Les Entremondes dans la collection Poisson Pilote. Il y crée quatre autres séries : Le Retour à la terre (en collaboration avec Jean-Yves Ferri), Les Cosmonautes du futur (en collaboration avec Lewis Trondheim), Une aventure rocambolesque de... et Nic Oumouk. Ces séries auxquelles peuvent être ajoutés les Donjon Parade, lui permettent de toucher un public plus large que celui de Fluide Glacial, tout en étant moins restreint que celui des Rêveurs.

Le lancement en 2003 du Combat ordinaire, qui obtient le prix du meilleur album au Festival d'Angoulême 2004, marque la consécration de Larcenet. Avec ces albums, qui mêlent autobiographie et réflexion[10], et dont le graphisme montrent la maturité du trait de son auteur[réf. nécessaire], Larcenet rejoint Lewis Trondheim, Sfar ou Blutch dans le cercle des grands auteurs apparus au début des années 1990[réf. nécessaire]. En 2006, les éditions Dargaud publient une édition limitée du Combat Ordinaire 3, contenant un dvd avec un documentaire de 52 minutes intitulé Des instants précieux. Ce film, réalisé par Sam Diallo et Laurent Beaufils permet au spectateur de suivre Manu Larcenet pendant la conception de cet album. Fin 2010, une intégrale du Combat ordinaire est publiée, elle contient les 4 tomes de la série ainsi qu'un DVD contenant un documentaire totalement inédit de 52 minutes réalisé par Sam Diallo. Ce film est un portrait de Manu Larcenet (de ses débuts à Fluide Glacial à Blast), et contient des interviews exclusives de Jean-Yves Ferri, Marcel Gotlib, Lewis Trondheim et Daniel Pennac.

En 2009, le premier opus de Blast est publié. Cet album est le premier tome d'une série qui en comportera 4[11]. Le premier volume de 200 pages obtient le prix des libraires de bandes dessinées 2010[12]. Sorti en 2011, le tome 2 de Blast décroche le Grand prix RTL de la bande dessinée[13]. Cette saga est enfin achevée en mars 2014 avec la sortie du tome 4 : Pourvu que les bouddhistes se trompent.

Il apparaît comme auteur de référence pour le cycle des officiers de l'Armée de l'air en 2013 avec son album La ligne de front[14].

Prix et récompenses[modifier | modifier le code]

Œuvres publiées[modifier | modifier le code]

One shots[modifier | modifier le code]

Séries[modifier | modifier le code]

  1. Soyons Fous, 1996.
  2. Soyons Fous dans la dignité, 2002.
  1. 30 millions d'imbéciles, 1996.
  2. Ni dieu ni maître ni croquettes, 1998.
  1. Profitons-en !, 1998.
  2. Jusqu'à présent..., 1999.
  3. Rien ne va plus !, 2000.
  1. Bill Baroud espion, 1998.
  2. Bill Baroud à la rescousse, 1998.
  3. La dernière valse, 2000.
  4. La jeunesse de Bill Baroud, 2002.
  1. Lazarr, 2000.
  2. Les eaux lourdes, 2001.
  1. Les Cosmonautes du futur, 2000.
  2. Le Retour, 2001.
  3. Résurrection, 2004.
  1. Un donjon de trop, 2000.
  2. Le Sage du ghetto, 2001.
  3. Le Jour des crapauds, 2002.
  4. Des fleurs et des marmots, 2004.
  5. Technique Grogro, 2007.
  1. Pedro le Coati, 2001.
  2. Pedro le Coati 2, 2002.
  1. Sigmund Freud - Le temps de chien, 2002.
  2. Vincent Van Gogh - La ligne de front, 2004.
  3. Attila - Le Fléau de Dieu (scénario), avec Daniel Casanave (dessin), 2006.
  4. Robin des Bois - La légende de Robin des Bois, 2003. (intégré dans la série en 2009)
  5. Soldat Inconnu - Crevaisons (scénario), avec Daniel Casanave (dessin), 2009.
  1. La vraie vie, 2002.
  2. Les projets, 2003.
  3. Le vaste monde, 2005.
  4. Le déluge, 2006.
  5. Les révolutions, 2008.
  1. Le combat ordinaire, 2003.
  2. Les quantités négligeables, 2004.
  3. Ce qui est précieux, 2006.
  4. Planter des clous, 2008, 64 p.[15]
  • Nic Oumouk, Dargaud, coll. « Poisson Pilote » :
  1. Total souk pour Nic Oumouk, 2005.
  2. La France a peur, 2007.
  • Chez Francisque (dessin) avec Yan Lindingre (scénario), AUDIE, coll. « Fluide Glacial » (Tomes 1 et 2), « Dargaud » (Tomes 3 et 4) :
  1. Tome 1, 2006
  2. Tome 2, 2007
  3. Une année vue du zinc, 2009
  4. Tout fout le camp, 2010
  1. Le sens de la vis, 2007
  2. Tracer le cercle, 2010
  1. Volume 1, 2008
  1. Grasse Carcasse, 2009
  2. L'apocalypse selon Saint Jacky[16], 2011
  3. La tête la première[17], 2012
  4. Pourvu que les bouddhistes se trompent, 2014

Participations[modifier | modifier le code]

Magazines[modifier | modifier le code]

Manu Larcenet a collaboré à plusieurs magazines :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Album qui a obtenu le prix du meilleur album au Festival d'Angoulême en 2004
  2. http://www.evene.fr/celebre/biographie/manu-larcenet-15788.php
  3. http://www.letudiant.fr/loisirsvie-pratique/loisirsvie-pratique-people/les-20-ans-de-manu-larcenet-19413/les-20-ans-de-manu-larcenet-14080.html
  4. http://www.mondomix.com/fr/news/la-selection-bd-d-angouleme-l-armure-du-jakolass-atsuko-le-chanteur-sans-nom
  5. Voir le texte qui accompagne la couverture du Fluide Glacial no 354.
  6. Il fait l'annonce publique de ce départ sur son ancien blog le 20 juin 2006.
  7. Qui deviennent assez vite Les Rêveurs.
  8. Les rapports de Larcenet aux forums de bande dessinée, particulièrement complexes[réf. nécessaire], ont conduit l'auteur à disparaître de la plupart des forums qu'il fréquentait, à clore les commentaires de son blog, et à ne plus laisser publique son adresse courriel.
  9. Larcenet fait explicitement[réf. nécessaire] référence à Jean-Christophe Menu, qui l'accusait en janvier 2005 dans Plates-Bandes de n'être qu'un « vulgarisateur » de Blutch, ce que Larcenet nie, tout en assumant de vouloir créer une œuvre accessible au grand public. Le même reproche lui a ensuite été fait concernant un prétendu plagiat de Winshluss[réf. nécessaire].
  10. La mort du père, la maladie d'Alzheimer, le racisme ou encore la Guerre d'Algérie y sont traités avec une finesse particulière.
  11. "C’est très très dur, et c’est en partie pour ça que ça se fera en quatre tomes et pas en cinq. Je deviens insupportable envers mes proches, parce que pour que le personnage de Polza soit crédible, il faut que je le joue." Interview pour Lalibre.net 23 avril 2011
  12. http://www.canalbd.net/index.php?s=prixdeslibraires
  13. « Manu Larcenet remporte le "Grand Prix RTL 2011 de la BD" », sur rtl.fr,‎ 1er décembre 2011 (consulté le 22 avril 2012)
  14. http://ecole-air.fr/images/pdf/concoursResultats/2013/noticeIntegration.pdf
  15. Critique par Christophe Donner, « Dispersion, camarades ! », Le Monde 2, nº 212, semaine du 8 au 14 mars 2008, p. 8.
  16. http://www.manularcenet.com/blog/articles/4778/blast-2-4
  17. http://www.dargaud.com/blast/album-5633/la-tete-la-premiere/
  18. [1]
  19. Daniel Pennac et Manu Larcenet cosignent l'album illustré de "Journal d'un corps" !, My Boox, 7 mars 2013
  20. http://larcenet.mania.free.fr/Manu-Larcenet.htm
  21. a et b « Article Larousse - Emmanuel Larcenet, dit Manu Larcenet », sur larousse.fr (consulté en 21 décembre 2012)
  22. http://larcenet.mania.free.fr/Mini-planches.htm

Documentation[modifier | modifier le code]

  • Franck Aveline, « Presque », dans L'Indispensable no 3, janvier 1999, p. 80.
  • Larcenet (int. Franck Aveline et Bruno Canard), « Entretien avec Larcenet », dans L'Indispensable no 2, octobre 1998, p. 40-48.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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