Harponville

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Harponville
L'église et le monument aux morts.
L'église et le monument aux morts.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Amiens
Canton Acheux-en-Amiénois
Intercommunalité Communauté de communes du Pays du Coquelicot
Maire
Mandat
Dominique Renaud
2014-2020
Code postal 80560
Code commune 80420
Démographie
Population
municipale
173 hab. (2011)
Densité 63 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 02′ 10″ N 2° 30′ 11″ E / 50.0361, 2.5031 ()50° 02′ 10″ Nord 2° 30′ 11″ Est / 50.0361, 2.5031 ()  
Altitude Min. 69 m – Max. 147 m
Superficie 2,75 km2
Localisation

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Harponville

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Harponville

Harponville est une commune française, située dans le département de la Somme en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Village rural picard, situé entre Amiens et Arras.

« A Harponville, é bête et méchant, mais l’ieu ale coule in montant » (A Harponville, c’est bête et méchant mais l’eau coule en montant)

Cette devise s’explique par la présence de la mare en haut du village alors que l’ensemble du territoire est en pente du nord vers le sud.

Au niveau topographique, on peut signaler une petite vallée assez encaissée au nord appelée «  Vallée Madame » et au sud-ouest, une zone boisée appelée « Bois de Longue Attente ».

Face au village, se trouve une vallée sèche secondaire de l’Hallue.

Histoire[modifier | modifier le code]

Depuis le très haut Moyen Âge, le village d’Harponville devait être dans l’aire d’influence de l’abbaye de Saint-Riquier. À quelques centaines de mètres, se trouvait le village d’Hierville (aujourd’hui disparu) qui lui dépendait très tôt de l’abbaye de Corbie. Le « Grès bénotte » (borne de limite) semble avoir été la délimitation entre les deux zones.

Sa situation stratégique à proximité de la route Amiens-Arras a permis sa survie grâce notamment au Chemin de Saint Jacques de Compostelle (Niederstrasse)

Jusqu’au XVIIe siècle, il est difficile de connaître précisément l’histoire du village. Quelques noms d’obscure noblesse apparaissent à l’occasion de l’achat de terres sur la seigneurie (de Houblières, de Rigauville).

C’est à cette époque que la famille de Raincheval achète la seigneurie en 1683. C’est aussi à partir de cette date que Harponville va être marqué par l’influence de la religion protestante ; la belle-mère de Marc François de Raincheval était protestante.

Au XVIIIe siècle, on constate des enterrements de protestants dans leur jardin. Avec l’Édit de tolérance, de nombreux protestants harponvillois qui s’étaient mariés à Tournai, l’officialise sur l’état-civil français.

Début XIXe siècle, l’entente entre les deux religions est telle que les deux confessions décident d’un commun accord de construire un mur dans l’église pour d’un côté avoir l’église catholique et de l’autre, le temple protestant. Il faudra l’intervention du préfet et de l’évêque en 1804 pour que ce mur soit démoli. Le premier temple protestant du département de la Somme est construit à Harponville en 1823. Il s’agit un bâtiment assez sommaire en torchis. Ce temple brûle en 1859 avec une vingtaine de maisons et un second temple (le temple actuel) est construit en 1863.

La guerre de 14/18 n’a pas trop touché le village. Un système défensif (blockhaus, tranchées) assez étendu était installé depuis le lieu-dit « Bois de l’Abbaye » jusqu’au « Mont d’Harponville. Pour l’anecdote, on peut citer l’arrestation d'un soldat anglais pyromane qui avait provoqué l’incendie de plusieurs granges.

La Seconde Guerre mondiale est quasiment passée inaperçue. Néanmoins, il semble qu’un Harponvillois ait caché un résistant informateur pour la préparation de l’Opération Jéricho sur la prison d’Amiens.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au 6 mai 2014)
M. Dominique Renaud   Réélu pour le mandat 2014-2020[1], [2]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 173 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
468 464 513 538 540 599 608 574 568
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
592 576 546 479 470 428 411 373 364
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
332 311 292 245 240 222 245 201 192
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
177 160 151 150 130 125 148 155 173
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La croix à l'entrée du cimetière militaire.
  • Église de la Sainte-Trinité. Datant du XIXe siècle, ses pierres proviennent de l’ancien château d’Harponville et de l’ancienne église de l’abbaye de Clairfaye. La base de murs est constituée d'une ceinture de grès, haute d'environ un mètre.
  • Temple protestant du XIXe siècle (Exposition permanente à l’intérieur)
  • École datant du XIXe siècle
  • Ferme de l’Hayette (ancien relais de diligence de 1855)
  • Place du village (terrain de ballon au poing) bordé de tilleuls avec calvaire XIXe siècle
  • Monument aux morts, surmonté d'une croix de guerre.
  • Cimetière militaire britannique[5]
  • Cimetières civils (communal et protestant)
  • Grès bénotte (au carrefour du bas du village)
  • Vue du « Mont d’Harponville »
  • Granges en torchis
  • Puits communal
  • Chemin du Tour des Haies
  • Chemin de Saint Jacques de Compostelle
  • Circuit des protestants

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Tiodave Sambé Destrotilles : - Professeur de Picard à l'université d'Amiens - Chef d'entreprise en langue et culture picarde à Harponville http://grebenote.com - Chroniqueur d'actualités sur le web en langue picarde http://nomdezeu.over-blog.fr

Sam Corwynn - Luthier, musicien et sorcier à Harponville http://cor-wynn.com - Jardinier en permaculture à Harponville http://cor-wynn.com/atelier/pimpmingardin/ - Voir aussi l'article suivant http://www.courrier-picard.fr/region/le-luthier-militant-des-sons-picards-ia181b0n142482

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr,‎ 9 juin 2008 (consulté le 5 septembre 2008)
  2. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme,‎ 6 mai 2014 (consulté le 9 juin 2014)
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  5. (en) Site avec photos et mention du nombre de combattants inhumés

Liens externes[modifier | modifier le code]