Dresde

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Dresde
Dresden
Panorama
Panorama
Blason de Dresde
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Land Drapeau du Land de Saxe Saxe
District
(Regierungsbezirk)
Dresde
Arrondissement
(Landkreis)
Dresde (ville-arrondissement)
Nombre de quartiers
(Ortsteile)
19
Bourgmestre
(Bürgermeister)
Helma Orosz CDU
2008-
Partis au pouvoir CDU, FDP, DSU, Freie Bürger (citoyens libres)
Code postal 01001-01462
Code communal
(Gemeindeschlüssel)
14 2 62 000
Indicatif téléphonique +49-351
Immatriculation DD
Démographie
Population 530 754 hab. (30/6/2013)
Densité 1 617 hab./km2
Géographie
Coordonnées 51° 03′ 00″ N 13° 44′ 00″ E / 51.05, 13.73333351° 03′ 00″ Nord 13° 44′ 00″ Est / 51.05, 13.733333  
Altitude 113 m
Superficie 32 831 ha = 328,31 km2
Localisation

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Dresde
Liens
Site web www.dresden.de

Dresde (Dresden en allemand, et Drježdźany en sorabe) est une ville-arrondissement d’Allemagne, capitale et ville la plus peuplée de la Saxe. Elle se situe dans le bassin de Dresde, entre les parties supérieures et médianes de l’Elbe et la plaine d’Allemagne du nord.

En 2013, elle compte 530 754 habitants. Au classement de la superficie des grandes villes allemandes, Dresde occupe avec 328,31 km2, la quatrième place derrière Berlin, Hambourg et Cologne.

Des vestiges archéologiques suggèrent une présence urbaine dès l’âge de la pierre. Dresde n’est citée qu’à partir de 1206, et devient alors une résidence princière et royale. En février 1945, au cours de la Seconde Guerre mondiale, elle est presque entièrement détruite par des bombardements alliés.

Dresde est le centre politique d'un Freistaat, qui y concentre ses infrastructures culturelles. Elle a le statut d’une ville indépendante, est le siège de la direction régionale de Dresde et compte de nombreuses universités. Dresde forme le noyau de l’agglomération du même nom. Sa situation la place en conséquence en nœud de communication et en centre économique d’Europe centrale. La région se positionne économiquement comme l’une des plus dynamiques d’Allemagne. Elle compose le triangle métropolitain de la Saxe avec les agglomérations de Chemnitz-Zwickau et de Leipzig-Halle.

La vallée de l'Elbe à Dresde a été inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO en 2005[1] mais a ensuite perdu ce titre en 2009 en raison du projet de construction du pont de Waldschlösschen[2],[3]. Le pont a finalement été inauguré en août 2013.

La ville est aussi connue comme la Florence de l’Elbe, à l’origine en raison de ses collections d’art, mais aussi de son architecture baroque.

Le centre historique de Dresde est réservé aux piétons et aux vélos. La plupart des curiosités et musées se concentrent dans un périmètre restreint et sont facilement accessibles à pied. La ville est efficacement quadrillée par un réseau de douze lignes de tramway auquel s'ajoutent ceux des bus et trains express régionaux.

Histoire[modifier | modifier le code]

Elle n'était d'abord qu'un village de pêcheurs et de paysans ; elle n'est citée pour la première fois qu'en 1206. En 1745, un traité de paix, qui assurait la Silésie à la Prusse, y fut conclu avec l'Autriche et la Saxe.

La ville se développe au début du XVIIIe siècle avec l'ensemble baroque du Zwinger, le palais japonais et la Hofkirche. Auguste le Fort, l'Électeur de Saxe, en fait la Florence du Nord et invite architectes, compositeurs et musiciens, souvent venus d'Italie ou d'Autriche. Dresde accueille aussi d'exceptionnelles collections d'œuvres d'art. C'est en 1560 que les Collections nationales de Dresde sont fondées par Auguste Ier.

Dresde fut souvent ravagée par les armées, notamment pendant la guerre de Sept Ans (1756-1763) et pendant la bataille de DresdeNapoléon Ier y battit au cours de la campagne d'Allemagne, les 26 et 27 août 1813, une armée coalisée constituée d'Autrichiens, de Russes et de Prussiens, ceci un an après y avoir tenu le célèbre congrès. Les fortifications de la ville furent détruites en 1815.

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Le bombardement de 1945[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bombardement de Dresde.
Dresde en 1945. Photographie de Richard Peter.

À la fin de Seconde Guerre mondiale, un tiers de la ville fut détruit du 13 au 15 février 1945 par la Royal Air Force, avec l'appui de l'aviation américaine. 650 000 bombes incendiaires d'un poids total de 7 000 tonnes sont tombées sur la ville, tuant un nombre encore indéterminé d'habitants de la ville. Les chiffres ont oscillé entre 50 000 et 305 000 morts, sans être pour autant le fait d'un parti pris politique (la Croix-Rouge soutient une estimation assez proche de celle donnée par les différents rapports de l'état-major allemand). Les derniers chiffres généralement acceptés font état de 25 000 morts environ. Il est néanmoins très difficile d'établir un nombre étant donné que seules les cendres des corps brûlés par le bombardement ont pu être pesées.

Les chefs-d'œuvre de l'art baroque comme le Semperoper et les principaux musées situés dans le château de la Résidence de Dresde et le Zwinger sont détruits, et il semble à l'époque inimaginable que la ville puisse retrouver sa splendeur d'antan. Cela prendra du temps, mais la ville sera rénovée. Il est à noter que presque toutes les collections d'Ancien régime avaient été cachées par précaution dans une forêt proche avant les bombardements, emportés en URSS après la guerre et rapatriées en Allemagne de l'Est en 1955[4].

L'après-guerre[modifier | modifier le code]

La reconstruction de la ville et la restauration de son important patrimoine architectural et artistiques sont détaillés dans le paragraphe suivant.

Le régime de la RDA se met en place sous l'égide soviétique, ce qui se manifeste par la présence dans la ville d'une division de blindés de l'armée rouge, ce jusqu'à la réunification.

Dresde a joué un rôle important dans les évènements de 1989 qui ont précipité la chute du mur de Berlin, puis la fin de la RDA, En parallèle avec les manifestations du lundi à Leipzig. D'importants affrontements entre la police est-allemande et des habitants eurent lieu à Dresde, d'abord le 4 octobre lors du passage d'un train de réfugiés cherchant à atteindre la RFA, puis le 8 octobre où environ 20 000 manifestants réclamèrent la liberté d'expression et de circulation (vers l'ouest).

En août 2002, comme en de nombreux endroits d'Europe centrale, Dresde et ses environs subissent des inondations catastrophiques, avec notamment une crue centennale de l'Elbe : la gare centrale est dévastée par un fleuve de boue, et de nombreux monuments, récemment reconstruits après avoir été détruits en février 1945, sont endommagés.

Le 13 février 2005, à l'occasion des commémorations du bombardement de Dresde en 1945, entre 3 000 et 5 000 manifestants d'extrême droite ont manifesté devant le parlement de Saxe. 70 personnes ont été interpellées à la suite d'affrontements.

Patrimoine architectural et artistique[modifier | modifier le code]

Dans l'immédiate après-guerre l'armée rouge pille les musées de leurs chefs-d'œuvre, mais les rend dans les années 1950. Ainsi, les peintures de Dresde sont restituées à la RDA en 1955 et la Gemäldegalerie Alte Meister de Dresde rouvre au public le 3 juin 1956. À la difficile situation de l'après-guerre suivit le régime communiste de la RDA, lorsque de nombreux efforts de reconstruction de la vieille ville sont entrepris.

Les efforts de restauration de la Florence de l'Elbe, eu égard à l'enjeu culturel exceptionnel de l'ensemble, ont été réellement considérables, et se sont accélérés depuis la Réunification. À vrai dire, on n'a pas vu depuis longtemps tant d'édifices historiques reconstruits sur un même site en si peu de temps. C'est une véritable renaissance que vit la ville.

Tout d'abord, l'opéra Semper (Semperoper en allemand) d'après son architecte Gottfried Semper), dont le rétablissement se fit en deux phases : l’on consolida la ruine entre 1952 et 1956 (avec Herbert Schneider), dans la vague perspective d’un saccage moderniste ultérieur un peu à la manière du théâtre Sarah-Bernhardt, avant de se décider en 1977 pour une reconstruction à l’identique de l’intérieur, inaugurée en grande pompe le 13 mars 1985 par une représentation du Freischütz.

Le palais Zwinger dû à Balthasar Permoser et Matthäus Daniel Pöppelmann, délicat ensemble baroque comportant un pavillon et un arc de triomphe unique au monde (le Kronentor, la « porte couronnée »), fut restauré entre 1945 et 1963 sous la direction de Hubert Ermisch, Arthur Frenzel et Max Zimmermann. Il se reflète à nouveau dans le ravissant bassin qui l'entoure.

La Frauenkirche
Vue de l'intérieur de la Frauenkirche

La Frauenkirche, chef-d'œuvre de l'architecture luthérienne baroque, avait été construite par George Bähr. Elle a été détruite, non pas directement par les bombes mais par un incendie qui s'en est suivi, du fait de l'intensité de la chaleur. Elle fut reconstruite plusieurs années après la chute du mur de Berlin, en occasionnant toutefois un très important travail de recherche. Les travaux furent achevés le 5 août 2004. Les fonds proviennent d'appel de fond privé où chacun peut donner pour la reconstruction et de nombreux apports privés. La reconstruction de la Frauenkirche a de particulier que, non seulement elle a été reconstruite à l'identique, mais en réutilisant tous les matériaux d'origine récupérables. C’est-à-dire que les pierres des ruines ont été numérotées, triées par ordinateur, et remises à leur ancienne place. Les matériaux manquants sont remplacés par des neufs (certains marbres ont toutefois été remplacés par des peintures sur bois, en trompe-l'œil). Ce réemploi de pierres d'origine lui donne cet air particulier : à l'extérieur l'église combine pierres noircies et pierres blanches neuves. Dans un premier temps, il n'était pas prévu de la reconstruire, mais de laisser les ruines dans leur état et d'en faire un monument commémoratif ; c'est ce qui explique, avec le manque de fonds et le peu d'importance attaché à la religion par le régime communiste, la reconstruction tardive de la Frauenkirche. Elle est actuellement l'emblème de la ville de Dresde.

Le palais Cosel, de Johann Christoph Knöffel (1744-1746), un bel immeuble de six étages d'un intérêt urbanistique évident par sa situation aux abords des édifices voisins, fut en grande partie anéanti par la guerre. Seuls rescapés du bâtiment d'origine, les façades des deux ailes de la cour d'entrée, restaurées en 1973. Le corps principal a été reconstruit sous la direction de Walter Kaplan (1998-2000), avec un ajout parfaitement camouflé de parc de stationnement souterrain.

La Kanzleihaus, palais Renaissance construit entre 1565 et 1567 par Hans Irmisch dont une partie des ruines avaient survécu, fut reconstruit en 1998 sous la direction de Gerhard Burger, architecte en chef des monuments historiques.

Cette liste ne donne que quelques exemples de ce qu'il est convenu d'appeler la Renaissance de Dresde. On envisage également la reconstruction de nombreux immeubles de moindre importance, ces tissus mineurs concourant à la physionomie générale des villes historiques. Dans le même but, on a procédé à la démolition d'immeubles modernes inesthétiques, tels que le bâtiment de la Police centrale, sinistre ensemble en béton qui défigurait la place du marché et les environs de la Frauenkirche.

À Dresde, le terme allemand de 'Wiederaufbau', c'est-à-dire la restauration ou la reconstruction partielle de bâtiments à partir de ruines existantes (ex.: le Kurländer Palais, le Taschenberg Palais, le Landhaus, le Johanneum, le Zwinger, le château, la totalité des monuments du front d'Elbe, et la Frauenkirche) de celui de la 'Rekonstruktion' qui signifie la reconstitution à l'identique de façades de bâtiments ayant totalement disparu du fait de la guerre ou du régime socialiste, à partir de structures en béton ou agglos au décor plaqué en stuc et pierres taillées (c'est le cas des immeubles baroques du quartier reconstruit de Neumarkt). La première catégorie relève du patrimoine, la seconde du pastiche. Le recours massif à des copies pour meubler les vastes espaces en friche au cœur de la ville a pour objectif de rétablir une image cohérente du centre-ville historique, mais fait l'objet de controverses. Le principal problème en est la perte d'authenticité qui aboutit à ce que le touriste ne distingue plus le patrimoine authentique de la copie. De tels choix peuvent être justifiés ponctuellement comme dans le cas de la reconstruction (également controversée) du château central de Berlin, lequel jouait un rôle clé et irremplaçable dans le paysage de l'avenue Unter den Linden, où pour offrir un cadre baroque adéquat à la Frauenkirche de Dresde. Mais ils deviendrait particulièrement dommageables pour l'appréciation du patrimoine allemand s'ils se répandaient dans des villes qui, à l'instar de Nuremberg, ont réussi une reconstruction harmonieuse après la guerre tout en respectant ce qui sera l'esprit de la charte de Venise.

Les efforts de reconstruction se sont accélérés avec la réunification de l'Allemagne et culminent en 2006 avec les fêtes des 800 ans de la ville. Si les reconstructions se poursuivaient au rythme et avec l'orientation actuels, la tragédie de 1945, d'un point de vue architectural, serait à peu près effacée vers 2025. Dresde est redevenue, avec Heidelberg, Bamberg ou Ratisbonne, l'un des hauts lieux du tourisme en Allemagne.

Vie musicale[modifier | modifier le code]

Dresde joue aussi un rôle important dans la vie musicale avec l'orchestre de la Staatskapelle, une des plus anciennes formations du monde puisque créée en 1548, et celui de l'opéra (Staatsoper). Son chœur de garçons de l'église de la Sainte-Croix (Dresdner Kreuzchor) est réputé dans le monde entier.

Les ponts de Dresde[modifier | modifier le code]

Deux ponts sur l'Elbe ont valeur de monuments historiques : le pont de pierre Augustus-Brücke en centre ville, et le pont métallique Blaues Wunder (« Miracle bleu ») plus à l'est, à Loschwitz et Blasewitz. Le Waldschlösschenbrücke inauguré en 2013 est le plus récent pont sur l'Elbe à Dresde.

Depuis l'an 2000[modifier | modifier le code]

La vallée de l'Elbe à Dresde a été inscrite en 2004 sur la liste du patrimoine mondial par l'Unesco et placée en juillet 2006 sur la liste rouge des sites du patrimoine mondial en péril en raison du projet de construction d'un nouveau pont sur l'Elbe Waldschlösschenbrücke. Le site a été retiré de la liste du patrimoine mondial lors du congrès de Séville de l'UNESCO, en juin 2009[2].


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Économie[modifier | modifier le code]

La ville compte une usine automobile du groupe allemand Volkswagen AG qui y produit la Phaeton. Les technologies de micro-électronique sont présentes avec notamment l'Américain GlobalFoundries, l'Allemand Infineon Technologies et Silicon Saxony. Les biotechnologies et la pharmacie font également partie des principales industries de la cité saxonne. Après la réunification allemande en 1990, Dresde est devenu l'un des sites économiques les plus puissants et dynamiques en Allemagne. La ville n'a pas de dettes et affiche une croissance économique bien supérieure à la moyenne. Dans un contexte d'activités les plus variées, il faut tout de même relever les attributions particulières en microélectronique, technique d'information et de communication, biotechnologies et nanotechnologies ainsi que dans la recherche et l'élaboration de matières nouvelles.

Vie culturelle et sociale[modifier | modifier le code]

Arts[modifier | modifier le code]

Ce sont les arts qui font la renommée internationale de la ville. Les Collections nationales de Dresde représentent depuis 450 ans un patrimoine unique en son genre qui a pu survivre à la guerre, aux bombardements, aux incendies et aux pillages depuis leur création par Auguste Ier. Mais c'est surtout Auguste II, dit Auguste le Fort, et son fils Auguste III qui entreprirent d'amasser joyaux, porcelaines et tableaux de maître dans leurs collections. Les musées les plus célèbres de la ville sont la Gemäldegalerie Alte Meister et le Grünes Gewölbe.

La première collection est une pinacothèque située au Palais Zwinger et qui regroupe des chefs-d'œuvre principalement de l'art italien (Botticelli, Raphael, le Titien, Véronèse, le Tintoret), allemand (Dürer, Cranach, Holbein) et flamand (Rembrandt, Rubens, Vermeer), mais aussi français (Poussin, Watteau) et espagnol (Ribera, Zurbarán, Vélasquez).

La seconde, le Grünes Gewölbe (la Voûte verte), située au château de la Résidence de Dresde, est une collection incroyable d'objets fabriqués à partir des plus précieux matériaux comme l'ivoire, l'ambre, l'or, le vermeil, la porcelaine de Meißen et des pierres précieuses. Les objets sont replacés dans leur contexte historique dans la Grünes Gewölbe et de façon plus foisonnante et moderne dans la Neues Grünes Gewölbe.

Dans le Kunsthofpassage, une façade composée de gouttières
Une vue de l'intérieur de la « laiterie de Pfund »

D'autres musées viennent compléter ces collections pour former un complexe unique en son genre : porcelaine à la Porzellansammlung, armes à la Rüstkammer, sculptures à la Skulpturensammlung, objets scientifiques au Mathematisch-Physikalischer Salon, œuvres modernes à l'Albertinum, ethnologie au Musée d'ethnologie (Museum für Völkerkunde)...

Il y a aussi les collections de la Ville de Dresde, où l'on apprend beaucoup sur l'histoire de cette ville passionnante, mais l'art n'est pas confiné aux musées. Des lieux comme les jardins du Zwinger, la Brühlsche Terrasse ou les jardins du Große Garten sont d'une beauté surprenante. Et les églises, principalement la Frauenkirche, la Kreuzkirche et la cathédrale de la Sainte-Trinité ne sont pas moins belles.

Dans la Neustadt (ville neuve), on peut admirer, également, le « passage des Arts » (Kunsthofpassage) qui commence au no 70 de l'Alaunstraße pour se terminer au no 21-25 de la Görlitzer Straße. Il offre de nombreuses curiosités : la « cour des créatures fabuleuses », la « cour de lumière » (miroirs surdimensionnés), la « cour des éléments » (tôles ou gouttières posées sur des façades), la « cour des métamorphoses » et enfin la « cour des animaux ». La laiterie de Pfund aménagée en 1891 (no 79 de la Bautzner Straße) comprend 250 m2 de carreaux peints à la main et figure au livre Guiness des records comme « la plus belle laiterie du monde ».

Éducation[modifier | modifier le code]

Il existe plusieurs établissements d'enseignements supérieurs à Dresde, dont le plus important est l'Université technique de Dresde. Avec plus de 36 000 étudiants et 8 000 employés, cette université est l'une des 10 plus grandes d'Allemagne. Son campus est situé au Sud du centre-ville, relativement proche de la gare centrale.

Santé[modifier | modifier le code]

La ville de Dresde possède deux hôpitaux communaux, le Dresden-Friedrich et le Dresden-Neustadt qui, par le référendum local du 29 janvier 2012 où le « Oui » l'a emporté à 84 %, devront conserver au moins trois ans le statut d'entreprise municipale, bloquant ainsi le projet de fusionner ces deux hôpitaux sous statut d'entreprise à responsabilité limitée ce qui ouvrirait la voie à leur privatisation[5],[6].

Compétitions d'échecs[modifier | modifier le code]

Du 12 au 25 novembre 2008, la ville a accueilli les 38e Olympiades d'échecs ; 152 fédérations y étaient représentées.

Politique[modifier | modifier le code]

Maire[modifier | modifier le code]

Helma Orosz (CDU) est maire depuis les élections du 22 juin 2008[7]. Elle remplace Lutz Vogel (sans parti), maire par intérim à la place de Ingolf Roßberg (FDP) élu le 1er août 2001 mais démis de ses fonctions à la suite d'accusations d'abus de confiance. Cette élection au suffrage direct pour sept ans n'est pas liée à celle du conseil municipal.

Élections du conseil communal[modifier | modifier le code]

Scrutin de 2014
Parti Votes % Sièges
CDU 27,6 % 21
Die Linke 20,9 % 15
Grüne 15,7 % 11
SPD 12,8 % 9
AfD 7,0 % 5
FDP 5,0 % 3
Citoyens libres de Dresde 3,8 % 2
Parti pirate 3,3 % 2
NPD 2,8 % 2

Monuments[modifier | modifier le code]

Espaces verts[modifier | modifier le code]

  • Le Großer Garten (fin XVIIe siècle), qui entoure le palais du même nom, s'étend sur 1,8 km2
  • La roseraie de Dresde possède une collection de roses uniques des années 1930-1990

Monuments culturels[modifier | modifier le code]

  • Presque entièrement détruit à la fin de la Seconde Guerre mondiale, le château de style Renaissance, où résidait autrefois la Cour, est encore en restauration. Il devrait retrouver son aspect d’origine fin 2013.
  • Opéra Semper.
  • Musée de la ville. Construit entre 1770 et 1775 pour abriter les services de l’État de Saxe, cet édifice baroque abrite un musée consacré à l’histoire de la ville depuis sa fondation au XIIIe siècle, avec un développement particulier sur le XIXe siècle et le XXe siècle.
  • Musée des Arts et Traditions populaires. Ce musée a été aménagé dans le plus ancien bâtiment Renaissance de la ville, le Jägerhof, érigé en 1568. Il présente essentiellement des objets d’art populaire saxon.
  • Le Palais japonais abrite aujourd’hui le musée d’Ethnologie et le musée de la Préhistoire.
  • La Voûte verte.
  • Le Zwinger. Le bâtiment abrite aujourd’hui cinq musées dont la Galerie des Maîtres anciens. Sévèrement endommagé par les bombardements de 1945, il a fait l’objet d’une minutieuse reconstruction.
  • Le château de Pillnitz.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Sport[modifier | modifier le code]

Le club de football du Dynamo Dresde fondé en 1953 était l'un des plus grands clubs de l'Allemagne de l'est. Aujourd'hui le club fait partie de la 2. Bundesliga, la deuxième division du football allemand.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Sites proches[modifier | modifier le code]

  • Radebeul : une ville réputée pour ses vignobles et située à 10 km au nord-ouest de Dresde.
  • Meissen : à 15 km de Dresde, la ville est la capitale de la porcelaine de Saxe. La manufacture fut fondée en 1710.
  • La Suisse saxonne : entre la frontière tchèque et Dresde, les méandres de l'Elbe sont parsemés de rochers de grès très spectaculaires. On accède à cette région de Meissen via Dresde par la plus grande flotte (en anglais) du monde de bateaux à vapeur.

Personnalités nées ou mortes à Dresde[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://whc.unesco.org/fr/list/1156
  2. a et b http://whc.unesco.org/fr/actualites/522
  3. http://www.spiegel.de/kultur/gesellschaft/0,1518,631956,00.html
  4. Éric Biétry-Rivierre, « Dresde remonte le temps », Le Figaro, encart « Culture », samedi 31 août / dimanche 1er septembre 2013, page 18.
  5. (de) Dresden hat JA gesagt!, Bild-Zeitung du 29.01.2012, Von Andreas Harlass
  6. Tour du monde des victoires contre la privatisation de la Santé
  7. (de) Résultats de l'élection du 22 juin 2008

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]