Haras
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Un haras est un établissement dans lequel sont entretenus les reproducteurs pour la multiplication et l’amélioration des races de chevaux.
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Étymologie [modifier]
L'origine du terme haras est mal éclaircie. Sa première attestation dans un texte en français remonte aux alentours de 1160 sous la forme haraz au sens de « troupe d'étalons et de juments réunis dans un lieu en vue de la reproduction »[1]. Le texte dans lequel ce mot apparaît est le Roman d'Énéas, dont on ne connaît hélas ni l'auteur, ni la provenance.
Anciennement, les philologues ont pensé à un emprunt à l'arabe faras « jument » فرس
Cette étymologie se justifiait par le fait, qu'historiquement, les races chevalines ont été notamment améliorées par des apports orientaux. Cependant, ce mot n'est ni attesté en latin médiéval, ni dans les autres langues européennes (sauf en portugais brésilien, mais c'est un emprunt au français), ce qui n'est pas le cas des autres mots d'origine arabe, introduits aussi dans le lexique espagnol et italien. En outre, le passage de [f] à [h] fait difficulté.
Il semble qu'il faille plutôt se tourner vers la Normandie, région encore connue pour ses nombreux haras. Effectivement, il existe en dialecte normand bien des termes qui présentent ce radical har- , notamment l'expression monter à har « monter à cru », le terme hár signifiant « poil » en vieux norrois. Ce terme est confondu avec hárr « gris, vieux, chenu », d'où les dérivés français haridelle « mauvais cheval maigre » (emprunt au normand) et normand harique « mauvais cheval », harin « mauvais petit cheval » et harousse « mauvaise jument » ou « un vieux cheval ». C'est peut-être de ce dernier mot harousse (norrois *hárrhross, cf. français rosse « mauvais cheval »). C'est peut-être ultérieurement que l'élément *-ross a été réinterprété en -as, d'après harasser, tout comme fracas / fracasser.
Les haras à travers l'histoire [modifier]
Au XVIIe siècle, la France ne dispose plus de suffisamment de chevaux et doit en importer. Le cheval étant un animal de première importance pour l'armée à cette époque, Louis XIV s'inquiète de cette situation et charge Colbert d'organiser des haras et c'est en 1665 que l'institution des haras voit le jour avec l'objectif de répondre aux besoins de l’armée.
Après la Révolution française, le décret de 1790 abolit l'institution des haras, symbole de privilèges, et supprime toute la réglementation concernant l'élevage des chevaux.
En 1806, Napoléon restaure l'institution des haras et la place sous la tutelle du ministère de l'Intérieur. En 1870, l'institution des haras est rattachée au ministère de l'Agriculture.
Les haras aujourd'hui [modifier]
En France, les Haras nationaux sont des établissements publics présents sur l'ensemble du territoire, dont le plus ancien est le Haras du Pin en Normandie, surnommé le Versailles du Cheval. Il existe aussi un Haras national en Suisse.