Warloy-Baillon

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Warloy-Baillon
L'église de Warloy-Baillon.
L'église de Warloy-Baillon.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Amiens
Canton Corbie
Intercommunalité Communauté de communes du Val de Somme
Maire
Mandat
Frédéric Martin
2014-2020
Code postal 80300
Code commune 80820
Démographie
Population
municipale
814 hab. (2011)
Densité 53 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 00′ 38″ N 2° 31′ 28″ E / 50.0106, 2.524450° 00′ 38″ Nord 2° 31′ 28″ Est / 50.0106, 2.5244  
Altitude Min. 57 m – Max. 142 m
Superficie 15,27 km2
Localisation

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Warloy-Baillon est une commune française située dans le département de la Somme, en région Picardie.

Toponymie[modifier | modifier le code]

On trouve plusieurs formes pour désigner Warloy-Baillon dans les textes anciens. En 985, Warledum, puis Waerlois, Waelois puis Warloy en 1328.

Géographie[modifier | modifier le code]

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Nature du sol et du sous-sol[modifier | modifier le code]

Le sol de la commune est recouvert d'une couche de terre végétale épaisse dans la vallée, mince le long des pentes et sur les côtes au nord-est et au sud.

Le sous-sol est composé d'un lit argilo-calcaire avec bancs de silex. Au nord sur le plateau, le sol est argilo-siliceux et au sud sur la côte le sous-sol est crayeux essentiellement[1].

Relief, paysage, végétation[modifier | modifier le code]

Le relief de Warloy-Baillon se compose d'une vallée sèche qui parcourt le territoire communal du nord au sud. Il s'agit de l'ancien lit de l'Hallue asséché.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Il n'y a aucun cours d'eau qui traverse la commune.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Warloy-Baillon est tempéré océanique avec vents dominants de nord-est et sud-ouest. La direction des vents est modifiée par la présence de bois.

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

Urbanisme et aménagement du territoire[modifier | modifier le code]

La commune de Warloy-Baillon est composée de deux entités : Warloy et Baillon. Ces deux entités liées entre elles depuis des temps reculés sont maintenant jointives et ne forment plus qu'un seul et même ensemble urbanisé.

La commune de Warloy-Baillon est assez enclavée et éloignée des centres urbains qui polarisent les territoires de cette partie du département de la Somme.

Une maison médicale a été ouverte au public en novembre 2013, un ancien presbytère serait rénové pour devenir la nouvelle mairie, située à côté de l'école publique.

Activités économiques et de services[modifier | modifier le code]

Les activités économiques sont représentées essentiellement par l'agriculture, l'artisanat et le commerce (boulangerie, coiffeur, deux menuiseries, un paysagiste) et les services de santé de proximité (médecin, pharmacien, kinésithérapeute). Les services publics sont représentés par les écoles (publique et privée), la poste et la maison de retraite qui est le premier employeur de la commune. Warloy-Baillon possède également un notaire, un orthopédiste et dentiste équin. De plus la commune dispose d'une équipe de sapeurs pompiers (volontaires, ou professionnels) et l'été d'un centre aéré.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Warloy-Baillon
Harponville Varennes-en-Croix Hédauville
Vadencourt Warloy-Baillon Senlis-le-Sec
Baizieux Hénencourt

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 814 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
1 700 1 750 1 778 2 074 1 972 2 071 2 092 2 018 1 926
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 861 1 704 1 469 1 370 1 297 1 272 1 197 1 166 1 074
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 027 996 984 894 836 805 797 722 737
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011
733 710 698 718 708 734 743 807 814
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture, fêtes, sport et loisirs[modifier | modifier le code]

La commune compte plusieurs associations :

  • une équipe de football,
  • une équipe de ballon au poing,
  • un club de danse zumba,
  • un club des aînés,
  • une association des familles rurales,
  • une société de chasse,

ainsi que : un terrain de football, de ballon au poing, de tennis, et de pétanque.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1817 1821 Pierre Caussin    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au 6 mai 2014)
Frédéric Martin   Réélu pour le mandat 2014-2020[4], [5]

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Des silex taillés, des haches celtiques et des sarcophages ont été retrouvés sur le territoire de la commune.
  • Le lieu-dit "La Bataille" serait lié à un combat de l'époque gallo-romaine.
  • À l'époque mérovingienne, Warloy aurait possédé un fort (une place du village s'appelle place du fort)
  • La seigneurie de Warloy appartenait à l'Abbaye de Corbie depuis sa fondation.
  • En 1294, la seigneurie de Warloy fut vendue à Guy de Châtillon.
  • Au XVIe siècle, Baillon a eu pour seigneur Caron de Millies
  • En 1504, la seigneurie de Warloy fut revendue à l'abbé de Corbie.
  • En 1509, la seigneurie de Warloy fut vendue par l'abbé de Corbie à Adrien de Hénencourt, doyen du chapitre de la cathédrale d'Amiens, pour la somme de 5 550 livres. En 1528, il fit imprimer à ses frais le premier bréviaire à l'usage du diocèse.
  • En 1530, à la mort d'Adrien de Hénencourt, la seigneurie de Warloy passa à Antoine de Lameth.
  • En 1598, Warloy-Baillon subit les invasions espagnoles et les habitants se réfugièrent dans les muches, souterrains composés de nombreuses chambres.
  • Entre 1787 et 1789, un habitant de Warloy-Baillon, Pierre Petit dit "Prêt à boire", peigneur de laine, fut condamné par le Tribunal de l'Élection de Doullens à 1 000 livres d'amende pour contrebande de tabac et de sel[6].
  • 1789, les Cahiers de Doléances de la paroisse de Warloy-Baillon, demande la suppression de tous les impôts d'Ancien Régime et leur remplacement par un impôt sur les propriétés sans aucun privilège et par un impôt par tête selon les facultés et les ressources de chacun. Les habitants se plaignent des dégâts causés aux cultures par les bêtes sauvages (lapins etc.) qui se multiplient dans la garenne seigneuriale[6].
  • En 1870-1871, la commune de Warloy-Baillon eut à subir de nombreuses réquisitions. Soixante jeunes gens de la commune combattirent, deux sont morts, deux blessés et médaillés et six faits prisonniers[7].
  • Pendant la Grande Guerre, Warloy-Baillon était un village de l'arrière, un hôpital militaire fut installé dans la maison de retraite.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Pierre (XVIIIe siècle): l'édifice, en grande partie en pierre, a ses murs reposant sur une épaisse ceinture de grès d'environ un mètre de hauteur, et dispose d'une entrée unique, sous la tour-clocher à la silhouette trapue.
  • Vestiges du moulin de Rolmont : moulin à vent, dont ne subsiste que la tour en pierre, fort endommagée, mais dont la restauration est envisagée[8]. C’est le dernier des cinq moulins de la commune de Warloy-Baillon encore debout en 1835. Il a cessé de fonctionner en 1887. Le moulin existait déjà au XVe siècle, appartenant comme le village de Warloy à l’Abbaye de Corbie puis à la famille de Lameth. Il s’agissait d’un moulin banal, les paysans avaient obligation d'y faire moudre leurs grains en payant une taxe ou banalité au seigneur.
  • Buste d'Henri Carnoy, en bronze, sur la place du fort.
  • Monument aux morts : Il se dresse à proximité immédiate de l'église, à l'avant, un peu sur le côté et en léger contrebas. Son sommet est décoré par un coq.
  • Cimetière militaire Communal Cemetery, près du cimetière communal, rassemble des tombes britanniques 857 Britanniques, 320 Australiens, 153 Canadiens, 17 Allemands et 3 non identifiées[9] ainsi que des tombes de soldats français.
  • Stèle à la mémoire de deux aviateurs de la Royal Air Force, abattus lors de la Seconde Guerre mondiale. Cette petite plaque commémorative de marbre noir est visible à la sortie de la localité, devant l'entrée du cimetière, sur le bord opposé de la route.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Il s'enrôla dans les armées de la Révolution le 2 septembre 1791 avec le grade de sergent dans le 3e bataillon de la Somme qui (par amalgame du 5 nivôse an II (1793), fut incorporé à la 24e demi-brigade d'infanterie qui fit partie de l'armée de Sambre-et-Meuse, puis, en 1793, de l'Armée du Nord.

En 1796, la 61e demi-brigade d'infanterie de ligne fut formée le 5 ventôse an IV à partir des unités suivantes : 24e demi-brigade de bataille (2e bataillon du 12e régiment d'infanterie, 3e bataillon de volontaires de la Somme, 10e bataillon de volontaires des réserves et bataillon de volontaires de réquisition de Saint-Omer).

Jean-François Clément participa donc aux campagnes de 1792 à l'an VI aux armées du Nord, de Sambre-et-Meuse et d'Italie, fut nommé sous-lieutenant le 28 décembre 1792, lieutenant le 24 brumaire an IV, et se trouva à l'affaire de Sultzbach, près de Bamberg, le 30 thermidor suivant, où la 61e demi-brigade résista aux charges de la cavalerie ennemie, ainsi qu'à la bataille de Gradisca le 29 ventôse an V.

Il prit part à la campagne d'Égypte et reçut un coup de feu à la main droite au siège du Caire le 28 germinal an VIII. Il fut promu capitaine, le 12 prairial prairial suivant.

Il tint garnison dans l'intérieur pendant les ans X et XI, passa au camp de Bruges en l'an XII, et y fut nommé chevalier de la Légion d'honneur le 25 prairial.

Attaché au 3e corps de la la Grande Armée pendant les campagnes en Autriche (1805), en Prusse (1806) et en Pologne (1807), il se fit remarquer à la bataille d'Iéna, et reçut le brevet de chef de bataillon, le 28 octobre 1806. Resté en cantonnement en Prusse en 1808, il participa à la campagne de 1809 en Allemagne et fut nommé officier de la Légion d'honneur le 7 juin de la même année. En garnison à Hambourg en mai 1811, promu major en second le 15 avril suivant, il passa dans le 12e régiment de ligne le 18 juillet,

Il fit la campagne de Russie en 1812, et mourut le 23 août des suites de blessures reçues à Valontina-Gora le 19 du même mois. Clément avait été créé chevalier de l'Empire le 22 novembre 1811[10].

  • Pierre-Louis-Arthur du Blaisel d'Enquin, né le 23 juillet 1839 et décédé le 4 juillet 1906 à Warloy-Baillon. Directeur de la Banque de France d'Amiens, chevalier de la Légion d'honneur en 1903.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Daniel Pillon et Catherine Roussel, Mémoire de pierre, mémoire des hommes du canton de Corbie, Association « Villers-Bretonneux Mémoire », Villers-Bretonneux, 2010 (ISBN 2 - 9 525 411 - 6 - 7).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Notice géographique et historique sur la commune de Warloy-Baillon, rédigée par Monsieur Pruvost, instituteur, 1899, Archives départementales de la Somme
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  4. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr,‎ 27 janvier 2009 (consulté le 16 mars 2009)
  5. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme,‎ 6 mai 2014 (consulté le 9 juin 2014)
  6. a et b Pierre Desbureaux, Des Picards en Révolution, l'exemple du Doullennais, collection Souvenance, Woignarue, La Vague verte, 1995
  7. Notice géographique et historique sur la commune de Warloy-Baillon, rédigée par Monsieur Pruvost, instituteur, 1899, Archives départementales de la Somme
  8. Site de l'association Le Moulin de Rolmont
  9. (en) Site avec photos et mention du nombre de combattants inhumés
  10. A. Lievyns, Jean Maurice Verdot, Pierre Bégat, Fastes de la Légion d'honneur, biographie de tous les décorés accompagnée de l'histoire législative et réglementaire de l'ordre, vol. 21847,‎ 1842 [détail de l’édition] (notice BnF no FRBNF37273876)