Ailly-le-Haut-Clocher
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| Ailly-le-Haut-Clocher | ||
Place centrale (église, monument aux morts et hôtel-de-ville) |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Picardie | |
| Département | Somme | |
| Arrondissement | Abbeville | |
| Canton | Ailly-le-Haut-Clocher (chef-lieu) |
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| Intercommunalité | Communauté de communes du Haut Clocher | |
| Maire Mandat |
Antoine Berthe 2008-2014 |
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| Code postal | 80690 | |
| Code commune | 80009 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Aliacois ou Aliaciens | |
| Population municipale |
895 hab. (2010) | |
| Densité | 83 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 72 m — Max. 115 m | |
| Superficie | 10,81 km2 | |
| Localisation | ||
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Ailly-le-Haut-Clocher est une commune française, située dans le département de la Somme et la région Picardie.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Ailly-le-Haut-Clocher est située sur un vaste plateau à 107 m d'altitude. Il n'existe qu'une légère ondulation de terrain vers l'est. La commune relevait autrefois du comté de Ponthieu, province de Picardie.
Communes limitrophes [modifier]
Quartiers, hameaux, lieux-dits et écarts [modifier]
On distingue trois quartiers : Ailly (le « centre ») et Famechon et Alliel, autrefois considérés comme des hameaux. Dans les années 1940, Alliel est encore écrit "Ailliel".
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 895 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Ses habitants sont appelés les Aliacois ou les Aliaciens.
Histoire [modifier]
Le toponyme Ailly vient de la ferme d'« Alius », ferme gallo-romaine qui se trouvait au niveau du cimetière actuel, sur la route nationale et dont on voit des traces sur les photos aériennes. Fut ajoutée au nom de la localité la mention d'un haut clocher, à cause de la caractéristique d'autrefois de la flèche de l'église qui servit d'observatoire aux académiciens chargés de dresser la carte de France de Cassini en 1760.
Ailly (« Asliacum », noté successivement aussi « Alliacus », « Aliacus », « Alli ») est d'origine ancienne. Des haches de pierre, des cercueils de pierre contenant des squelettes et des médailles, trouvés entre Ailly et Famechon, au lieudit Les Trois Villes font croire à l'existence en cet endroit d'un cimetière gallo-romain.
En 831, Ailly appartenait à l’abbaye de Saint-Riquier. Quatre fiefs se créèrent à Ailly : un tenu par Nicolas Deroussen, un autre par Jean Maye, un troisième tenu par J. Belleborgue et aussi un par François de Bacouel. Le fief de Famechon était tenu par Bernard et celui d'Alliel par J. Fuzelier.
En 1500, Catherine de Fosseux, épouse de Robert d'Ococh[4], vendirent Ailly à Josse de Beauvarlet, maïeur[5] d'Abbeville.
En 1546, l'église d'Ailly fut incendiée par des scélérats : 130 habitants qui s'y étaient réfugiés périrent. Le chef des incendiaires fut brûlé à Abbeville le 16 juillet 1546.
En 1530 Jean de Ribeaucourt, écuyer, seigneur de Morival et de Famechon[6].
En 1556 fut construite la flèche d'Ailly par François Glassant, charpentier.
En 1590, le hameau de Famechon abrita une garnison de ligueurs.
En 1615, Ailly est ravagé par les troupes du Maréchal d'Ancre (qui mourut assassiné le 25 avril 1617).
Le 26 décembre 1633 Françoise de Ribeaucourt, dame du Quesnoy apporte en dot le fief du Quint de Famechon à son époux Nicolas-Bernard de Fontaine de Métigny, fils du seigneur d'Estréjus[6].
En 1639, Ailly est pillé par les troupes françaises du maréchal de la Meilleraye.
En 1651, eut lieu un combat avec les cavaliers du fisc d'Abbeville, qui furent battus.
- Septembre 1849 : Victor Hugo est de passage[7] dans le bourg. Il y signale "peu de choléra".
- La commune a été ravagée par la grêle en 1885.
- En 1944, la commune fut bombardée par les alliés, bombardements visant la base de V1 située sur "Le Bout d'Alliel".
Héraldique [modifier]
Lieux et monuments [modifier]
- Église Notre-Dame de l'Assomption[8],[9],[10] : Classée monument historique, elle date du XIIIe siècle. La flèche de son clocher servit au XVIIIe siècle à des mesures contribuant à l'établissement de la Carte de Cassini. Depuis plusieurs années, elle est l'objet d'animations lors des Journées européennes du patrimoine. Un cadran solaire, qui équipait jadis la face sud de l'édifice, est encore un peu visible dans des conditions favorables (lumière rasante de fin de journée ensoleillée).
- Monument aux morts : Érigé à côté (flanc sud) de l'église, il est entouré de 4 obus qui présentent la particularité de ne laisser dépasser de terre que leur extrémité supérieure, dépourvue de leur ogive.
En ce qui concerne Pierre d'Ailly, il n'existe aucune certitude. Même les historiens qui l'avaient donné comme Aillacois (notamment Prarond) se sont ravisés.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Baudoin d'Ailly dit « Beaugeois », (né v. 1355 et mort le 19 novembre 1415), chevalier français de la fin du XIVe et du début du XVe siècle, seigneur de Picquigny, vidame d'Amiens, conseiller et chambellan de Charles VI.
- Pierre d'Ailly, évêque de Cambrai, cardinal de Rome était natif d'Ailly[réf. nécessaire].
- Jean-Baptiste Honoré Deroussen, avocat au parlement (1748 - 1804).
- Ernest Deroussen( -1855), petit-fils du précédent, officier au 2e voltigeur de la Garde, tué à l'assaut de la Tour Malakoff à Sébastopol, décoré de la Légion d'honneur un mois avant pour une action d'éclat et porté à l'ordre du jour de l'armée.
Équipement et vie économique [modifier]
Le bourg dispose d'une école primaire et d'un collège et est équipé d'infrastructures sportives.
Cette commune rurale se trouve sur l'axe routier Abbeville/Amiens, qui favorise l'emploi hors du territoire communal. Jusque dans les années 1930, l'usine de confection de boutons de nacre de Monsieur Sabras employait les Aliaciens. Désormais, la vie économique s'est réduite à deux producteurs d'endives qui emploient jusqu'à 35 personnes en période de production, l'agriculture et quelques artisans et commerçants.
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- « Histoire d’Ailly-le-Haut-Clocher et des localités voisines », Ernest Prarond, éd. La Vague verte (reprint), 226 pages - ISBN 978-2-913924-52-9
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Dictionnaire du personnel politique du département de la Somme (1800-1945), de J-Michel Schill, Amiens, 2011 en ligne www.somme.fr/getpdf.php?a=853711&v=2
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Généalogie de la famille d'Ailly
- maire
- Archive de la maison de Ribeaucourt ; et Généalogie de Ribeaucourt, manuscrit de la bibliothèque d'Amiens
- Pour les détails et les sources, voir le site perso de Marc Roussel.
- http://www.somme-photos.com/2-album-2123246.html
- Clochers.org
- 40000clochers.com
