Ailly-le-Haut-Clocher

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Ailly-le-Haut-Clocher
Place centrale : église, monument aux morts et hôtel-de-ville
Place centrale :
église, monument aux morts et hôtel-de-ville
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Abbeville
Canton Ailly-le-Haut-Clocher
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Haut Clocher
Maire
Mandat
Antoine Berthe
2014-2020
Code postal 80690
Code commune 80009
Démographie
Gentilé Aliacois ou Aliaciens
Population
municipale
907 hab. (2011)
Densité 84 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 04′ 43″ N 1° 59′ 46″ E / 50.0786111111, 1.99611111111 ()50° 04′ 43″ Nord 1° 59′ 46″ Est / 50.0786111111, 1.99611111111 ()  
Altitude Min. 72 m – Max. 115 m
Superficie 10,81 km2
Localisation

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Ailly-le-Haut-Clocher

Ailly-le-Haut-Clocher est une commune française, située dans le département de la Somme en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ailly-le-Haut-Clocher est située sur un vaste plateau à 107 m d'altitude. Il n'existe qu'une légère ondulation de terrain vers l'est. La commune relevait autrefois du comté de Ponthieu, province de Picardie.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Ailly-le-Haut-Clocher
Yaucourt-Bussus et
Bussus-Bussuel
Domqueur et
Ergnies
Francières et
Buigny-l'Abbé
Ailly-le-Haut-Clocher Brucamps
Long et
Cocquerel
Villers-sous-Ailly

Quartiers, hameaux, lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

On distingue trois quartiers : Ailly (le « centre ») et Famechon et Alliel, autrefois considérés comme des hameaux. Dans les années 1940, Alliel est encore écrit "Ailliel".

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Place centrale (église, monument aux morts et hôtel-de-ville) … avec un a tracé par les nuages.

Le toponyme Ailly vient de la ferme d'« Alius », ferme gallo-romaine qui se trouvait au niveau du cimetière actuel, sur la route nationale et dont on voit des traces sur les photos aériennes. Fut ajoutée au nom de la localité la mention d'un haut clocher, à cause de la caractéristique d'autrefois de la flèche de l'église qui servit d'observatoire aux académiciens chargés de dresser la carte de France de Cassini en 1760.

Ailly (« Asliacum », noté successivement aussi « Alliacus », « Aliacus », « Alli ») est d'origine ancienne. Des haches de pierre, des cercueils de pierre contenant des squelettes et des médailles, trouvés entre Ailly et Famechon, au lieudit Les Trois Villes font croire à l'existence en cet endroit d'un cimetière gallo-romain.

En 831, Ailly appartenait à l’abbaye de Saint-Riquier. Quatre fiefs se créèrent à Ailly : un tenu par Nicolas Deroussen, un autre par Jean Maye, un troisième tenu par J. Belleborgue et aussi un par François de Bacouel. Le fief de Famechon était tenu par Bernard et celui d'Alliel par J. Fuzelier.

En 1500, Catherine de Fosseux, épouse de Robert d'Ococh[1], vendirent Ailly à Josse de Beauvarlet, maïeur[2] d'Abbeville.
En 1546, l'église d'Ailly fut incendiée par des scélérats : 130 habitants qui s'y étaient réfugiés périrent. Le chef des incendiaires fut brûlé à Abbeville le 16 juillet 1546.

En 1530 Jean de Ribeaucourt, écuyer, seigneur de Morival et de Famechon[3].

En 1556 fut construite la flèche d'Ailly par François Glassant, charpentier.

En 1590, le hameau de Famechon abrita une garnison de ligueurs.

En 1615, Ailly est ravagé par les troupes du Maréchal d'Ancre (qui mourut assassiné le 25 avril 1617).


Le 26 décembre 1633 Françoise de Ribeaucourt, dame du Quesnoy apporte en dot le fief du Quint de Famechon à son époux Nicolas-Bernard de Fontaine de Métigny, fils du seigneur d'Estréjus[3].

En 1639, Ailly est pillé par les troupes françaises du maréchal de la Meilleraye.

En 1651, eut lieu un combat avec les cavaliers du fisc d'Abbeville, qui furent battus.

  • Septembre 1849 : Victor Hugo est de passage[4] dans le bourg. Il y signale "peu de choléra".
  • La commune a été ravagée par la grêle en 1885.
  • En 1944, la commune fut bombardée par les alliés, bombardements visant la base de V1 située sur "Le Bout d'Alliel".

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Albert Bilhaut Républicain de gauche[5] agriculteur, marchand de charbon, président du syndicat d'électrification d'Ailly-le-Haut-Clocher,
conseiller d'arrondissement d'Abbeville, canton d'Ailly-le-Haut-Clocher de 1919 à 1937
    Monsieur Mortier   dates à préciser, a été le maire d'Ailly durant la seconde guerre mondilae
    Angilbert Berthe   agriculteur
mars 1971 1995 Alain Jacques[5]   médecin généraliste, conseiller général d'Ailly-le-Haut-Clocher de 1967 à 1998
1995 2001 Arnaud Dubois   médecin généraliste
mars 2001 en cours
(au 6 mai 2014)
Antoine Berthe   agriculteur
Réélu pour le mandat 2014-2020[6]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 907 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
737 1 050 1 251 1 317 1 262 1 317 1 243 1 241 1 206
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 191 1 184 1 188 1 107 1 129 1 065 1 044 989 936
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
954 938 928 799 762 735 764 688 787
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
778 757 778 801 809 831 853 863 859
2011 - - - - - - - -
907 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Ses habitants sont appelés les Aliacois ou les Aliaciens.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Ailly-le-Haut-Clocher 80

de gueules au chef échiqueté d'argent et d'azur de trois tires,au haut clocher d'argent brochant sur le tout

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Traces du cadran solaire
  • Église Notre-Dame de l'Assomption[9],[10],[11] : Classée monument historique, elle date du XIIIe siècle. La flèche de son clocher servit au XVIIIe siècle à des mesures contribuant à l'établissement de la Carte de Cassini. Depuis plusieurs années, elle est l'objet d'animations lors des Journées européennes du patrimoine. Un cadran solaire, qui équipait jadis la face sud de l'édifice, est encore un peu visible dans des conditions favorables (lumière rasante de fin de journée ensoleillée).
  • Monument aux morts : Érigé à côté (flanc sud) de l'église, il est entouré de 4 obus qui présentent la particularité de ne laisser dépasser de terre que leur extrémité supérieure, dépourvue de leur ogive.

En ce qui concerne Pierre d'Ailly, il n'existe aucune certitude. Même les historiens qui l'avaient donné comme Aillacois (notamment Prarond) se sont ravisés.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Équipement et vie économique[modifier | modifier le code]

Le bourg dispose d'une école primaire et d'un collège et est équipé d'infrastructures sportives.

Cette commune rurale se trouve sur l'axe routier Abbeville/Amiens, qui favorise l'emploi hors du territoire communal. Jusque dans les années 1930, l'usine de confection de boutons de nacre de Monsieur Sabras employait les Aliaciens. Désormais, la vie économique s'est réduite à deux producteurs d'endives qui emploient jusqu'à 35 personnes en période de production, l'agriculture et quelques artisans et commerçants.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Histoire d’Ailly-le-Haut-Clocher et des localités voisines », Ernest Prarond, éd. La Vague verte (reprint), 226 pages - ISBN 978-2-913924-52-9

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Généalogie de la famille d'Ailly
  2. maire
  3. a et b Archive de la maison de Ribeaucourt ; et Généalogie de Ribeaucourt, manuscrit de la bibliothèque d'Amiens
  4. Pour les détails et les sources, voir le site perso de Marc Roussel.
  5. a et b Dictionnaire du personnel politique du département de la Somme (1800-1945), de J-Michel Schill, Amiens, 2011 en ligne www.somme.fr/getpdf.php?a=853711&v=2
  6. « Liste des maires de la Somme » [PDF], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme,‎ 6 mai 2014 (consulté le 9 juin 2014)
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  9. http://www.somme-photos.com/2-album-2123246.html
  10. Clochers.org
  11. 40000clochers.com

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]