Théodore Botrel

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Botrel.

Théodore Botrel

alt=Description de l'image Théodore Botrel.jpg.
Nom de naissance Jean-Baptiste-Théodore-Marie Botrel
Naissance 14 septembre 1868
Dinan
Décès 26 juillet 1925 (à 56 ans)
Pont-Aven
Lieux de résidence Paris
Activité principale auteur-compositeur-interprète
Style Chanson française, chanson bretonne folklorique, patriotique
Lieux d'activité Paris
Années d'activité 1886-1925
Éditeurs Georges Ondet

Œuvres principales

  • La Paimpolaise
  • Le Mouchoir rouge de Cholet
  • Le Grand Lustukru
  • Ma p'tite Mimi

Jean-Baptiste-Théodore-Marie Botrel est un auteur-compositeur-interprète français né le 14 septembre 1868 à Dinan, mort le 26 juillet 1925 à Pont-Aven en Bretagne où il est inhumé. Il est l'auteur de La Paimpolaise.

Biographie[modifier | modifier le code]

Un breton gallo[modifier | modifier le code]

Il vécut à Saint-Méen-le-Grand au Parson, chez sa grand-mère Fanchon jusqu'à l'âge de sept ans, puis rejoignit à Paris ses parents partis quelque temps auparavant pour tenter d'y faire fortune. Originaire de Haute-Bretagne (la partie de la Bretagne où l'on parle le gallo, une langue romane), il n'apprit le breton (parlé en Basse-Bretagne) que sur le tard, et la quasi-totalité de son œuvre est en français.

Vie de famille[modifier | modifier le code]

Théodore Botrel s'est marié deux fois. Sa première épouse, Hélène Lugton, dite Léna, meurt à Pont-Aven le 11 juillet 1916. Avec sa deuxième épouse, Mailissa, il a deux filles dont l'ainée, Léna, épouse l'écrivain Émile Danoën, et la cadette, Janick, est la mère du chanteur Renaud Detressan. Ce dernier a d'ailleurs repris certaines chansons de son grand-père dans l'enregistrement Airs de famille, paru en 2009.

Des débuts difficiles[modifier | modifier le code]

Vers l'âge de 16 ans, il fait partie d'une troupe de théâtre amateur où il fait jouer sa première pièce Le Poignard. Il commence à écrire quelques chansons et sort sa première imprimée Le Petit Biniou à dix-huit ans. Elle n'eut aucun succès, un autre Biniou étant déjà sorti quelques années auparavant.

Il s'engage alors pour cinq ans dans l'armée et à son retour travaille à la Compagnie des Chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM). Il joue en parallèle dans une petite troupe de théâtre, auprès, entre autres, de celui qui allait devenir le chanteur-fantaisiste Dranem et continue d'écrire quelques chansons, qui n'obtiennent que peu de succès.

Le succès[modifier | modifier le code]

Botrel et sa femme Léna

La Paimpolaise[modifier | modifier le code]

Mais un soir, dans un café-concert[réf. nécessaire], il remplace un chanteur absent et chante quelques-unes de ses œuvres dont La Paimpolaise créée en 1895 au Concert parisien sur une musique d'Émile Feautrier[1]. Ce sera la gloire. Cette chanson reste au répertoire de Félix Mayol jusqu'à sa mort en 1941. On remarquera que dans cette chanson, il chante « J'aime Paimpol et sa falaise », alors qu'à Paimpol même il n'y a pas de falaise[2].

Le Mouchoir rouge de Cholet[modifier | modifier le code]

En créant sa chanson Le Mouchoir rouge de Cholet et en la chantant dans cette ville en 1900, Botrel inspira un patron-tisseur, Léon Maret, à créer ce mouchoir qui est devenu le symbole de la ville. Lors de la fermeture en 2004 du dernier tissage de Cholet, la municipalité a racheté un métier à tisser pour fabriquer le mouchoir rouge dans l'enceinte du Musée du textile.

Ma p'tite Mimi[modifier | modifier le code]

On retiendra ses chansons patriotiques pendant la Grande Guerre dont la célèbre Ma p'tite Mimi reprise par Pierre Desproges.

En mai 1915, Théodore Botrel écrivit le poème La Vierge du clocher d'Albert, en hommage aux Bretons du XIe Corps d'armée tombés au combat devant Albert.

L'affaire Dreyfus et la Ligue de la patrie française[modifier | modifier le code]

À l'époque de l'Affaire Dreyfus, comme les peintres Edgar Degas et Auguste Renoir, les écrivains Pierre Louÿs et Frédéric Mistral, etc., il appartint à la Ligue de la patrie française, ligue antidreyfusarde modérée[3],[4].

Lieux de villégiature[modifier | modifier le code]

Carte postale de Sainte-Maxime avec mentions manuscrites de Théodore Botrel. 1907.

Il fut un hôte assidu de Sainte-Maxime (Var) durant plusieurs hivers.

Il composa un poème "A Sainte-Maxime" en souvenir de la fête du 8 mars 1903 et dont voici quelques extraits[5] :

Quand sous le froid climat du Nord, J'eus manqué de la lâche Mort, Autrefois être la victime, Suivant d'un ami le conseil, Je vins renaître à ton soleil, Sainte-Maxime !

Et, depuis, je suis revenu, Dans ce paradis peu connu, Du boulevardier richissime, Qui - sous prétexte de bon ton - Dédaigne, pour Nice ou Menton, Sainte-Maxime !

Principales chansons[modifier | modifier le code]

La PaimpolaisePrononciation du titre dans sa version originale Écouter[6],[7]
Quittant ses genêts et ses landes
Quand le Breton se fait marin
Pour aller aux pêches d'Islande
Voici quel est le doux refrain
Que le pauvre gars
Fredonne tout bas :
« J'aime Paimpol et sa falaise
Son église et son Grand Pardon
J'aime surtout ma Paimpolaise
Qui m'attend au pays Breton »

Quand les marins quittent nos rives
Le curé leur dit : « Mes bons fieux,
Priez souvent Monsieur Saint-Yves
Qui nous voit des cieux toujours bleus »
Et le pauvre gars
Fredonne tout bas :
« Le ciel est moins bleu, n'en déplaise
A Saint-Yvon, notre patron
Que les yeux de la Paimpolaise
Qui m'attend au pays Breton »

Guidé par la petite étoile
Le vieux patron d'un côtre fin
Dit souvent que sa blanche voile
Semble l'aile du Séraphin
Et le pauvre gars
Fredonne tout bas :
« Ta voilure, mon vieux Jean Blaise
Est moins blanche au mât d'artimon
Que la coiffe de la Paimpolaise
Qui m'attend au pays Breton »

Le brave Islandais sans murmure,
Jette la ligne et le harpon,
Puis dans un relent de saumure,
Il se couche dans l'entrepont...
Et le pauvre gars
Soupire tout bas :
« Je serions bien mieux à mon aise,
Devant un joli feu d'ajonc,
À côté de la Paimpolaise,
Qui m'attend au pays Breton »

Mais souvent l'Océan qu'il dompte
Se réveille, lâche et cruel,
Et lorsque le soir, on se compte,
Bien des noms manquent à l'appel...
Et le pauvre gars
Fredonne tout bas :
« Pour combattre la flotte anglaise,
Comme il faut plus d'un moussaillon,
J'en caus'rons à ma Paimpolaise,
En rentrant au pays Breton. »

Puis quand les vagues le désigne,
L'appelant de sa grosse voix,
Le brave Islandais se résigne,
En faisant un signe de croix...
Et le pauvre gars
Quand vient le trépas,
Serrant la médaille qu'il baise,
Glisse dans l'Océan sans fond
En songeant à la Paimpolaise
Qui l'attend au pays Breton.

Le Petit Goret (extrait)

J'ons déjà bercé son père
Et sa mère entre mes bras
Mes parents m'ont dit : « Espère!
Nous te donnerons leur gas. »
Il s'amuse sans tapage
Notre cher enfantelet
Songe qu'il a le même âge,
Mon joli Petit Goret

Refrain
Prends ta gourde pour boire !
Prends ta vierge d'ivoire
Nos Messieurs sont partis
Pour chasser la perdrix !

Le Petit Grégoire
Sur le thème de la Chouannerie.
- 1 -
La maman du petit homme
Lui dit un matin:
À seize ans t'es haut tout comme
Notre huche à pain
À la ville tu peux faire
Un bon apprenti
Mais pour labourer la terre
T'es ben trop petit, mon ami,
T'es ben trop petit, dame, oui.
- 2 -
Vit un maître d'équipage
Qui lui rit au nez
En lui disant: point n'engage
Les tout nouveau-nés
Tu n'as pas laide frimousse
Mais t'es mal bâti
Pour faire un tout petit mousse
T'es 'core trop petit, mon ami,
T'es 'core trop petit, dame, oui.
- 3 -
En son palais de Versailles
Fut trouver le Roi:
Je suis gars de Cornouailles
Sire, équipez-moi,
Mais le brave Roi Louis Seize
En riant, lui dit:
"Pour être garde française
T'es ben trop petit, mon ami,
T'es ben trop petit, dame, oui.
- 4 -
La guerre éclate en Bretagne
Au printemps suivant
Et Grégoire entre en campagne
Avec Jean Chouan
Les balles passaient, nombreuses,
Au-dessus de lui
En sifflottant, dédaigneuses,
Il est trop petit, ce joli,
Il est trop petit, dame, oui.
- 5 -
Cependant une le frappe
Entre les deux yeux
Par le trou l'âme s'échappe
Grégoire est aux cieux
Là, saint Pierre qu'il dérange
Lui dit: hors d'ici
Il nous faut un grand archange
T'es ben trop petit, mon ami,
T'es ben trop petit, dame, oui.
- 6 -
Mais en apprenant la chose
Jésus se fâcha
Entrouvrit son manteau rose
Pour qu'il s'y cachât
Fit entrer ainsi Grégoire
Dans son paradis
En disant: mon ciel de gloire...
En vérité, je vous le dis
Est pour les petits, dame, oui.

Le Mouchoir rouge de Cholet
Sur le thème de la Chouannerie.
J'avais acheté pour ta fête,
Trois petits mouchoirs de Cholet,
Rouges comme la cerisette,
Tous les trois,
Ma mie Annette,
Ah qu'ils étaient donc joliets,
Les petits mouchoirs de Cholet.

Les a vus monsieur de Charette,
Les voulut, je les lui donnai...

La Chanson du patour
L'amour impossible d'un berger pour une belle dame de la ville.

Fleur de blé noir
Refrain
Non, nulle bretonne n'est plus mignonne à voir
Que la belle que l'on appelle Fleur de blé noir
Non, nulle bretonne n'est plus mignonne à voir
Que ma fleur de blé noir

La Cruelle Berceuse
Une femme berce son dernier-né, qui lui sera enlevé par la mer cruelle, comme avant lui son père et son frère aîné.
Berce, disait la mer perverse
Berce-le bien dans tes deux bras
Berce, berce, berce ton gâs
Berce, berce, berce ton gâs

Le Vœu à saint Yves
Une veuve fait comme ex-voto un navire, avec comme matériaux un de ses sabots, son tablier de mariage... pour demander à Saint Yves de lui ramener son fils.

La Ronde des châtaignes
Une fête dansante, « en mangeant des châtaignes avec du cidre doux ».

Le Couteau[8]
Pardon Monsieur le métayer,
Si de nuit vous dérange,
Mais j'aimerais bien sommeiller,
Au fond de votre grange.
Mon bon ami la grange est pleine,
Du blé de la moisson,
Donne toi donc plutôt la peine,
D'entrer dans la maison.

Kenavo ![9]
Refrain
Kénavo ! Kénavo !
Puisque mon grand bateau
Doit m (t)'emporter bientôt
Kénavo ! Kénavo ! Kénavo !
Dans un grand sanglot
Quittons nous sur ce mot
Kénavo

Lilas Blanc

Le Grand Lustukru
Chanson pour enfants, sur le thème du Croquemitaine (et non du père Lustucru)[10].
C'est le grand Lustrukru qui passe
Qui repasse et s'en ira
Emportant dans sa besace
Tous les petits gars
Qui ne dorment pas
Lon lon la, lon lon la
Lon lon la lire la lon la

Par le petit doigt[11]
Par le petit doigt
Par le petit doigt, lonla, lonlère,
Par le petit doigt, lonla,
Par le petit doigt, lonla.

Le Tricot de laine
Une autre chanson sur la souffrance de la femme de marin.
Malgré le grand vent
Qui gronde sans trève,
Léna Le Morvan
S'en vient à la grève.
S'en vient en chantant
Une cantilène
Tout en tricotant
Un beau gilet de laine

Au Parson
Chanson poignante, sur le retour au pays le lendemain du décès de sa « Grand Maman Fanchon ».

Goélands, goélettes
Oiseaux et bateaux dans le bassin de Paimpol.

La Fanchette
L'infidélité d'une femme de marin attirée par les lumières de Paris.

Jésus chez les bretons
Si Jésus revenait au monde,
Le doux sauveur à barbe blonde,
Le charpentier aux grands yeux doux,
Jésus devrait venir au monde,
Chez nous.
You, you, you,
Sonnez les binous,
Car Jésus peut-être va renaître,
You, you, you,
Sonnez les binous,
Car Jésus peut-être va revenir chez nous.

Monsieur de Kergariou
Le noble breton, pauvre mais fier et courageux.

Le Diable en bouteille
Chanson anti-alcoolique, et humoristique : tous les animaux passent sans boire.
Oh la la, qué qu'c'est qu'ça
Jamais je n'boirais d'ça »
Seul l'homme succombe
L'« Oh la la, qué qu'c'est qu'ça
J'ai l'Diabl' dans l'estomac

Marie ta fille
De la difficulté de marier une fille dans la Bretagne de l'époque.
Youp youp youp larirette ô gué !
Marie ton gâs quand tu voudras,
Ta fille... quand tu pourras !

Ma p'tite Mimi
Sur l'air de La Petite Tonkinoise
Quand ell' chante à sa manière
Taratata, taratata, taratatère
Ah que son refrain m'enchante
C'est comme un z-oiseau qui chante
Je l'appell' la Glorieuse
Ma p'tit' Mimi, ma p'tit' Mimi, ma mitrailleuse
Rosalie me fait les doux yeux
Mais c'est ell' que j'aim' le mieux...

Les petits gardiens du feu[12]
Aux petits héros de Kerdonis et à leur maman
Dans sa tour, entre le ciel bleu
Et la vague perfide,
Qu'a-t-il donc le gardien du feu
Que le voici livide ?
Ma Doué !
Que le voici livide !

Quand le gardien fut descendu
Tomba devant sa femme :
« Hélas à nous ! je suis perdu :
Je me sens manquer l'âme,
Ma Doué !
Je me sens manquer l'âme ! »

Au bout de l'Ile, au bord des flots
Hurlant toujours, féroces,
L'homme agonise en son lit-clos
Entre ses quatre gosses,
Ma Doué !
Entre ses quatre gosses !

Quand vint le soir, l'Ankou le prit
Malgré sa rude trempe ...
« Mamik, Mamik, voici la nuit :
Faut allumer la lampe,
Ma Doué !
Faut allumer la lampe ! »

La Veuve ayant fermé deux yeux
Dans la chambre funèbre
S'en fut ouvrir l'œil prodigieux
Qui perce la Ténèbre,
Ma Doué !
Qui perce la Ténèbre !

Quand la maman revint en bas,
Se remit en prière :
« Mamik ! le feu ne tourne pas
Tout comme à l'ordinaire,
Ma Doué !
Tout comme à l'ordinaire ! »

Las ! ce matin le père a dû
Démonter le rouage,
Puis il est mort sans avoir pu
Faire le remontage
Ma Doué !
Faire le remontage !

Sous le Vent qui vient à fraichir
Voici la Mer qui saute
Et les bateaux vont s'en venir
Se jeter à la côte
Ma Doué !
Se jeter à la côte !

« Montez là-haut mes petits gâs,
Sous les « couleurs » en berne
Et prêtez-moi vos petits bras
Pour tourner la lanterne,
Ma Doué !
Pour tourner la lanterne ! »

Et les petiots, toute la nuit
Ont viré la lumière :
« Tournons, pieds-nus, virons sans bruit :
Laissons dormir le père,
Ma Doué !
Laissons dormir le père ! »

Puis lorsque l'aube, au loin pâlit,
Quand les grands vents calmirent.
Autour du père enseveli
Les enfants s'endormirent
Ma Doué !
Les enfants s'endormirent !

Tous les bateaux étaient au port :
Pas un dessus les roches !
Et l'on vit sourire le mort
Comme fier de ses mioches
Ma Doué !
Comme fier de ses mioches !

Petits Bretons, jamais « chez nous »
Nous n'aurons rien à craindre :
Le Feu sacré gardé par vous
Qui n'a pas pu s'éteindre
Ma Doué !
N'est pas prés de s'éteindre !

J'ai Deux Grands Bœufs dans mon Étable

Œuvres indicatives[modifier | modifier le code]

Théodore Botrel

Georges Ondet était l'éditeur-propriétaire des œuvres de Botrel.

  • La Bonne Chanson, revue mensuelle sous la direction de Théodore Botrel.
  • Chansons de chez nous (Chansons Bretonnes), préface d'Anatole Le Braz, couverture, aquarelles hors texte et dessins de E.-H. Vincent, éd. Georges Ondet, Paris, 1898 (première édition), éd. Georges Ondet, Paris, 1923. Édition définitive, revue et corrigée, éd. Georges Ondet, Paris, 1926. Réédition 2007, éd. des Régionalismes (PyréMonde).
  • Chansons de « La Fleur-de-Lys », Préface de Georges d'Esparbès, couverture-aquarelle et quinze lithographies hors texte, sur velin de E. Hervé Vincent, éd. Georges Ondet, Paris, 1899.
  • Contes du Lit-Clos - Récits et Légendes Bretonnes en vers suivis de Chansons à dire, éd. Georges Ondet, Paris, 1900.
  • Les Chansons des Petits Bretons (3 vol.), Fortin, Paris, 1901.
  • Les Chansons de Jean-qui-chante, romances à chanter et poésies à dire illustrées de 45 compositions de Jean Balluriau, musique de André Colomb, P. Rueff, et Gallet, 1907.
  • Chansons en sabots, éd. Georges Ondet, Paris, 1911.
  • Chansons des Clochers-à-jour suivies de Chansons en marge (suite des Chansons de chez nous et des Chansons en sabots), éd. Georges Ondet, Paris, 1912 - 1926.
  • Coups de clairon, éd. Georges Ondet, Paris, 1912.
  • Les Alouettes - Poésies 1903-1912, éd Bloud et Gay, 1912. Nouvelle édition augmentée des Chansons de l'Alouette.
  • Les Chants du bivouac. 1er août - 31 décembre 1914. Refrains de guerre. Librairie Payot, Paris, 1915.
  • Une heure de musique avec Théodore Botrel, éditions cosmopolites, Paris, 1930.
  • Chansons sur la Bombarde mises en musique et précédées d'un « hommage au barde » par P. Danjou, Lyre chansonnière, 1932.
  • La Paimpolaise, épilogue du roman de Pierre Loti Pêcheur d'Islande, en un acte et en vers. Paris, SPES, 1932.
  • Le Mystère de Kéravel. Drame en 3 actes. I. Le Diamant noir. - II. L'Étranger III. La Voix du mort. Niort, Boulord.
  • Les Mémoires d'un barde Breton, P. Lethielleux, 1933.
  • Souvenirs d'un barde errant, éditions Brittia, 1946. Réédition 2012, éd. des Régionalismes (PyréMonde).
  • Les Souvenirs d'un barde errant Vezin-le-Coquet, Yves Salmon, 1988. Préface de Charles Le Goffic. Reprint de l'édition de 1926.
  • Le Poignard, éditions André Lesot, 1939.

Iconographie[modifier | modifier le code]

  • s. d. Monument à Théodore Botrel à Paimpont, par le sculpteur Pierre Lenoir (1879-1953).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Jean-François Botrel, « Théodore Botrel, chansonnier politique », in D. Leloup, M.-N. Masson (dir.), Musique en Bretagne. Images et pratiques. Hommage à Marie-Claire Mussat, PUR (Rennes), 2003, p. 149-159 (en ligne).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. S'inspirant à l'origine de Pêcheur d’Islande, le livre à succès de Pierre Loti, Théodore Botrel transpose le sujet à la ville de Paimpol, faisant de cette musique et de la simplicité de ses tournures le type même de la chanson folklorique.
  2. Les plus proches sont situées sur la commune limitrophe de Plouézec. Botrel aurait avoué n'être allé à Paimpol que bien plus tard après avoir écrit sa chanson (« Falaise » rime avec « Paimpolaise »).
  3. Jean-Pierre Rioux, Nationalisme et conservatisme. La Ligue de la patrie française, 1899-1904, Beauchesne, 1977
  4. Ariane Chebel d'Appollonia, L'Extrême-droite en France, p. 137.
  5. Histoire et histoires de Sainte-Maxime, J.-D. de Germond, p. 125, 1986 (ISBN 2950141803).
  6. Le fichier comprend paroles et musique au format .kar. Le texte synchronisé avec la musique est affiché par les applications lisant les fichiers karaoké. L'extension .kar, peut être nécessaire sur certains logiciels. Il faut alors renommer le fichier en La Paimpolaise.kar.
  7. Vidéo de « La Paimpolaise » chanté par Hervé David sur You Tube
  8. Chanson reprise en 2005 par le groupe Mes souliers sont rouges, dans leur album Une heure déjà.
  9. « Au revoir ! » en breton
  10. Repris par Kurt Weil dans Marie-Galante (1934)
  11. Une référence à certaines danses bretonnes (l'an dro par exemple) où les danseurs se tiennent par un doigt.
  12. L'Ouest-Éclair du Dimanche 11 juin 1911 disponible sur Gallica