Fluctuat nec mergitur

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La devise inscrite dans les ornements extérieurs du blason de Paris.

Fluctuat nec mergitur est une locution latine utilisée comme devise de la ville de Paris.

Présentation[modifier | modifier le code]

La devise signifie « Il est battu par les flots, mais ne sombre pas »[1]. On trouve aussi parfois cette devise traduite avec le verbe « fluctuo » rendu par « flotter »[2], mais cette traduction est critiquée pour son manque de sens[3],[4],[5].

La devise accompagne le navire représenté sur le blason de Paris, symbole de la puissante corporation des nautes de Lutèce. Elle rappelle « les dangers que Paris a courus, les terribles révolutions qui l'ont agité, les crises de toute nature qu'il a subies » et exprime « l'idée de vitalité, de force, de perpétuité qui caractérise la longue et glorieuse existence de cette ville »[6].

Elle apparaît sur des jetons dès la fin du XVIe siècle, mais n'est pour la ville, jusqu'à la Révolution, qu'une devise parmi d'autres[6]. Elle est rendue officielle par un arrêté du 24 novembre 1853 du baron Haussmann, alors préfet de la Seine[7].

Utilisations[modifier | modifier le code]

Elle est inscrite sur les plaques des coiffes des gardes républicains et sur le casque de tradition des sapeurs-pompiers de Paris.

Georges Brassens prête ces mêmes qualités (« Ses fluctuat nec mergitur, c'était pas de la littérature ») au bateau Les Copains d'abord dans la chanson et l'album du même nom. Dans un autre registre, le groupe de rap 1995 sort en 2012 une chanson intitulée Flotte mais jamais ne sombre, sur l'album Paris Sud Minute.

Au lendemain des attentats du 13 novembre 2015, la devise de Paris est invoquée à plusieurs reprises et devient un symbole de résistance contre le terrorisme[8],[9].

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « «Fluctuat nec mergitur» : un blason et une devise pour Paris », Histoire et Mémoire, sur le site de la ville de Paris
  2. Jules Marouzeau, La traduction du latin, Paris, Les Belles lettres,‎ , 57 p., p. 35.
  3. Patrice Louis, C'est beau, mais c'est faux, Paris, Arléa,‎ , 156 p. (ISBN 2-86959-490-9), p. 154.
  4. Jean-Joseph Julaud, Le français correct pour les nuls, Paris, First, coll. « Pour les nuls »,‎ , 437 p. (ISBN 978-2-7540-3232-2), p. 381.
  5. Alain Bentolila, La langue française pour les nuls, Paris, First, coll. « Pour les nuls »,‎ , 500 p. (ISBN 978-2-7540-3127-1).
  6. a et b Henri Tausin, Les Devises des villes de France : Leur origine, leur historique, avec les descriptions des armoiries, Paris, Honoré Champion,‎ , 428 p. (lire en ligne), p. 128–130.
  7. Philippe Lefrançois, Paris à travers les siècles, Calmann-Lévy,‎ , p. 38.
  8. Mélissa Bounoua, «Fluctuat nec mergitur»: ce que veut dire cette phrase devenue virale, sur Slate.fr,‎ .
  9. « "Fluctuat nec mergitur" : la devise de Paris devient un slogan de résistance », Le Monde, 15 novembre 2015.

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