Arènes d'Aimargues

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Arènes d'Aimargues
Razet de face lors d'une course dans les arènes, en 2007.
Razet de face lors d'une course dans les arènes, en 2007.
Données générales
Nom officiel Arènes d'Aimargues
Coordonnées 43° 41′ 09″ nord, 4° 12′ 33″ est
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Gard
Ville Aimargues
Organisation
Statut Arènes publiques
Catégorie d'arènes 3e catégorie
Propriétaire Commune
Données historiques et techniques
Capacité d'accueil 1 000 places
Principales dates début mars, et fête votive en juillet

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Arènes d'Aimargues

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Arènes d'Aimargues

Les arènes d'Aimargues, inaugurées en 1975, sont les arènes de la commune d'Aimargues située dans le département français du Gard. Elles peuvent contenir 1 000 personnes[1]. Elles sont entièrement dédiées à la course camarguaise, mais lors de la fête votive d'Aimargues on assiste aussi à des abrivados et des bandidos. Le premier rassemblement de Bouvino a lieu en mars [2].

Historique[modifier | modifier le code]

Les arènes étaient autrefois l'ancien « plan de charrettes » portatif situé sur la place d'Aimargues et que chaque village possédait autrefois. Il s'agissait de rassembler des charrettes et de les mettre bout à bout autour d'une place pour délimiter une piste de fortune où évoluaient taureaux et raseteurs[3].

Un toril démontable est créé en 1905 pendant le mandat de Léon Fontanieu, puis remplacé par un toril en maçonnerie sous Jean Joujou, en [4].

Les arènes actuelles remplacent depuis 1975. Elles sont formées de tubulures qui entourent la place de manière fixe, avec des platanes qui en masquent une partie et qui offrent de l'ombre[5].

Largement remaniées dans les années 2000 par l'architecte Marc Schruoffeneger, elles sont inaugurées lors de la fête votive de 2007 — alors qu'elles devaient initialement l'être en 2005[6] — sous le nom de Léopold-Dupont, en présence du préfet Dominique Bellion[7],[8], du conseiller général Patrick Bonton, du président de la FFCC Henri Itier et du sénateur Simon Sutour[9].

Tauromachie[modifier | modifier le code]

On y pratique les courses camarguaises et les toro-piscine uniquement[10]. Mais aussi « un jeu très ancien, un jeu camarguais : l’abrivado ou la bandido, le sens et le nom changent selon le moment de la journée, cette tradition a une dimension sociale et historique selon Claude Raynaud[11] ».

Une des figures historiques de la tradition camarguaise, la manadière Fanfonne Guillierme (1895-1989), qui vivait à Aimargues, y a sa statue. Sa mémoire est honorée par un buste placé dans le jardin public qui occupe l’emplacement de l’ancien château[11].

Les cocardiers aimarguois sont particulièrement célèbres par la manière dont ils sont nommés. Frédéric Saumade cite notamment Scorpion, aux cornes en forme de scorpion, Arrogant qui était arrogant, Facteur qui a bousculé un facteur. Mais aussi les cocardiers aux noms patriotiques : Clemenceau, Joffre, Marat, Danton[12]. Les fêtes de bouvino commencent au début mars[11].

Les arènes sont dotées d'un ascenseur permettant l'accès du site aux personnes à mobilité réduite[8].

Léopold Dupont[modifier | modifier le code]

Né le à Aimargues[13], il est mort le (à 86 ans) à Vauvert[14]. Il est marié à Juliette.

Footballeur[modifier | modifier le code]

Il débute comme défenseur au Stade olympique aimarguois (SOA) en 1940. Il signe ensuite à Vergèze, puis est footballeur professionnel un an durant à l'ASSE. Il revient ensuite dans le Gard pour rejoindre les clubs du Vigan, puis de Saint-Laurent-d'Aigouze, et termine sa carrière en 1962 au Grau-du-Roi avec notamment le père de Michel Mézy.

Raseteur et homme de bouvine[modifier | modifier le code]

Il étudie la course camarguaise à l'école taurine de Vendargues.

Il participe à sa première royale, la Lafont-Delbosc, avec notamment Giniez, Labrado et Maurice Bastide à Lunel en 1944[8].

Il rasette Arrogant, le Sangar, Vovo[8]. Il reçoit la cornada à plusieurs reprises : par Charmentoun de Lafont à Marsillargues, une vache à Boisseron, Gendarme de Nou et Galant de Lafont à Aigues-Vives. Retiré de la course en 1958, il devient tourneur successivement pour Manolo Falomir, André Soler[8], Roger Pascal[8], Norbert Geneste[8], Patrick Castro[8], Gérard Barbeyrac[8], et, enfin, Jacky Siméon et ses frères[8]. Il est blessé à Port-Saint-Louis-du-Rhône en 1959.

Il est également responsable de l’école taurine de Pérols, où il a comme élèves Jacky Siméon et ses frères Jean-Pierre et Raymond. Il est président d'honneur du club taurin aimarguois[15].

Le trophée Léopold Dupont, organisé chaque année par le club taurin dans les arènes, a été remporté notamment par Mehdi Belgourari[16].

Membre du club des « Anciens razeteurs », il en est membre du bureau lors de sa création en 1987[17],[18].

En 2005, le maire d'Aimargues, Jean Bruchet, rendra hommage à « un des principaux témoins » de la « reconnaissance majeure de l'identité de Petite Camargue[8]. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Maudet 2010, annexe, p. 92
  2. premier rassemblement de bouvino en mars
  3. Saumade 1998, p. 161
  4. « Bulletin de liaison de Litoraria », Bulletin de liaison de Litoraria, no 9,‎
  5. vue aérienne des arènes
  6. « Pour les nouvelles arènes il faudra attendre 2006 », Midi Libre, no 21 693,‎ , p. 15
  7. J'Aimargues au quotidien n° 27, , p. 4
  8. a b c d e f g h i j et k « Inauguration des arènes Léopold-Dupont aujourd'hui », Midi Libre, no 22 530,‎ , p. 15
  9. « Inauguration et hommage à Léopold Dupont », Midi Libre,‎ , p. 15
  10. voir les dernières courses 2013
  11. a b et c lire l'interprétation de Claude Raynaud
  12. Saumade 1994 et 1995, p. 137
  13. Salva, « Nous l’apprenons à l’instant... Léo », bouvine.info.
  14. « Décès, suite », Aimargues le journal, no 9,‎ octobre 2010-février 2011, p. 35
  15. Axel Allais, « L'événement de l'année 2008 : Les 110 ans du Club taurin La Balestilla », Bulletin de liaison de Litoraria, no 9,‎
  16. Articles sur le trophée sur coursecamarguaise.midiblogs.com
  17. « 1987-Sortie chez Bilhau Emile », anciens-razeteurs.fr.
  18. « Le Bureau en 1987 », anciens-razeteurs.fr.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]