Chirurgien-dentiste

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Dentiste
200

Un chirurgien-dentiste et son assistant réalisant une intervention chirurgicale en bouche.

Appellation
Dentiste
Odontologiste
Chirurgien-dentiste
Docteur en chirurgie dentaire
Secteur d'activité
Compétences requises
Niveau de formation
Bac +6 à Bac +9 selon la spécialité
Universitaire
Sur Concours
Perspectives professionnelles
Chirurgien-dentiste
Chirurgien-dentiste spécialiste en orthopédie-dento-faciale
Chirurgien-dentiste spécialiste en chirurgie orale
Chirurgien-dentiste spécialiste en médecine bucco-dentaire
Chirurgien-dentiste hospitalier
Chirurgien-dentiste des armées
Chirurgien-dentiste légiste
Professions voisines
Code ROME (France)
J1103
Un dentiste médiéval portant un collier sertis de dents. Londres; 1360-75.
Fermier chez le dentiste, Johann Liss, 1616-17.

Le chirurgien-dentiste, appelé aussi médecin-dentiste au Luxembourg ou en Suisse[1], est un professionnel de santé médical habilité à pratiquer l'art dentaire. Titulaire d'un doctorat en chirurgie dentaire, il assure la prévention, le diagnostic et le traitement des pathologies acquises et congénitales de la bouche, des dents, des maxillaires et des tissus attenants. Il est souvent nommé « dentiste » par convenance.

En France, la profession est marquée par sa profonde tradition libérale : neuf praticiens sur dix exercent sous ce régime individuellement ou en association au sein d'un cabinet dentaire[2]. Suivant la nature de l'intervention, le chirurgien-dentiste libéral peut être appelé à pratiquer en milieu hospitalier dans un service d'odontologie, de stomatologie ou en bloc opératoire. Une part non négligeable de chirurgiens-dentistes est également salariée, soit en cabinet libéral, soit au sein de structures de santé telles que l'hôpital publique (service d'odontologie), les cliniques privées, les centres de soins (mutualistes ou communaux) ou encore le service de santé des armées (SSA).

Dans la religion catholique, la sainte patronne des chirurgiens-dentistes est Apolline d'Alexandrie[3].

La phobie des soins dentaires et du chirurgien-dentiste s’appelle l'odontophobie (du grec ancien ὀδούς, odoús, « dent » et φόβος, phóbos, « effroi, peur »).

Sommaire

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le terme « chirurgien-dentiste » est un syntagme nominal apparu en 1728 au sein de la littérature française, à travers l'œuvre du chirurgien Pierre Fauchard intitulée : Le Chirurgien Dentiste, ou Traité des Dents[4].

Cette unité syntaxique est constituée d'un noyau : « dentiste », et d'un terme satellite : « chirurgien ».

« Chirurgien » : nom commun composé de chirurgie et du suffixe -ien, apparu dans la littérature française en 1175.

« Chirurgie » : du latin chirurgia, lui-même issu du grec ancien χειρουργία, kheirourgía, désigne une activité manuelle (kheir : les mains, ergon : l'œuvre. Littéralement l'œuvre des mains). Ce terme apparaît en 1171 au sein de la littérature française.

« Dentiste » : nom commun composé de dent et du suffixe substantif -iste (indiquant une filiation à une pratique, à un métier). Ce terme fait son apparition avec le syntagme « chirurgien-dentiste » en 1728.

« Dent » : du latin dentem, accusatif de dens.

La réunion de ces deux termes (« chirurgien » et « dentiste ») constitue, depuis 1728, le titre professionnel de « chirurgien-dentiste ». Il correspond à l'appellation officielle du praticien de l'art dentaire en France, au regard de l'article L.4141-3 du Code de la santé publique[5],[6].

Le chirurgien-dentiste est fréquemment nommé « dentiste » par convenance. Ce terme courant, issu du syntagme « chirurgien-dentiste », est présent dans la littérature française depuis 1735.

Enfin, le terme « odontologiste » (du grec ancien ὀδούς, odoús, « dent » et λόγος, lógos, « le discours ») s'emploie également pour désigner le chirurgien-dentiste, généralement en milieu hospitalier[7].

La profession de chirurgien-dentiste en France[modifier | modifier le code]

Définition de la profession en France[modifier | modifier le code]

La profession de chirurgien-dentiste est créée en 1699 par édit royal, signé de la main du roi Louis XIV à la demande du premier chirurgien de la Cour Felix de Tassy[8]. La profession est par la suite règlementée par la Loi Chevandier dite Brouardel en 1892[8] tout comme la profession de médecin et sage-femme. Elle est inscrite depuis 1953 au Titre IV du Livre Ier du Code de la santé publique[9], régissant les conditions d’exercice des professions de santé médicales, aux côtés des médecins (Titre III)[10] et des sages-femmes (Titre V)[11].

Le Code de la santé publique définit le chirurgien-dentiste comme un professionnel de santé médical habilité à pratiquer l’art dentaire[9]. Il y institue le monopole de l'art dentaire par les chirurgiens-dentistes diplômés à l'article L.4111-1[12]. Conformément à l’article L.4141-1 du code de la santé publique, l’art dentaire comporte la prévention, le diagnostic et le traitement des maladies congénitales ou acquises, réelles ou supposées de la bouche, des dents, des maxillaires et tissus attenants, dans le respect des modalités fixées par le Code de déontologie de la profession[13]. En outre, conformément à l’article L.4141-2, le chirurgien-dentiste peut prescrire tous les actes, produits ou prestations nécessaire à l’exercice de l’art dentaire[14]. L’inscription au tableau du Conseil national de l’Ordre des chirurgiens-dentistes de France après la soutenance d'une thèse d'exercice est obligatoire pour exercer la chirurgie dentaire en France[15] (statut particulier pour les étudiants, conformément à l’article R.4141-1 du Code de la santé publique)[16].

Le titre de formation requis à l’article L.4141-3 pour exercer la profession de chirurgien-dentiste en France est le diplôme d’État de docteur en chirurgie dentaire, délivré par l’Université française au sein d’une faculté de chirurgie dentaire (aussi nommée unité de formation et de recherche (UFR) d’odontologie) au nombre de seize sur le territoire, ou tout autre titre équivalent au sein de l’Union européenne permettant l’exercice de l’art dentaire sur le territoire et reconnu par l’État français[17].

Formation initiale[modifier | modifier le code]

Pour exercer la profession de chirurgien-dentiste en France, le praticien doit être titulaire d'un diplôme d’État de docteur en chirurgie dentaire[18]. La formation nécessaire à l'obtention de ce diplôme oscille en six et neuf années d'études suivant la spécialité adoptée par le praticien[19]. Elle s'effectue au sein d'une unité de formation et de recherche (UFR) d'odontologie de l'Université française et implique la réussite préalable au concours d'entrée en sciences odontologiques[19].

Après l’obtention du baccalauréat (de préférence scientifique et avec mention), l’étudiant doit s’inscrire au sein d’une première année commune aux études de santé (PACES) dispensée en unité de formation et de recherche (UFR) de médecine[20]. A l’issu de cette année sélective, seuls les candidats s’étant classés avec succès au concours d’odontologie pourront accéder aux études de chirurgie dentaire. Pour l’année 2014/2015, le numerus clausus du concours d’odontologie était de 1 198 places à l’échelle nationale[21].

A l’issu de cette première année commune aux études de santé, les étudiants classés au concours d’odontologie quittent leur unité de formation et de recherche de médecine pour une unité de formation et de recherche d’odontologie, au nombre de seize sur le territoire[22]. Ils y demeureront jusqu’à l’achèvement de leur cursus universitaire et l’obtention de leur diplôme d’État de docteur en chirurgie dentaire.

Conformément à la réforme Licence-Master-Doctorat ("LMD"), le cursus en sciences odontologiques se divise en trois cycles obligatoires [23],[24]:

L'année universitaire se décompose en deux semestres comportant des unités d'enseignements (UE) dont la validation annuelle apporte à l'étudiant des crédits ECTS.

Le premier cycle en sciences odontologiques comprend trois années d’études (PACES, DFGSO 2 et DFGSO 3) et correspond au stade de formation pré clinique de l’étudiant en chirurgie dentaire. Ce cycle débouche sur l’obtention d’une licence honorifique en sciences odontologiques. L’étudiant alterne entre théorie et travaux pratiques, notamment sur simulateurs cliniques[23].

Le second cycle en sciences odontologiques comprend deux années d’études (DFASO 1 et DFASO 2) et correspond au stade de formation clinique de l’étudiant. Il intègre un service d’odontologie affilié à sa faculté au sein duquel il pratique l’art dentaire sur des patients, encadré par des chirurgiens-dentistes praticiens hospitaliers et professeurs des universités notamment. Ce second cycle débouche sur l’obtention d’un master honorifique en sciences odontologiques. L’étudiant valide également en fin de 5e année le certificat de synthèse clinique et thérapeutique (CSCT) lui permettant d’effectuer des remplacements de courtes durées en cabinet dentaire avant l’obtention de son doctorat[25],[26]. Il bénéficie du statut d’externe des hôpitaux en odontologie[27].

Le troisième cycle court (TCC) ne présente qu’une seule année (T1) au cours de laquelle l’étudiant soutient sa thèse d’exercice débouchant sur le diplôme d’État de docteur en chirurgie dentaire (Bac+6)[24]. Il est alors habilité à pratiquer la profession de chirurgien-dentiste dans le domaine de l’omnipratique[24].

Le troisième cycle long (TCL) est amorcé dès lors que l’étudiant en chirurgie dentaire se classe à l’internat d’odontologie en fin de 5e année[28]. Il permet d’accéder aux trois spécialités propres à la chirurgie dentaire en France : l’orthopédie dento-faciale (orthodontie), la chirurgie orale et la médecine bucco-dentaire[29]. La durée du troisième cycle long oscille entre trois et quatre années d’études suivant la spécialité (Bac+8 à Bac+9)[30]. À l’issu de son internat, l’étudiant soutient un mémoire en plus de sa thèse d’exercice débouchant sur le diplôme d'État de docteur en chirurgie dentaire qualifié spécialiste[29],[31].

Au total, 110 places sont disponibles pour l’internat d’odontologie en 2014[32], réparties de la façon suivante :

L’internat d’odontologie est d’apparition récente en France (2011)[28]. Auparavant, la spécialisation en odontologie se caractérisait par le certificat d'études cliniques spéciales, mention orthodontie (CECSMO) pour la pratique de l'orthopédie dento-faciale[33] et le diplôme d'études supérieures de chirurgie buccale (DESCB) pour la pratique avancée de la chirurgie bucco-dentaire[34].

Exercice professionnel en France[modifier | modifier le code]

En France se distinguent deux catégories de chirurgiens-dentistes : les chirurgiens-dentistes omnipraticiens et les chirurgiens-dentistes spécialistes.

Le chirurgien-dentiste omnipraticien[modifier | modifier le code]

Le chirurgien-dentiste omnipraticien soigne les pathologies congénitales ou acquises de la cavité orale, de l’organe dentaire, des maxillaires et des tissus attenants (parodonte, os, muqueuses ect …)[13]. Sa formation se caractérise par la soutenance d’une thèse d’exercice à l’issu du troisième cycle court en odontologie (Bac+6) débouchant sur le Diplôme d’État de docteur en chirurgie dentaire[24].

L’omnipratique en odontologie regroupe différents domaines[24] :

À l'issu de l’obtention de son doctorat, le chirurgien-dentiste omnipraticien est habilité à pratiquer dans ces différents domaines propres à l’odontologie. Cependant, certains praticiens experts dans l’une de ces catégories de soins peuvent choisir de l’exercer à titre exclusif comme l’endodontie, l’occlusodontie, la pédodontie ou encore l’implantologie.

En outre, le chirurgien-dentiste omnipraticien peut renforcer ses connaissances en décrochant, après sa thèse d’exercice, des diplômes universitaires (DU), inter-universitaires (DIU) et des certificats d’études spécialisés (CES) en odontologie[35],[36]. Ces différentes catégories de diplômes sont délivrées au sein des seize facultés de chirurgie dentaire de France après une période de formation complémentaire pouvant atteindre plusieurs années.

En France, le chirurgien-dentiste omnipraticien exerce la plupart du temps en cabinet libéral, seul ou en association[2]. Une part croissante de praticiens exerce également sous le régime du salariat, généralement en mutuelles, en milieu hospitalier ou au sein de l’armée[2].

Le chirurgien-dentiste spécialiste[modifier | modifier le code]

A l’issu de sa 5e année d’étude en sciences odontologiques, l’étudiant en chirurgie dentaire peut choisir entre l’omnipratique et la spécialisation en odontologie. Pour exercer en tant qu’omnipraticien, l’étudiant devra passer par un troisième cycle court (TCC) en odontologie qui se résume par une sixième et dernière année d’étude débouchant sur le diplôme d’État de docteur en chirurgie dentaire[24]. Pour exercer en tant que spécialiste, il devra réussir le très sélectif concours de l’internat d’odontologie correspondant au troisième cycle long (TCL) en sciences odontologiques. Trois spécialités sont accessibles par celui-ci : l’orthopédie dento-faciale, la chirurgie orale et la médecine bucco-dentaire[31],[29]. A l’issu de ce troisième cycle long, l’interne en odontologie soutient une thèse d’exercice ainsi qu'un mémoire permettant l’obtention l’obtention du diplôme d’État de docteur en chirurgie dentaire qualifié spécialiste[29]. Un spécialiste ne pouvant exercer que sa spécialité seule, il doit renoncer à l'omnipratique en odontologie et se conformer aux seuls actes inhérents à son domaine de spécialisation[37].

Le chirurgien-dentiste spécialiste en orthopédie dento-faciale (orthodontiste)[modifier | modifier le code]

Couramment nommé orthodontiste, le chirurgien-dentiste spécialiste en orthopédie dento-faciale corrige les malpositions dentaires, les anomalies dento-maxillaires et dento-maxillo-faciales, permettant une croissance harmonieuse de la face et des mâchoires ainsi qu’un développement optimal des fonctions orales et nasales telles que la mastication, la phonation, la respiration ou encore l’élocution[38]. Les traitements orthodontiques sont couramment réalisés chez le sujet jeune en phase d’adolescence car la denture définitive en éruption présente une malléabilité supérieure à celle de l’adulte. Pour déterminer la nature du traitement à suivre, l’orthodontiste s’appuie sur un examen clinique et radiologique poussé lui permettant choisir la thérapeutique la mieux adaptée pour son patient[38].

L’orthopédie dento-faciale est une spécialité accessible par l’internat d'odontologie, à partir de la 5e année d’étude en chirurgie dentaire[28]. Elle nécessite à ce stade trois années d’études supplémentaires, pour un total de huit années de formation (Bac+8)[29]. L’internat achevé, l’étudiant valide par la soutenance d'un mémoire le diplôme d’études spécialisées en orthopédie dento-faciale (DESODF)[31]. Il doit également soutenir sa thèse d’exercice permettant l'obtention du diplôme d’État de docteur en chirurgie dentaire, spécialiste en orthopédie dento-faciale[29].

Avant l’apparition de l’internat d'odontologie, la spécialité était accessible par le certificat d'étude clinique spéciale, mention orthodontie (CECSMO)[33]. Le CECSMO se préparait en quatre ans à temps partiel à l'issu de la thèse de sixième année[39]. Le diplôme d’études spécialisées en orthopédie dento-faciale (DESODF) remplace le CECSMO depuis novembre 2011[40].

Dans sa pratique quotidienne, le chirurgien-dentiste spécialiste en orthopédie dento-faciale peut travailler en cabinet libéral, seul ou en association, mais aussi en milieu hospitalier, notamment en service d’odontologie ou de stomatologie et chirurgie maxillo-faciale d’un centre hospitalier universitaire (CHU).

Le nombre de places à l'internat d'odontologie allouées au diplôme d’études spécialisées en orthopédie dento-faciale (DESODF) était de 53 en 2014[32].

Le chirurgien-dentiste spécialiste en chirurgie orale[modifier | modifier le code]

Le chirurgien-dentiste spécialiste en chirurgie orale (couramment nommé chirurgien oral) soigne les pathologies lourdes de la sphère orale par des actes médico-chirurgicaux sensibles et complexes, que le chirurgien-dentiste omnipraticien ne peut systématiquement assurer dans sa pratique quotidienne de la chirurgie dentaire. Le chirurgien oral intervient notamment dans le diagnostic et le traitement des pathologies sévères des maxillaires, des articulations temporo-mandibulaires, des glandes salivaires et des tissus attenants[41]. Il intervient également en traumatologie bucco-dentaire, en implantologie ou encore dans le diagnostic et le traitement des tumeurs bénignes de la sphère orale[41].

La chirurgie orale est une spécialité accessible par l’internat d'odontologie, à partir de la 5e année d’étude en chirurgie dentaire[28]. Elle nécessite à ce stade quatre années d’études supplémentaires, pour un total de neuf années de formation (Bac+9)[29]. L’internat achevé, l’étudiant valide par la soutenance d'un mémoire le diplôme d’études spécialisées en chirurgie orale (DESCO)[31]. Il doit également soutenir sa thèse d’exercice permettant l'obtention du diplôme d'État de docteur en chirurgie dentaire, spécialiste en chirurgie orale[41].

La spécialité de chirurgie orale est également accessible par les épreuves classantes nationales (ECN) de médecine en 6e année, pour une durée identique de quatre années d’études (Bac+10)[42].

Avant la création de l’internat d'odontologie, le chirurgien-dentiste pouvait se former de manière poussée en chirurgie bucco-dentaire grâce au diplôme d'études supérieures de chirurgie buccale (DESCB), préparé en quatre à temps partiel à l'issu de la thèse de sixième année[34],[43].

Le nombre de places à l'internat d'odontologie allouées au diplôme d’études spécialisées en chirurgie orale (DESCO) était de 15 en 2014[32].

Le chirurgien-dentiste spécialiste en médecine bucco-dentaire[modifier | modifier le code]

Le chirurgien-dentiste spécialiste en médecine bucco-dentaire est expert dans la prise en charge des patients à besoins spécifiques ou poly-pathologiques présentant un état bucco-dentaire complexe et particulier[44]. Travaillant en milieu hospitalier au sein d’équipes pluridisciplinaires médico-odontologiques, il possède des compétences approfondies dans les différents domaines liés à l’omnipratique en odontologie (endodontie, parodontie, prothèse…) et les applique sur des patients hospitalisés et sensibles nécessitant une approche de soin particulière : patients phobiques, contractant une à plusieurs pathologies lourdes ou spécifiques, ou encore présentant un handicap mental ou physique[44]. Le chirurgien-dentiste spécialiste en médecine bucco-dentaire est notamment formé aux techniques poussées de sédation en odontologie comme l’usage du mélange équimolaire oxygène-protoxyde d'azote (M.E.O.P.A.).

La médecine bucco-dentaire est une spécialité accessible par l’internat d'odontologie, à partir de la 5e année d’étude en chirurgie dentaire[28]. Elle nécessite à ce stade trois années d’études supplémentaires, pour un total de huit années de formation (Bac+8)[29]. L’internat achevé, l’étudiant valide par la soutenance d'un mémoire le diplôme d’études spécialisées en médecine bucco-dentaire (DESMBD)[31]. Il doit également soutenir sa thèse d’exercice permettant l'obtention du diplôme d’État de docteur en chirurgie dentaire, spécialiste en médecine bucco-dentaire[29].

Le nombre de places l’internat d’odontologie allouées au diplôme d’études spécialisées en médecine bucco-dentaire (DESMBD) était de 42 en 2014[32].

Autres modes d'exercice de l'odontologie en France[modifier | modifier le code]

Le chirurgien-dentiste hospitalier[modifier | modifier le code]

Le chirurgien-dentiste peut pratiquer son art en milieu hospitalier, au sein de l’hôpital public comme au sein d’une clinique privée. Couramment nommé odontologiste, il exerce essentiellement en service d’odontologie mais aussi, dans certaines conditions, au sein d’un service de stomatologie et de chirurgie maxillo-faciale.

Les chirurgiens-dentistes hospitaliers sont salariés des structures hospitalières les accueillant, ils représentent moins de 3% des praticiens de l’art dentaire en France[2].

L’odontologiste assistant hospitalier universitaire – praticien hospitalo-universitaire (AHU-PHU)[modifier | modifier le code]

L’assistant hospitalier universitaire en odontologie est un praticien diplômé qui se destine à l’enseignement universitaire en chirurgie dentaire[45]. L’assistanat hospitalier est un pré requis pour accéder au grade de de praticien hospitalier (PH), praticien hospitalier universitaire (PHU), professeur des universités – praticien hospitalier (PU-PH) et de maître de conférences des universités – praticien hospitalier (MCU-PH)[46]. Exerçant au sein d’un service d’odontologie, il possède également une mission de formation, d’enseignement et de recherche au sein d’un UFR d’odontologie[45].

La durée de l’assistanat hospitalo-universitaire est en moyenne de deux ans[45]. Le recrutement des assistants hospitaliers universitaires des centres de soins, d'enseignement et de recherche dentaires s’effectue sur la décision conjointe du directeur de l'unité de formation et de recherche (UFR) d'odontologie et du directeur général du centre hospitalier universitaire (CHU)[45].

L’odontologiste praticien hospitalier (PH)[modifier | modifier le code]

Pour accéder à la fonction hospitalière publique en tant que praticien hospitalier, le chirurgien-dentiste doit passer le Concours national des praticiens hospitaliers (CNPH)[46]. Il pourra alors intégrer un établissement public de santé et exercer à temps plein et à titre permanent au sein d’un service qui requerra ses compétences, généralement un service d’odontologie[47]. Outre sa fonction hospitalière de soin, l’odontologiste praticien hospitalier peut participer à des missions de formation, d’enseignement et de recherche en odontologie[47].

Après huit années d’exercice au sein d’un service d’odontologie, l’odontologiste praticien hospitalier (PH) peut postuler au concours national de type 1 des professeurs des universités – praticiens hospitaliers (PU-PH)[46]. Il peut également se présenter au concours national de type 1 des maîtres de conférences des universités – praticiens hospitaliers (MCU-PH), après un an d’exercice en service hospitalier[46].

L’odontologiste praticien hospitalo-universitaire (PHU)[modifier | modifier le code]

Après deux années d’assistanat hospitalo-universitaire, le chirurgien-dentiste peut postuler en tant que praticien hospitalo-universitaire (PHU)[48]. Les PHU sont nommés par décision conjointe du directeur général du centre hospitalier régional (CHR) et du directeur de l’UFR concernée[46].

L'odontologiste professeur des universités – praticien hospitalier (PU-PH)[modifier | modifier le code]

Après avoir satisfait deux années d’assistanat hospitalo-universitaire au sein d’un service d'odontologie, le chirurgien-dentiste peut se présenter aux concours nationaux des professeurs des universités – praticiens hospitaliers (PU-PH)[49]. Peuvent également postuler à ces concours les praticiens hospitaliers (PH) ayant réalisé huit années d’exercice au sein d’un service d’odontologie ainsi que les maîtres de conférences des universités en odontologie ayant dix années d’ancienneté[46].

En sa qualité de PU-PH, le praticien enseigne en UFR de santé (essentiellement en UFR d’odontologie, mais également en UFR de médecine) tout en exerçant au sein d’un service hospitalier, encadrant notamment les étudiants de deuxième et troisième cycle dans les services d'odontologie[49].

L’odontologiste maitre de conférence des universités – praticien hospitalier (MCU-PH)[modifier | modifier le code]

Après avoir satisfait deux années d’assistanat hospitalo-universitaire au sein d’un service d’odontologie, le chirurgien-dentiste peut se présenter au concours national des maîtres de conférences des universités – praticiens hospitaliers (MCU-PH)[50]. Après réussite au concours, il devient maître de conférences des universités stagiaire sur une durée d’un an avant d’être titularisé MCU-PH par le conseil d’un UFR d’odontologie[46]. Comme le PU-PH, le MCU-PH en odontologie assure un rôle d’enseignement, de formation et de recherche au sein d’une UFR d’odontologie ainsi qu’une mission de soin au sein d’un service d’odontologie.

L'odontologiste praticien attaché[modifier | modifier le code]

Le praticien attaché est un chirurgien-dentiste libéral exerçant en cabinet dentaire qui a signé un contrat avec l’hôpital public, s’engageant à exercer une à plusieurs demi-journées par semaine au sein d’un service d’odontologie[51].

Le chirurgien-dentiste des armées[modifier | modifier le code]

Descriptif[modifier | modifier le code]

Le chirurgien-dentiste des armées opère ses missions de prévention, diagnostic et traitements des pathologies bucco-dentaires sein du service de santé des armées (SSA)[52]. Il exerce dans les différents hôpitaux d’instruction des armées, au nombre de neuf sur le territoire[53], mais aussi au sein des services médicaux d’unités, présent notamment sur certains bâtiments de la Marine nationale tels que la classe de porte-hélicoptères Mistral[54]. Suivant la situation internationale, il peut être appelé en opération extérieure (OPEX) aux cotés des unités combattantes[52].

Le chirurgien-dentiste des armées est officiellement crée par décret le 26 juin 1916[55], lorsque le gouvernement pris conscience de l’importance d’une bonne hygiène buccodentaire pour le moral et la vitalité des hommes de troupe. Le premier corps de chirurgiens-dentistes des armées est fondé le 18 octobre 1918[55] : il s’agit d’un corps de réserve constitué peu de temps avant la fin de la Première Guerre mondiale[55].

Pendant la durée de la circonscription, l’essentiel des soins bucco-dentaires délivrés au sein de l’armée française était réalisé par des chirurgiens-dentistes appelés au service militaire ainsi que par des chirurgiens-dentistes réservistes[52]. La cessation du service militaire en 1996 a conduit à la création du Corps de carrière des chirurgiens-dentistes des armées en l’an 2000, composé de praticiens à temps plein à la différence des praticiens appelés et réservistes qui constituaient la majeure partie des effectifs des chirurgiens-dentistes militaires à l’époque de la circonscription[52].

En 2015, 45 officiers chirurgiens-dentistes exercent à temps plein au sein du Corps de carrière des chirurgiens-dentistes des armées[56]. Sur les 3 000 réservistes comptés au sein du service de santé des armées, 6 % des effectifs (soit près de 180 professionnels) sont chirurgiens-dentistes[57].

Il existe trois statuts pour le chirurgien-dentiste des armées :

Le chirurgien-dentiste réserviste[modifier | modifier le code]

Après l’obtention de son diplôme d'État de docteur en chirurgie dentaire au sein de l’université française, le chirurgien-dentiste civil peut s’engager dans la réserve opérationnelle du service de santé des armées. Bien que son exercice demeure essentiellement ancré dans le monde civil, il est ponctuellement appelé à exercer son art au sein des corps d’armées, pour des durées pré déterminées dans son contrat d’engagement[58]. En moyenne, le réserviste santé effectue entre 1 et 150 jours d'activité par an[57]. Il subit une formation militaire initiale puis une formation d'adaptation à l'emploi et enfin une formation continue pour répondre de manière optimale à la demande spécifique des forces armées[57]. L'engagement à servir dans la réserve (ESR) implique d'être mobilisable à tout moment en cas de conflit[57].

Le chirurgien-dentiste sous contrat[modifier | modifier le code]

Le chirurgien-dentiste civil peut choisir d’exercer à temps plein au sein du service de santé des armées sur une période déterminée par un contrat d’engagement allant de trois à cinq ans si le praticien a reçu une formation civile, de dix ans post doctorat si le praticien a reçu une formation militaire[53]. Les praticiens sous contrat sont recrutés par le ministère de la Défense selon les disponibilités budgétaires et géographiques des forces armées après passage devant une commission de recrutement[59]. La durée maximale du contrat d'engagement est de dix ans renouvelable[59].

Le chirurgien-dentiste de carrière[modifier | modifier le code]

Le chirurgien-dentiste de carrière est membre du Corps de carrière des chirurgiens-dentistes des armées : il exerce à temps plein sans limitation initiale de durée, bénéficiant d'une sécurité de l'emploi au sein du service de santé des armées[52]. Il existe cependant une limite d'âge de service par grade, impliquant la nécessité de passer au grade supérieur avant cette limite d'âge pour rester en service. L’accessibilité à ce corps implique la réussite à une série de concours internes. Ces concours sont ouverts aux officiers sous contrat et aux officiers réservistes en situation d’activité (ORSA)[52].

Formation et recrutement[modifier | modifier le code]

Bien qu’à l’heure actuelle, la plupart des chirurgiens-dentistes ait reçu une formation civile avant d’intégrer les service de santé des armée (SSA) pour y faire carrière (officier réserviste, officier sous contrat), il existe une possibilité de formation initiale militaire pour les étudiants en chirurgie dentaire : suivant les besoins des SSA, les étudiants en première année commune aux études de santé (PACES) à l’École de santé des armées à Lyon classés au concours d’odontologie peuvent être autorisés à poursuivre leur premier cycle d'odontologie en 2e année[60]. Cependant, cette voie d’accès est actuellement fermée.

Uniforme[modifier | modifier le code]

Les galons des chirurgiens-dentistes sont « or, passepoilés de velours prune » depuis 1919[55]. Leur attribut est un bâton d'Asclépios soutenu par une demi-couronne de chêne et de laurier, or. Leurs galons figurent à l’extrémité des manches de l’uniforme. Sur les épaules figurent également une paire d’attentes passepoilées de velours prune ou, suivant la tenue, une paire de pattes d’épaules velours prune arborant les galons de l'officier. Cet ensemble caractérise le chirurgien-dentiste au sein du service de santé des armées, de l'Armée de terre et de l'Armée de l'air. Dans la Marine nationale, l'uniforme arbore en plus une ancre de mouillage et le velours violet type prune laisse place au velours gris fer pour représenter le chirurgien-dentiste embarqué.

Grades[modifier | modifier le code]

Les grades des chirurgiens-dentistes des armées sont les suivants (entre parenthèses, l'équivalent dans l'armée de terre)[61] :

  • aspirant chirurgien-dentiste (un galon discontinu : correspond au grade de l’étudiant en chirurgie dentaire militaire de la deuxième année d'études à la thèse d'exercice) ;
  • chirurgien-dentiste des hôpitaux des armées (deux galons : équivalent à lieutenant) ;
  • chirurgien-dentiste (trois galons : équivalent à capitaine) ;
  • chirurgien-dentiste principal (quatre galons : équivalent à commandant) ;
  • chirurgien-dentiste en chef (cinq galons : équivalent à lieutenant-colonel puis à colonel) ;
  • chirurgien-dentiste chef des services de classe normale (grade situé entre colonel et général de brigade) ;
  • chirurgien-dentiste-général, nommé parmi les chirurgiens-dentistes chefs des services de classe normale (deux étoiles or : équivalent à général de brigade) ;
  • chirurgien-dentiste-général-inspecteur (trois étoiles or : équivalent à général de division).

L'odontologiste médico-légal[modifier | modifier le code]

Le chirurgien-dentiste légiste, aussi nommé odontologiste médico-légal, est un auxiliaire de justice chargé d’apporter une expertise dans le cadre d’une procédure d’identification d’un corps au sein d’une équipe pluridisciplinaire composée notamment de médecins légistes, de biologistes ou encore de juristes[62],[63].

Sa mission s’articule autour de quatre axes[62] :

  • identification d’un corps ;
  • détermination d'âge dentaire du corps ;
  • étude des morsures humaines ;
  • étude des morsures animales.

Ils sont généralement appelés lorsqu’un corps découvert est inconnu, n’est pas identifiable par la famille ou par ses empreintes digitales (corps brulé, détruit, noyéetc.), ou encore lorsque celui-ci présente des traces de morsures à déterminer. Ils peuvent également être appelés pour évaluer les préjudices causés par des soins dentaires défectueux ou pour évaluer la maltraitance causée sur un être humain (généralement des enfants)[62],[63].

Il n’existe pas, à proprement parlé, de spécialité en odontologie médico-légale pour devenir chirurgien-dentiste légiste : ce domaine est enseigné à tous les étudiants de 2e et 3e cycle en odontologie[24]. Essentiellement, il s’agit de chirurgiens-dentistes des armées, ou encore de chirurgiens-dentistes civils ayant démontré leur compétence dans ce domaine, notamment par l’obtention d’un diplôme universitaire (DU) d’odontologie médico-légale[64]. En tant qu’auxiliaires de justice, ces praticiens ont prêté serment devant un tribunal et interviennent dès lors qu’ils sont sollicités par la Justice française pour livrer leur expertise. Le reste du temps, ils exercent comme tout chirurgien-dentiste omnipraticien ou spécialiste, en structure libérale ou salariale[65].

Représentation juridique et intellectuelle[modifier | modifier le code]

En France, la profession de chirurgien-dentiste est représentée sur le plan juridique par l'Ordre national des chirurgiens-dentistes de France (ONCDF) et sur le plan intellectuel par l'Académie nationale de chirurgie dentaire (ANCD).

L'Ordre national des chirurgiens-dentistes de France (ONCDF)[modifier | modifier le code]

Conformément à L.4111-1 et du Code de la santé publique, nul n'est autorisé à exercer l'art dentaire en France s'il n'est pas inscrit au tableau de l'Ordre national des chirurgiens-dentistes de France[12].

Les missions de l'Ordre national des chirurgiens-dentistes de France (ONCDF) sont décrites au sein de l’Article L.4121-2 du Code de la santé publique[66] :

« L'ordre des médecins, celui des chirurgiens-dentistes et celui des sages-femmes veillent au maintien des principes de moralité, de probité, de compétence et de dévouement indispensables à l'exercice de la médecine, de l'art dentaire, ou de la profession de sage-femme et à l'observation, par tous leurs membres, des devoirs professionnels, ainsi que des règles édictées par le code de déontologie prévu à l'article L.4127-1.

Ils assurent la défense de l'honneur et de l'indépendance de la profession médicale, de la profession de chirurgien-dentiste ou de celle de sage-femme.

Ils peuvent organiser toutes œuvres d'entraide et de retraite au bénéfice de leurs membres et de leurs ayants droit.

Ils accomplissent leur mission par l'intermédiaire des conseils départementaux, des conseils régionaux ou interrégionaux et du conseil national de l'ordre. »

L'Ordre national des chirurgiens-dentistes de France fut fondé le 24 septembre 1945 par ordonnance sous l'impulsion du général Charles de Gaulle[67]. Il s'organise sur trois niveaux[67] :

  • le Conseil national ;
  • les conseils régionaux et interrégionaux ;
  • les conseils départementaux.

L'Ordre national, à travers ses différents conseils, dispose de pouvoirs disciplinaires qu'il appliquera dès lors qu'un chirurgien-dentiste commettra un acte à l'encontre de son code de déontologie[40]. Ces sanctions disciplinaires, suivant la gravité de la faute commise par le praticien, sont l’avertissement, le blâme, l’interdiction d’exercice temporaire et la radiation du tableau de l’Ordre qui correspond à une interdiction d’exercice permanente[40].

Le Conseil national[modifier | modifier le code]

Le Conseil national siège à Paris, il est composé de dix-neuf membres chirurgiens-dentistes élus par les conseils départementaux et de deux conseillers d’Etat[68],[69]. Il assure une mission de veille juridique à l’échelle nationale, s’assurant du respect des textes de loi par les conseils régionaux et départementaux[68]. Il est consulté par les instances ministérielles lors du vote de lois concernant la santé bucco-dentaire en France[68].

Les conseils régionaux et interrégionaux[modifier | modifier le code]

Les conseils régionaux et interrégionaux poursuivent la mission de veille juridique du conseil national à l’échelle régionale[70]. Ils s’assurent du respect de la loi et de la déontologie par les conseils départementaux et les praticiens exerçant sous leur juridiction[70].

Les conseils départementaux[modifier | modifier le code]

Les conseils départementaux sont chargés de veiller au respect du Code de déontologie et du Code de la santé publique chez les praticiens exerçant sous leur juridiction[71]. Ils gèrent également l’inscription des praticiens au tableau de l’Ordre national des chirurgiens-dentistes de France, indispensable à l’exercice de la chirurgie dentaire en France (exception donnée pour les étudiants en odontologie)[71]. Ils encadrent l’exercice étudiant, gèrent l’installation des chirurgiens-dentistes et interviennent dans les procédures de conciliation entre patient et praticien[71].

L’Académie nationale de chirurgie dentaire (ANCD)[modifier | modifier le code]

L’Académie nationale de chirurgie dentaire représente intellectuellement la profession de chirurgien-dentiste en France. Elle fut fondée le 9 juillet 1956 et siège à Paris[72].

Conformément à l'article premier de sa charte, l’Académie « a pour but l'étude et les progrès des sciences, de l'art et des techniques dentaires et de tout ce qui peut concourir à cet objet. Elle informe les pouvoirs publics et l'opinion sur ces différents problèmes[72]. »

Les moyens d'action de l'Académie sont notamment[72] :

  • les séances de travail ;
  • la séance solennelle publique annuelle ;
  • les conférences et rapports ;
  • le bulletin intérieur d'information ;
  • le volume annuel de ses travaux ;
  • les prix et récompenses des travaux scientifiques de chirurgiens-dentistes.

Elle participe également au groupe de concertation entre les académies des sciences de la vie et de la santé et apporte son concours à diverses instances ministérielles[73]. Elle est gardienne de l’éthique, protection nécessaire dans l’expérimentation, l’évolution des connaissances, et dans ses applications[73].

L'Académie se compose de[72] :

  • membres d'honneur dont le nombre n'est pas limité ;
  • membres honoraires dont le nombre n'est pas limité ;
  • membres titulaires dont le nombre est fixé à 90 ;
  • membres libres dont le nombre est fixé à 30 ;
  • membres associés nationaux dont le nombre est fixé à 90 ;
  • membres associés étrangers dont le nombre est fixé à 80.

Pour être membre, il faut exercer la profession de chirurgien-dentiste, être présenté par deux parrains, membres de l'Académie, et, après avis de la Commission des candidatures, être élu par l'Assemblée générale[72].

L'Académie est administrée par un Conseil composé de vingt-et-un membres élus au scrutin secret, pour une durée de trois ans, par l'Assemblée générale, et choisis parmi les membres titulaires[72].

Statistiques de la profession en France[modifier | modifier le code]

Au 1er janvier 2011, 41 836 chirurgiens-dentistes pratiquent l’art dentaire en France dont 37 850 exerçant dans un cadre libéral et 3 986 dans un cadre salarial[40] : milieu hospitalier, mutuelles, armée…

La densité moyenne de chirurgiens-dentistes en France est de 65 praticiens pour 100 000 habitants en 2006[2], ce qui est proche de la moyenne européenne (68 praticiens pour 100 000 habitants), mais légèrement inférieur à la densité relevée en 1990 (67 chirurgiens-dentistes pour 100 000 habitants)[2].

La profession est touchée au début du XXIe siècle par un vieillissement de plus en plus important[2]. Même si le nombre de chirurgiens-dentistes en exercice a augmenté de 4 % depuis 1990[2], on observe tout de même une diminution des effectifs de -2% du fait de l’augmentation parallèle de la population[2]. En outre, le taux de croissance actuel de la profession chiffré à +0.5% reste inférieur à celui des médecins (+1,2 %) et des sages-femmes (+ 3 %)[2].

L’élévation relative du nombre de praticiens en France cette dernière décennie (+ 4 % depuis 1990) s’explique par l’augmentation du numerus clausus au concours d’odontologie, passant de 800 places en 1992, 1 198 places en 2015 à l’échelle nationale[2].

En outre, la profession de chirurgiens-dentistes se féminise depuis 1990 : en 2006, 34 % des chirurgiens-dentistes sont des femmes, soit un tiers de la profession[2]. La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DRESS) estime que ce pourcentage atteindra 45% des effectifs de chirurgiens-dentistes en 2030[2].

L’âge moyen des chirurgiens-dentistes en France est de 47 ans en 2006 et 44 % des praticiens ont plus de 50 ans. La DRESS estime que cette moyenne demeurera stable aux horizons 2030, en dépit du vieillissement croissant des effectifs de la profession.

Si le libéralisme est le régime majoritaire des chirurgiens-dentistes en France (90,5 % de praticiens libéraux contre 9,5 % de praticiens salariés), l’exercice salarial demeure en hausse ces dernières années, notamment chez les praticiens âgés de moins de 30 ans qui sont 11 % en 2006 à pratiquer l’art dentaire sous un régime salarial[2]. Cependant, le recours au salariat demeure temporaire dans de nombreux cas, les jeunes diplômés n’ayant pas systématiquement les moyens financiers d’investir immédiatement dans un cabinet dentaire libéral lors de leurs premières années d’exercice[2].

Différents types de soins dentaires[modifier | modifier le code]

Le chirurgien-dentiste pratique l’odontologie, spécialité médico-chirurgicale de l’organe dentaire et des tissus attenants : parodonte, os, muqueusesetc. Dans son exercice quotidien, il est secondé par un ou plusieurs assistants dentaires chargés de préparer son instrumentation, d’accueillir le patient ou encore d’assister le praticien dans ses interventions en bouche.

La pratique de l'odontologie s’effectue en cabinet dentaire ou en service hospitalier d'odontologie, de stomatologie ou de chirurgie maxillo-faciale.

Les soins pratiqués par le chirurgien-dentiste se classent dans différentes catégories attenantes au domaine de l'odontologie :

Le patient est allongé dans un fauteuil de soin ajustable, éclairé par une forte lumière scialytique permettant au praticien d'avoir une bonne visibilité de l’intérieur de la cavité orale. Lorsque le soin débute, une aspiration est couramment disposée en bouche pour éliminer les secrétions salivaires s’accumulant lors de l’intervention.

La consultation débute par l’entretien clinique au cours duquel le praticien identifie les attentes du patient en s’appuyant sur un questionnaire médical[74]. L’entretien clinique se poursuit alors par un examen clinique en bouche : le chirurgien-dentiste inspecte la cavité orale pour élaborer son diagnostic[74], avec l’aide d’instruments tels que des sondes et des miroirs plans. Suivant la nature de la pathologie bucco-dentaire, le praticien complète très fréquemment l’examen clinique par un examen radiographique permettant d’observer des tissus, des structures et des sièges anatomiques invisibles à l’examen clinique[75]. Une fois l’entretien clinique, l’examen clinique et l’examen radiographique terminés, le praticien élabore une stratégie thérapeutique pour répondre aux attentes du patient tout en respectant son consentement libre et éclairé comme l’impose le code de déontologie de la profession.

La méthode de sédation la plus couramment pratiquée en odontologie par le chirurgien-dentiste est l’anesthésie locale. Cependant, certaines interventions complexes (l’avulsion de dents de sagesses incluses[76], l'exérèse de kystes importants des maxillaires ou encore de tumeurs bénignes, etc.) nécessitent souvent une anesthésie générale, en bloc opératoire et avec une équipe pluridisciplinaire chargée de veiller à la stabilité du patient au cours de l’opération[77]. La sédation consciente par l'inhalation de gaz sédatifs légers type mélange équimolaire oxygène-protoxyde d'azote (MEOPA) est également pratiquée pour décontracter et rassurer les patients phobiques des soins dentaires[78], généralement en milieu hospitalier.

De manière plus marginale et expérimentale, l’hypnose et l’autohypnose peuvent être pratiquées avec le patient anxieux[79],[80]. En France, il existe plusieurs diplômes universitaires (D.U.) en odontologie qui initient le chirurgien-dentiste à l’hypnothérapie[81].

Odontologie conservatrice et restauratrice[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Odontologie conservatrice.

L’odontologie conservatrice comporte la prévention, le diagnostic et le traitement des pathologies amélaires, dentinaires et pulpaires de l’organe dentaire. Elle repose sur une stratégie de sauvegarde prioritaire de la dent, à prendre en considération quelle que soit la thérapeutique à adopter.

Les actions de prévention bucco-dentaires, l’examen bucco-dentaire, les détartrages et les polissages dentaires constituent des prestations de base en odontologie conservatrice et restauratrice. Y sont également inclus le diagnostic et le traitement des fractures dentaires et des lésions carieuses amélaires et amélo-dentinaires de l’organe dentaire.

Le traitement des lésions de l’organe dentaire se solde par la pose d’obturations coronaires :

  • Amalgame dentaire
  • Obturation par résine composite
  • Obturation par mélange CVI (ciment-verre-ionomère)
  • Inlay
  • Onlay

Les soins attenants à l’odontologie conservatrice et restauratrice sont fréquemment rapides et peu invasifs. Ils nécessitent cependant l’usage d’une anesthésie locale dans de nombreux cas.

Endodontie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Endodontie.

L'endodontie se définit par le diagnostic et le traitement des pathologies affectant le nerf pulpaire au sein de l’organe dentaire. Le traitement des pathologies péri apicales conséquentes d’une atteinte de la pulpe est également rattaché au domaine de l'endodontie.

Le traitement endodontique est mis en place dès lors que le nerf pulpaire présente un aspect pathologique, souvent conséquent d’une lésion carieuse. Ce traitement doit être appliqué dans deux cas : si l'état inflammatoire de la pulpe est irréversible ou bien si la pulpe est nécrosée (pulpite).

Le traitement endodontique consiste en l’exérèse du nerf pulpaire puis en la désinfection de la région camérale et des régions canalaires de la dent avant leur scellement à l’aide de matériaux d’obturation type gutta-percha pour éviter toute reprise infectieuse.

L'examen radiographique et l'anesthésie locale sont systématiquement réalisés dans le cadre d'un traitement endodontique.

Parodontologie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Parodontologie.

La parodontologie se définit comme la science du parodonte, c’est-à-dire des tissus de soutien de l’organe dentaire. Elle comporte prévention, le diagnostic et le traitement des pathologies affectant ces tissus à savoir le cément, la muqueuse gingivale, le ligament alvéolo-dentaire (aussi nommé desmodonte, qui relie la dent à l’os de l'arcade) et l’os alvéolaire.

Occlusodontie[modifier | modifier le code]

L'occlusodontie se définit comme la partie clinique et para clinique de l’occlusodontologie : ensemble des techniques diagnostiques et thérapeutiques visant à l’évaluation ou l’optimisation fonctionnelle de l’appareil manducateur.

L'occlusodontologie correspond à l'ensemble des connaissances traitant dans le cadre de l’appareil manducateur, des interrelations fonctionnelles et dysfonctionnelles dento-neuro-musculo-articulaires.

Historiquement est apparue la Gnathologie (B.B. McCollum, 1924), puis l' Occlusion neuromusculaire (B. Jankelson, 1972) et enfin l' Occlusion fonctionnelle ou Occlusodontologie (A. Jeanmonod, 1988).

Prothèse[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Prothèse dentaire.

Le but d'une prothèse dentaire est de reconstruire ou remplacer les structures dentaires manquantes. Si la racine est présente mais que la couronne se trouve très délabrée on peut réaliser une prothèse fixe dite couronne (entièrement en céramique (dite « céramo-céramique »), en céramique avec une chape métallique (dite « céramo-métallique ») ou entièrement en métal). Si la dent tout entière (racine et couronne) est manquante quatre solutions sont à étudier : l'abstention (pour une dent de sagesse (ou 3e molaire) sans antagoniste), la prothèse amovible (en métal et résine ou tout en résine), la prothèse fixe sur les dents adjacentes (le bridge) ou la prothèse fixe sur racine prothétique (prothèse implanto-portée).

Il existe deux grands types de prothèses. Les prothèses transitoires, souvent en résine, destinées à rester en bouche pendant un temps limité. C'est une solution d'attente de cicatrisation, d'aménagement tissulaire permettant de restaurer rapidement l'esthétique et la fonction. L'autre type de prothèses est dit d'usage : elles sont destinées à rester en bouche aussi longtemps que possible. Elles sont souvent qualifiées, à tort, de prothèses définitives.

La prothèse dentaire est prescrite, adaptée et posée par le chirurgien-dentiste. La fabrication s'effectue sur prescription d'un chirurgien-dentiste par un prothésiste dentaire qualifié. La conception et fabrication assistées par ordinateur (C.F.A.O.), apparue ces dernières années, permet au chirurgien-dentiste de fabriquer directement ses prothèses en cabinet avec une rapidité et une précision supérieures à la fabrication conventionnelle.

Chirurgie bucco-dentaire[modifier | modifier le code]

Le chirurgien-dentiste peut réaliser certains actes chirurgicaux : avulsions (extractions) de dents, y compris de dents de sagesse ou de canines incluses ou enclavées, de dents surnuméraires ou d'odontomes, chirurgie des tissus mous, greffes de gencives et d'os (en vue d'une pose d'implant dans une zone où le volume osseux est insuffisant), exérèse de tumeurs bénignes, de kystes et biopsie afin d'étudier le type et l'origine d'un tissu pathologique trouvé dans la cavité orale.

En France il est possible de se former et de pratiquer la chirurgie orale à titre exclusif via une formation spécifique, accessible par le concours national de l'internat, cette formation de spécialité dure quatre années, l'interne se voit délivrer au terme le diplôme d'études spécialisées en chirurgie orale (DESCO).

Implantologie[modifier | modifier le code]

Le chirurgien-dentiste peut remplacer les dents manquantes par un implant, sorte de vis calibrée en titane fixée dans l'os, sur lequel on fixera une couronne prothétique. Cette solution évite la réalisation d'un bridge prenant appui sur les dents adjacentes ou d'avoir à supporter un appareil dentaire mobile.

Pédodontie[modifier | modifier le code]

Il s'agit de l'odontologie pédiatrique englobant les soins des dents des enfants et les pathologies bucco-dentaires propres aux enfants. La pédodontie comprend des soins spécifiques aux dents en formation comme les apexogénèses et apexifications (terminer la formation des racines des dents en cours de formation, atteintes par une carie importante et qu'il faudrait dévitaliser chez un adulte) et aux dents lactéales (ce sont les dents dites « de lait », premières à apparaître en bouche).

Autres prestations hors soins[modifier | modifier le code]

Complications[modifier | modifier le code]

Les complications d'un acte chirurgical dans les pays développés sont rares. Cependant, on peut citer notamment :

  • endocardite infectieuse : chez les patients à risque d'endocardite infectieuse (ce sont les patients ayant des problèmes au niveau des valves cardiaques, porteurs de valves mécaniques…). 25 % d'entre elles seraient d'origine dentaire. En effet, après chaque détartrage ou simple brossage, une partie de la flore bactérienne passe dans la circulation sanguine systémique, et peut se fixer au niveau des valves cardiaques. Ce risque d'endocardite ne doit pas décourager les patients d'effectuer un détartrage régulier. Au contraire, avec un parodonte parfaitement sain, le risque d'endocardite est pour ainsi dire nul.
  • abcès.
  • sinusite.

Risques du métier[modifier | modifier le code]

La profession de chirurgien-dentiste, et celle d'assistant dentaire, sont exposées à un certain nombre de risques, en particulier des risques chimiques, physiques et biologiques[83].

  • Les risques chimiques proviennent des nombreux produits manipulés : résines, amalgames (à base de mercure).
  • Les risques physiques sont liés entre autres à l’utilisation de rayonnements ionisants (radiographies).
  • Les risques biologiques proviennent du contact avec des agents biologiques potentiellement dangereux (salive, sang).

Spécialités en France[modifier | modifier le code]

Pendant longtemps, la seule spécialité reconnue en France était l'orthopédie dento-faciale (orthodontie). La plupart des pays européens reconnaissent la spécialité en chirurgie orale, cette spécialité fut en France l'objet de vicissitudes entre médecins stomatologues et chirurgiens-dentistes. En 2005, l'Europe a obligé la France à reconnaître la spécialité en chirurgie orale et c'est seulement en 2012 que le décret d'application fut promulgué sous la forme d'un diplôme qualifiant commun aux médecins et au chirurgiens-dentistes : le DESCO.

Formation[modifier | modifier le code]

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Enseigne d'un dentiste au Karakoram

Les premières années de la formation de chirurgien-dentiste ou médecin-dentiste se confondent dans la plupart des pays occidentaux avec la formation en médecine, une orientation en odontologie à proprement parler intervenant dans un deuxième cycle. Les techniques et matériaux utilisés et les programmes d'études sont à peu de chose près (adaptations aux besoins spécifiques de chaque pays) comparables entre les pays européens, L'Amérique du Nord et l'Amérique du Sud et le niveau de formation également. Les études sont parfois suivies d'une période d'assistanat d'une ou plusieurs années et des spécialisations (telles que chirurgie maxillo-faciales, orthodontie, etc) se font sous la forme d'un programme de quelques années mêlant cours et travail auprès d'un spécialiste.

En Allemagne[modifier | modifier le code]

L'accès aux études de médecine dentaire en Allemagne exige des notes suffisamment bonnes aux examens de fin d'études secondaires ("Abitur"), un numerus clausus étant possible. La durée des études est en principe de 5 ans. La première moitié (5 semestres) comprend notamment les enseignements en sciences de base (physique, biochimie, histologie, anatomie, etc.), puis en deuxième année également des travaux sur mannequins ("Phantom"). Les examens de fin de 5e semestre ("Physikum") permettent l'accès à la seconde partie des études. Celle-ci permettent aux étudiants (nommés "candidats" à partir de ce stade) de parfaire leur habileté pratique, sur mannequins puis sur patients réels, de développer la relation au patient et la pose de diagnostique, et d'approfondir leurs connaissances dans certains domaines (parodontologie, usage de radiographies, prothèses, dermatologie, médecine interne...). La conclusion des études permet de se présenter à l'examen d'État (Staatsexamen).

Au Chili[modifier | modifier le code]

La formation chilienne en médecine dentaire se fait en 6 ans et son accès requiert, dans les universités publiques, un nombre de points élevé au concours d'entrée universitaire (PSU). Après un premier cycle de deux ans dédié aux sciences fondamentales et médicales, des cours spécialisés et de nombreux stages occupent le reste de la formation. Les soins sur patients réels débutent en troisième année et les étudiants doivent dès lors gérer leur patientèle parallèlement au cursus. La sixième année est essentiellement dédiée à des stages de longue durée. La médecine dentaire chilienne a vu se développer considérablement sa recherche scientifique dans les 20 dernières années et met un accent particulier sur l'expérience pratique [84] et la responsabilisation face au patient. La culture académique est notamment marquée par les influences des écoles allemande et nord-américaine, mais la production proprement chilienne en termes de recherche, de publication dans des revues internationales et d'innovation est aujourd'hui très active. À noter que la prolifération des universités privées au cours des années 2000 a récemment conduit l'État à imposer des critères plus stricts aux diplômés de ces universités pour pouvoir travailler dans les institutions publiques de santé. Les spécialisations se font sur 3 ou 4 ans, le plus souvent dans un centre universitaire agréé par l’État.

En France[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Études odontologiques en France.

La formation du chirurgien-dentiste se fait en six ans au minimum après le baccalauréat. La première année des études odontologiques est commune aux étudiants en médecine, en maïeutique (sage-femme) et en pharmacie. À l'issue de cette année (la PACES = Première Année Commune des Études de Santé), se déroulent plusieurs concours sélectifs : médecine, chirurgie-dentaire, maïeutique (sage-femme) et pharmacie. Les étudiants classés en rang utile sont autorisés à poursuivre leurs études en 2e année, ceux ayant obtenu une place en chirurgie dentaire rejoignent une UFR d'odontologie ou de chirurgie dentaire.

Au Mexique[modifier | modifier le code]

Au Mexique la formation de chirurgien-dentiste dure 5 ans et son accès dépend généralement du résultat d'un examen d'entrée. Le programme des deux premières années est très axé sur l'anatomie et l'histologie, associées à une première approche des techniques et des matériaux. Les 3e et 4e années fournissent les connaissances spécifiques des branches principales de l'odontologie: exodontie, endodontie, périodontie, orthodontie, chirurgie buccale, odontopédiatrie. La cinquième année est constituée principalement de stages (répartis entre patients adultes, enfants et adolescents) et un apprentissage de la gestion d'établissements de soins dentaires. Les matériaux utilisés durant la formation sont principalement nord-américains et européens. Les programmes de spécialisations se font sur concours et durent entre 3 et 4 ans.

En Suisse[modifier | modifier le code]

En Suisse l'appellation exacte est « médecin-dentiste ». Pour démarrer la formation, il est nécessaire d'avoir une maturité gymnasiale (équivalent du baccalauréat). Ensuite, 5 ans de formation dans une université sont nécessaires pour l'obtention du diplôme. Les deux premières années sont communes aux étudiants en médecine. Les universités de Bâle, Berne et Zurich proposent la formation en allemand, l'université de Genève propose l'unique formation de médecine dentaire en français du pays (l'accès à cette dernière est généralement réservée aux étudiants suisses et certains européens en raison de la faible capacité de la section de médecine dentaire de Genève). Les programmes de spécialisation sont extrêmement rares et également réservés aux diplômés suisses.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le dentifrice, contre les arracheurs de dents et "les docteurs ès-crocs" Chronique de Jean Pruvost sur Canal Académie, 17 juillet 2011
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n et o http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/Le_metier_de_chirurgien_dentiste_-_caracteristiques_actuelles_et_evolutions.pdf
  3. http://www.biusante.parisdescartes.fr/sfhad/vol13/2008_01.pdf
  4. http://www.biusante.parisdescartes.fr/sfhad/vol16/2011_08.pdf
  5. http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=09E7F8DDE1954AA2FA274E7974A5C87F.tpdila19v_3?idArticle=LEGIARTI000021503677&cidTexte=LEGITEXT000006072665&dateTexte=20150322
  6. http://www.ordre-chirurgiens-dentistes.fr/chirurgiens-dentistes/exercice-de-lart-dentaire/praticiens-ue/port-du-titre-professionnel-et-du-titre-academique.html
  7. http://fr.ap-hm.fr/service/pole-odontologie-centre-dentaire-hopital-de-la-timone
  8. a et b http://www.academiedentaire.fr/attachments/0000/0095/CH_VIDAL.pdf
  9. a et b http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do?idArticle=LEGIARTI000018899595&idSectionTA=LEGISCTA000006171282&cidTexte=LEGITEXT000006072665&dateTexte=20150420
  10. http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do?idSectionTA=LEGISCTA000006171277&cidTexte=LEGITEXT000006072665&dateTexte=20150415
  11. http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do?idSectionTA=LEGISCTA000006171285&cidTexte=LEGITEXT000006072665&dateTexte=20150415
  12. a et b http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006072665&idArticle=LEGIARTI000006688646&dateTexte=&categorieLien=cid
  13. a et b http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=0C478E1DA0D861ADB83B6CCCB36AC80B.tpdila07v_2?idArticle=LEGIARTI000018899595&cidTexte=LEGITEXT000006072665&dateTexte=20150420
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]