Erik Satie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Satie (homonymie).
Erik Satie
Description de cette image, également commentée ci-après

Erik Satie.

Nom de naissance Éric Alfred Leslie Satie
Naissance
Honfleur, France
Décès (à 59 ans)
Paris, France
Activité principale Compositeur, pianiste
Style Musique moderne
Années d'activité 18921923
Formation Conservatoire de Paris
Schola Cantorum
Maîtres Vincent d'Indy

Œuvres principales

Portrait d'Erik Satie réalisé par C215 le 21 juin 2016 ; commande de la ville d'Arcueil - 150e anniversaire.
Sépulture d'Erik Satie fleurie pour le 150e anniversaire de sa naissance.

Éric-Alfred-Leslie Satie, dit Erik Satie, est un compositeur et pianiste français né à Honfleur le et mort à Paris le . Associé un temps au symbolisme, mais inclassable, il a été reconnu comme précurseur de plusieurs mouvements dont le surréalisme, le minimalisme, la musique répétitive ou le théâtre de l'absurde[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Fils de Jane Leslie Anton, d’origine écossaise et de Jules Alfred Satie, courtier maritime normand, élevé dans la religion anglicane, Erik Satie a passé sa jeunesse entre la Normandie et Paris[2]. En 1870, la famille Satie quitte Honfleur pour Paris où le père a obtenu un poste de traducteur. Après la mort de leur mère en 1872, Erik et son frère Conrad retournent à Honfleur chez leurs grands-parents paternels, avec qui ils embrassent le catholicisme, tandis que leur sœur reste avec leur père à Paris[2]. À la mort de leur grand-mère paternelle en 1878, retrouvée morte sur une plage de Honfleur, ils reviennent vivre chez leur père à Paris[2]. Ce dernier s’est remarié avec une femme de dix ans son aînée, Eugénie Barnetche[2], professeur de piano, qui enseigne à Erik les bases de l’instrument : « L’enfant prend aussitôt en haine et la musique et le conservatoire[2]. »

En 1879, il entre pourtant au Conservatoire de musique[2]. Jugé sans talent par ses professeurs, il est renvoyé après deux ans et demi de cours avant d’être réadmis, à la fin de 1885. C’est durant cette période qu’il compose sa première pièce pour piano connue, Allegro (1884). Cependant, incapable de produire une meilleure impression sur ses professeurs, il décide de s’engager dans un régiment d’infanterie.

Après quelques semaines, constatant que l’armée n’est pas pour lui, il se fait réformer en exposant sa poitrine nue au froid de la nuit hivernale au point d’attraper une congestion pulmonaire.

Carrière[modifier | modifier le code]

En 1887, il s’installe à Montmartre et compose ses quatre Ogives pour piano, dont les partitions ne font apparaître aucune barre de mesure, caractéristique qui sera utilisée pour de nombreuses autres compositions. Il développe aussi très vite son propre style d’annotations sur la manière d’interpréter ses œuvres.

À cette époque commence une longue amitié avec plusieurs poètes, comme Stéphane Mallarmé, Paul Verlaine ou le poète romantique Patrice Contamine, avec qui il collaborera par la suite sur le ballet Uspud. Il fait éditer ses premières compositions par son père. En 1888, il compose ses trois Gymnopédies pour piano.

En 1890, il déménage au 6 rue Cortot, toujours à Montmartre, et fréquente le cabaret Le Chat noir où il fait la connaissance de Claude Debussy. En 1891, les deux amis s’engagent dans l'Ordre de la Rose-Croix catholique et esthétique du Temple et du Graal fondé par le « Sar » Joséphin Peladan. En qualité de maître de chapelle de cet ordre, il compose plusieurs œuvres dont les Sonneries de la Rose-Croix et Le Fils des Étoiles. Dans un élan mystique, il crée sa propre église : l’« Église métropolitaine d’art de Jésus-Conducteur » et lance des anathèmes contre les « malfaiteurs spéculant sur la corruption humaine ». Il en est à la fois le trésorier, le grand-prêtre, mais surtout le seul fidèle. Contraint à cette réalité, il l’abandonne.

Portrait d’Erik Satie par Suzanne Valadon (1893).

Le 18 janvier 1893, Satie se lie à l’artiste peintre Suzanne Valadon. Bien qu’il l’ait demandée en mariage en vain après leur première nuit, Valadon s’installe rue Cortot dans une chambre près de la sienne. Dans sa passion pour sa « Biqui », il rédige des notes enflammées sur « tout son être, ses beaux yeux, ses mains douces et ses pieds minuscules » et compose à son intention des Danses Gothiques tandis qu’elle réalise son portrait. Cinq mois plus tard, le 20 juin, leur rupture brise Satie « avec une solitude glaciale remplissant la tête de vide et le cœur de tristesse ». On ne lui connaît aucune autre relation sentimentale sérieuse et avouée. Comme pour se punir lui-même, il compose Vexations, un thème construit à partir d’une mélodie courte, à propos de laquelle il note :

« Pour se jouer 840 fois de suite ce motif, il sera bon de se préparer au préalable, et dans le plus grand silence, par des immobilités sérieuses. »

Plus tard John Cage, Thomas Bloch joueront la pièce dans son intégralité, soit 840 fois, durant presque 20 heures.

La même année, il fait la connaissance de Maurice Ravel, à propos duquel il écrira plus tard : « Ravel vient de refuser la Légion d’honneur, mais toute sa musique l’accepte. »

En 1895, il hérite d'une certaine somme d’argent qui lui permet de faire imprimer ses partitions et de changer de style de vêtements. Il achète le même costume en sept exemplaires, de velours moutarde, gagnant à Paris le surnom de « Velvet Gentleman ». En 1896, tous ses moyens financiers ont fondu, il s’installe dans un logement moins coûteux, d’abord dans une chambre minuscule rue Cortot, puis en 1898, à Arcueil au 22 (aujourd'hui 34) rue Cauchy dans la « Maison des Quatre Cheminées » (ainsi dénommée en référence à une boutique qui se trouvait au rez-de-chaussée) à 3 km au sud de Paris. Cette chambre, sans eau ni éclairage avait été, juste avant lui, occupée par un personnage étonnant d'Arcueil, le fantasque Bibi-la-Purée, André-Joseph Salis de Saglia de son vrai nom, personnage excentrique de Montmartre et du Quartier Latin qui connaissait tous les artistes de son époque. Il est d'ailleurs fort probable que Satie l'ait connu à Montmartre avant qu'il ne lui reprenne son bail d 'Arcueil[3].

Maison Satie, à Honfleur (Normandie).

Il reprend contact avec son frère Conrad et abandonne des idées religieuses auxquelles il ne s’intéressera plus avant les derniers mois de sa vie. Il surprend ses amis en s’inscrivant, en , à la Schola Cantorum de Vincent d’Indy pour y étudier le contrepoint classique avec Albert Roussel :

« En 1905, je me suis mis à travailler avec d'Indy. J'étais las de me voir reprocher une ignorance que je croyais avoir, puisque les personnes compétentes la signalaient dans mes œuvres. Trois ans après un rude labeur, j'obtins à la Schola Cantorum mon diplôme de contrepoint, paraphé de la main de mon excellent maître, lequel est bien le plus savant et le meilleur homme de ce monde[4]. »

Devenu socialiste, il est employé au patronage laïc de la communauté d’Arcueil, il prend l’apparence du « fonctionnaire bourgeois » avec chapeau melon et parapluie. Au lendemain de l'assassinat de Jaurès, il exprime son indignation en s'inscrivant à la SFIO. Les avis diffèrent sur la réalité de son militantisme. Il aimait sincèrement les travailleurs et il était un chaud partisan de l'adhésion à la IIIe Internationale. Quoi qu'il en soit, il devient l'un des premiers membres de la section arcueillaise du Parti communiste tout en ignorant tout du marxisme théorique et n'en voulant rien savoir[réf. nécessaire].

En 1915, grâce à Valentine Gross, il fait la connaissance de Jean Cocteau avec qui il commence à travailler à partir de 1916, notamment sur le ballet Parade. Leur collaboration est fructueuse malgré quelques incompatibilités de caractère comme en témoigne leur correspondance[5]. Tous deux seront les pères spirituels du groupe des Six, créé en 1920 et composé de Georges Auric, Louis Durey, Arthur Honegger, Darius Milhaud, Francis Poulenc et Germaine Tailleferre[6]. Il fait également la connaissance, par l’intermédiaire de Picasso, d’autres peintres cubistes, comme Georges Braque, avec qui il travaillera sur Le Piège de Méduse, ainsi que sur des projets qui ne verront pas le jour. En octobre 1916, la princesse Edmond de Polignac lui commande une œuvre : Socrate fut achevée au cours de l'année 1918.

En 1919, il est en contact avec Tristan Tzara qui lui fait connaître d’autres dadaïstes comme Francis Picabia, André Derain, Marcel Duchamp, Man Ray avec lequel il fabrique son premier ready-made dès leur première rencontre. Au commencement de l’année 1922, Satie prend le parti de Tzara dans le différend entre Tzara et André Breton au sujet de la nature vraie de l’art d’avant-garde, tout en parvenant à maintenir des relations amicales dans les deux camps. Henri-Pierre Roché aurait dû lui organiser une tournée américaine, mais le projet avorte.

En 1923, il est l’inspirateur de l’École d'Arcueil, groupe informel composé d'Henri Cliquet-Pleyel, Roger Désormière, Maxime Jacob et Henri Sauguet[6]. Ce groupe ne survivra pas au décès du « Maître d’Arcueil ».

Mort[modifier | modifier le code]

Satie tombe malade au début de 1925. Le comte Étienne de Beaumont le fait hospitaliser dans la chambre qui lui est réservée à l'année à l'hôpital Saint-Joseph. Le 1er juillet 1925, après plusieurs années de consommation excessive d'alcool (d'absinthe surtout), Erik Satie meurt sur son lit d’hôpital[7] d'une cirrhose du foie[8] que l'on dit soigneusement cultivée[9]. Il est enterré dans le cimetière d'Arcueil, la dernière ville où il ait eu un domicile; il y vécut de 1898 à 1925.

Pauvreté[modifier | modifier le code]

Erik Satie en 1909.

L’anecdote la plus connue concernant Satie est probablement celle relative à ce que ses amis trouvèrent lorsque, à sa mort, ils pénétrèrent dans son studio d’Arcueil[10], auquel Satie refusait l’accès à quiconque. Ils y trouvèrent deux pianos complètement désaccordés et attachés ensemble, remplis de correspondances non ouvertes (auxquelles il avait toutefois en partie répondu) et derrière lesquels ont été retrouvées un certain nombre de partitions jusqu’alors inédites, comme celle de l'opéra Geneviève de Brabant qu’il pensait avoir perdue. Dans un placard, une collection de parapluies et de faux cols. Et dans l’armoire, des costumes de velours gris identiques au sempiternel costume que Satie portait toujours : il les avait fait faire d’avance et en prenait un nouveau lorsque le précédent commençait à être trop usé.

L’état du studio révélait la pauvreté dans laquelle avait vécu Satie : ne pouvant vivre de ses talents de musicien, il ne se plaignait toutefois pas ou très peu. Quant à demander une aide financière à ses proches, c’était chose encore plus rare et plus difficile pour lui. Il n’allait pratiquement jamais demander de l’aide à ses amis, lui qui était pourtant très entouré.

Quelques rares proches se doutaient de sa situation, mais ce n’est qu’à sa mort, en découvrant l’appartement, qu’ils prirent conscience de la misère dans laquelle il vivait, et qu’il surnommait « la petite fille aux grands yeux verts ».

Satie et l’humour[modifier | modifier le code]

Erik Satie.

« Avec son pince-nez toujours un peu de travers, sa barbe en pointe et son long nez, ses yeux en coulisse et son sourire moqueur, il avait un air de faune qu'il ne perdit jamais, même quand, sur ses vieux jours, il se fit ermite : cet ironique devint alors l'innocence même. Mais n'y a-t-il point une innocente ironie ? L'homme le plus versatile du monde. » Paul Landormy[11]

« Erik Satie vécut emmitouflé dans son ironie. », déclare l'historien musicologue Roland de Candé, dans son Nouveau Dictionnaire de la musique. En effet, Satie est souvent qualifié d’ironique, ce qui fait considérer la relation complexe qui existait entre Satie lui-même et l’humour. « Erik Satie est attachant par sa personnalité originale. Son humour si particulier voire ironique est l’un des traits de son caractère, son talent naturel lui a permis de fréquenter de nombreux artistes importants de son époque comme Debussy, Stravinsky, Picasso et bien d’autres. Satie intrigue, Satie fascine. »[12]

Jeune, il semble se prendre au sérieux. « Je suis venu au monde très jeune dans un temps très vieux ». Il utilise souvent l’humour par pudeur et timidité. Ce genre de procédé se trouve de façon évidente dans ses Mémoires d’un amnésique (50 pages blanches), qui n’auraient sûrement trouvé aucun éditeur si elles n’avaient été écrites par Satie lui-même (en effet, Satie se moque de ses propres œuvres).

Satie a été forcé, une bonne partie de sa vie, pour vivre d'être artiste de cabaret, de produire des mélodies frivoles, de « rudes saloperies » selon ses dires, souvent sur des textes humoristiques. Quoique plus tard il ait dénoncé toute cette production comme contre sa nature, ces mélodies ont été parfois les mieux connues (par exemple, Je te veux, Tendrement, Allons-y Chochotte, etc.).

L’humour de Satie apparaît clairement dans les annotations écrites sur ses partitions : par exemple, on trouve « Vivache » comme variante de « Vivace » dans la Sonatine Bureaucratique (qui est une parodie de Clementi). De même, il compose un pastiche de la célèbre Marche funèbre de Frédéric Chopin (deuxième pièce des Embryons desséchés), où il écrit « citation de la célèbre Mazurka de Schubert » (Franz Schubert n’écrivit aucune mazurka « célèbre » alors que c'était un des genres favoris de Chopin). On trouve dans sa production musicale de semblables piques à propos de Camille Saint-Saëns, Debussy, etc. En somme, il ne faut peut-être pas prendre Satie pour plus sérieux que lui-même ne prenait pour « sérieux » les autres (compositeurs).

Il est condamné à huit jours de prison pour avoir rétorqué au critique musical Jean Poueigh qui a peu apprécié son ballet réaliste Parade : « Monsieur et cher ami, vous n'êtes qu'un cul, mais un cul sans musique »[13]. Mais cette condamnation fut suspendue par un accord à l'amiable grâce à l'entregent de diverses personnalités, et consolida sa réputation[14].

Satie a aussi écrit, à la fin de sa vie, des œuvres d’apparence plus sérieuse comme Socrate, sur un texte de Platon traduit par Victor Cousin, ou comme ses six Nocturnes pour piano.

Commémorations[modifier | modifier le code]

Wikitext.svg
La mise en forme de cette section ne suit pas les recommandations concernant la typographie, les liens internes, etc. (indiquez la date de pose grâce au paramètre date).
Découvrez comment la « wikifier ».

En 2016, on fête le 150e anniversaire de sa naissance. À cette occasion la municipalité d'Arcueil où a vécu et où est enterré Erik Satie, souhaite organiser des festivités. Lors du conseil municipal du 31 mars 2016, délibérant du budget à y allouer, un conseiller municipal d'opposition, Denis Truffaut du Front National, déclenche une polémique en objectant qu'il n'était pas question de mettre un euro d'argent public dans la célébration d'un membre du parti communiste alcoolique. Citant, en plein conseil, l'article de Wikipedia, l’élu note que le compositeur s’est fait réformer, qu’il a été renvoyé du conservatoire de musique, qu’il a créé un thème où le motif musical doit être reproduit 840 fois. « Pour moi, ça n’est pas un exemple à célébrer. » a dit Denis Truffaut. Le maire, Daniel Breuiller(EELV), lui a rétorqué « Se contenter de Wikipedia pour se cultiver est dérisoire. Écoutez la musique d’Erik Satie, demandez-vous pourquoi il est connu et apprécié dans le monde entier, pourquoi le musée d’Orsay célèbre Satie à l’occasion de l’exposition du Douanier Rousseau. Satie a coopéré avec Picasso, Picabia, Man Ray et tant d’autres artistes. Et considérez aussi son apport à notre commune.»[15],[16]. À cette occasion, un film sur Erik Satie a été réalisé à la demande des Éditions Durand Salabert Eschig (Universal Music Publishing France) et de la ville d'Arcueil https://www.youtube.com/watch?v=2Xa7tkzvPfg.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Projet de buste (autoportrait), 1913.

Musique pour piano[modifier | modifier le code]

Musique vocale[modifier | modifier le code]

Portrait d’Erik Satie par Santiago Rusiñol.
  • Messe des pauvres, pour orgue et chœur (1895)
  • Socrate (1918)

Mélodies[modifier | modifier le code]

  • Trois mélodies : Les anges, Élégie, Sylvie (1886)
  • Trois autres mélodies : Chanson, Chanson médiévale, Les fleurs (1886)
  • Trois poèmes d'amour : Ne suis que grain de sable, suis chauve de naissance, Ta parure est secrète (1914)
  • Trois mélodies : La Statue de bronze, Daphénéo, Le Chapelier (1916)
  • Quatre petites mélodies : Elégie, Danseuse, Chanson, Adieu (1920)
  • Les Ludions : Air du rat, Spleen, La Grenouille américaine, Air du poète, Chanson du chat (1923)
  • Trois mélodies sans paroles : Rambouillet, Les oiseaux, Marienbad
  • Chez le docteur
  • Tendresse
  • Je te veux, valse chantée
  • Allons-y Chochotte
  • L'omnibus automobile
  • La Diva de l'"Empire". Intermezzo américain

Musique de scène[modifier | modifier le code]

Musique de chambre[modifier | modifier le code]

  • Musique d'ameublement

Œuvres posthumes[modifier | modifier le code]

Écrits[modifier | modifier le code]

Influence et hommages[modifier | modifier le code]

Il eut une certaine influence sur les musiciens du groupe des six Darius Milhaud, Georges Auric, Francis Poulenc, et dans une moindre mesure sur Stravinski[17], Maurice Ravel et Claude Debussy. John Cage revendique une filiation avec lui. Il fut pianiste accompagnateur notamment du chansonnier Vincent Hyspa au cabaret Le Chat noir.

  • Un laboratoire de l’ENS de Cachan a été baptisé le SATIE en hommage à Erik Satie.
  • Un conservatoire dans le 7e arrondissement de Paris a pris le nom de « Conservatoire Erik Satie ».
  • L'école municipale de musique de Honfleur (sa ville natale) est baptisée d'après Erik Satie.
  • Une résidence universitaire à Caen (Basse-Normandie) a été baptisée en son nom.
  • L'école de musique de Saint-Martin-d’Hères porte son nom.
  • Une salle de musique, à Vénissieux, porte son nom.
  • Une plaque à son nom est visible sur sa maison à Montmartre, à Honfleur, ainsi qu’à Arcueil.
  • On peut visiter sa maison d’enfance à Honfleur, transformée en musée. C’était aussi le cas du petit musée-Placard d'Erik Satie au 6, rue Cortot, à Paris, jusqu’à sa fermeture au public en 2008.
  • Il existe depuis 1990 une rue Erik-Satie dans le 19e arrondissement de Paris et une à Arcueil.
  • L'artiste C215 a réalisé le 21 juin le portrait de Satie sur une porte du cimetière dans lequel il repose.
  • La promotion 2006 des conservateurs du patrimoine de l'Institut national du patrimoine porte son nom.
  • Un collège porte son nom à Mitry-Mory
  • Le conservatoire municipal de Villebon-sur-Yvette porte son nom.
  • Une fondation Érik Satie a vu le jour en Allemagne le 24 octobre 2015[18].
  • L'école élémentaire d'Ussy (Calvados) porte son nom.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « gresham.ac.uk ».
  2. a, b, c, d, e et f Anne Rey, Satie, Paris, Le Seuil, 1995 (2e éd.), p. 9-10
  3. site de la ville d'Arcueil consulté le 29 avril 2016
  4. Lettre à Conrad Satie, le 17 janvier 1911 dans Correspondance presque complète, Paris, Fayard (ISBN 2213606749), p. 145.
  5. Bruno Giner, Erik Satie. Parade : chronique épistolaire d'une création, Paris, Berg International, 2013.
  6. a et b Michèle Reverdy, Jean et Brigitte Massin, Histoire de la musique occidentale, Paris, Fayard, coll. « Les indispensables de la musique », , 1312 p. (ISBN 978-2213020327).
  7. Ornella Volta, Erik Satie : Correspondance presque complète, Fayard/IMEC, 2000, p. 669
  8. Erik-satie.com, Chronologie Satie de Anne Rey, Seuil (ISBN 2-02-023487-4)
  9. Encyclopédie Larousse, Dictionnaire de la musique.
  10. Le studio d'Erik Satie sur arcueilhistoire.fr.
  11. Paul LANDORMY, La musique française après Debussy, p. 54-61, NRF Gallimard, 1943 (6e édition)
  12. « Le site entièrement consacré à Erik Satie », sur www.erik-satie.com (consulté le 16 février 2016)
  13. Note de programme de la Cité de la musique (lire en ligne)
  14. Roselee Goldberg, Thomas & Hudson, L'univers de l'art (ISBN 978-2-87811-380-8), chapitre 4 / Le surréalisme : les représentations pré-Dada à Paris.
  15. [1] (consultée le 29 avril 2016)
  16. [2] (consultée le 29 avril 2016)
  17. Roland de Candé, Dictionnaire des musiciens, Microcosme, éd. du seuil, 1964 p. 218
  18. « Une fondation Erik Satie voit le jour en Allemagne », sur www.erik-satie.com,‎ (consulté le 19 décembre 2015).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Intégrales de l'œuvre pour piano
Intégrale de l’œuvre pour piano à quatre mains
Autres interprètes

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André et Léon-Louis Veyssière, Réflexions et anecdotes sur Erik Satie, Litavis, 15 octobre 2013
  • Bruno Giner, Erik Satie : Parade, chronique épistolaire d'une création, Berg International, Paris, 2013
  • Ornella Volta, Erik Satie. Correspondance presque complète, Fayard/IMEC, 2000
  • Anne Rey, Erik Satie, Éditions du Seuil - Collection Solfèges, no 35, 1974.
  • Vincent Lajoinie, Erik Satie, édition L'Âge d'Homme Lausanne, 1985.
  • Michel Faure, Debussy et Satie : Deux frères ennemis ou Les chassés-croisés du social, du psychique et du musical, in Écouter/Voir, no 59, novembre 1996.
  • Michel Faure, L'Antithèse Schoenberg/Satie : Vienne la rouge et la France bleu-horizon in « Du néoclassicisme dans la France du premier XXe siècle », Paris, 1997.
  • Ornella Volta, La banlieue d'Erik Satie, Macadam & Cie, Arcueil, 1999.
  • Ornella Volta, Erik Satie, Éditions Hazan, Collection Lumières no 8, Paris, 1997 (ISBN 9782850255649)
  • Pierre-Daniel Templier, Erik Satie, Éditions Rieder, Paris, 1932.
  • Jean-Pierre Armengaud, Erik Satie, Fayard, Paris, 2009.
  • Nigel Wilkins, The Writings of Erik Satie, Eulenberg, Londres, 1980.
  • Jean-Joël Barbier, Au piano avec Erik Satie, Éditions Séguier, 2006 (traduction française et japonaise).
  • (es) Alfonso Vella, Satie, la subversión de la fantasía, Ediciones Península, 2013 (ISBN 978-84-9942-248-0)
  • Delphine Bertozzi et Marcelino Truong, Erik Satie, musique pour un cœur simple, éd. À dos d'âne - coll. Des graines et des guides, 2014 (pour les 8-12 ans et +)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Partitions[modifier | modifier le code]