Capesterre-Belle-Eau

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Capesterre-Belle-Eau
Les chutes du Carbet
Les chutes du Carbet
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Guadeloupe
Département Guadeloupe
Arrondissement Basse-Terre
Canton chef-lieu de 2 cantons
Capesterre-Belle-Eau-1, Capesterre-Belle-Eau-2
Maire
Mandat
Joël Beaugendre
2008-2014
Code postal 97130
Code commune 97107
Démographie
Gentilé Capesterriens
Population
municipale
19 104 hab. (2009[1])
Densité 183 hab./km2
Géographie
Coordonnées 16° 03′ 00″ N 61° 34′ 00″ W / 16.05, -61.56666716° 03′ 00″ Nord
       61° 34′ 00″ Ouest
/ 16.05, -61.566667
  
Altitude Min. 0 m — Max. 1 450 m
Superficie 104,31 km2
Localisation

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Capesterre-Belle-Eau

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Capesterre-Belle-Eau
Liens
Site web Villedecapesterre.fr

Capesterre-Belle-Eau est une commune française, située dans le département de la Guadeloupe. Les habitants sont appelés les Capesterriens.

Sommaire

Géographie [modifier]

En rouge le territoire communal de Capesterre-Belle-Eau.

La commune se situe au sud-est de la Basse-Terre.

Au nord, elle se limite à la ravine de la petite Briqueterie ; au sud, à la rivière du Trou aux Chats.

Toponymie [modifier]

Son nom provient d'une expression de la marine du XVIIe siècle : cab-est-terre, qui désigne une terre exposée au vent de l'est ; l'abondance des cascades, des rivières et des plans d'eau lui vaut par ailleurs l'adjonction du complément Belle Eau.

Histoire [modifier]

Le lundi 4 novembre 1493, lors de son second voyage Christophe Colomb accosta aux environs de l'embouchure du Grand Carbet. Des Caraïbes y avaient installé un village. Lorsque l'équipage y débarqua pour s'approvisionner en eau après un si long voyage, les autochtones furent effrayés et prirent la fuite ; bientôt 8 d'entre eux dont 6 femmes furent capturés et ce ne fut que bien plus tard qu'après leur avoir offert des présents ils furent relâchés. Le lendemain, Colomb mouilla à l'endroit correspondant à Sainte-Marie. Afin de commémorer cet événement un buste de Christophe Colomb a été élevé en 1916. Dix jours plus tard, Colomb quitta le mouilla après y avoir planté plusieurs espèces de plantes venues d'Europe et laissé plusieurs paires de cochons afin qu'ils se multiplient ; car au cas où il reviendrait, il puisse s'approvisionner en victuailles sans craindre de souffrir de la famine. En 1496, Lors de sa seconde escale, Christophe Colomb fut reçu à coups de flèches empoisonnées, car les Caraïbes furent dès lors au courant de ce que commettaient les Européens à l'encontre des autochtones sur les autres îles, notamment Saint-Domingue. C'est ainsi que la Guadeloupe est devenu un des poches de résistance des Caraïbes. Depuis, malgré les vaines tentatives et non moins nombreuses des Espagnols pour exterminer ceux qu'ils considèrent comme des sauvages, l'île est abandonnée car trop dangereuse, du moins jusqu'au débarquement des Français en 1635.

En 1636, alors que la guerre entre Français et Caraïbes fait rage, ces derniers se fixent principalement à Capesterre. Alors pour les y déloger, Longvillier de Poincy (gouverneur Général des Îles depuis 1637) chargea le sieur Sabouilly avec 264 hommes afin d'assister la colonisation de la Guadeloupe en février 1640. La guerre est féroce et après plus de 30 heures d'une résistance presque fanatique, les Caraïbes quitte l'île depuis Capesterre pour Marie-Galante et la Dominique. C'est en 1644 que Charles Houël du Petit-Pré, gouverneur de la Guadeloupe (1643-1664) et fondateur de Basse-Terre en 1649) impulse durablement la naissance du bourg de Capesterre, en effet, il développe ses alentours par l'introduction de la canne à sucre et l'édification du premier moulin. Vers 1654, des hollandais juifs et protestants s'installent à Capesterre et valorisent son territoire par le défrichement du Carbet, de Bois-Riant, de Carengaise, de Changy et de Sainte-Marie et 1659, le gouverneur érige à Sainte-Marie, 'le fort de Cabesterre'. En avril 1661, Louis XIV fait de cette Sainte-Marie et de ses environs un marquisat.

Jusqu'en 1848, ce sont des esclaves importés d'Afrique qui valorisent la terre, mais après l'abolition de l'esclavage, on fit appel à des Indiens improprement nommés Hindous. Le premier convoi sera fort de 344 indiens en 1854.

C'est le 4 juin 1974 que Capesterre devient Capesterre Belle-Eau.

Administration [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
1945-1976 Paul Lacavé app PCF Député de 1967 à 1973
1977-1983 Alexius De la Croix PC
1983-1989 Gérard Lauriette DVG
1989-1995 Léo Andy PS Député de 1993 à 1994
depuis 1995 Joël Beaugendre UMP Député de 2002 à 2007,

Conseiller général depuis 2011

Les mandats antérieurs sont visibles par le lien suivant.
http://www.francegenweb.org/mairesgenweb/resultcommune.php?id=1443."

Démographie [modifier]

Évolution démographique
1999 2006 2009
19 599 19 610 19 104
Nombre retenu à partir de 1962 : Population sans doubles comptes

Personnalités liées à la commune [modifier]

  • Amédée Fengarol, homme politique (1905-1951) né dans la commune
  • Sonny Rupaire, poète
  • Arséne marcel Chavriacouty (?)
  • Benjamin Moise dit Benzo, compteur-chanteur
  • Gérard Lauriette dit KOK ou Papa yaya (homme politique, philosophe et instituteur)
  • Paul Lacavé, homme politique (1913 Capesterre-1976 Pointe-à-Pitre) pharmacien, maire, puis député-maire, app P.C.
  • Junot Mistoco, joueur français de volley-ball
  • Henry Sidambarom, juge de paix du canton de Capesterre-Belle-Eau et défenseur de la cause des travailleurs indiens
  • Germain Saint-Ruf, chercheur et historien

Économie [modifier]

Il s'agit du lieu de résidence du plus gros bénéficiaire français des paiements directs du FEAGA de la PAC (Politique Agricole Commune) sur la période du 16 octobre 2007 au 15 octobre 2008 avec près de 4 225 000 € perçus en un an.

Monuments et lieux touristiques [modifier]

Allée Dumanoir
  • Allée Dumanoir [2]
  • Jardin des épices et des senteurs de Cantamerle[3], Jardin pédagogique, plantes médicinales, épices, fruitiers, orchidées, fleurs tropicales, graines (artisanat) sur la route des chutes du carbet[4].
  • Buste de Christophe Colomb érigé en 1916 à l'entrée de Sainte-Marie témoignant de son arrivée[5].
  • Départ des Chutes du Carbet
  • Grand Étang
  • Habitation Bois Debout : Ancienne maison de St-John Perse.
  • Forêt Domaniale
  • Plantation Grand Café Bel Air
  • Plage de Roseau[6]
  • Temple hindou de Changy
  • Cimetière des Esclaves
  • Distillerie Rhum Longueteau
  • Kassaverie [7]
  • Savonnerie

riviere paradise

Municipalités limitrophes [modifier]

Rose des vents Goyave Rose des vents
N
O    Capesterre-Belle-Eau    E
S
Trois-Rivières

Notes et références [modifier]

  1. Populations légales 2008 de la commune : Capesterre-Belle-Eau sur le site de l'Insee
  2. http://www.horizon-guadeloupe.com/pages/patrimoine/allee-dumanoir.html
  3. [1] (jardin de cantamerle sur wikimapia)
  4. [2] (http://cantamerle.canalblog.com)
  5. [3] (photo académie guadeloupe)
  6. [4] (plage de roseau sur wikimapia
  7. [5]

Voir aussi [modifier]

Articles connexes [modifier]