Asuncion

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Asunción (homonymie) et Assomption (homonymie).
Asuncion
Assomption, Asunción
Blason de Asuncion
Héraldique
Drapeau de Asuncion
Drapeau
Asunción
Asunción
Administration
Pays Paraguay Paraguay
Maire Arnaldo Samaniego (ANR)
Démographie
Population 544 309 hab. (2012)
Densité 4 652 hab./km2
Géographie
Coordonnées 25° 17′ 39″ S 57° 38′ 31″ O / -25.294167, -57.641944 ()25° 17′ 39″ Sud 57° 38′ 31″ Ouest / -25.294167, -57.641944 ()  
Altitude 43 m
Superficie 11 700 ha = 117 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Paraguay (administrative)

Voir sur la carte Paraguay administrative
City locator 14.svg
Asuncion
Liens
Site web http://www.mca.gov.py/

Asuncion ou Assomption, en espagnol Asunción[N 1], connue également sous son nom complet La Muy Noble y Leal Ciudad de Nuestra Señora Santa María de la Asunción[N 2], est la capitale et la ville la plus peuplée du Paraguay. Elle se situe sur la rive gauche du Río Paraguay, sur une portion du cours d'eau qui fait frontière avec l'Argentine. Centre administratif et financier, important pôle industriel avec des usines de chaussures, de textiles et de tabac, la ville comporte également un important port fluvial.

Géographie[modifier | modifier le code]

Baie d'Asunción vue depuis le rio Paraguay.

Asunción est située entre 25º 15' et 25º 20' de latitude sud et entre 57º 40' et 57º 30' de longitude ouest. La ville se trouve sur la rive gauche (orientale) du rio Paraguay, pratiquement à hauteur de son confluent avec le río Pilcomayo. Le rio Paraguay et la baie d'Asunción séparent la ville de la région occidentale du Paraguay, à l'ouest, et de l'Argentine, au sud.

Originellement la ville fut construite sur un terrain parcouru de petits cours d'eau et parsemé de collines. Quelques-uns des principaux reliefs de la ville sont les collines de Cavará, Clavel, Tarumá, Cachinga et Tacumbú.

Climat[modifier | modifier le code]

Relevé météorologique de Asunción, Paraguay
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 23 22 21 19 16 14 14 14 16 18 20 22 18,2
Température maximale moyenne (°C) 33 33 32 28 25 23 23 24 26 29 31 32 28,2
Précipitations (mm) 158 122 115 157 110 72 42 77 79 116 153 132 1 333
Source : The Weather Network[1]


Assomption

Population[modifier | modifier le code]

La ville comptait approximativement 600 000 habitants en 2001. La population a fortement augmenté au cours des dernières décennies en raison d'un exode rural prononcé et du boom économique des années 1970. Cependant c'est l'aire métropolitaine dénommée Gran Asunción qui a absorbé l'essentiel de cet afflux migratoire. En , la population de l'agglomération était ainsi estimée à 2 100 000 habitants[2], soit près de 30 % de la population totale du Paraguay.

Le Gran Asunción comprend les communes de San Lorenzo, Lambaré, Fernando de la Mora, Luque, Mariano Roque Alonso, Ñemby, Villa Elisa.

Histoire[modifier | modifier le code]

Centre-ville en 1892.

Asunción est le plus ancien site habité en permanence du bassin Rio de la Plata. C'est pourquoi on la surnomme la « Mère des villes ». C'est de là que les expéditions sont parties pour fonder d'autres villes comme la seconde fondation de Buenos Aires, et les autres villes importantes de la région comme Villarrica, Corrientes, Santa Fe en Argentine et Santa Cruz de la Sierra.

Le site de la ville est d’abord visité par le conquistador Juan de Ayolas, sur sa route vers le fleuve Paraguay à la recherche d’un passage vers les mines du Haut Pérou, l’actuelle Bolivie.

Plus tard, Juan de Espinosa y Salazar et Gonzalo de Mendoza sont envoyés à la recherche d'Ayolas. Ils s'avèrent incapables de le retrouver. Salazar s'arrête brièvement dans une baie de la rive gauche de la rivière pour ravitailler. Comme il trouve les indigènes amicaux, il décide d’y fonder un fort au mois d’août 1537. Comme il en est l'usage, il le nomme en fonction de la fête religieuse du jour. Nous somme le 15 août, c'est donc Nuestra Señora de la Asunción (Notre-Dame de l'Assomption). Ce fort devient une ville avec la création du Cabildo (l’administration civile) le . La même année, les indigènes détruisent Buenos Aires. Les Espagnols fuient vers Asunción. La ville gagne encore en importance et devient le centre d’une grande province coloniale espagnole comprenant une partie du Brésil, le Paraguay actuel et le nord de l’Argentine.

En 1603 se tient à Asunción un synode sur l'évangélisation des populations indigènes, où est notamment adopté un catéchisme en guarani.

Asunción (Scott n° 711)

En 1731, la ville est le théâtre du soulèvement de José de Antequera y Castro, la revolución comunera en opposition à la domination coloniale de l’Espagne. Le mouvement échoue, mais il est le premier signe de l’esprit d’indépendance qui anime les Criollos, les créoles, les métis et les indigènes du Paraguay. L’évènement marque profondément la population qui n’accède à l’indépendance qu’en 1811.

Avec l’indépendance du Paraguay, Asunción devient la capitale du pays. La physionomie de la ville a énormément évolué. Sous la présidence de José Gaspar Rodriguez de Francia de nombreuses routes sont tracées et les rues reçoivent un nom. Cependant, c’est sous la présidence de Carlos Antonio López que la ville évolue le plus. La ville est rattachée aux grandes villes sud-américaines grâce à l'arrivée du chemin de fer.

Après la guerre de la triple alliance (1865-1870), Asunción est mise à sac par les troupes brésiliennes en janvier 1869, puis occupée jusqu'en 1876. À l'issue de cette période, la ville est partiellement détruite et sa population a diminué des deux tiers. Au cours des dernières décennies du XIXe siècle et de la première moitié du XXe siècle, la ville accueille un grand nombre d'immigrants venus d'Europe, et s'étend considérablement.

Le 1er août 2004, 372 personnes meurent et près de trois cents sont blessées dans l'incendie d'un supermarché. C'est l'accident le plus sanglant de l'histoire du Paraguay. De nombreux clients furent contraints de s'enfuir par les fenêtres, car les sorties de secours étaient cadenassées sur ordre du propriétaire du supermarché pour éviter que les gens ne sortent sans payer.

Économie[modifier | modifier le code]

Le secteur tertiaire emploie plus de 8 personnes actives sur 10 alors que le secteur secondaire en comprenant la construction, emploie environ 16 % de la population active. Asunción détient la seule bourse du Paraguay : La Bolsa de Valores y Productos de Asunción.

Asunción est desservie par l'aéroport international Silvio Pettirossi (code AITA : ASU • code OACI : SGAS) situé à Luque.

Culture et Patrimoine[modifier | modifier le code]

Asunción est la ville du Paraguay avec le plus d'activités culturelles. La bibliothèque nationale du Paraguay existe depuis 1887 et contient des ouvrages à partir du XVIe siècle. Les premières collections viennent de Juan Silvano Godoi, intellectuel de l'époque, qui est également à l'origine de la création du Museo Nacional de Bellas Artes de Asunción.

En 2009, lorsque Asunción est la capitale américaine de la culture, l'élection des trésors du patrimoine culturel et matériel de la ville a eu lieu pour promouvoir le patrimoine de la ville. Sur 45 candidatures, 7 ont été retenus[3].

  • Palacio de los López
  • Panteón Nacional de los Héroes
  • Museo del Cabildo (Centro Cultural de la República)
  • Catedral de Asunción
  • Hotel Guaraní
  • Teatro Municipal Ignacio A. Pane
  • Iglesia de la Santísima Trinidad

Tourisme[modifier | modifier le code]

Panthéon des Héros à Asunción
Bâtiments traditionnels à Calle Palma

La cité abrite le musée Godoi, le musée del Barro conservant l', l'église de La Encarnación et le Panteón Nacional inspiré des Invalides à Paris, où de nombreux héros de la nation sont inhumés.

Sports et loisirs[modifier | modifier le code]

Le football est le sport principal au Paraguay. Il en est de même dans sa capitale, Asunción. La ville abrite les clubs les plus importants du pays : Olimpia Asunción, Cerro Porteño, Club Libertad, Club Nacional, Club Guaraní, Club Sol de América. Ces clubs sont propriétaires de leurs propres stades et autres installations sportives.

Le Stade Defensores del Chaco est le principal stade du pays. Il est situé dans le quartier de Saxe à seulement quelques minutes du centre ville d'Asunción. Il sert pour les matchs de l'équipe du Paraguay de football mais aussi pour accueillir d'autres manifestations culturelles comme des concerts de rock.

La vie nocturne tourne autour de deux lieux: l'un dans la partie centre de la ville et l'autre dans les quartiers de Manora et Las Carmelitas, qui proposent tout un ensemble de discothèques et de bars.

Asunción compte sur son territoire les principales salles de spectacle du pays : le Théâtre Municipal Ignacio A. Pane., le centre culturel Juan de Salazar, le théâtre des Amériques, le Tom Jobim Theater, Le théâtre l'Arlequin et la Manzana de la Rivera.

Jumelages et partenariat[modifier | modifier le code]

Le 12 octobre 1982, les capitales ibéro-américaines signent le traité Constitución de la Unión de Ciudades Capitales Iberoamericanas[4].

Panorama d'Asunción.

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L’arrêté français du 4 novembre 1993 relatif à la terminologie des noms d'États et de capitale, actualisé par la recommandation publiée au JORF n° 223 du 24 septembre 2008, recommande indifféremment en français l'usage de la graphie Asuncion ou de sa forme francisée, Assomption.
  2. « La Muy Noble y Leal Ciudad de Nuestra Señora Santa María de la Asunción » signifie littéralement « La ville loyale et très noble de Notre Dame la Sainte-Marie de l'Assomption »

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (es) Alberto Duarte de Vargas, Cartografía colonial asuncena, Academia Paraguaya de la Historia, Asunción del Paraguay, 2001, 43 p.
  • (es) Marisa Andrea Gorzalczany et Alejandro Olmos Gaona, La biblioteca jesuítica de Asunción, Buenos Aires, 2006, 463 p. (ISBN 9789870518945)
  • (es) Hildegard Krüger, El Cabildo de Asunción, estructura y función del Cabildo colonial (trad. de l'allemand), Instituto Cultural Paraguayo-Alemán, Asunción, 1996, 219 p.
  • (es) Ricardo de Lafuente Machain, La Asunción de antaño, Emecé Editores, Buenos Aires, 1943, 87 p.
  • (es) Fulgencio Ricardo Moreno, La ciudad de la Asunción, Editorial Paraguaya, Asunción, 1968 (2e éd.), 258 p.
  • (es) Juan Manuel prieto, La ciudad en que vivimos, Arandurã, Asunción, 2001, 95 p.
  • (fr) Benno Glauser et Basílica Espínola, Vivre de la rue : le cas des enfants d'Asunción (Paraguay), Ensa, Dakar, 1992, 168 p.
  • (fr) Juan Francisco Schoemaker, Stratégies de survie et procréation : une étude des bidonvilles d'Asuncion (Paraguay), Université de Montréal, 1987, 656 p. (thèse)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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