Pointe-Noire (Guadeloupe)

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À ne pas confondre avec Pointe-Noire (Congo)

Pointe-Noire
Place principale avec l'hôtel de ville de Pointe-Noire et la colonne républicaine (ensemble inscrit aux MH)
Place principale avec l'hôtel de ville de Pointe-Noire et la colonne républicaine (ensemble inscrit aux MH)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Guadeloupe
Département Guadeloupe
Arrondissement Basse-Terre
Canton Pointe-Noire
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Nord Basse Terre
Maire
Mandat
Philippe Sinivassin
2013-2014
Code postal 97116
Code commune 97121
Démographie
Gentilé Pointe-Noirien ou Ponti-Néris
Population
municipale
6 957 hab. (2011)
Densité 117 hab./km2
Géographie
Coordonnées 16° 14′ 00″ N 61° 47′ 00″ O / 16.23333, -61.78333 ()16° 14′ 00″ Nord 61° 47′ 00″ Ouest / 16.23333, -61.78333 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 775 m
Superficie 59,71 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Guadeloupe

Voir la carte administrative de Guadeloupe
City locator 14.svg
Pointe-Noire

Géolocalisation sur la carte : Guadeloupe

Voir la carte topographique de Guadeloupe
City locator 14.svg
Pointe-Noire

Pointe-Noire (Pwentnwa en créole) est une commune française, située dans le département d'outre-mer de Guadeloupe, elle doit son nom aux roches volcaniques qui hérissent la pointe nord du village.

Ses habitants sont appelés les Pointe-Noiriens ou Ponti-Néris.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

En rouge le territoire communal de Pointe-Noire.

Pointe-Noire se situe sur la côte ouest de l'île de la Basse-Terre, appelée côte sous le vent. Elle s'étend sur le versant occidental du massif volcanique de Basse-Terre qui se jette abruptement dans la mer des Caraïbes. Sa limite Est est constituée par les crêtes, sa limite sud avec la commune de Bouillante par la rivière Colas et sa limite nord avec la commune de Deshaies par la ravine Petite-Anse.

Le climat y est de type tropical.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Les principales localités de Pointe-Noire sont : Accomat, Baille-Argent, Beausoleil, Bellevue, L'Espérance, Gommier, Mahaut, Morne-à-Louis, Morphy, Les Plaines, Thomy, Trou-Caverne,

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Deshaies Sainte-Rose Rose des vents
N Lamentin
O    Pointe-Noire    E
S
Bouillante Petit-bourg

Histoire[modifier | modifier le code]

Le 2 septembre 1928, un ouragan ravage la commune. Dans les années qui suivirent, le conseil général de la Guadeloupe entreprend un projet de construction d'édifices publics confié à l'architecte Ali-Georges Tur qui édifie l'hôtel de ville de Pointe-Noire vers 1930[1].

La commune a été fortement désenclavée par la construction de la route de la Traversée en 1967, rapprochant la côte ouest de la côte est et permettant de rejoindre plus rapidement le centre économique de l'île qu'est Pointe-à-Pitre.

Administration[modifier | modifier le code]

La nouvelle mairie de Pointe-Noire
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2013 Félix Desplan FGPS Conseiller général, vice-président du conseil général, sénateur
en cours Philippe Sinivassin FGPS ancien 1er adjoint
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 6 957 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1961. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1961 1967 1974 1982 1990 1999 2006 2009 2011
7 437 8 114 7 324 7 698 7 537 7 689 7 149 7 056 6 957
(Sources : Insee : Population sans doubles comptes à partir de 1961[2] puis population municipale à partir de 2006[3])
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Vue du littoral à Pointe-Noire et de la pointe Cimetière Cato.

Pointe-Noire a été et reste une commune dont la principale activité de développement est entièrement orientée vers la filière bois. Elle était aussi initialement une commune agricole réputée pour son cacao et son café. La caféière de Beauséjour y est implantée. La principale ressource de la commune aujourd'hui est le tourisme.

Pointe-Noire abrite toujours une unité de production de confiture et de café ainsi que la plus grande écloserie de ouassous de la Caraïbe, toutes deux dans la vallée de la rivière des Plaines. La pêche reste une activité importante pour la commune. Le port de pêche, avec son marché aux poissons, se situe dans la section de Baille-Argent au nord de la commune.

Société et services publics[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune accueille sur son territoire le collège Courbaril et le lycée polyvalent de Pointe-Noire.

Santé[modifier | modifier le code]

L'offre de soins à Pointe-Noire est assurée par l'hôpital Beauperthuy, établissement public ouvert en 1959 et d'une capacité totale de 103 lits en 2012[4]. Ses spécialités principales, outre l'accueil des urgences et la prise en charge des soins de suite, sont celles de la gérontologie et des addictions.

Culture et monuments[modifier | modifier le code]


Transports[modifier | modifier le code]

La route nationale 2 traverse la commune du nord au sud en longeant la côte et reliant la ville à Basse-Terre et Deshaies. C'est de Pointe-Noire et plus spécialement de la section de Mahaut que part la route de la Traversée, construite en 1967, qui traverse le parc national de la Guadeloupe en passant par le col des Mamelles et rejoint Petit-Bourg.

Sports[modifier | modifier le code]

La commune possède une piscine municipale et le stade de Raie-d'Eau.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Notice no PA00105892 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  2. Historique de la population des communes de 1961 à 2008
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  4. Présentation sur le site officiel du Centre hospitalier Louis-Daniel-Beauperthuy.
  5. Michèle Robin-Clerc, Note descriptive de l’œuvre d’Ali Tur, Basse-Terre, Conseil régional de Guadeloupe,‎ 2010 (lire en ligne), p. 7-8.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]