Louis de Bouillé

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Louis Joseph Amour de Bouillé du Chariol
Marquis de Bouillé
Image illustrative de l'article Louis de Bouillé

Naissance 1er mai 1769
à Basse-Terre (Guadeloupe)
Décès 20 novembre 1850 (à 81 ans)
à Paris
Origine Français
Arme Cavalerie
Grade Lieutenant général
Années de service 17871814
Distinctions comte de l'Empire
Officier de la Légion d'honneur

Louis Joseph Amour de Bouillé du Chariol, marquis de Bouillé, né à Basse-Terre (Guadeloupe) le 1er mai 1769, mort le 20 novembre 1850 à Paris, est un militaire français des XVIIIe et XIXe siècles. Son père, François Claude de Bouillé et son frère, participent à fuite avortée de Louis XVI.

Marié le 3 avril 1798, à Robertine Walsh de Serrant, son fils René de Bouillé sera pair de France.[réf. nécessaire] .

Sous la Révolution française[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Révolution française de 1789.

Frédéric le Grand l'admet à l'Académie des gentilshommes de Berlin. À 18 ans, il est nommé capitaine au Royal-Pologne, cavalerie, puis dans Mestre-de-camp-général, dragons, et enfin major en second aux hussards de Berdung, le 5 juin 1790.

En 1791, il devient lieutenant-colonel aide-de-camp de son frère, le chevalier de Bouillé. Il a l'occasion de montrer sa bravoure dans quelques émeutes en 1790 et 1791, à Metz et à Nancy, et sauve la vie à plusieurs personnes.

Le jour de l'arrestation du roi Louis XVI en juin 1791 à Varennes, M. de Bouillé se trouve près de son père, et il est poursuivi comme lui, en vertu d'un décret de l'Assemblée nationale, mais il émigre avec son père et devient aide-de-camp du roi Gustave III de Suède et adjudant-général. À la suite de l'assassinat de ce prince, M. de Bouillé se rend à l'armée de Condé, passe au service de la Prusse et est blessé au siège de Mayence.

En 1793, il lève à ses frais un régiment de uhlans et combat à l'avant-garde de l'armée anglaise jusqu'à la réforme de son corps, en 1796. Cette même année, lorsque le comte d'Artois veut tenter une descente, il confie à M. de Bouillé le commandement en chef de la cavalerie. Après l'échec de cette expédition, il reste dans l'inaction jusqu'en 1802. Il obtient à cette époque sa radiation de la liste des émigrés et prend du service dans sa patrie en 1806.

Sous le Premier Empire[modifier | modifier le code]

Il rentre en France en 1806, et s'engage dans l'armée de Napoléon Ier. Il ne tarde pas à se distinguer et montre tant de bravoure au siège de Gaète en 1807, qu'il reçoit la décoration de la Légion d'honneur.

Attaché au 9e corps de la grande armée, il assiste aux combats livrés par ce corps et à la tête d'une avant-garde de chevau-légers de Linanges-Bavarois, bat le prince d'Anhalt, lui prend son artillerie et paralyse tous ses mouvements.

En 1808, il suit en Espagne le général Sébastiani, en qualité de chef d'état-major, contribue au succès du combat de Ciudad Real, est élevé au grade de chef d'état-major général du 4e corps, se distingue dans divers rencontres, notamment à la bataille d'Almonacid, où il ajouta à la réputation de valeur et de capacité qu'il s'était faite. Il défait, avec 1 200 hommes, 5 000 Espagnols à Baza (1810) ; il devient général de brigade le 22 juin 1810 et comte de l'Empire.

Il obtient le commandement d'un corps de dragons avec lequel il bat, le 19 avril et le 17 mai 1812, le général Freyre. Forcé, par le mauvais état de ses yeux, de quitter l'Espagne, il est fait lieutenant-général à la rentrée des Bourbons le 31 décembre 1814 et mis à la retraite.

Sous la Restauration[modifier | modifier le code]

Au retour des Bourbons en France, Louis XVIII le nomme Lieutenant-général non actif. Comme son père il écrit des Mémoires en trois volumes.

On a de lui :

Sources[modifier | modifier le code]