Baillif

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Baillif
La tour du Père Labat
La tour du Père Labat
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Guadeloupe
Département Guadeloupe
Arrondissement Basse-Terre
Canton Vieux-Habitants
Intercommunalité Communauté d'agglomération du sud Basse-Terre
Maire
Mandat
Marie-Yveline Théobald-Ponchateau
2014-2020
Code postal 97123
Code commune 97104
Démographie
Gentilé Baillifien
Population
municipale
5 094 hab. (2011)
Densité 209 hab./km2
Géographie
Coordonnées 16° 01′ 00″ N 61° 45′ 00″ O / 16.016667, -61.75 ()16° 01′ 00″ Nord 61° 45′ 00″ Ouest / 16.016667, -61.75 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 1 354 m
Superficie 24,37 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Guadeloupe

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Baillif

Géolocalisation sur la carte : Guadeloupe

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Baillif

Baillif (en créole Bayif) est une commune française, située dans le département-région de la Guadeloupe. Municipalité attenante à Basse-Terre dont elle intègre l'aire économique et urbaine, Baillif fut l'un des premiers lieux de peuplement européen de l'île. Ses habitants sont appelés les Baillifiens et les Baillifiennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune viendrait du nom d'un des premiers habitants, Robert Baillif qui y tint commerce de 1650 à 1700[réf. nécessaire]. Mais il peut s'agir du nom de la rivière l'arrosant, nommée Baillif.

Situation[modifier | modifier le code]

En rouge le territoire communal de la commune de Baillif.

Baillif se situe dans le sud-ouest de l'île de la Basse-Terre en limite de la côte sous le vent par le nord, de l'agglomération de Basse-Terre par le sud et de Saint-Claude à l'est dont elle est séparée par la rivière des Pères. Elle s'étend sur le versant occidental du massif volcanique de Basse Terre qui se jette abruptement dans la mer des Caraïbes. La commune s'étend jusqu'au sommet du Grand Sans Toucher1 354 m). Le climat y est de type tropical.

Elle est située à 2,4 km du chef-lieu, Basse-Terre et à 6,6 km de Vieux-Habitants.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Bellevue, Bouvier, Cadet, Madeleine, Pères-Blancs Plessis, Saint-Louis, Saint-Robert, Valeau.

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Vieux-Habitants Rose des vents
N Capesterre-Belle-Eau
O    Baillif    E
S
Basse-Terre Saint-Claude

Histoire[modifier | modifier le code]

Le site de la rivière Du Plessis rassemble une vingtaine de roches gravées, ornées de 150 dessins. Celui de la rivière du Baillif fut découvert après le passage du cyclone Marylin en septembre 1995. Ces deux sites rupestres témoignent d'une occupation amérindienne, attestée dès le premier millénaire par la présence de villages côtiers explorés par les archéologues. Dans les hauteurs plusieurs découvertes de haches en pierre ont été signalées, traces probables d'une fréquentation pour l'entretien de jardins vivriers ou pour l'abattage d'arbres en vue de la construction de canoës.

Les premiers habitants sont des pères dominicains arrivés en même temps que les premiers habitants de Vieux-Habitants dès 1636. Le 26 janvier 1637, Charles Liénard de l'Olive, chargé de diriger l'expédition colonisatrice en Guadeloupe, concède aux religieux des terrains allant de la rivières des Pères (jadis appelée Rivière des Pères Jacobins) à celle du Baillif.

Jean de Boisseret d'Herblay, beau-frère de Charles Houël, fondateur de Basse-Terre, éleva un fort sur la rive droite de la rivière du Baillif entre 1649 et 1651. La commune fut ravagée par les anglais en 1691 et en 1703[réf. nécessaire].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1945 1965 Pierre Petit PCF  
1965 1983 Dominique Soret    
1983 2001 Edward Hatchi PS  
2001 2014 Marie-Lucile Breslau UMP  
2014 en cours Marie-Yveline Ponchateau-Théobald PS  

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 094 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1961. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1961 1967 1974 1982 1990 1999 2006 2009 2011
5 317 5 214 5 847 5 612 6 004 5 837 6 086 5 337 5 094
(Sources : Insee : Population sans doubles comptes à partir de 1961[1] puis population municipale à partir de 2006[2])
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Les champs de canne à sucre de la distillerie Bologne.

Baillif est l'une des communes rurales les plus actives de la Guadeloupe grâce à la culture de la canne à sucre et de la banane. L'une des principales industries présentes sur son territoire est la distillerie Bologne (produisant différents types de rhums agricoles, étiquetés rhum Bologne), qui est l'une des plus importantes de Guadeloupe en termes d'unités cannières.

Un ancien petit aéroport a été déclassé en aérodrome, toujours actif pour le transit de petits aéronefs.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune accueille sur son territoire le collège Jean-Jaurès.

Sports[modifier | modifier le code]

La commune bénéficie des équipements situés à Rivière des pères (Basse-Terre). Elle possède également un stade municipal, trois salles multisports et trois courts de tennis.

Culture[modifier | modifier le code]

La tour du Père-Labat datant de 1703.
  • La tour du Père-Labat, à la pointe des Pères, est le dernier témoin des premiers ouvrages fortifiés de la Guadeloupe réalisés par le Père Labat sur demande du gouverneur Auget et qui devaient protéger le sud le l'île des attaques anglaises. Elle a été érigée au début en 1703. La tour est haute de plus de 4 mètres, large de 13 mètres, les murs en pierres et en sable, sont épais de 2 mètres. Elle abritait une pièce à feu et une douzaine d'hommes pouvait s'y tenir. Les fortifications n'ont pas fonctionné car les Anglais prirent Baillif en 1703. La tour est inscrite en 1979 aux Monuments historiques[3].
  • La Habitation-Sucrerie Clairefontaine, ancienne demeure de Georges de Bologne Saint-Georges (1711-1774) et de son fils Joseph Bologne de Saint-George (1747-1799), labellisée « Maisons des Illustres » en 2011.
  • Parc national de la Guadeloupe.
  • Les roches gravées précolombiennes de la rivière Du Plessis dans le quartier Saint-Robert.
  • Trois éléments du patrimoine civil et religieux de la commune ont été construits par l'architecte Ali Tur entre 1930 et 1932 : la mairie, le clocher de l'église et la maison mortuaire[4]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Historique de la population des communes de 1961 à 2008
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  3. « Notice no PA00105848 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  4. Michèle Robin-Clerc, Note descriptive de l’œuvre d’Ali Tur, Basse-Terre, Conseil régional de Guadeloupe,‎ 2010 (lire en ligne), p. 7-8.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]