Jacques Nicolas Gobert

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Jacques Nicolas Gobert
Tombe du général Gobert au cimetière du Père-Lachaise. Sur le socle, un bas-relief représentant la bataille de Famars. Auteur : David d'Angers
Tombe du général Gobert au cimetière du Père-Lachaise. Sur le socle, un bas-relief représentant la bataille de Famars. Auteur : David d'Angers

Naissance 22 mai 1760
Basse-Terre
Décès 17 juillet 1808 (à 48 ans)
Guarromán (Drapeau de l'Espagne Espagne)
Mort au combat
Origine Drapeau de la France France
Arme génie
Grade général de division
Années de service 17801808
Faits d'armes bataille de Bailen
Distinctions commandant de la Légion d'honneur
Hommages nom gravé sous l’Arc de triomphe de l’Étoile, 35e colonne.

Jacques-Nicolas Gobert, né à Basse-Terre Guadeloupe, le 22 mai 1760, mort à Guarromán Espagne le 17 juillet 1808, est un général de division de la Révolution et de l’Empire.

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Envoyé en France pour ses études, il entra, le 1er janvier 1780, à l’École du génie. Il est nommé Lieutenant en second le 1er février 1782, puis capitaine le 1er avril 1791.

Guerres de la Révolution[modifier | modifier le code]

Il fait, en qualité d'ingénieur, et comme adjoint aux adjudants-généraux, la campagne de 1792 aux armées du Nord et des Ardennes.

Il devient, le 8 mars 1793, adjudant-général chef de bataillon, et la valeur qu'il déploie, le 6 mai 1793, au combat de Famars, lui vaut, du général Dampierre, sa nomination au grade de général de brigade provisoire, dans lequel il est confirmé le 15 du même mois. Il combat avec non moins de bravoure, le 23, à la seconde affaire de Famars, dite de Valenciennes. Mais sur la supposition qu'il pouvait être noble, la commission exécutive le destitue le 30 juillet suivant et le fait incarcérer.

Gobert, rendu à la liberté, réclame contre la qualification qui lui avait été donnée, et rappelle, dans son Mémoire au Comité de salut public, que le premier, au camp de Pont-sur-Sambre, il a levé l'étendard contre La Fayette qui voulait marcher sur Paris, et que le premier encore il s'est soulevé contre Dumouriez, lorsque ce général essaya de rendre ses troupes complices de sa trahison. Le Comité accueille favorablement la réclamation de Gobert, sans toutefois le rétablir dans son grade. Il ne lui accorde que celui de chef de bataillon, et l'envoie, le 13 nivôse an III, comme sous-directeur des fortifications à Port-Liberté (Port-Louis).

Il se rendait à son poste, quand Hoche, commandant alors l'armée campée devant Quiberon, le prit pour chef d'état-major ; mais, par des motifs inconnus, Hoche provoque sa destitution le 15 fructidor. Gobert, que cet acte de rigueur étonna d'autant plus qu'il en ignorait la cause, s'en plaint, et le 8 ventôse le Directoire le rétablit dans son grade de chef de bataillon et le renvoya à sa première destination.

Destitué par arrêté du Directoire du 9 brumaire an VI, sur la proposition de Schérer, c'est sur un rapport de Milet-Mureau, chargé de l'intérim de la guerre pendant l'absence de Dubois de Crancé, du 4e jour complémentaire an VII, que le Directoire le réintègre, le même jour, dans son grade de général de brigade dans la ligne.

On lit dans le rapport de Milet-Mureau :

« Le motif de sa destitution est une lettre écrite à La Carrière, représentant du peuple déporté, dans laquelle avec des principes avoués de tous les républicains, mais qui étaient mal expliqués aux contre-révolutionnaires du 18 fructidor, il disait que la représentation nationale devait toujours rester intacte. »

Consulat et Empire[modifier | modifier le code]

Employé à l'armée de réserve qui s'organisait à Dijon le 8 germinal an VIII, il suit cette armée en Italie (voir Campagne d'Italie), et se trouve, dans la nuit du 1er au 2 prairial, à l'attaque du fort de Bard.

Mis en non-activité le 1er vendémiaire an X, il passe, le 18 nivôse, à l'armée qui devait former la seconde expédition de Saint-Domingue, mais qui est dirigée sur la Guadeloupe, où les esclaves noirs s'étaient révoltés. Arrivé dans cette colonie le 17 prairial, le 20, le général Richepanse le charge d'opérer le débarquement d'une partie des troupes près la Basse-Terre, ce qu'il exécute malgré le feu violent de la côte. Il poursuit le lendemain les rebelles, emporte la position retranchée de Dollet, et disperse les rassemblements de la Grande-Terre.

Richepanse quitte quelque temps après la Guadeloupe et laisse le commandement de cette colonie au général Gobert qui, de retour lui-même en France en brumaire an XI, est mis en disponibilité le 15 floréal, et nommé général de division le 9 fructidor suivant.

Membre et commandant de la Légion d'honneur les 19 frimaire et 25 prairial an XII[1]. Il remplace le général Souham dans le commandement de la 20e division militaire, et obtient celui de la 3e le 11 ventôse an XII.

En 1806, il commande la ville de Minden, dans la Prusse rhénane, et en 1807, la 2e division de l'armée d'observation des côtes de l'Océan.

Employé en Espagne en 1808, il reçoit au commencement de juillet l'ordre de rejoindre le général Dupont dans la province de Jaén. En route, il bat les insurgés qui lui disputaient le passage du défilé de Despeñaperros, et arrive le 12 à Bailén qu'il occupe avec 1 500 hommes de sa division. Le 16, Castaños ayant attaqué et mis en pleine déroute le général Liger-Belair, celui-ci se retire en toute hâte sur Bailén, d'où Gobert sort avec deux bataillons d'infanterie et un régiment de cuirassiers, dont les charges très heureuses arrêtent d'abord les Espagnols. Gobert est alors blessé d'une balle à la tête, il meurt à Guarromán, dans la nuit du 16 au 17.

Son nom est inscrit sur l'Arc de triomphe de l'Étoile, côté Ouest.

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Blasonnement
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Blason famille fr Jacques Nicolas Gobert (baron).svg
Armes du baron Jacques Nicolas Gobert et de l'Empire

Écartelé: au 1, d'argent, à la fasce d'azur, ch. de trois étoiles d'or et acc. de trois têtes de More, tortillées d'argent ; au 2 du quartier des Barons militaires de l'Empire ; au 3, d'argent, au lion de gueules ; au 4, d'or, à trois fasces de gueules.[2]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Notice no LH/1157/21 », base Léonore, ministère français de la Culture
  2. Jean-Baptiste Rietstap, Armorial général, t. (tome 1 et 2)

Source[modifier | modifier le code]

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