Tourisme en Guadeloupe

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L'office du tourisme à Pointe-à-Pitre.

La Guadeloupe est une destination prisée pour le tourisme, pour ses plages de sable blanc ou de sable noir, ses cascades, ses musées, sa faune et sa flore, et ses nombreux sites à découvrir au hasard de la visite de certaines communes de l'île. La Guadeloupe offre aussi de nombreuses activités sportives, comme le nautisme, randonnées, découverte des fonds marins, pêche au gros, visite de Grand-cul-de-sac-Marin, etc.

Le tourisme en Guadeloupe est rendu attractif par la richesse naturelle de l'île, flore et faune, et aux moyens mis en place par le parc national de la Guadeloupe. L'activité touristique possède sa propre économie, essentiellement centrée sur une clientèle française[1].

Les touristes qui visitent la Guadeloupe ne sont que 12 % à voyager seuls contre 80 % à se déplacer en famille[2].

Contexte général[modifier | modifier le code]

Repères géographiques[modifier | modifier le code]

Ce territoire français des Antilles (mer des Caraïbes) se trouve à environ 7 000 km de la métropole, 600 km au nord des côtes de l'Amérique du Sud, à 600 km à l'est de la République dominicaine et à 950 km au sud-est des États-Unis.

La saison sèche dure de février à juin, avec des pluies éparses en montagne, et la saison humide de juillet à janvier, avec des pluies plus abondantes et risques de cyclones aux alentours de septembre/octobre. La température de l'air est agréable toute l'année, elle oscille entre 23 °C en hiver et 32 °C en été, celle de la mer entre 25 °C et 28 °C, l'hygrométrie moyenne est de 77 %[3].

Parc national[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Parc national de la Guadeloupe.

Le parc national de la Guadeloupe fait partie, de même que ceux des Cévennes, des Écrins, du Mercantour, de Port-Cros, des Pyrénées et de la Vanoise, des sept parcs nationaux français.

Ce parc national est un territoire fragile, dont les remarquables paysages ainsi que la faune et la flore justifient des mesures de sauvegarde particulières. Le parc s'articule en deux zones : l'une centrale inhabitée, l'autre périphérique destinée à la mise en valeur de ses richesses naturelles, culturelles et économiques[4]. Le classement comme parc national entraîne une interdiction à l'exportation de végétaux récoltés dans ces zones, à l'exception de fleurs coupées achetées dans les points de vente agréés.

La vie au quotidien en Guadeloupe[modifier | modifier le code]

Label de qualité touristique[modifier | modifier le code]

Depuis 1998, un label de qualité « Marque de Confiance » est accordé par le Parc national de la Guadeloupe à certains professionnels du tourisme, qui s'engagent à valoriser le patrimoine naturel et culturel de la Guadeloupe et à exercer une activité à taille humaine, favorisant un accueil personnalisé, convivial et de qualité. Cette démarche concerne l'ensemble de la Guadeloupe et ses dépendances en quatre types d'activités : hébergements, sites et lieux de visite aménagés, activités marines, et activités de pleine nature[5].

Fêtes et jours fériés[modifier | modifier le code]

Les jours fériés en Guadeloupe sont les mêmes que ceux de la France métropolitaine. Seules quelques fêtes supplémentaires sont commémorées, telles que :

Cultes[modifier | modifier le code]

La population guadeloupéenne est en majorité catholique, ou hindouiste pour la population d'origine indienne, mais on trouve aussi des communautés juives, musulmanes, adventistes, baptistes, témoins de Jéhovah, etc[6]. Les coutumes de l'île requièrent une tenue festive (endimanchée) pour assister au culte.

Informations pratiques[modifier | modifier le code]

La langue officielle en Guadeloupe est le français, mais le créole est parlé par une grande partie de la population. L'anglais est seulement parlé dans les grands ensembles touristiques. L'indicatif téléphonique de la Guadeloupe est le 590 depuis les pays étrangers. Du département de la Guadeloupe (y compris les Saintes, Marie-Galante, la Désirade, Saint-Martin et Saint-Barthélemy), vers la Métropole ou un autre DOM, il suffit de composer le numéro national à 10 chiffres de son correspondant. Pour appeler l'étranger et les Territoires d'Outre Mer: préfixe international 00 + indicatif national[7].

  • En Guadeloupe, il est déconseillé de s'allonger sous le mancenillier, sa sève provoque de graves brûlures (toujours signalés par une pancarte).
  • Certains poissons péchés contiennent des toxines qui provoquent la ciguatera.
  • L'oursin noir est toxique, seul l'oursin blanc est comestible.
  • Certaines rivières, véhiculent la larve de la bilharziose (généralement signalées)[6].

Déplacements et voies d'accès[modifier | modifier le code]

Transport aérien[modifier | modifier le code]

Transport terrestre[modifier | modifier le code]

La Guadeloupe continentale est constituée par la juxtaposition de l'île de Basse-Terre et celle de Grande-Terre, séparées uniquement par la rivière salée, un petit bras de mer, entre l'agglomération Pointe-à-Pitre/Abymes à l'ouest et la ville de Baie-Mahault à l'est.

Pour aller d'une île à l'autre, ce détroit est franchi par deux ponts routiers :

Type de transport :

  • Autobus : plusieurs compagnies privées, partant de Pointe-à-Pitre ou de Basse-Terre, desservent toutes les communes. Horaires variables et arrêt à la demande[6].
  • Taxis : les tarifs sont fixés par arrêté préfectoral : dès que l'on sort de la zone urbaine, les prix sont relativement élevés[6].
  • Location de voitures : de nombreux loueurs, mais en haute saison (décembre - avril) il est préférable de réserver[6].

Transport maritime[modifier | modifier le code]

Organisation touristique[modifier | modifier le code]

La Guadeloupe dénommée « l'île aux belles eaux » présente une grande diversité de sites et de paysages sur une faible superficie, ce qui donne la possibilité de fractionner son séjour en plusieurs parcours pédestres, maritime ou routier. Ces parcours peuvent être organisés et découpés en plusieurs circuits qui se situeront soit sur l'île de Basse-Terre (montagneuse, riche en faune et en flore) soit sur l'île de Grande-Terre (région touristique, pourvue de grandes plages aménagées) qui toutes deux constituent le département de la Guadeloupe.

Transport maritime

Les visites touristiques depuis la Guadeloupe vers les dépendances, Marie-Galante (au sud), les îles des Saintes (Terre-de-Haut et Terre-de-Bas) (au sud), la Désirade (à l'est), doivent être minutieusement préparées pour organiser l'aller-retour par bateau ou en avion. On peut y faire l'excursion à la journée mais ces îles constituent des destinations à part entières et nécessitent un séjour de quelques jours voir la semaine afin d'en profiter pleinement. Des hôtels, gîtes et chambres sont disponibles, par ailleurs il est conseillé de réserver au préalable. En saison, les Saintes connaissent une grande fréquentation compte tenu de leur notoriété. Possibilité de location éventuelle de véhicules ou scooters.

Les îles de la Petite-Terre et les îlets du Grand Cul-de-sac marin (Carêt, Fajou) sont prévus en excursions à la journée. Ces îles sont désertes et ne disposent pas d'hébergements.

Les plus belles balades en Basse-terre[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Basse-Terre (île).
Points d'intérêts en Basse-terre.

Basse-terre est la partie émergée d'une chaîne montagneuse sous-marine, née de la rencontre des plaques tectoniques atlantique et caraïbes il y a 55 millions d'années. Sur cette partie de l'île, de nombreux sentiers de découverte aménagés et balisés sont proposés aux touristes amateurs de randonnées, pour leur faire découvrir une vie végétale et une vie animale inoffensive pour l'Homme, comme les grillons, les petites grenouilles, le Trembleur brun (Cinclocerthia ruficauda), les iguanes ou la mangouste[9].

La Soufrière[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Soufrière (Guadeloupe).
À l'assaut de la soufrière.

La Soufrière, 1 467 mètres d'altitude, baptisée « La vieille dame », est un jeune volcan de seulement 120 000 ans. Ses deux dernières éruptions importantes (1797 et 1976) ont été des éruptions phréatiques ; sa dernière éruption magmatique date d'une époque datée approximativement à 1440. Lors de l'éruption phréatique de 1976, près de 800 000 m3 de matériaux furent projetés, ainsi qu'une quantité importante de gaz toxiques tels que le sulfure d'hydrogène et le chlorure d'hydrogène[10].

L'ascension de la soufrière débute par une randonnée au départ du circuit, mais demande de réaliser de la varappe pour gravir les 200 derniers mètres. Pour escalader le sommet, il est conseillé par mesure de sécurité de se munir de bonnes chaussures fermées, et d'un vêtement chaud pour se protéger du vent froid rencontré au sommet. Les sentiers balisés et entretenus restent tout de même pénibles à gravir pour les personnes peu entraînées à la marche physique, l'ascension durant plus de 3 heures[11].

Les habitants de Saint-Claude viennent régulièrement honorer Notre-Dame de la Guadeloupe, installée au creux d'une niche aménagée au pied du volcan[10].

Le pas-du-Roy, départ de l'ascension, est une voie pavée d'accès au dôme de la soufrière, seul chemin possible pour les randonneurs. Une stèle de 1887, témoigne des travaux du 2e régiment d'infanterie de marine qui créa la station d'acclimatation en aménageant des bassins de pierre pour les soldats souffrant de fièvre jaune, de typhoïde ou de dysenterie. Près de 40 000 personnes ont foulé ces pavés en 2007.

Les amateurs de nature pourront découvrir l'ananas-jaune montagne (Guzmania plumieri), le mangle-montagne (Clusia mangle), la siguine blanche ou philodendron géant bâtard (Philodendron giganteum), le fuchsia-montagne (Charianthus alpinus) et diverses fougères[10].

La cascade aux écrevisses[modifier | modifier le code]

Cascade aux écrevisses

Située sur la route des deux Mamelles (ou route de la Traversée), la cascade aux écrevisses est accessible par un chemin balisé qui mène jusqu'à la cascade, une aire d'observation en bois se situe en bas du sentier permettant une observation sans risque de glissade, à la portée des randonneurs accompagnés par leur famille. Le pique-nique y est autorisé, de même que la baignade dans la vasque naturelle creusée dans la pierre. Un plan descriptif du tracé ainsi que des espèces rencontré se situe au début du parcours, celui-ci coulé en bronze comporte les inscriptions en braille pour le non-voyants. Avec, selon les sources, entre 200 000 et 400 000 visiteurs par an (constitués d'une grande partie de locaux, qui la fréquentent durant les périodes dominicales et festives), la Cascade aux Écrevisses est le site touristique le plus fréquenté de la Guadeloupe[12],[13].

L'îlet Caret[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Îlet Caret.

L'îlet Caret, banc de sable né en 1989 après le passage du cyclone Hugo-le-Terrible (dénommé ainsi par les Guadeloupéens), n'est accessible que par voie maritime. Des locations ou des excursions organisées depuis Sainte-Rose, Baie-Mahault ou Deshaies, ont pour objectif de découvrir l'îlet, la barrière de corail et la mangrove. Autour de l'îlet, l'eau turquoise d'une profondeur de 80 cm laisse apparaître les fonds marins jonchés de coraux et de poissons multicolores, peu effrayés par les plongeurs. La barrière de corail, qui s'allonge sur 25 kilomètres, régule la houle et protège l'écosystème[réf. nécessaire]. Il est aussi possible de visiter l'île aux oiseaux ou des îlets du carénage, situés au Grand-cul-sac-marin, au large de Sainte-Rose. Cette baie protège une mangrove abondante enracinée dans la vase formée par l'accumulation des feuilles et des algues décomposées. Cette vase dégage un gaz méthane fétide. Peu d'animaux habitent cette végétation particulière : des huîtres (notamment Crassostrea rhizophorae, l'huître creuse de palétuviers) s'accrochent aux racines immergées et les crabes à barbe (Ucides cordatus) se nourrissent de feuilles de palétuviers[14].

La cascade Acomat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Saut de l'Acomat.

Située sur la route MahautPointe-noire, au lieu-dit Les Plaines, avant la plage « Caraïbes », accessible par une route très accidentée, la cascade Acomat est accessible par un chemin non balisé sans trop de difficulté. Le pique-nique, non aménagé, est autorisé ainsi que la baignade dans la vasque naturelle creusée dans la pierre. C'est un lieu privilégié et convivial des guadeloupéens pour se regrouper en famille, et pour déjeuner à l'ombre de la forêt tropicale, lors des week-ends.

Les chutes du Carbet[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Chutes du Carbet.
Les deux premières chutes du Carbet

Le Carbet est une rivière qui dévale le flanc de la Soufrière. Sur son parcours, elle réalise trois chutes. La première, qui est la plus en amont, est à une heure de marche du parking. Située à 2 km en aval de la source, elle est haute de 125 m. La deuxième chute, plus en aval, ne se situe qu'à 20 minutes de marche du parking ; on y accède en traversant un pont suspendu. Haute de 110 m, elle présente à ses pieds un bassin d'eau chaude thermale. Et environ 200 m en aval de la deuxième chute, la troisième chute, d'une hauteur de 20 m, se termine par un bassin circulaire.

Le chemin le plus accessible est de traverser Routhiers et Petit Marquisat au départ du bourg de Capesterre Belle-Eau[15].

Le marché de Basse-Terre[modifier | modifier le code]

Marché de Basse-Terre

Les historiens localisent l'existence d'une geôle à cet endroit vers 1787, ce qui prouverait la présence du marché vers la fin du XVIIIe siècle[16]. Le marché de Basse-Terre a fait partie des nombreuses destructions causées par le cyclone de 1928. Le 10 juillet 1929 le conseil général accepte la reconstruction de la bâtisse et, le 10 octobre 1930 le conseil municipal autorise le maire à passer un contrat avec l'architecte Ali Georges Tur, qui est l'auteur d'un grand nombre de constructions publiques sur l'île. Ce même conseil le 12 décembre 1932 considère que la ville est sans horloge, et prend la décision d'en construire trois sur prestation allemande, une à la mairie, une aux écoles et la troisième sur le marché.

Le marché de Basse-Terre, bâtiment récent, ne présente pas de particularité architecturale (contrairement au marché central de Pointe-à-Pitre), mais est caractérisé par son activité, centrée principalement désormais autour du marché aux épices.

Les distilleries[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Rhum de Guadeloupe.
Roue à aube du Domaine Séverin

La visite d'une distillerie de rhum permet de retracer trois siècles d’évolution des techniques de fabrication du rhum et de la culture de la canne à sucre par vidéo et visite guidée, souvent à l'aide d'un petit train.

En 1939, il y avait 55 distilleries en Guadeloupe. En 1954, il en restait 37 et depuis le début des années 1970, seulement neuf. Le rhum de la Guadeloupe n’a pas d’appellation d’origine contrôlée. On distille des rhums agricoles et des rhums industriels plus bruts qu'en Martinique. On peut visiter des distilleries « fumantes » qui distillent et produisent du rhum pour plusieurs producteurs différents, et des « non-fumantes » qui possèdent une partie de leur exploitation de canne à sucre encore active, avec embouteillage sur place et des fûts pour faire vieillir ses propres rhums. Les propriétaires de ces distilleries ont souvent d'autres passions, tel que réunir quelques espèces d'insectes ou d'élever des ouassous (sortes d'écrevisses) dans des bassins aménagés, ou possèdent des parcs de fleurs tropicales, ce qui agrémente et termine la visite par une balade nature[17].

Les plages[modifier | modifier le code]

Plage de Sainte-Anne.

Les routes nationales RN 1 et RN 2 longent plusieurs plages de sable fin, à la couleur plus ou moins claire. Toutes ces plages sont bien entretenues et sont jonchées de cocotiers et raisiniers de bords de mer, qui créent les zones d'ombres nécessaires. Installés en bordure de plage, des restaurants, appelés « Lolo » par les locaux, des boutiques de vêtements, des artisans et des professionnels du nautisme proposent toutes sortes de services et activités sportives aquatiques (Jet-ski, plongée sous-marine..).

Les principales plages sont : Plage de viard, anse de sable de Morne-Rouge, plage de sainte Marie, la grande anse de Trois-Rivières, anse Turlet de Basse-Terre, Plage de Rocroy de Vieux-Habitants, plage de la pointe des Habitants, pointe de l'anse A-la-Barque, petite anse des Trois-Tortues, pointe à l'Abbé, pointe de Malendur, anse Caraïbe, anse de Baille-Argent, grande anse de Deshaies, anse de la Perle, plage des naturistes, anse du vieux Fort et pointe Nogent, au-delà de Sainte-Rose, le Grand Cul-de-sac marin, site protégé jusqu'à Baie-Mahault[18].

Les plus belles balades en Grande-terre[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Grande-Terre (Guadeloupe).
Points d'intérêts en Grande-terre

Plate et calcaire, La Grande-terre forme l'aile droite du «papillon» guadeloupéen, mais en est aussi la partie la plus touristique avec ses longues plages de sable blanc, ses villages de pêcheurs qui se transforment petit à petit en station balnéaire, ses golfs et ses casinos. Le littoral de la Grande-terre est jalonné de communes et sites pittoresques d'intérêt touristique.

En quittant Pointe-à-Pitre en direction de l'est de l'île par la route RN 4, on emprunte la Riviera pour atteindre le Gosier. Poursuivant le périple, on traverse Sainte-Anne, puis Saint-François et la Pointe des Châteaux.

Depuis Saint-François en remontant par le nord par la route RN 5, on traverse Le Moule, le lagon de la Porte d'Enfer et la Pointe de la Grande Vigie sur le territoire d'Anse-Bertrand, Port-Louis et Petit-Canal. En redescendant à l'ouest, on traverse Morne-à-l'Eau et les Abymes pour rejoindre Pointe-à-Pitre et terminer la boucle.

Pointe-à-Pitre[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Pointe-à-Pitre.

La ville de Pointe-à-Pitre, sous-préfecture d'arrondissement départemental, est l'entrecroisement touristique de la Guadeloupe. Elle possède un port en eaux profondes au sud, et au nord partage avec la ville des Abymes l'aéroport international Pôle Caraïbes. Devenue ville industrielle à la fin du XIXe siècle, elle loge plus du quart de la population de l’île[19]. Centre culturel de la Guadeloupe, Pointe-à-Pitre est un passage obligé pour les voyageurs. Tantôt anglaise, tantôt française par le passé, plusieurs fois reconstruite, la ville a longtemps été le poumon économique de l'île. Le touriste trouvera au syndicat d’initiative les guides des hôtels et restaurants, la liste des lieux à visiter, et le calendrier des manifestations culturelles de la ville[20]. Située à la croisée de la Grande-Terre et de la Basse-Terre, la ville mérite une petite promenade vers sa marina et sur les quais du port maritime pour contempler le petit Cul-de-sac marin et voir la foule pressée sur les billetteries en partance pour les îles de Marie-Galante et des Saintes.

Port maritime de Pointe-à-Pitre.

Sainte-Anne[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sainte-Anne (Guadeloupe).
Inscription:
À Victor Schoelcher
1804 - 1893
la race noire reconnaissante
.

Sainte-Anne est un petit bourg situé à l'extrême sud de Grande-Terre. En 1885, la région était essentiellement orientée sur la culture de la canne à sucre, comme en témoignent encore quelques moulins à vent.

Actuellement la ville de Sainte-Anne, essentiellement orientée vers le tourisme, offre une grande plage de sable fin fréquentée par les habitants de la région qui viennent passer la journée en famille et par les visiteurs étrangers. Le touriste désirant rester dans la région trouvera des locations de bungalows, des villas, de nombreux gîtes, des locations de véhicules et de nombreuses activités de loisirs.

Sainte-Anne dispose de 3 plages principales[21] :

Pointe des Châteaux[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Pointe des Châteaux.
Pointe des Châteaux.

La Pointe des Châteaux est un site qui se situe à l'extrémité sud-est de la Grande-Terre, et à 45 km de Pointe-à-pitre. Depuis les falaises, on peut voir les trois îlets ressemblant à des tours et une végétation sauvage et inhabitée, le tout balayé par un vent souvent violent. L'escalade de la « Grand-Croix », située à l'ultime Pointe des Châteaux, offre un panorama sur la Grande-Terre et si le temps le permet, sur l'île de la Désirade[22].

Le Moule[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Le Moule.

Une fois franchi les écueils, son port maritime reste bien abrité du vent venant de l'océan Atlantique. Les navires au XIXe siècle venaient là embarquer le sucre et le rhum, et débarquer des denrées, des engrais, du charbon et des pièces mécaniques pour le montage ou la maintenance des distilleries[23].

Porte d'Enfer[modifier | modifier le code]

Lagon de la Porte d'Enfer.

Le lagon de la Porte d'Enfer se trouve au nord de la Grande-Terre, entre Le Moule et la Pointe de la Grande Vigie, sur le territoire de la ville d'Anse-Bertrand. C'est un grand bras de l'océan Atlantique qui s’enfonce dans les terres en se rétrécissant, formant ainsi une plage protégée, à l'eau turquoise, chaude et limpide. Par le passé une arche naturelle à demi-fermée surplombait la porte qui s'est depuis effondrée lors du séisme de 1843. Ombragée par des cocotiers, la plage de la Porte d'Enfer est très prisée par les familles guadeloupéennes.

Tout au long de la falaise dominant l’océan, un petit chemin mène au Trou de Madame Coco (Créole Guadeloupéen: Tou a Man Koko), et plus loin au Trou du Souffleur, un geyser maritime qui a hérité son nom des sifflements provoqués par les vagues propulsées au travers de sa cavité rocheuse.

Pointe de la Grande-Vigie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Pointe de la Grande Vigie.

La Pointe de la Grande Vigie située au Nord de Grande-Terre, est constituée de hautes falaises calcaires de plus de 84 mètres de haut, situées à 7 km de la Porte d'Enfer. En contrebas de ces falaises, se trouvent de nombreuses grottes marines creusées par l'océan, et également des grottes qui jadis abritaient des indiens Caraïbes.

Morne-à-l'Eau[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Morne-à-l'Eau.
Le cimetière de Morne-à-l'Eau.

La commune de Morne-à-l'Eau est située entre la mangrove, les grands fonds et la plaine cultivée de canne à sucre. Le quartier des pêcheurs est le point de départ des bateaux touristiques pour la découverte des mangroves de Grand-Cul-de-Sac-Marin. Un canal qui porte le nom du gouverneur « Le baron des Rotours », relie la commune de Morne-à-l'Eau au Grand-Cul-de-Sac-Marin. Sa construction achevée en 1829 a coûté la mort à une trentaine d'hommes libres et d'esclaves. Ce canal sert au transport de la canne à sucre, et à approvisionner l'usine de Blachet ouverte en 1869. L'église Saint-André, au centre ville, est l'une des sept églises construites en béton armé par l'architecte Ali Tur. Elle est classée aux monuments historiques. Enfin, la ville est principalement célèbre pour son cimetière aux tombes décorées en damier noir et blanc.

Conjonctures touristiques[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

Points d'intérêts touristiques de la Guadeloupe.

En 2005, 525 000 passagers ont embarqué vers la France depuis l'aéroport de Pointe-à-Pitre/Abymes. Sur les 381 000 touristes retournant en métropole, 370 000 ont séjourné en Guadeloupe et 11 000 ont participé à une croisière. Ces visiteurs ont passé plus de 5 millions de nuits en Guadeloupe, soit une durée moyenne de séjour de 13 jours. Les 144 000 voyageurs restants sont à 70 % des résidents guadeloupéens[24].

Sur ces 525 000 passagers :

  • 147 000 visiteurs sont logés par la famille ou par des amis (séjour moyen de 21 jours)
  • 84 000 passagers choisissent les séjours en location (séjour de 23 jours pour les retraités et 11 jours pour les exploitants agricoles)
  • 60 000 passagers choisissent de séjourner en gite (séjour de 17 jours pour les retraités et 10 jours pour les cadres supérieurs)
  • 90 000 passagers choisissent de séjourner en hôtel (séjour de 10 jours pour les retraités et 8 jours pour les cadres supérieurs, mais 1 jour seulement pour les adeptes des croisières).
  • 144 000 voyageurs embarqués vers la métropole depuis l'aéroport de Pointe-à-Pitre/Abymes sont à majorité des résidents guadeloupéens.

Les touristes de séjour[modifier | modifier le code]

Air Caraïbes, compagnie aérienne régionale

Sur 147 000 visiteurs logés par la famille ou par des amis en Guadeloupe, 92 % résident en France et plus précisément en Île-de-France (32 %), suivie des régions Rhône-Alpes (7 %) et Provence-Alpes-Côte d'Azur (5 %). Les ressortissants des autres pays d’Europe représentent 7 % provenant de l’Italie, de la Suisse, de la Belgique, de l'Allemagne, et du Royaume-Uni. Les professions libérales et les cadres supérieurs procurent plus d’un quart de touristes sur l'archipel (27 %), suivis des employés, policiers, militaires (20 %), des professions intermédiaires (18 %) et des retraités (13 %)[25].

Les touristes hôteliers[modifier | modifier le code]

Les 90 000 touristes logeant à l'hôtel, sont en majorité des retraités et des cadres supérieurs, dont 46 % de français, et les 54 % restants sont soit étrangers, soit touristes à séjour court organisé lors d'une croisière.

Les touristes français préfèrent séjourner sur la Guadeloupe (16 %), et se tournent de plus en plus vers les hôtels de moins de 3 étoiles (38 %). Les touristes étrangers préfèrent séjourner sur les Îles des Saintes, Marie-Galante, La Désirade, (25 %), et choisissent les hôtels d’au moins trois étoiles (90 % d’entre eux)[26].

Enquête sur la fréquentation hôtelière[modifier | modifier le code]

1- source : Enquête de fréquentation hôtelière -Insee-Direction du Tourisme
2- source : Enquête de fréquentation hôtelière -Insee-Direction du Tourisme
3 - source : Enquête de fréquentation hôtelière -Insee-Direction du Tourisme

Le premier graphique montre que le nombre total moyen des nuits passées par les clients dans les hôtels au cours d'un mois est faible. Sitôt arrivés sur place, les visiteurs privilégient l'hôtel mais, sur place, ils recherchent d'autres solutions tel que l'hébergement en gite ou éventuellement chez l’habitant.

Le deuxième graphique montre que le nombre total moyen des nuits passées en 2008 par les touristes en Guadeloupe dans les hôtels est globalement en légère baisse par rapport à l'année 2007 écoulée.

Le troisième graphique montre que le nombre total moyen des nuits passées par les touristes étrangers dans les hôtels sont depuis mars 2008 en hausse, ce qui confirme un accroissement significatif des nuitées passées sur l'archipel (12 % contre 3 %) depuis le mois de mai 2007.

  • Nuitées : Nombre total des nuits passées par les clients dans les hôtels au cours du mois : un couple séjournant 3 nuits consécutives dans un hôtel correspondra à 6 nuitées.
  • Durée moyenne de séjour : Rapport du nombre total de nuitées au nombre total d'arrivées de clients hébergés pour le mois concerné.
  • Part des nuitées étrangères : Rapport entre le nombre total des nuitées et le nombre de nuitées passées par la clientèle domiciliée à l’étranger, pour le mois concerné. [27]

Ces trois graphiques montrent que la Guadeloupe est fréquentée essentiellement par des touristes français ayant de fortes attaches familiales dans le département, et est de plus en plus boudée par les français de la métropole, mais attire de plus en plus les visiteurs étrangers. Cependant, les structures touristiques visant l'accueil de la clientèle américaine, notamment l'hôtellerie de luxe, sont pratiquement inexistantes.

En 2013, le taux d'occupation moyen des hôtels a été légèrement plus important par rapport à ces 5 dernières années[28].

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Michel Renault, La Guadeloupe : guide touristique et pratique, Saint Barthélemy, F.W.I, Editions du Pélican,‎ 1985 (ISBN 978-2-903-69602-3 et 2-903-69602-0, OCLC 14967631)
  • Jean-Claude Baptistide, Tourisme et développement de la Guadeloupe, Basse-Terre, Archives départementales de la Guadeloupe,‎ 1980, 361 p. (OCLC 8953319)
  • Georges Cazes, Etudes sur le tourisme à la Guadeloupe ..., Pointe-à-Pitre, G.U.R.I.C., coll. « Groupe universitaire de recherches inter-caraïbes. Etudes et documents » (no 4),‎ décembre 1969 (OCLC 26405493)
  • Olivier Dehoorne (dir.), Pascal Saffache (dir.) et al., Mondes insulaires tropicaux : géopolitique, économie et développement durable, Paris, Ellipses, coll. « Carrefours »,‎ 2008, 251 p. (ISBN 978-2-729-83684-9 et 2-729-83684-5, OCLC 300432474)[29]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. numéro 971
  2. INSEE, Les flux touristiques entre l’aéroport Pôle Caraïbes et la métropole en 2007, consultée le 18 novembre 2008.
  3. http://www.printempsvoyages.com/voyages_pour_tous/destination/caraibes_amerique_nord/index.aspx
  4. http://www.guadeloupe-parcnational.com/menu_fr.html
  5. Jean-Marie Breton (dir.) et Centre de recherches et d'études juridiques sur l'environnement, le tourisme et l'aménagement, L'écotourisme : un nouveau défi pour la Caraïbe?, Paris Pointe-à-Pitre, Karthala CREJETA,‎ 2001 (ISBN 2-845-86156-7 et 978-2-845-86156-5, OCLC 496217247)
  6. a, b, c, d, e et f « Informations pratiques », sur http://www.antilles-info-tourisme.com, Antilles Infos Tourisme Guadeloupe (consulté le 24 septembre 2009)
  7. http://www.ogmc-guadeloupe.org/index.php
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  28. Conjoncture tourisme en Guadeloupe
  29. [1]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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