Managua

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Page d'aide sur l'homonymie Pour l’article homonyme, voir Managua (pays fictif)
Managua
Leal Villa de Santiago de Managua
Blason de Managua
Héraldique
Drapeau de Managua
Drapeau
Vue sur Managua et le lagon.
Vue sur Managua et le lagon.
Administration
Pays Drapeau du Nicaragua Nicaragua
Département Managua
Maire Daysi Torres (FSLN)
Démographie
Population 1 800 000 hab.
Densité 3 309 hab./km2
Population de l'agglomération 2 100 000 hab. (2005)
Densité 572 hab./km2
Géographie
Coordonnées 12° 08′ 11″ N 86° 15′ 05″ O / 12.136389, -86.25138912° 08′ 11″ Nord 86° 15′ 05″ Ouest / 12.136389, -86.251389  
Altitude 55,97 m
Superficie 54 400 ha = 544 km2
Superficie de l'agglomération 367 200 ha = 3 672 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Nicaragua

Voir sur la carte Nicaragua administrative
City locator 14.svg
Managua
Liens
Site web http://www.managua.gob.ni/

Managua est la capitale du Nicaragua, située près de l'océan Pacifique. Managua dans la langue nahuatl signifie « où il y a de la ressource en eaux » à cause des nombreux lacs et lagunes qui l'entourent.

Managua est située au bord sud du lac qui a le même nom et compte 1 800 000 d'habitants. Avec sa forme allongée, la ville s'étend sur 20 km le long du lac vers le sud et arrive jusqu'à la Sierra de Managua (600 m de hauteur).

Située environ à 50 m au-dessus du niveau de la mer, la ville a un climat tempéré pendant toute l'année, avec des températures moyennes constantes entre 28 et 32 degrés. Les mois de décembre et janvier sont les plus frais, mars et avril les plus chauds. Un problème sérieux de Managua est représenté par les failles sismiques qui se trouvent sous la ville et qui ont causé de nombreuses catastrophes pendant son histoire, la dernière étant le tremblement de terre de 1972, qui a détruit la ville.

La ville de Managua est, d'un point de vue global, le cœur actif du pays. Presque la totalité des industries du pays, ainsi que les sièges des banques, les grands centres commerciaux, les référents de la vie artistique et tous les pouvoirs de l'État, ont leur siège à Managua.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom officiel de la ville de Managua est Leal Villa de la Ciudad de Managua, et vient de Mana-ahuac, qui signifie « proche de l'eau » ou « entourée d'eau » en langue nahuatl. La ville s'élève aujourd'hui sur une zone habitée par des tribus « indiennes » présentes lors de la conquête par l'Espagne de l'Amérique centrale au XVIe siècle.

Image d'une rue du quartier Marta Quezada

Ce n'est qu'en 1857, après que Granada fut détruite par une armée de mercenaires américains menés par William Walker, que la capitale du pays fut établie à Managua. Entre 1852 et 1930, Managua connut une importante phase d'urbanisation, devenant un centre de gouvernement, d'infrastructures et de services. La ville subit d'importantes inondations en 1876 et 1885, ainsi qu'un tremblement de terre meurtrier en 1931, qui détruisit une grande partie de la ville. Sous le règne du dictateur Anastasio Somoza García et de sa famille (1936 - 1979), elle s'agrandit rapidement. De nouveaux bâtiments gouvernementaux furent érigés, l'industrie développée, et une université construite ; Managua devint la ville la plus développée d'Amérique centrale. La ville subit un deuxième tremblement de terre majeur le 23 décembre 1972, qui détruisit à nouveau une grande partie de la ville. Bien qu'elle fût reconstruite rapidement, elle ne retrouva jamais son statut passé. Le tremblement de terre incitant de nombreux habitants de Managua à aller s'établir en banlieue, et par peur d'un nouveau tremblement de terre, le centre-ville ne fut pas entièrement reconstruit.

Administration[modifier | modifier le code]

Le « maire » de Managua, qui porte le titre d’alcalde – comme dans de nombreuses collectivités locales de pays hispanophones –, est Alexis Arguello. Il est secondé par un « vice-alcalde », Felipe Leiva[1].

Managua est divisé en 9 municipalités :

  1. Ciudad Sandino
  2. El Crucero
  3. Managua
  4. Mateare
  5. San Francisco Libre
  6. San Rafael del Sur
  7. Ticuantepe
  8. Tipitapa
  9. Villa Carlos Fonseca

Situation sociale[modifier | modifier le code]

Actuellement, plusieurs quartiers (barrios) de la ville sont aux prises avec des situations sociales difficiles. Entre autres, le quartier Acahualinca, situé aux abords du Lac Managua (lago de Managua) est assez démuni. Il est connu pour son énorme décharge municipale du nom de La Chureca qui s'étend sur plus de 13 kilomètres de long. Dans ce dépotoir, vivent jusqu'à trois mille enfants, qui travaillent à récolter des matériaux recyclables tels que carton, aluminium et plastique. On retrouve dans ce dépotoir (basurero municipal de Managua) une petite école de capacité restreinte d'une centaine d'étudiants. La petite institution scolaire est sous la responsabilité d'une communauté religieuse évangélique. Le quartier d'Acahualinca est souvent déconseillé aux visiteurs étrangers, car il abrite le cartel de la capitale. Toutefois, plusieurs organismes communautaires œuvrent dans cette partie de la ville. On retrouve entre autres un centre de jeunes affilié à YMCA qui se nomme : ACJ (asociación cristiana de jovenes). De plus, plus près du dépotoir se trouvent deux bâtisses pour les « enfants travailleurs » et l'organisme porte le nom de « dos generaciones ». Les données statistiques sur la population des quartiers de Managua sont quasi inexistantes, ce qui fait que nous ignorons combien sont ceux qui ne fréquentent pas d'institutions d'enseignement, d'éducation ni scolaires, ou encore combien d'enfants travaillent dans l'"enfer du dépotoir". Les naissances n'y sont pas enregistrées et les structures sociales y semblent en décrépitude.

Économie[modifier | modifier le code]

La monnaie courante utilisée à Managua, comme dans tout le Nicaragua, est le cordoba, ainsi dénommé en l'honneur du capitaine Francisco Hernandez Córdoba qui combattit pour ces terres. On appelle aussi cette devise « peso ».

Éducation[modifier | modifier le code]

Monuments et sites[modifier | modifier le code]

La nouvelle cathédrale de l'Immaculée Conception
  • Palais national de la culture (1935) de style néoclassique, il abrite la bibliothèque et le musée national (collection d'idoles précolombiennes)
  • Palais présidentiel, de facture post-moderne
  • Théâtre national Rubén Darío (1972)
  • l'Ancienne cathédrale de Managua, (1931-1938), elle a été fortement endommagée par le tremblement de terre de 1972, et finalement restaurée.
  • la Cathédrale de l'Immaculée Conception (1993), de facture post-moderne, elle a été construite par l'architecte Ricardo Legorreta et présente 63 petits dômes supérieurs.
  • Huellas de Acahualinca est un site où fut découvert en 1874 les plus anciennes empreintes humaines pétrifiées dans de la boue volcanique. Les traces correspondent à celles laissées par une dizaine d'individus de taille moyenne de 1,45 mètres. Il y a également quelques traces d'animaux (cerf, lézard, bison, dinde)
  • Lagune de Tiscapa, juste au sud du centre historique

Loisirs[modifier | modifier le code]

Les loisirs et les divertissements dans la ville sont variés. Il y a beaucoup d'endroits tout le long des zones principales. De Linda Vista, à l'ouest, en se dirigeant vers le sud vers Zona Rosa, le nouveau centre de la ville, ainsi reconnu en tant que tel dans les années 1990, et en allant encore plus loin au sud à Zona Viva dans Galerias, on rencontre des endroits plus traditionnels, comme Bello Horizonte où le visiteur peut trouver des mariachis à écouter qui donnent des sérénades.

Transports[modifier | modifier le code]

Le système des transports à Managua est, à ce jour, désuet, avec de vieux autobus dans la capitale. Il y avait jadis une ligne ferroviaire traversant la capitale nicaraguayenne, mais, dans les années 1990, elle a été démantelée.

La ville est desservie par l'aéroport international de Managua (Augusto C. Sandino International Airport) (code AITA : MGA • code OACI : MNMG).

Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Source pour les noms de l'alcalde et du vice-alcalde : site officiel de la mairie de Managua, consulté le 5 janvier 2008.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Roman: Il pleut sur Managua de Sergio Ramirez

Liens externes[modifier | modifier le code]