Georges-Henri-Victor Collot

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Georges Henri Victor Collot
Image illustrative de l'article Georges-Henri-Victor Collot

Naissance 21 mars 1750
Châlons en Champagne
Décès 13 mai 1805 (à 55 ans)
Paris
Origine Drapeau de la France France
Arme cavalerie
Grade Général de brigade
Années de service 17651801

Georges, Henri, Victor Collot est né le 21 mars 1750 à Châlons en Champagne. Il fait une carrière militaire et s’engage comme volontaire aux hussards de Chamborant en 1765. Il est nommé capitaine puis en 1779 attaché au régiment de Bercheny.

Biographie[modifier | modifier le code]

Pendant la guerre de libération de l’Amérique du Nord, il fera la campagne d’Amérique avec Rochambeau; il sera aide-maréchal général des logis avec rang de lieutenant-colonel. En 1789-1790, il est chargé de mission en Amérique. À son retour, il est adjudant général avec rang de colonel puis maréchal de camp en 1791 à l’armée de Nord à Boulogne-sur-Mer.

La Révolution commence à connaître des problèmes à l’extérieur ; le 27 mai 1792, Collot est nommé gouverneur de la Guadeloupe. Le 20 avril 1794, devant le nombre, il capitule à Basse-Terre. Fait prisonnier par les Anglais, il obtient, contre sa parole, la possibilité quitter la Guadeloupe et de se rendre aux États-Unis. Fort de sa connaissance de l’Amérique du Nord, le gouvernement le charge le 14 mars 1796 d’une mission secrète en Amérique. Son objet est de reconnaître le cours de l’Ohio jusqu’au Mississippi et de relever l’emplacement des forts espagnols. Collot était l’agent de Pierre Auguste Adet, envoyé de France aux États-Unis où il cherchait à faire reprendre la Louisiane. Descendant le Mississippi, il arriva à la Nouvelle-Orléans où le gouverneur Francisco Luis Hector de Carondelet le fait arrêter le 27 octobre 1796. Il ne put quitter l’Amérique qu’en 1801 et prit aussitôt sa retraite.

Il se consacra alors à l’écriture mais s’éteint le 13 mai 1805 à Paris. Son œuvre la plus importante ne sera publiée qu’à titre posthume en 1827. Cet ouvrage en 2 volumes et 36 cartes est la relation de ses voyages en Amérique et porte pour titre Voyage en Amérique septentrionale, ou description des pays arrosés par le Mississippi, l’Ohio, le Missouri et autres rivières affluentes, accompagné d’observations sur les cours de ces rivières, sur les villes, hameaux et fermes de cette partie du Nouveau-Monde, suivies de remarques philosophiques, politiques, militaires et commerciales, et d’un projet de lignes de frontières et de limites générales. C’est dans cet ouvrage qu’il écrit : « L’Amérique semble destinée à jouer un premier rôle dans la politique de l’Europe » et qu’il propose la création d’un canal entre le golfe du Mexique et l’océan Pacifique[1].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Paul Barbier Des Châlonnais célèbres, illustres et mémorables, 2000

Lien externe[modifier | modifier le code]