Saint-Pierre (Martinique)

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Saint-Pierre
Saint-Pierre, en arrière-plan la Montagne Pelée.
Saint-Pierre, en arrière-plan la Montagne Pelée.
Blason de Saint-Pierre
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Martinique
Département Martinique (sous-préfecture)
Arrondissement Saint-Pierre
Canton Saint-Pierre
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays Nord Martinique
Maire
Mandat
Raphaël Martine
2014-2020
Code postal 97250
Code commune 97225
Démographie
Gentilé Pierrotains
Population
municipale
4 396 hab. (2011)
Densité 114 hab./km2
Géographie
Coordonnées 14° 44′ 30″ N 61° 10′ 33″ O / 14.7417, -61.175814° 44′ 30″ Nord 61° 10′ 33″ Ouest / 14.7417, -61.1758  
Altitude Min. 0 m – Max. 1 395 m
Superficie 38,72 km2
Localisation

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Saint-Pierre

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Saint-Pierre
Liens
Site web http://www.saint-pierre-mq.fr

Saint-Pierre est une commune française et une sous-préfecture du département de la Martinique en région Martinique. Saint-Pierre est située à 31 km au nord de Fort-de-France sur la côte caraïbe au sud-ouest de la Montagne Pelée. Ses habitants sont appelés les Pierrotains (aussi écrit Pierrotins) et les Pierrotines.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La ville de Saint-Pierre est située sur la côté nord-ouest de l'île de la Martinique à 31 km au nord de Fort-de-France sur la côte caraïbe au sud-ouest de la Montagne Pelée qui culmine à 1397 mètres au-dessus du niveau de la mer. Le climat y est de type tropical.

Topographie[modifier | modifier le code]

La rade de Saint-Pierre est profonde et n'a à craindre que les vents de l'ouest. Elle constitue un excellent lieu de mouillage. Une partie de la rade, nommé le Plateau, possède des fonds avec moins de déclivité qui forment, relativement à ceux qui existent devant la ville, un exhaussement qui permet d'y mouiller par 24 brasses d'eau, en se tenant a deux encablures de la côte.

La ville de Saint-Pierre est bâtie au bord de la mer des Caraïbes, le long d'une plage de sable, et s'élève en amphithéâtre sur un terrain dont les pentes sont généralement peu rapides. Elle est traversée par une rivière, la Roxelane, qui la divise en deux parties formant, l'une, le quartier du Fort, en souvenir du fortin qu'y éleva d'Esnambuc à son arrivée, et l'autre, le quartier du Mouillage. Avant 1902, la ville se divisait en trois paroisses, celle du Fort, du Centre et du Mouillage, la rivière limitant la paroisse du Centre, au nord, et la rue du Petit-Versailles, numéros pairs, la limitant au sud.

La position topographique des quartiers de Saint-Pierre a une grande influence sur leur climat. Dans le quartier du Mouillage, les vents d'est sont interceptés par les mornes qui le cernent, à savoir, du sud au nord, le parapet de la batterie Sainte-Marthe (43 mètres), le morne d'Orange (124 mètres) et le morne Tricolore (195 mètres), d'où résulte une chaleur qui se trouve encore accrue par les rayons du soleil que les escarpements réfléchissent sur cette partie de la ville. Il en est de même pour le quartier du Centre que dominent le plateau Trouvaillant (153,70m) et le morne Abel (140 mètres). Le quartier du Fort n'étant dominé par aucune hauteur voisine du côté de l'est, les vents de cette direction y soufflent avec liberté et tendent sans cesse à rafraîchir l'atmosphère.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

Dans les environs de la montagne Pelée, les terres ne présentent que des débris de pierres-ponces mêlés aux détritus végétaux. Cette terre légère est d'un bon rapport et d'un travail facile.

Histoire[modifier | modifier le code]

Plan du fort Saint-Pierre de la Martinique par Jean-Baptiste Labat.
Plan du Fort Saint-Pierre de la Martinique par Jean-Baptiste Labat.

Le 15 septembre 1635[1],[2], le flibustier Pierre Belain d'Esnambuc débarque dans la rade de Saint-Pierre avec 150 colons français qui ont été chassés de l'île Saint-Christophe. Il installe ainsi la première colonie permanente dans l'île de la Martinique, le Fort Saint-Pierre (actuelle ville de Saint-Pierre), pour le compte de la couronne de France et de la Compagnie des îles d'Amérique.

De ce premier établissement, les premiers colons de Martinique partent à la conquête du reste de l'île. Afin d'éviter de se soumettre au joug colonisateur, les derniers autochtones de Martinique, les Caraïbes, se seraient alors suicidés en se jetant d'une falaise au nord de la ville, nommée depuis le Tombeau des Caraïbes. Il s'agit d'une interprétation erronée d'un épisode de la colonisation de Grenade par les Français, durant laquelle les Caraïbes, surpris lors d'une fête, préférèrent mourir ainsi que sous les coups des assaillants. Durant les premières décennies de l'implantation française, l'île est productrice de denrées coloniales fournissant de forts profits : tabac (petun), roucou, indigo, cacao. La crise du tabac de la seconde moitié du XVIIe siècle ruine les premiers planteurs qui se tournent vers la production de sucre.

Saint-Pierre est alors la capitale administrative de la Martinique puisqu'elle abrite le Palais du Gouverneur. Un hôpital est établi à Saint-Pierre en 1665 : le prix de la journée y est fixé à cinq livres de tabac. En 1671, la ville est victime d'un incendie. En 1692, le Palais du Gouverneur est transféré à Fort-Royal et Saint-Pierre perd son statut de capitale administrative, mais reste la capitale économique et le centre culturel de la Martinique jusqu'en 1902.

Une ordonnance du gouverneur, publiée en 1724, enjoint d'envoyer hiverner à Fort-Royal les navires en rade à Saint-Pierre à cause des ouragans. Saint-Pierre se dote d'une chambre de commerce et d'agriculture en 1760, qui envoie un député à Paris. Le grand ouragan de 1780 produit un raz-de-marée de 7,6 m qui inonde la ville en détruisant toutes les maisons et tue 9 000 personnes.

En 1789, les Pierrotins soutiennent le pouvoir révolutionnaire contre les békés, partisans de la royauté.

Saint-Pierre, le Petit Paris des Antilles.

La ville se développe grâce à l'industrie sucrière et au commerce des esclaves. Le port de Saint-Pierre attire alors des navires et marchands du monde entier. Une riche bourgeoisie commerçante prend essor, qui se fait construire des maisons de campagne au dessus de Saint-Pierre, au Morne-Rouge, pour profiter de la fraîcheur le dimanche, et qui modernise la ville en la dotant d'équipements publics et de loisirs n'ayant rien à envier à ses modèles européens. Surnommée le Petit Paris, le Paris des Isles, la Perle des Antilles ou encore la Venise tropicale, la ville est alors le chef-lieu, mais aussi la capitale économique et culturelle de toutes les Antilles.

Jardin des Plantes de Saint-Pierre.

Dans son volume 3 de la France pittoresque, publié en 1835, Abel Hugo dresse une description détaillée de la ville de Saint-Pierre à son apogée : « Cette ville forme deux paroisses distinctes, celle du Mouillage et celle du Fort. (...) Par sa position et son commerce, c'est la ville la plus importante des Antilles françaises : elle possède plus de 1800 maisons, formant environ 8 000 feux sans y comprendre la banlieue qui fait partie des deux paroisses. Ses rues nombreuses sont toutes pavées : des ruisseaux d'eau vive et abondante y entretiennent la fraîcheur et contribuent à la salubrité de l'air. Les maisons sont bien bâties et possèdent des fontaines alimentées, comme les fontaines publiques, par la rivière du Fort qui partage la ville en deux parties distinctes, dont l'une conserve le nom de Saint-Pierre, et l'autre prend le nom de paroisse du Fort. Le Mouillage, partie nord de Saint-Pierre, renferme 9 400 habitants. On y compte plus de 760 maisons, sans compter celles de la campagne. L'église est d'une belle construction. Ce quartier, particulièrement affecté au commerce, possède peu de monuments publics. On y remarque le ci-devant collège royal, dit des pères blancs, un couvent de dames, une maison d'éducation pour les jeunes filles et un hospice de charité et l'hôpital maritime. On y trouve d'assez jolies promenades, un marché et des bains public. Plusieurs sucreries, un très grand nombre de maisons de plaisance et d'habitations à vivres, font partie de cette paroisse. La paroisse du Fort, située loin du commerce, est habitée par les personnes que leurs affaires n'appellent pas à commercer au Mouillage : sa population est de 13 600 hab. On y remarque, parmi les édifices publics, l'hôtel des douanes, le trésor, la salle de spectacle, l'hôtel du gouvernement, les greffes, les casernes, les prisons, le tribunal de première instance, un couvent des ursulines et la promenade dite le cours de Laustat, près de laquelle se trouve le jardin des plantes, établi en 1803, dans le but de naturaliser, à la Martinique, les plantes des Indes orientales. Une partie de ce jardin est consacrée à la culture des plantes médicinales, pour les pauvres. L'église du Fort, placée dans un lieu élevé, est bien bâtie ; le presbytère est vaste et se trouve au milieu de l'allée de Perinelle, qui conduit à la belle sucrerie de ce nom. Il y a, comme à la paroisse du Mouillage, un curé et deux vicaires. Depuis 1819, il existe une glacière à Saint-Pierre. »[3]

Rue de Saint-Pierre en 1900.

En 1900, Saint-Pierre, cas unique dans la région, possède un équipement particulièrement moderne : un réseau d'éclairage urbain électrique, un tramway hippomobile, une chambre de commerce, l'un des premiers asiles soignant les aliénés, un jardin botanique, un port particulièrement actif et un théâtre de 800 places construit en 1786 sur le modèle du grand théâtre de Bordeaux. Outre des spectacles divertissants que viennent voir des spectateurs aussi célèbres que Donatien-Marie-Joseph de Rochambeau ou de Ferdinand de Lesseps, ce théâtre sert également de lieu de réunions publiques, mais déficitaire, il est fermé en 1901.

La ville en ruine après l'éruption.
La ville en ruine après l'éruption.

Début avril 1902, des fumerolles apparaissent au sommet de la Montagne Pelée, suivies d'une pluie de cendres et des grondements souterrains le 23 avril et d'un grand nuage de roches et de cendres qui s’échappe du sommet le 25 avril. Le 27 avril, jour du premier tour de l’élection législative, une forte odeur de souffre envahit Saint-Pierre. Le 2 mai, la montagne produit de fortes détonations, des tremblements de terre, et un panache noir de fumée s'élève qui masque le soleil. Bien que les événements soient inquiétants, l’administration souhaite que le second tour de l’élection législative se déroule normalement et les personnalités de la ville se partagent alors en partisans et adversaires de l’évacuation de la ville selon leurs opinions politiques. Les chutes de cendres s'intensifient le 4 mai et les routes vers le nord sont coupées à cause des ravines en crue, ce qui créé un début d’affolement de la population et les premiers départs. Le 5 mai, les rues de Saint-Pierre sont envahies de serpents fer-de-lance chassés des hauteurs par les cendres brûlantes et dont la morsure mortelle tue 50 personnes et plus de 200 animaux[4], alors qu'à l’embouchure de la rivière Blanche, l’usine sucrière Guérin est envahie pour les mêmes raisons par des myriades de fourmis et de scolopendres venimeux, avant d'être ensevelie sous plus de 6 m de boue brûlante, faisant 25 victimes. Au même moment, la mer se retire de 100 m et provoque un tsunami qui envahit le bas de Saint-Pierre. Des dizaines d’habitants ont déjà quitté Saint-Pierre et certaines voix recommandent une évacuation totale de la ville, mais en raison de la proximité du second tour des élections législatives partielles du dimanche 11 mai qu'il est trop compliqué de reporter, aucune mesure d'évacuation n'est mise en place par les autorités et les notables, tels le maire Roger Fouché, le gouverneur Mouttet, le directeur du principal journal Les Colonies Marius Hurard ou le gros usinier Eugène Guérin qui minimisent le danger. Le jeudi 8 mai, jour de l’Ascension, à 7h52, une nuée ardente dévale le volcan vers Saint-Pierre à la vitesse de 670 km/h. Cette masse gazeuse et solide de plus de 1 000° C rase en quelques minutes toute la ville en tuant 26 000 personnes et en détruisant 40 navires dans la rade. Un prisonnier, Cyparis, protégé par les murs épais de sa cellule, put survivre à la catastrophe. Le cordonnier Léon Compère-Léandre aurait également survécu, protégé, lui aussi, par des murs épais[5]. Une seconde éruption, plus violente que la première, a lieu le 20 mai et finit de dévaster la ville.

Aux lendemains de la destruction de Saint-Pierre par la montagne Pelé, des gens venus des îles d'à côté et des communes voisines organisent un pillage systématique de la ville, sous le prétexte de retrouver leur famille. Un pillage officiel est ensuite organisé par l'État français, qui se dépêche de récupérer l'or et les numéraires des banques de Saint-Pierre. L'État délègue une commission chargée de récupérer les bijoux se trouvant sur les cadavres, avec la promesse de les restituer aux familles des défunts, mais la promesse n'est pas tenue. Les gens viennent à Saint-Pierre pour récupérer des fontaines, chercher du marbre, s'attribuer des statues et s'emparer des canons. La ville reste en cendres pendant plusieurs années, malgré l'affluence des dons venus de toute part, et sa grande rivale, Fort-de-France, lui ravit alors logiquement le titre de capitale économique et culturelle de l'île. La cité martyre tombe sous le coup de la loi du 15 février 1910 qui la raye de la carte des communes de France et qui confie son territoire à la gestion de la commune voisine du Carbet. Cette loi autorise la commune receveuse à vendre le patrimoine de la commune supprimée, et à en garder le bénéfice qui se dégage de la liquidation de cette dernière. Ainsi Saint-Pierre perd en grande partie la richesse de son patrimoine archéologique. Saint-Pierre redevient une commune en 1923 et la ville commence alors à renaître de ses cendres. Elle est progressivement reconstruite (la Chambre de commerce reconstruite à l'identique est actuellement un des plus beaux ouvrages architecturaux de l'île).

L'ensemble de la ville est classé ville d'Art et d'Histoire en 1990 par la Caisse nationale des monuments historiques. De ce fait, l'activité de Saint-Pierre est basée essentiellement sur le tourisme et notamment sur la plongée, le port présentant de nombreuses épaves de navires.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Saint-Pierre doit son nom à l'apôtre éponyme, saint patron de son fondateur, Pierre Belain d'Esnambuc.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 396 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1765. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1765 1835 1895 1902 1923 1961 1967 1974 1982
15 000 23 000 25 832 26 011 3 000 6 347 6 559 6 180 5 438
1990 1999 2006 2009 2011 - - - -
5 007 4 453 4 581 4 453 4 396 - - - -
(Sources : Insee : Population sans doubles comptes à partir de 1961[6] puis population municipale à partir de 2006[7])
Histogramme de l'évolution démographique


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Commune de Saint-Pierre (en rose) dans l'arrondissement de Saint-Pierre (en jaune)

Saint-Pierre est le siège d'une troisième sous-préfecture de la Martinique créée par le décret du 9 mai 1995 signé par le Premier ministre Édouard Balladur. C'est le Chef-lieu de l'Arrondissement de C. La commune est actuellement le principal pôle administratif et commercial du nord caraïbe de la Martinique. En effet, en plus de la sous-préfecture, on trouve également à Saint-Pierre, un hôpital, un lycée professionnel, un centre des Impôts, une agence de la CGSS, de la CAF, une antenne du conseil régional, une agence du Pôle emploi, mais aussi une antenne de la chambre de commerce et d'industrie de la Martinique.

Saint-Pierre a cessé d'être une commune entre le 15 février 1910 et 1923, son territoire étant alors incorporé à la commune voisine du Carbet.

Liste des maires successifs[8]
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Raphaël Martine RDM Conseiller général (depuis 2001)
mars 1988 mars 2001 Louis Pierre-Charles DVG puis DVD Conseiller général (1988-2001)
mars 1977 mars 1988 Jean Maurice app. UDF Conseiller général (1979-1982)
juin 1962 mars 1977 Eugène Pierre-Charles SFIO puis Centriste Conseiller général (1955-1979)
juin 1945 mai 1962 Paul Pierre-Charles ... ...
août 1943 mai 1945 Charles Marques ... ...

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • Lycée Professionnel Saint James
  • Collège Louis Delgrès

Sports[modifier | modifier le code]

Equipements sportifs :

  • Stade Paul Pierre-Charles (quartier le Fort)
  • Stade Gabriel Suvélor (Bourg)

Clubs sportifs :

Économie[modifier | modifier le code]

Une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de la Martinique est présente sur la commune de Saint-Pierre. L'industrie extractive est fortement implantée à Saint-Pierre, où elle procure une cinquantaine d'emplois directs et tout autant d'emplois indirects. Trois sociétés y exploitent des gisements de pouzzolane. Issue des coulées générées des éruptions de la Montagne Pelée, cette pouzzolane y est ensuite traitée afin de produire annuellement plus d'un million de tonnes de sable lavé et de granulats destinés à la fabrication des bétons et mortiers pour le BTP. Très appréciée, la pouzzolane de Saint-Pierre peut également être introduite dans la fabrication du ciment, comme succédané partiel du clinker.

Culture[modifier | modifier le code]

Personnalités[modifier | modifier le code]

Caricature de Pierre-Marie Pory-Papy en 1848-1849, par Cham.
Caricature de Pierre-Marie Pory-Papy en 1848-1849, par Cham
  • Pierre Belain d'Esnambuc, flibustier normand, qui y débarque en 1635 ;
  • Pierre César Dery (1768 ; mort au combat le 18 octobre 1812 à la Bataille de Winkowo), général des armées de la République et de l'Empire (nom gravé sous l'Arc de Triomphe) ;
  • Louis Delgrès ; abolitionnistes et antiesclavagiste. Héros de la lutte contre le rétablissement de l'esclavage en Guadeloupe, mort sans capituler avec trois cents combattants au Matouba en 1802. Pour que vive la liberté".
  • Pierre Louis d'Arnauld (1771-1832), général d'Empire ;
  • Étienne Mentor (1771-?), député de l'île de Saint-Domingue au Conseil des Cinq-Cents ;
  • Cyrille Bissette, ancien député et l'un des pères de l'abolition de l'esclavage en Martinique ;
  • Pierre-Marie Pory-Papy ; abolitionniste et maire de Saint-Pierre en 1848
  • Alfred Agnès, antiesclavagiste et maire de Saint-Pierre de 1848 à 1853
  • Auguste-François Perrinon ; abolitionniste et député de 1849-1850
  • Joseph Desmazes, sénateur de la Martinique de 1876 à 1882 et ancien président du conseil général de Martinique
  • Marius Hurard, avocat et député de la Martinique de 1881 à 1893. Fondateur de l'école laïque en Martinique ;
  • Louis-Auguste Cyparis ; l'un des survivants avec Léon Compère de l'éruption du 8 mai 1902 de la Montagne Pelée en Martinique
  • Henri Lémery ; premier martiniquais de l'histoire membre d'un gouvernement en France. Ministre de la Justice en 1934. De 1917 à 1920, il est nommé successivement sous-secrétaire d'État au Commerce, à l'Industrie, aux Postes et Télégraphes, aux Transports maritimes et à la Marine marchande
  • Alcide Delmont (1874-1959), deuxième martiniquais de l'histoire membre d'un gouvernement en France. Député et sous-secrétaire d'État aux Colonies du 3 novembre 1929 au 21 février 1930 et du 2 mars au 30 décembre 1930
  • Victor Depaz, industriel et maire de Saint-Pierre en 1941
  • Paul Pierre-Charles, maire de Saint-Pierre de 1945 à 1962
  • Amédée Knight, ancien sénateur de la Martinique
  • Gilbert Gratiant, écrivain

Parmi les victimes de l'éruption du 8 mai 1902, on compte :

Musique[modifier | modifier le code]

Le groupe « Les Léopards », originaire de Saint Pierre, fut l’un des groupes de Kadans les plus populaire en Martinique dans le début des années 70. Il s'agit du premier groupe Martiniquais à avoir obtenu un disque d'or en 1976.

Dans les arts[modifier | modifier le code]

  • L'écrivain martiniquais Raphaël Confiant consacre son roman Nuée ardente à la destruction de Saint-Pierre en 1902.
  • Patrick Chamoiseau y inscrit le début de l'action de son roman Texaco ; il a également écrit les textes du jeu vidéo Méwilo, dont l'action se déroule à Saint-Pierre un peu avant la catastrophe de 1902.
  • Albanie Burand a consacré un ouvrage sur la vie politique à Saint-Pierre.
  • Raphaël Tardon parle des derniers jours avant l'éruption du 8 mai 1902 dans son roman La Cadeira.
  • Salavina, beau-frère de René Bonneville, parle de la vie à Saint-Pierre avant 1902 dans Saint-Pierre, Venise tropicale.
  • Marie-Reine de Jaham fait de Saint Pierre et de ses alentours le pivot de son roman Les héritiers du Paradis, la quatrième partie de sa saga romanesque L’or des iles.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Sites[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Pierre est classée ville d'art et d'histoire et présente de nombreux vestiges de ses anciens bâtiments publics ruinés :

Musées[modifier | modifier le code]

Musée Franck A. Perret - Musée vulcanologique.
Musée Franck A. Perret - Musée vulcanologique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. La Martinique devient française Source : Hérodote
  2. Revue historique de l'Ouest, Volume 15 Régis Marie, 1889.
  3. Abel Hugo, France pittoresque, ou Description pittoresque, topographique et statistique des départements et colonies de la France, Delloye éditeur, 3 vol., Paris, 1835
  4. Maurice Joseph-Gabriel, Martinique, terre d'éden, Éditions Roudil,‎ 1979, p. 43
  5. Régis Menu, « Il était une fois un port... Saint-Pierre à la Martinique », Revue maritime, no 463,‎ novembre 2003 (lire en ligne)
  6. Historique de la population des communes de 1961 à 2008
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  8. MairesGenWeb : Les maires de Saint-Pierre

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]