Saint-Pierre (Martinique)
| Saint-Pierre | ||||
Saint-Pierre, en arrière-plan la Montagne Pelée. |
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Héraldique |
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| Administration | ||||
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| Pays | ||||
| Région | Martinique | |||
| Département | Martinique (sous-préfecture) | |||
| Arrondissement | Saint-Pierre | |||
| Canton | Saint-Pierre | |||
| Intercommunalité | Communauté de communes du Nord Martinique | |||
| Maire Mandat |
Raphaël Martine 2008-2014 |
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| Code postal | 97250 | |||
| Code commune | 97225 | |||
| Démographie | ||||
| Gentilé | Pierrotains | |||
| Population municipale |
4 453 hab. (2009) | |||
| Densité | 115 hab./km2 | |||
| Géographie | ||||
| Coordonnées | ||||
| Altitude | Min. 0 m – Max. 1 395 m | |||
| Superficie | 38,72 km2 | |||
| Localisation | ||||
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Géolocalisation sur la carte : Martinique Géolocalisation sur la carte : Martinique |
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| Liens | ||||
| Site web | http://www.saintpierremaville.fr | |||
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Saint-Pierre est une commune française située dans le département de Martinique et la région Martinique. Ses habitants sont appelés les Pierrotains.
Saint-Pierre est située à 31 km au nord de Fort-de-France sur la côte caraïbe au sud-ouest de la Montagne Pelée.
La ville de Saint-Pierre a été fondée en 1635 par Pierre Belain d'Esnambuc. Elle était l'ancienne capitale économique de la Martinique jusqu'en 1902, date de l'éruption de la Montagne Pelée. Elle a été capitale administrative de la Martinique de 1635 à 1692, puisqu'elle a abrité le Palais du Gouverneur durant cette période. C'est en 1692, que le Palais du Gouverneur a été transféré à Fort-de-France.
Aujourd'hui, Saint-Pierre est le siège d'une sous-préfecture créée par le décret du 9 mai 1995 signé par le Premier ministre Édouard Balladur.
Géographie[modifier]
La commune se situe sur l'île de la Martinique au sein de l'Océan Atlantique. Le climat y est de type tropical. La ville de Saint-Pierre est du côté ouest de l'île, c'est-à-dire sur la mer des Caraïbes.
Toponymie[modifier]
Histoire[modifier]
Les premiers colons de Martinique s'installent à Saint-Pierre dès 1635 et de là, partent à la conquête du reste de l'île. Afin d'éviter de se soumettre au joug colonisateur, les derniers autochtones de Martinique, les Caraïbes, se seraient alors suicidés en se jetant d'une falaise au nord de la ville, nommée depuis le Tombeau des Caraïbes. Il s'agit d'une interprétation erronée d'un épisode de la colonisation de Grenade par les Français, durant laquelle les Caraïbes, surpris lors d'une fête, préférèrent mourir ainsi que sous les coups des assaillants.
La ville se développe grâce à l'industrie sucrière et au commerce des esclaves. Le port de Saint-Pierre attire alors des navires et marchands du monde entier. Surnommée le Petit Paris, le Paris des Isles, la Perle des Antilles ou encore la Venise tropicale, la ville était alors le chef-lieu mais aussi la capitale économique et culturelle de toutes les Antilles. En 1900, Saint-Pierre, cas unique dans la région, possédait un équipement particulièrement moderne : un réseau d'éclairage urbain électrique, un tramway hippomobile, un théâtre de 800 places, une chambre de commerce, l'un des premiers asiles soignant les aliénés, un jardin botanique et un port particulièrement actif.
Le 8 mai 1902, à la suite de l'éruption de la Montagne Pelée, une nuée ardente rase en quelques secondes toute la ville, faisant 26 000 morts et détruisant 40 navires dans le port. Un prisonnier, Cyparis, protégé par les murs épais de sa cellule, put survivre à la catastrophe. Le cordonnier Léon Compère-Léandre aurait également survécu, protégé, lui aussi, par des murs épais.
La ville reste alors en cendres pendant plusieurs décennies avant d'être progressivement reconstruite (la Chambre de commerce reconstruite à l'identique est actuellement un des plus beaux ouvrages architecturaux de l'île).
Actuellement classée Ville d'art et d'histoire, l'activité de Saint-Pierre est basée essentiellement sur le tourisme et notamment sur la plongée, le port présentant de nombreuses épaves de navires.
Politique et Administration[modifier]
Liste des maires[modifier]
Instances judiciaires et administratives[modifier]
Saint-Pierre est le siège d'une troisième sous-préfecture de la Martinique.
Démographie[modifier]
À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Pour Saint-Pierre, cela correspond à 2004, 2009, 2014[2], etc. Les autres dates de « recensements » (2006, etc.) sont des estimations légales.
Enseignement[modifier]
- Lycée Professionnel Saint James
- Collège Louis Delgrès
Sports[modifier]
Equipements sportifs :
- Stade Paul Pierre-Charles (quartier le Fort)
- Stade Gabriel Suvélor (Bourg)
Clubs sportifs :
- L'Assaut de Saint-Pierre, football, athlétisme
- Tout Sézon, football féminin
L'Assaut de Saint-Pierre a été l'une des meilleures équipes de football durant les années 60 en Martinique et aux Antilles françaises. En effet, cette équipe remporta 15 trophées en une décennie : 4 titres de Champion de Martinique en (1963, 1966, 1967, 1968), une Coupe de France, finale départementale en 1966, 5 Coupes de Martinique en (1964, 1965, 1966, 1967, 1968), 2 Coupes Théolade en (1963 et 1968), et 3 titres de Champion des Antilles-Guyane en (1963, 1966 et 1968).
Les grands joueurs de l'Assaut de Saint-Pierre des années 1960 avaient pour nom, Yvon Lutbert, Roger Lutbert, Yvon Chomet, Lucien Lafayette, Gérard Alton, Serge Martial, Serge Belleroche, Louis-Georges Vestris, Georges Bannais, Yves Ramassamy, Floriva Modeste, Valentin Louison, Marcel Aurélia et Joseph Jean etc... L'entraîneur de l'époque était le charismatique Frédéric Betzi, ancienne gloire du football martiniquais.
Personnalités liées à la commune[modifier]
Personnalités[modifier]
- Pierre Belain d'Esnambuc, flibustier normand, qui y débarque en 1635 ;
- Pierre Louis d'Arnauld (1771-1832), général d'Empire ;
- Étienne Mentor (1771-?), député de l'île de Saint-Domingue au Conseil des Cinq-Cents ;
- Cyrille Bissette ;
- Louis-Auguste Cyparis ;
- Louis Delgrès ;
- Alcide Delmont (1874-1959), homme politique ;
- Pierre César Dery (1768 ; mort au combat le 18 octobre 1812 à la Bataille de Winkowo), général des armées de la République et de l'Empire (nom gravé sous l'Arc de Triomphe) ;
- Henri Lémery ; Ministre de la Justice en 1934
- Auguste-François Perrinon ;
- Pierre-Marie Pory-Papy ;
- Victor Depaz
Personnalités victimes de l'éruption du 8 mai 1902[modifier]
- René Bonneville, écrivain ;
- Louis Mouttet, Gouverneur, et son épouse ;
- Marius Hurard, homme politique ;
- Rodolphe Fouché, maire de la ville (7 avril 1901 au 8 mai 1902) ;
Économie[modifier]
Une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de la Martinique est présente sur la commune de Saint-Pierre. L'industrie extractive est fortement implantée à Saint-Pierre, où elle procure une cinquantaine d'emplois directs et tout autant d'emplois indirects. Trois sociétés y exploitent des gisements de pouzzolane. Issue des coulées générées des éruptions de la Montagne Pelée, cette pouzzolane y est ensuite traitée afin de produire annuellement plus d'un million de tonnes de sable lavé et de granulats destinés à la fabrication des bétons et mortiers pour le BTP. Très appréciée, la pouzzolane de Saint-Pierre peut également être introduite dans la fabrication du ciment, comme succédané partiel du clinker.
Culture et Musique[modifier]
Le groupe "Les Léopards", originaire de Saint Pierre, fut l’un des groupes de Kadans les plus populaire en Martinique dans le début des années 70. Les Léopards de St-Pierre sont le premier groupe Martiniquais à avoir obtenu un disque d'or en 1976.
Lieux et monuments[modifier]
La commune de Saint-Pierre est classée ville d'art et d'histoire.
Sites[modifier]
- L'ancien Théâtre, construit à la fin du XVIIIe siècle sur le modèle du grand théâtre de Bordeaux. Il sert également, outre des spectacles divertissants, de lieu de réunions publiques. Déficitaire, il est fermé en 1901, un an avant la catastrophe du 8 mai 1902. Il accueille des spectateurs célèbres à l'instar de Donatien-Marie-Joseph de Rochambeau ou de Ferdinand de Lesseps ;
- Les ruines de l'Église du Fort ;
- Les ruines de l'Asile Bethléem ;
- Les ruines de la rue Bouillé ;
- Le cachot de Cyparis ;
- Les piliers du pont Verger ;
- La rue Monte-au-Ciel ;
Musées[modifier]
- Centre de découverte des sciences et de la Terre, habitation Perinnelle
- Musée historique de Saint Pierre
- Musée Franck A. Perret - Musée vulcanologique
Autres sites[modifier]
- La Maison coloniale de santé ;
- La Cathédrale de Notre-Dame-de-l’Assomption (ex-église du Mouillage et ex-Cathédrale Notre-Dame-du-Bon-Port). Elle a été reconstruite à l'initiative de Victor Depaz, avec le concours de Monseigneur Lequien. Lors de l'éruption principale (8 mai 1902), une partie de la façade de ce bel édifice, avait été épargnée, mais s'effondra par l'éruption suivante (20 mai 1902). Beaucoup de victimes trouvèrent la mort lors de la messe de l'Ascension. L'une des cloches qui se trouvaient dans les tours de la cathédrale d'origine, a été ramenée de la ville de Kertch (Crimée), par l'amiral Bruat (1796-1855), et installée le 28 juillet 1857. Après la destruction de la ville, la cloche est vendue aux enchères à Fort-de-France, et offerte au Vatican. Finalement ramenée en Martinique, en 1982, elle se trouve actuellement au musée vulcanologique de Saint-Pierre[6]. Le bénitier de la cathédrale est conservé à l'église Saint-Laurent de Paris ;
- La distillerie Depaz où est produit le rhum Depaz ;
- Les épaves sous-marines ;
- Le quartier La Galère ;
- Le Fond Coré ;
- L'habitation Duchamp ;
- L'Habitation Anse Latouche, dont la plus grande partie se situe sur la commune du Carbet
Notes et références[modifier]
- MairesGenWeb : Les maires de Saint-Pierre
- Calendrier de recensement, sur Insee. Consulté le 27 mai 2012.
- Évolution et structure de la population, sur Insee. Consulté le 27 mai 2012.
- Populations légales 2006 des communes du département, sur Insee. Consulté le 27 mai 2012.
- Populations légales 2009 des communes du département, sur Insee. Consulté le 27 mai 2012.
- voir Saint-Pierre, avant et après de Maïotte Dauphite, avec la collaboration de Marcel Mystille, Edition du Centre d'Art Musée Paul Gauguin, Anse Turin (Martinique), 1983.
Voir aussi[modifier]
Bibliographie[modifier]
- L'écrivain martiniquais Raphaël Confiant consacre son roman Nuée ardente à la destruction de Saint-Pierre en 1902.
- Patrick Chamoiseau y inscrit le début de l'action de son roman Texaco.
- Albanie Burand a consacré un ouvrage sur la vie politique à Saint-Pierre.
- Dans son roman la Cadeira, Raphaël Tardon parle des derniers jours avant l'éruption du 8 mai 1902.
- Salavina, beau-frère de René Bonneville, parle de la vie à Saint-Pierre avant 1902 dans "Saint-Pierre, Venise tropicale".
- Marie-Reine de Jaham fait de Saint Pierre et de ses alentours le pivot de son roman "Les héritiers du Paradis", la quatrième partie de sa saga romanesque «L’or des iles»