Marie-Luce Penchard

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Marie-Luce Penchard
Portrait de Marie-Luce Penchard.
Portrait de Marie-Luce Penchard.
Fonctions
Maire de Basse-Terre
En fonction depuis le 16 mai 2014
Prédécesseur Lucette Michaux-Chevry
Secrétaire d'État puis ministre chargée de l'Outre-Mer
23 juin 200910 mai 2012
(2 ans, 10 mois et 17 jours)
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon II et III
Prédécesseur Yves Jégo
Successeur Victorin Lurel
Biographie
Date de naissance 14 février 1959 (55 ans)
Lieu de naissance Gourbeyre, Guadeloupe (France)
Nationalité Française
Parti politique UMP
Diplômé de Université des Antilles et de la Guyane
Ministres français de l'Outre-mer

Marie-Luce Penchard, née le 14 février 1959 à Gourbeyre (Guadeloupe), est une femme politique française, secrétaire d'État à l'Outre-Mer à partir du 23 juin 2009, puis ministre chargée de l'Outre-Mer[1] depuis le 6 novembre 2009. Elle est du 14 novembre 2010 au 10 mai 2012, ministre auprès du ministre de l’intérieur, de l’outre-mer, des collectivités territoriales et de l’immigration, chargée de l’outre-mer du 3e gouvernement Fillon. Elle est aussi conseillère régionale au conseil régional de la Guadeloupe depuis 2010 et maire de Basse-Terre depuis 2014.

Enfance et études[modifier | modifier le code]

Issue d’une famille engagée politiquement, Marie-Luce Penchard est la fille de Lucette Michaux-Chevry, qui a occupé de nombreuses fonctions gouvernementales et parlementaires sous la Ve République.

Elle effectue sa scolarité au pensionnat de Versailles à Basse-Terre, chez les religieuses de Saint-Joseph-de-Cluny jusqu'au CM1, puis elle entre au lycée Gerville-Réache.

Elle obtient en 1980 une maîtrise de sciences économiques à l'université Antilles-Guyane.

Marie-Luce Penchard a été promue en décembre 2004 administrateur territorial.

Carrière[modifier | modifier le code]

Attachée à l’Office départemental du tourisme de la Guadeloupe de 1978 à 1980, elle occupe les trois années suivantes le poste d’Adjoint au chef du service foncier de la Société d’équipement de la Guadeloupe. De 1983 à 1986, elle exerce la fonction de Chef du Bureau des Affaires Européennes au conseil général de la Guadeloupe.

Au conseil général de l'Essonne[modifier | modifier le code]

À son arrivée en France métropolitaine, elle exerce les fonctions de sous-directrice de l'Environnement au sein de la Direction de l'aménagement, de l'environnement et des transports de 1991 à 1994 puis de directrice des interventions culturelles, associatives et sportives au sein du conseil général de l'Essonne de 1994-1999.

Au conseil général de l'Essonne, elle travaille, en tant que directrice des Affaires culturelles, avec Jean de Boishue, nommé chargé de mission auprès du Premier ministre François Fillon en mai 2007.

Au conseil général des Yvelines[modifier | modifier le code]

En 1999, Marie-Luce Penchard est appelée par le président du conseil général des Yvelines, Franck Borotra, ancien ministre de l'Industrie, de la Poste et des Télécommunications entre 1995 et 1997 dans le gouvernement Juppé II. Il lui confie les responsabilités de sous-directrice des espaces territoriaux d’action sociale et médico-sociale puis de sous-directrice de la prévision du recrutement et de la formation au sein de la Direction des ressources humaines au conseil général des Yvelines. En 2007, elle devient directrice-adjointe des ressources humaines au département des Yvelines.

Avant de quitter ce département en décembre 2007 pour rejoindre la présidence de la République, elle exerce ses missions sous l’autorité de Pierre Bédier, président du conseil général et ancien secrétaire d'État à la Justice du gouvernement Raffarin II.

À l'Élysée[modifier | modifier le code]

Chargée de mission à l’Élysée pour l’Outre-mer en 2007, elle devient en 2008 conseillère technique chargée de l'Outre-mer, et est nommée secrétaire nationale de l'UMP chargée de l'Outre-mer, en remplacement de Michel Diefenbacher[2]. En janvier 2009, elle est nommée conseillère politique de l'UMP et s’engage à côté des élus pour soutenir la départementalisation de Mayotte en se rendant sur place pour participer à la campagne électorale[3].

Élections européennes de 2009[modifier | modifier le code]

Elle est désignée tête de liste UMP pour la circonscription Outre-Mer aux élections européennes de juin 2009[4], mais elle est défaite par le socialiste Patrice Tirolien. Le Figaro qualifie cette défaite de « revers » étant donné qu'elle n'a rassemblé, dans son propre département, que 23,20 % des suffrages contre 51,38 % pour la liste Europe Écologie, qu'avait soutenue Gabrielle Louis-Carabin, dans un contexte d'abstention massive (85,39 %)[5].

Secrétaire d'État puis ministre chargée de l'Outre-Mer[modifier | modifier le code]

Marie-Luce Penchard est nommée secrétaire d'État à l'Outre-Mer lors du remaniement du gouvernement Fillon II, le 23 juin 2009, en remplacement d'Yves Jégo[6]. Rompant avec la tradition en la matière, c'est la première ultramarine à occuper cette fonction[7], du moins c'est en ce sens que sa nomination a été présentée par le gouvernement, bien que Gratien Candace (lui-même ultra-marin et député de la Guadeloupe) eût déjà exercé la fonction ministérielle, plusieurs décennies plus tôt, comme sous-secrétaire d'État aux Colonies (ancienne dénomination du ministère de l'Outre-Mer). Sa nomination entraîne aussitôt la démission de l'UMP, de la députée Gabrielle Louis-Carabin, parce que Marie-Luce Penchard serait « pire que sa mère[7] ».

Du 25 au 26 juin 2009, Marie-Luce Penchard accompagne le président de la République Nicolas Sarkozy, en visite à la Martinique (il y a annoncé la tenue d'un référendum) et à la Guadeloupe, où ils assistent aux « états généraux de l'Outre-Mer »,

Le 6 novembre 2009, Marie-Luce Penchard est nommée ministre chargée de l'Outre-Mer auprès du ministre de l'Intérieur[8], suite au premier Conseil interministériel de l'Outre-Mer. Nicolas Sarkozy souligne alors que « c'est une évolution institutionnelle souhaitable, mais c'est aussi la reconnaissance personnelle de l'excellent travail de Marie-Luce au sein de ce gouvernement[9] », évoquant un « binome efficace » entre la « fille de Lucette Michaux-Chevry » et son ministre de tutelle.

En février 2010, lors d'un meeting en Guadeloupe, elle déclare : « je n'ai envie de servir qu'une population, c'est la population guadeloupéenne […]. Et ça me ferait mal de voir cette manne financière quitter la Guadeloupe au bénéfice de la Guyane, au bénéfice de la Réunion, au bénéfice de la Martinique ». Sa préférence affichée pour son île d'origine au détriment des autres collectivités d'outre-mer, concernant notamment la répartition d'une enveloppe budgétaire destinée au département ministériel dont elle a la charge, fait polémique[10], et le Parti socialiste demande sa démission du gouvernement[11].

Maire de Basse-Terre et conseillère régionale de Guadeloupe[modifier | modifier le code]

Lors de l'élection régionale de 2010 en Guadeloupe, elle figure en deuxième position sur la liste de la majorité présidentielle, qui recueille 14,01 % des voix[12]. Après cette défaite en Guadeloupe, seule région où la gauche l'emporte dès le premier tour, elle reproche son score à son prédécesseur à l'Outre-Mer, Yves Jégo, qui rétorque qu'il n'a « pas l'intention d'endosser l'échec d'une ex-collaboratrice »[13].

Candidate lors des législatives de 2012 dans la quatrième circonscription de la Guadeloupe, elle est largement battue au premier tour par son successeur au ministère de l'Outre-mer, le député sortant socialiste Victorin Lurel, avec 22,89 % des voix exprimées contre 67,23 % à son adversaire.

Lors des Élections municipales de 2014 en Guadeloupe, elle figure en troisième position sur la liste Union pour un mouvement populaire de la maire sortante de Basse-Terre Lucette Michaux-Chevry. Cette liste recueille 56,36 % des voix[14] au premier tour en devançant le candidat du Parti socialiste André Atallah qui obtient 24,58 % des voix.

Le 16 mai 2014, elle succède à la mairie de Basse-Terre à sa mère, Lucette Michaux-Chevry[15].

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Mme Marie-Luce Penchard a été nommée ministre auprès du ministre de l'Intérieur, de l'Outre-Mer et des Collectivités territoriales, chargée de l'Outre-mer par décret du 6 novembre 2009 relatif à la composition du Gouvernement.
  2. « Marie-Luce Penchard remplace Michel Diefenbacher »
  3. « Marie-Luce Penchard et Jean Lassalle en renfort à Mayotte »
  4. Site de l'UMP pour les élections européennes 2009
  5. Élections européennes de 2009 - résultats définitifs sur le site du ministère de l'Intérieur
  6. « Remaniement : Hortefeux à l'Intérieur, Darcos au Travail », dépêche AFP, 23 juin 2009
  7. a et b « Marie-Luce Penchard, 1re ultramarine à l'Outremer », Le Figaro, 24 juin 2009
  8. Le nom complet du ministère est Intérieur, Outre-Mer et Collectivités territoriales depuis 2007.
  9. « Marie-Luce Penchard devient ministre de l'Outre-Mer », Le Nouvel Observateur, 6 novembre 2009.
  10. « Marie-Luce Penchard "devrait être virée du gouvernement", selon Balkany » - Article de "Libération" du 17/02/2010
  11. « Le PS exige “la démission immédiate” de la ministre de l'Outre-mer », LCI-TF1, 16 février 2010.
  12. Elle est, en conséquence, depuis le 14 mars 2010 élue conseillère régionale en Guadeloupe.
  13. Yahoo News [1]
  14. http://www.lemonde.fr/resultats-elections-municipales/basse-terre,97100/
  15. « Penchard devient maire de Basse-Terre », Le Figaro, 17 mai 2014

Article connexe[modifier | modifier le code]