Prospective

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La prospective est la démarche qui vise, dans une perspective à la fois déterministe[réf. nécessaire] et holistique, à se préparer aujourd'hui à demain.
Elle ne consiste pas à prévoir l'avenir (ce qui relevait de la divination et relève aujourd'hui de la futurologie[1]) mais à élaborer des scénarios possibles et impossibles dans leurs perceptions du moment sur la base de l'analyse des données disponibles (états des lieux, tendances lourdes, phénomènes d'émergences) et de la compréhension et prise en compte des processus sociopsychologiques, car comme le rappelle Michel Godet ; « si l'histoire ne se répète pas, les comportements humains se reproduisent », la prospective doit donc aussi s'appuyer sur des intuitions liées aux Signaux faibles, des analyses rétrospectives et la mémoire du passé humain et écologique (y compris et par exemple concernant les impacts environnementaux et humains des modifications géo-climatiques passées)[1]. Le prospectiviste se distingue ainsi du prolongeur de tendances comme du visionnaire qui élabore des scénarios à partir de révélations.

Sa fonction première est de synthétiser les risques et d'offrir des visions (scénarios) temporels en tant qu'aide à la décision stratégique, qui engage un individu ou un groupe et affecte des ressources (naturelles ou non) plus ou moins renouvelables ou coûteuses sur une longue durée. Elle acquiert ainsi après avoir pris les risques nécessaires à une double fonction de réduction des incertitudes (et donc éventuellement de certaines angoisses) face à l'avenir, et de priorisation ou légitimation des actions.

La prospective est une démarche continue, car pour être efficace, elle doit être itérative et se fonder sur des successions d'ajustements et de corrections (en boucles rétroactives) dans le temps, notamment parce que la prise en compte de la prospective par les décideurs et différents acteurs de la société modifie elle-même sans cesse le futur qui est tout sauf prévisible. Elle s'appuie sur des horizons ou dates-butoir (ex 2010, 2020, 2030, 2040[2], 2050, 2100) qui sont aussi parfois des échéances légales, et qui permettent à différents acteurs de faire coïncider leurs scénarios ou calculs de tendance.

Étymologie, vocabulaire[modifier | modifier le code]

On peut analyser le mot en tant que mot-valise ;
Il réunit :

  • la prospection qui est l'exploration de domaines nouveaux ;
  • la perspective qui induit à la fois les notions de point de vue et de futur.

Le concept de tendance, polysémique, est parfois détourné par les cabinets de style ; on parle alors de "tendance de mode"... pour la saison prochaine. On est alors loin de la prospective d'une manière générale. On parle de "mémoire prospective" pour désigner la capacité du cerveau à programmer ses actions dans l'avenir proche.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le concept - sous cette dénomination - a été créé par Gaston Berger à la fin des années 1950, mais existait depuis longtemps et sous de nombreuses formes : de la divination et consultation des auspices des sociétés traditionnelles ou de l'antiquité à la fiction littéraire telle que traitée par Jules Verne et de nombreux auteurs de science-fiction qui ont anticipé sur leur époque pour imaginer le futur (par exemple, dans La Guerre des mondes, H. G. Wells décrit une arme dont les effets rappellent ceux du laser bien avant son invention).

Dans le domaine du changement climatique notamment, les scénarios et les courbes de tendances construits à partir de séries de données récoltées dans le passé (ici rassemblées par le GIEC) visent à aider à imaginer l'avenir, par projection.

Les domaines de la prospective[modifier | modifier le code]

Théoriquement tous les domaines de la société, du développement et des relations entre l'Homme et son environnement font l'objet de réflexions et travaux prospectifs, la prospective est éventuellement mobilisée pour des domaines particuliers, tels que ;

Prospective démographique[modifier | modifier le code]

Elle est généralement basée sur des projections démographiques qui étayent des scénarios qualitatifs. C'est une préoccupation ancienne de divers états et gouvernements, puis de l'ONU. parmi les enjeux plus récent, il s'agit d'évaluer

Article détaillé : Prospective démographique.

Prospective énergétique[modifier | modifier le code]

Les prospectivistes s'intéressent notamment aux consommations de ressources énergétiques et à leurs impacts, qu'ils analysent au regard du caractère pas, peu, difficilement ou coûteusement accessible et/ou renouvelable des ressources énergétiques utilisés par des individus, familles, entreprises, société et humanité entière, et au regard de l'acceptabilité des impacts.
Cette prospective intéresse aussi la géostratégie (cf. sécurité et dépendance énergétiques) et l'économie, mais aussi l'écologie et l'adaptation au changement climatique.

Ainsi,

  • en 1860, William Stanley Jevons avait déjà extrapolé vers le futur les prélèvements anglais de charbon jusqu’au milieu du XXe siècle pour évaluer les risques de perte de compétitivité de l’industrie anglaise face à la concurrence allemande et américaine.
  • 50 ans après lui, H.S. Fleming calculait la future consommation d’énergie des États-Unis de 1950 ; il ne s'est trompé quantitativement que de 1,5 % … mais il n'avait pas deviné que le pétrole deviendrait la principale source énergétique, qu'il avait en totalité attribué au charbon.
  • En France, un Centre polytechnique d’études économiques s'était en 1939 essayé à évaluer les consommations énergétique décennale, mais fut bloqué par la seconde guerre mondiale qui arrivait.
  • Vers 1950, les calculs prospectifs à long et très long terme se sont multipliés, surtout aux États-Unis, imités par tous les pays industrialisés, avec l'encouragement des Nations unies dont tous les grands organismes ont aujourd'hui des services statistiques et de prospective. l'IIASA International Institute for Applied Systems Analysis a lancé un exercice prospectif de longue durée (1972-80) qui a mobilisé un grand nombre de chercheurs. Les Conférence mondiale de l’énergie, la Conférence de RIO et de Kyoto notamment, ou le GIECC ont élaboré et fait connaître de nombreux scénarios prospectifs qui ont contribué à modifier les décisions des élus et le comportement d'un grand nombre d'acteurs sans toutefois avoir encore permis d'atteindre le facteur 4 qui est l'objectif relativement partagé issu de ces travaux.

Prospective sociale[modifier | modifier le code]

Elle se fonde sur l'analyse sociologique mais aussi l'évolution des tendances de consommation et des modes de vie, les transformations sociales et socio-démographiques, en particulier en lien avec le vieillissement de la population. Elle prend en compte le discours des médias et l'évolution des pratiques de communication.
La prospective sociale cherche à décrypter les comportements sociaux et à mettre en avant les mutations à l'œuvre. Par exemple, via les interfaces haptiques et les mondes virtuels (avatars, etc.), les nouvelles technologies, dont NTIC pourraient bouleverser jusqu'à la sexualité humaine[4].

Prospective urbaine[modifier | modifier le code]

Elle prend une importance croissante, car en 2040, près de 5 milliards d’hommes devraient vivre en ville, dans plus d'une trentaine de mégapoles, avec 65 % d'urbain (contre 50 % en 2010), si la tendance se poursuit (20.000 urbains de plus toutes les deux heures et demie !).

De nombreux défis sont à relever qui portent sur les avantages et limites de la ville, sur la pluralité et multifonctionnalité des espaces urbains ; sur les aspects sociaux-écologique et de l'alimentation des urbains, sur les nouveaux urbanismes et les éco-architectures. Certains parlent de "Villes Monde" devant trouver de nouveaux équilibres entre activité et attractivité, ainsi qu'en termes de sécurité de culture, tout en s'inscrivant dans des réseaux de villes et dans un monde numérique où citoyenneté et démocraties prennent de nouvelles formes, en devant économiser les ressources en eau, énergie, en émettant moins de gaz à effet de serre, en affrontant des catastrophes probablement plus nombreuses ou graves[5]. Un rapport[5] sénatorial français a fait en 2011 25 propositions (gérer l'étalement urbain et densifier la ville, dans des réseaux de villes, en humanisant et luttant contre l'habitat précaire, avec une gestion foncière maitrisée et plus écologique, avec une mixité sociale et fonctionnelle, des transport doux, une diversité urbaine, architecturale et culturelle, gouvernance et décision, ce qui nécessite des financements autres, pour une architecture plus économe en énergie et ressources). Ce rapport soutient aussi la création d'une agence opérationnelle de l'ONU dédiée aux villes et aux problèmes urbains dotée de moyens conséquents[5].

Prospective et développement durable[modifier | modifier le code]

La prospective s'intéressant au futur, elle s'intéresse - à différentes échelles et échéances spatiales et temporelles - aux conditions et caractéristiques de durabilité et renouvelabilité des ressources (ressources naturelles, ressources énergétiques, ressources génétiques et en biodiversité, ressources spatiales et foncières, ressources sociales et humaines...) utilisées par et pour les différents modes et stratégies de développement (humain, social, économique, agro-environnemental, etc.). Elle s'intéresse aux indicateurs et outils d'évaluation du développement durable[6].

En parallèle la prospective territoriale prend son essor : les Agenda 21 depuis le sommet de Rio de 1992, les Projets de territoires pour la contractualisation entre les EPCI et les Départements ou Régions. La biodiversité, en tant que ressource en partie menacée, et perturbée par le dérèglement climatique et en tant que source de services écosystémiques irremplaçables[7] tend à prendre une place croissante, reconnue par l'ONU, via la CDB[8].

En France, après une longue phase où la prospective relevait du domaine de l'aménagement du territoire (via la DATAR notamment, ou les travaux de André-Clément Decouflé), le Ministère de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer a développé depuis 2006 un programme de prospective[9].
À la suite de la loi SRU les documents orientés sur la prospective urbaine comme les SCOT, PLU ou Carte communales ont un volet important qui est le PADD.
Le Comité 21, ou Comité français pour l'environnement et le développement durable[10], a également développé un programme de prospective. Un Comité de prospective, présidé par Mme Bettina Laville, a été créé en son sein en janvier 2009. Après cinq mois de travaux, le Comité de prospective du Comité 21 a présenté le 26 juin dernier son premier rapport intitulé : « Temps de crise financière, économique, écologique, sociale : enjeux, contradictions, opportunités »[11].
Membre de ce Comité de prospective, M. Thierry Gaudin auteur du "Que sais-je" sur la prospective est aussi connu en France pour ses deux livres : « 2100, Récit du prochain siècle » et « 2100, Odyssée de l'espèce », qui propose de travailler sur douze programmes planétaires pour le XXIe siècle. Avec l'association Prospective 2100[12] qu'il préside il organise des conférences accessibles en vidéo sur Internet et réfléchit effectivement à une approche prospective du développement durable.
Les Régions ont une mission de prospective dans le cadre de leurs compétences en aménagement du territoire, qui se traduisent notamment par les SRADT (Schéma régionaux d'aménagement et de développement du territoire).

Prospective et Biodiversité[modifier | modifier le code]

La biodiversité étant la source première de ressources vitales (eau, air, sol, diversité génétique, services écosystémiques[7]), ainsi qu'un puissant facteur de résilience écologique, elle a pris depuis les années 1990 une valeur particulière au regard de la prospective.

Depuis les années 1990, les scientifiques modélisent ou extrapolent des tendances à partir d'expériences et de données provenant du monitoring global et local de la biodiversité[8]. Ils cherchent à dégager les tendances lourdes ou plus discrètes, et à mieux comprendre les interactions complexes entre climat, biodiversité et services écosystémiques pour évaluer les « points de basculement critiques[8] » pouvant durablement ou irréversiblement affecter « l’abondance et les distributions des génotypes, espèces, communautés, écosystèmes et biomes, ainsi que leurs interactions ». Ils peuvent s'inspirer de l'évolution des paléoenvironnements[13], mais en partie seulement, car des changements nouveaux liés à l'anthropisation, l'artificialisation et la fragmentation des systèmes naturels[8] surajoutent aujourd'hui leurs impacts à ceux du changement climatique ou de la montée ou de l'acidification de la mer.

En 2010, pour la CDB, « les projections des impacts des changements globaux sur la biodiversité montrent que la tendance actuelle se poursuit. Dans bien des cas, elles montrent également une accélération des extinctions d'espèces, de la perte des habitats naturels et des changements dans la distribution et l’abondance des espèces et des biomes tout au long du XXIe siècle »[8], avec une aggravation probable au XXIe siècle du changement climatique et de l’eutrophisation qui vont synergiquement « considérablement altérer la distribution et l’abondance des espèces, des groupes d’espèces et des biomes »[8] en aggravant les risques d'extinction d'espèces, de recul de la toundra et des forêts tropicales (Amazonie en particulier[14]), et de dégradation écosystémique. Les changements d'occupation des sols, la surexploitation des ressources (marines (surpêche[15]) et forestières tropicales notamment), la variation des débits et qualité des cours d'eau, l'artificialisation et la fragmentation des milieux devraient continuer à encore dégrader la biodiversité. Des phénomènes globaux tels que l'acidification des mers, la diffusion d'espèces invasives ou de maladies émergentes (dont zoonoses), ou une dégradation des récifs coralliens[16] sont considérées comme probables par de nombreux experts. Ils auront des impacts économiques, y compris sur le tourisme[17].
Quelques scénarios socio-économiques « optimistes » laissent penser que des modes de développement à moindre impact (décarbonés et économes en ressources et capables de prendre en compte les services écosystémiques[7],[18]) sont encore possibles[8], mais ils « exigent de changer radicalement les paradigmes du développement », et à condition de les adopter « sans tarder, de manière adéquate et globale »[8]. Les scénarios les plus récents montrent « une variabilité dans les projections de perte de biodiversité bien plus importante que dans les évaluations antérieures. »[8]. En particulier, « si les émissions de gaz à effet de serre suivent les trajectoires actuelles, plusieurs modèles du système Terre prévoient que les transformations provoquées par le changement climatique dans les biomes terrestres et l'écosystème marin[19] seront bien plus importantes que celles prévues par les évaluations précédentes »[8]. Comme dans le domaine de la prospective climatique, les experts en biodiversité craignent ne pouvoir que proposer des mesures d'atténuation et d'adaptation [8]. Selon le « 3ème rapport technique[8] pour les perspectives mondiales de la diversité biologique », « le risque de perte catastrophique de biodiversité à la suite des interactions entre deux facteurs ou plus, tel que le dépérissement de la forêt amazonienne lié aux interactions entre la déforestation et le changement climatique, a été largement sous-estimé lors des évaluations précédentes[8] ». Parmi les difficultés à résoudre figure la contradiction entre la valorisation de l'exploitation de la biodiversité pour sa valeur d'usage (alimentation, fibres, matériaux..) et sa valorisation pour ses autres valeurs (dont auto-entretien des systèmes écologiques). Une point de dissensus porte sur le partage des ressources (halieutiques y compris[20]), les moyens d'améliorer l' efficacité agricole, dont les limites, impacts et bilans sont encore très discutés. Une aquaculture à faible impact semble possible et nécessaire, mais les experts pensent que faute de réglementation adéquate, l’aquaculture continuera à présenter des problèmes importants pour l’environnement.

Temporalités (horizons de temps)[modifier | modifier le code]

Selon les enjeux (ex : économie, santé, climat...) et selon les besoins stratégiques, les pas de temps sont dits de court, moyen et long terme. Ces notions sont relatives, mais on parle par exemple de

  • prospective du présent sur 2 à 5 ans,
  • prospective du devenir sur 5 à 10 ans,
  • prospective proche de la futurologie sur plus de 25 ans.

La prospective se fait donc sur plusieurs horizons, selon que l'on est entreprise, administration ou État (voire un particulier cherchant à s'orienter professionnellement ou décider de placements d'argent).

Principes[modifier | modifier le code]

La prospective repose aujourd'hui sur quelques grands principes relevant à la fois des sciences dites dures et humaines et sociales, et adossés à quelques postulats :

Méthodes[modifier | modifier le code]

Deux grandes attitudes méthodologiques sont généralement distinguées et cohabitent parfois en matière de prospective :

  • L'une est fondée sur la rétrospective. C'est l'école française de prospective. En simplifiant (avec le risque de tomber dans une simplification caricaturale) des états des lieux, des hypothèses d'évolution et des tendances observées, elle permet d'aboutir à des scénarios ou schémas prospectifs imaginables construits sur des ensembles.
  • L'autre favorise l'intuition et la créativité. Elle recherche ce qui n'est pas nécessairement du domaine du logique et prend plus volontiers le risque de se tromper (on ne peut-être vraiment certain qu'un signal faible était un vrai signal qu'avec le temps), s'exprimant souvent en cahier de prospective, en veillant à ne pas se limiter par autocensure, laquelle empêche souvent les « signaux faibles[21] » de devenir visibles au groupe. C'est la méthode des scénarios dynamiques.

Chaque méthode a ses avantages et inconvénients.
L'histoire semble montrer que dans le cas de la prospective à 10 ans, la seconde était plus efficace selon la richesse intuitive insufflée notamment par le recueil de signaux faibles[22]. Ainsi, le fax, Dell, le SMS, Actimel... sont nés d'intuitions. Dans certains pays de tradition plus cartésienne, tels que la France, la méthode des scénarios est peut être plus appréciée, notamment en France, rassurant les esprits.
Au Canada, la méthode intuitive semble préférée. Elle semble aussi plus appropriée à la détection de signaux faibles définis comme étant des faits paradoxaux portant à réflexion selon Philippe Cahen[23], ou des « faits porteurs d’avenir » par Hugues de Jouvenel[24]).

Approche collaborative : Il est souvent intéressant de croiser divers points de vue, d'où un travail fréquemment organisé en groupe d'experts. Des projets comme BioPIQuE en France (sur les questions scientifiques émergentes dans le domaine de la biodiversité) ont testé le principe d'une large et libre mobilisation de l'expertise via Internet, pour « l’exploration des futurs et des questions émergentes »[25].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b GODET, Michel; MONTI, Régine, et Roubelat, Fabrice (1997 )Manuel de prospective stratégique. 1 : une indiscipline intellectuelle ; 261 p., fig., ref. bib. : 11 p.3/4 URI (Résumé)
  2. Portail DATAR Territoires 2040
  3. spécialiste et auteur de nombreuses publications sur la fertilité humaine, Directeur de recherche et directeur du département « Développement et reproduction » au Rigshospitalet ; Hôpital universitaire de Copenhague (Danemark) ; plusieurs fois consultant pour l'OMS, dont pour le « groupe scientifique sur la reproduction reproductive masculine » et son rapport « La fonction reproductive masculine » publié en 1973. Il a notamment distingué comme lauréat par le Novo Nordisk Research Prize (en 1993) et du Andrea Prader Prize (1996).
  4. Auteur : Internet-Actu - License CC
  5. a, b et c M. Jean-Pierre Sueur, rapport du Sénat fait au nom de la délégation sénatoriale à la prospective (1) sur les villes du futur, avec la participation de Saskia Sassen, Christian de Portzamparc, Julien Damon et Baptiste Prudhomme, enregistré à la Présidence du Sénat le 9 juin 2011, PDF, 321 pages, 3,8 MO
  6. Évaluer le développement durable : enjeux, méthodes, démarches d’acteurs
  7. a, b et c Carpenter, S. R., H. A. Mooney, J. Agard, D. Capistrano, R. S. DeFries, S. Díaz, T. Dietz, A. K. Duraiappah, A. Oteng-Yeboah, H. M. Pereira, C. Perrings, W. V. Reid, J. Sarukhan, R. J. Scholes, and A. Whyte. 2009. Science for managing ecosystem services: Beyond the Millennium Ecosystem Assessment. Proceedings of the National Academy of Sciences 106:1305-1312.
  8. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m ONU/PNUE/CDB, WCMC, Diversitas, FRB, Scénarios de biodiversité : Projections des changements de la biodiversité et des services écosystémiques pour le 21e siècle ; Rapport technique n°3 pour les Perspectives mondiales de la diversité biologique, Montréal, Cahier technique n°50 de la CDB, 55 pages ; (ISBN 92-9225-219-457)[à vérifier : La longueur du numéro ISBN devrait être 10 ou 13 et non 12, demandé le 16 avril 2014] pages, 2010 ;
  9. Programme prospective du MEDAD
  10. (fr) « Site de Comité français pour l'environnement et le développement durable » (consulté le 25 juin 2010)
  11. (fr) « 17/06/2010 - Le Comité 21 a lancé officiellement sa première antenne régionale en Pays de la Loire », sur www.comite21.org (consulté le 25 juin 2010)
  12. (en) « a free Website to work at the planet's future », sur 2100.org (consulté le 25 juin 2010)
  13. B. Smith, D. A. Walker, K. Gajewski, V. Wolf, B. H. Holmqvist, Y. Igarashi, K. Kremenetskii, A. Paus, M. F. J. Pisaric, and V. S. Volkova. 2003. Climate change and Arctic ecosystems: 1. Vegetation changes north of 55 degrees N between the last glacial maximum, mid-Holocene, and present. Journal of Geophysical Research-Atmospheres 108:D19.
  14. Betts, R. A., Y. Malhi, and J. T. Roberts. 2008. The future of the Amazon: new perspectives from climate, ecosystem and social sciences. Philosophical Transactions of the Royal Society B-Biological Sciences 363:1729-1735
  15. Christensen, V., K. A. Aiken, and M. C. Villanueva. 2007. Threats to the ocean: on the role of ecosystem approaches to fisheries. Social Science Information Sur Les Science Sociales 46:67-86.
  16. Bellwood, D. R., T. P. Hughes, C. Folke, and M. Nyström. 2004. Confronting the coral reef crisis. Nature 429:827–833
  17. Balmford, A., J. Beresford, J. Green, R. Naidoo, M. Walpole, and A. Manica. 2009. A Global Perspective on Trends in Nature-Based Tourism. PLoS Biology 7: e1000144.
  18. Chan, K., M. Shaw, D. Cameron, E. Underwood, and G. Daily. 2006. Conservation planning for ecosystem services. PLoS Biology 4:2138-2152.
  19. Cheung, W. W., V. W. Lam, J. L. Sarmiento, K. Kearney, R. Watson, and D. Pauly. 2009. Projecting global marine biodiversity impacts under climate change scénarios. Fish and Fisheries 10:235-251.
  20. Costello, C., S. D. Gaines, and J. Lynham. 2008. Can Catch Shares Prevent Fisheries Collapse ? Science 321:1678-1681
  21. Voir http://www.signaux-faibles.fr/
  22. Voir sur Twitter, des signaux faibles quotidiens http://fr.twitter.com/#!/SignauxFaibles
  23. Auteur de plusieurs livres sur la prospective par les signaux faibles
  24. Membre fondateur de Futurible international
  25. Agroparitech, description du projet BioPIQuE 2013, consulté 2013-08-21

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Saloff-Coste.Le management du troisième millénaire, Éditions Guy Trédaniel en 1991, 1999 et 2005
  • Michel Godet, Manuel de Prospective stratégique - Tome 1 Une indiscipline intellectuelle, Édition Dunod, 2004
  • Michel Godet, Manuel de Prospective stratégique - Tome 2 Problèmes et méthodes, Édition Dunod, 2004
  • Michel Godet, Le choc de 2006, Édition Odile Jacob, 2004
  • Michel Godet, Le courage du bon sens, Édition Odile Jacob, 2006
  • Serge Guérin, L'invention des seniors, Hachette Pluriel, 2007
  • (en) Carroll Guiglet, « Evolution of Civilizations », chez Liberty Fund, Inc, 1979.
  • (en) Hugues de Jouvenel, Invitation à la prospective - An Invitation to Foresight, Édition Futuribles, Coll. Perspectives, 2004, 88p.
  • Thierry Gaudin 2100, récit du prochain siècle, Ed. Payot, 1990 ISBN 2-228-88291-7 (épuisée) et réédition 1993 ISBN 2-228-88730-7.
  • Philippe Cahen, Signaux Faibles, mode d'emploi, éditions Eyrolle, 2010, prix de l'Intelligence Économique 2011 décerné par l'Académie éponyme.
  • Philippe Cahen, Le marketing de l'incertain. Méthode agile de prospective par les signaux faibles et les scénarios dynamiques, édition Kawa 2011.
  • Philippe Cahen, 50 réponses aux questions que vous n'osez pas poser ! Signaux faibles et scénarios dynamiques pour vitaliser la prospective, édition Kawa 2012.
  • Philippe Cahen, Les secrets de la prospectives par les signaux faibles. Analyse de 10 ans de (la Lettre des) signaux faibles, édition Kawa 2013.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]