Soulac-sur-Mer

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Soulac-sur-Mer
La plage de Soulac-Nord
La plage de Soulac-Nord
Blason de Soulac-sur-Mer
Blason
Soulac-sur-Mer
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Lesparre-Médoc
Canton Saint-Vivien-de-Médoc
Intercommunalité Communauté de communes de la Pointe du Médoc
Maire
Mandat
Xavier Pintat
2014-2020
Code postal 33780
Code commune 33514
Démographie
Gentilé Soulacais, Soulacaises
Population
municipale
2 588 hab. (2011)
Densité 90 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 30′ 43″ N 1° 07′ 25″ O / 45.5119444444, -1.12361111111 ()45° 30′ 43″ Nord 1° 07′ 25″ Ouest / 45.5119444444, -1.12361111111 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 25 m
Superficie 28,89 km2
Localisation

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Soulac-sur-Mer

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Soulac-sur-Mer
Liens
Site web www.mairie-soulac.fr

Soulac-sur-Mer (en gascon : Solac) est une commune du sud-ouest de la France, dans le département de la Gironde, en région Aquitaine.

Partie intégrante de l'ancienne province de Guyenne (nord de la Gascogne), dans la partie septentrionale de la péninsule du Médoc, elle s'inscrit dans le périmètre des Landes de Gascogne, de la forêt des Landes, et dans le prolongement de la pointe de Grave. Ses habitants sont appelés les Soulacais.

Principale agglomération du canton de Saint-Vivien-de-Médoc, forte de 2 714 habitants (en 2009), elle est une station balnéaire et climatique, bénéficiant de la présence sur son territoire d'une vaste pinède, de quatre plages de sable fin donnant toutes sur l'Océan Atlantique, d'un casino et d'infrastructures touristiques et commerciales. Elle n'est distante que de 12 kilomètres de Royan, que l'on peut rejoindre toute l'année par un service de bacs, et se situe à 86 kilomètres au nord-ouest de Bordeaux. En plus de ses fonctions touristiques, Soulac est un petit pôle commercial et de services exerçant son influence sur les communes avoisinantes (supermarchés, zone d'activité, etc.); la ville possède en outre un petit port ostréicole, le port de Neyran.

Important port sur la Gironde au Moyen Âge, la cité est alors une étape sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, où de nombreux pèlerins font étape dans la basilique Notre-Dame, avant de poursuivre par le chemin de Soulac. À la fin de la guerre de Cent Ans, l'armée de secours envoyée par le roi d'Angleterre, duc d'Aquitaine Henri VI et commandée par John Talbot y débarque.

Progressivement envahie par les dunes, la cité entre dans une période de déclin dont elle ne sort qu'au XIXe siècle, du fait de la mode des bains de mer, dont on a découvert les vertus curatrices, de même que l'influence bénéfique des émanations des pins, notamment sur les maladies respiratoires. Villas balnéaires et immeubles bourgeois, mais relativement modestes, émergent des dunes, formant l'embryon de la ville actuelle, qui prend son plein essor en 1874, avec l'arrivée de la ligne du Médoc.

Pouvant être rattachée aussi bien à la côte d'Argent qu'à la côte de Beauté, Soulac est fréquentée chaque été par près de 30 000 estivants.

Géographie[modifier | modifier le code]

Article connexe : Géographie de la Gironde.
Position de Soulac en Gironde
Position de Soulac dans les Landes de Gascogne

Localisation[modifier | modifier le code]

« La dune aux mols vallons, comme une digue d'or, l'océan infini qui surgit et moutonne... Les vagues, les remous que l'écume couronne, et aussi les pins verts comme une houle encor... »

— Armand Got

La commune de Soulac est située dans la partie septentrionale du département de la Gironde et de la région Aquitaine, dans l'arrondissement de Lesparre-Médoc et le canton de Saint-Vivien-de-Médoc.

Localisée à l'extrême nord de la péninsule du Médoc, dans l'ancienne province de Guyenne, elle est située à quelques kilomètres au sud de la pointe de Grave, laquelle marque l'extrémité septentrionale des Landes de Gascogne. Appartenant au midi de la France — on parle plus précisément de « midi atlantique »[1], au cœur de l'arc atlantique, elle est partie intégrante du Grand Sud-Ouest français. Elle se trouve à 86 kilomètres au nord-ouest de la préfecture régionale et départementale (Bordeaux), à 110 kilomètres au nord du bassin d'Arcachon et à 12 kilomètres au sud de Royan (au-delà de l'estuaire de la Gironde, dans le département de la Charente-Maritime).

Son littoral constitue une partie de la Côte d'Argent (ou de la Côte de Beauté si la limite considérée est la pointe de la Négade, à la limite sud de la commune[2]). Il est constitué de quatre plages de sable (plage nord, plage centre, plage sud et plage de l'Amélie) bordées de massifs dunaires. Le phénomène d'érosion marine (recul de la côte en certains endroits) est particulièrement marqué dans la partie méridionale de la commune[3].

Outre sa façade maritime sur l'océan Atlantique, la commune compte également un débouché sur l'estuaire de la Gironde (port ostréicole de Neyran, sur le chenal du même nom).

La commune de Soulac est établie sur des terres basses constituées pour partie de dépôts sableux d'origine éolienne (massif dunaire des Arros, lède de la Négade, grande lède de Lillan), pour l'autre de terrains marécageux autrefois immergés (prairie des Mattes, palu de Lillan).

La fixation des dunes par une pinède (procédé utilisé massivement dans les Landes, autour du bassin d'Arcachon et plus au nord, en Arvert) au XIXe siècle a donné naissance à la forêt domaniale de la Pointe de Grave, extrémité septentrionale de la forêt des Landes.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La partie orientale de la commune est constituée de plusieurs marais (palu de Lillan et de Talais, prairie des Mattes) sillonnés de plusieurs dizaines de chenaux tributaires de l'estuaire de la Gironde.

En dehors de la Gironde, les principaux cours d'eau traversant le territoire communal sont le chenal du Conseiller, un ruisseau long de 9 kilomètres qui naît près du quartier des Arros avant de traverser la commune du Verdon-sur-Mer[4], le chenal de Talais, qui marque la limite communale avec Talais et le chenal de Neyran. Long de 5,2 kilomètres[5], c'est à son embouchure qu'est aménagé le port ostréicole de Neyran.

Quartiers, lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Les principaux lieux-dits sont Jeune-Soulac, l'Amélie et les Cousteaux.

Affiche de la Compagnie du chemin de fer du Médoc

Axes de communication[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gare de Soulac-sur-Mer.

Le territoire communal est traversé par la route départementale 1215, qui est le principal axe routier traversant le Médoc. Cette voie permet de relier d'une part la métropole régionale, Bordeaux, d'autre part d'accéder au port du Verdon, où un bac fait la navette vers Royan.

La D101, quant à elle, permet de rejoindre le sud du département, dont les stations balnéaires de Hourtin, Lacanau, et au-delà, le bassin d'Arcachon.

La commune dispose d'une gare SNCF située sur la Ligne du Médoc. Elle est desservie par des TER Aquitaine.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune est limitée au nord par Le Verdon-sur-Mer, à l'est par Talais et au sud par Grayan-et-l'hôpital. De l'autre côté de l'estuaire de la Gironde, la commune fait face à celle de Meschers-sur-Gironde, en Charente-Maritime.


Rose des vents Océan Atlantique,
Phare de Cordouan,
au large, Saint-Palais-sur-Mer
Le Verdon-sur-Mer,
Les Arros
Le Verdon-sur-Mer
Jeune Soulac
Rose des vents
Océan Atlantique N La Gironde,
au large, Meschers-sur-Gironde
O    Soulac-sur-Mer    E
S
Océan Atlantique Grayan-et-l'hôpital,
L'Amélie
Talais,
Aérodrome de Soulac-sur-Mer

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de la Gironde.

Le climat de la Gironde est de type océanique aquitain. Il se caractérise par des hivers doux et des étés relativement chauds. Les précipitations sont assez fréquentes, particulièrement durant la période hivernale. En moyenne, elles atteignent 100 mm au mois de janvier et sont inférieures de moitié au mois de juillet. Les températures moyennes relevées à Bordeaux sont de 6,4 °C en janvier et de 20,9 °C en août, avec une moyenne annuelle de 13,3 °C. Les records de chaleur enregistrés sont de 41,9 °C le 16/8/1892 et les records de froid de --16,4 °C le 16/1/1985.

La Gironde connaît en moyenne 15 à 20 jours en été où les températures dépassent les 30 °C. Des températures extrêmes peuvent aussi être observées comme lors de l'été 2003 où la température a atteint 41 °C. Ce même été, il y a eu 12 jours consécutifs où les maximales ont atteint ou dépassé les 35 °C. Le département bénéficie d'un ensoleillement élevé dépassant souvent 2 000 heures de soleil par an et jusqu'à 2 200 heures sur le littoral.

La Gironde a connu des hivers très froids en 1956, 1985 et en 1987, puis une sécheresse de 1988 à 1992. Plus récemment, le département a connu une sécheresse importante de 2002 à 2005. La Gironde connaît régulièrement des tempêtes hivernales. Deux d'entre-elles ont cependant marqué les esprits par leur exceptionnelle intensité : Martin en décembre 1999 et Klaus en 2009.

Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,8 3,4 4,6 6,6 10,3 13 15,1 15,2 12,5 9,5 5,5 3,8 8,5
Température moyenne (°C) 6,4 7,6 9,6 11,6 15,4 18,3 20,8 20,9 18,1 14,2 9,4 7,3 13,3
Température maximale moyenne (°C) 10 11,7 14,5 16,5 20,5 23,5 26,4 26,6 23,7 18,8 13,4 10,7 18,1
Record de froid (°C) −16,4 −15,2 −9,9 −5,3 −1,8 2,5 4,8 1,5 −1,8 −5,3 −12,3 −13,4 −16,4
Record de chaleur (°C) 20,2 26,2 29,8 31,1 35,4 38,5 39,2 41,9 37,6 32,2 25,1 22,5 41,9
Précipitations (mm) 92 82,6 70 80 83,9 63,8 54,5 59,5 90,3 94,1 106,9 106,7 984,1
Source : Le climat à Bordeaux (en °C et mm, moyennes mensuelles 1971/2000 et records depuis 1880)[6]


Toponymie[modifier | modifier le code]

En occitan/gascon, Soulac s'écrit Solac.

Nom de lieu gallo-roman en -acum, précédé d'un nom de personne latin Solus, tout comme Soula et Soulan avec le suffixe latin -anum[7].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Soulac[8].
Armes de Soulac-sur-Mer

Les armes de Soulac-sur-Mer se blasonnent ainsi : Coupé : au premier d'azur à la dune d'or, au bas de laquelle sont terrassés trois pins de sinople en fasce, et sommée d'une chapelle d'argent, le clocher à dextre, au second d'argent aux trois étoiles flamboyantes de gueules.

La devise qui figure sur les armes de la ville est : « Ex arena rediviva surgit »
( « Elle surgit du sable et revit » ).

Histoire[modifier | modifier le code]

Copie de l'enseigne gauloise de Soulac au musée de Salzbourg

L'histoire de la ville de Soulac demeure relativement mal connue avant la période médiévale. Un temps assimilée à la ville romaine de Noviomagus[9], mentionnée par Ptolémée dans sa « Géographie » comme étant une des deux principales agglomérations de la cité des Bituriges Vivisques, son territoire est occupé dès la période celtique, ainsi que le montrent les découvertes archéologiques mises au jour lors de fouilles ou retrouvées de manière fortuite[10] comme la célèbre enseigne gauloise figurant un sanglier stylisé, retrouvée sur une plage en 1989 et conservée au musée d'art et d'archéologie.

La configuration des côtes semble avoir été bien différente à cette époque, le littoral atlantique étant situé bien plus à l'ouest que de nos jours (sans doute au-delà du banc des olives) tandis qu'un petit golfe (bordant l'estuaire de la Gironde) recouvrait les marais actuels des Mattes, de Lillan et de Talais. Une voie romaine (connue sous le nom de Levade) reliait la ville antique à Bordeaux, tandis qu'une autre (reprise au Moyen Âge sous le nom de Voie de Soulac) se poursuivait jusqu'à Bayonne. Dépendant de la cité des Bituriges Vivisques (province d'Aquitaine depuis Auguste, puis Aquitaine Seconde depuis Dioclétien), la région pourrait avoir vu la cohabitation de deux peuples, les Médulles et les Bituriges Vivisques[11].

On ne retrouve la trace de Soulac qu'à partir du XIe siècle, alors que les moines bénédictins établissent un premier monastère en cette région relativement enclavée et inhospitalière. Cette dépendance de la puissante abbaye Sainte-Croix de Bordeaux[12] reste longtemps assez modeste : elle ne compte ainsi guère plus de onze personnes dont seulement quatre moines en 1166[13]. La popularité du pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle contribue à faire de la région un centre religieux dont l'importance va croissant : de fait, la voie de Soulac, bien que moins populaire que les grands axes de Tours, de Limoges, de Toulouse ou du Puy, accueille son flot de pèlerins. Un hôpital chargé de les accueillir est construit (il en est de même à Talais et Grayan-et-l'Hôpital)[14].

En 1452, alors que s'achève la guerre de Cent Ans, le roi d'Angleterre et duc d'Aquitaine Henri VI envoie une armée de secours afin de tenter de dégager ce qui reste de ses possessions du sud-ouest, envahies par les troupes françaises. Commandée par John Talbot, elle débarque à Soulac et fait marche vers Bordeaux. Cette tentative infructueuse s'achève par la bataille de Castillon, qui sonne le glas de l'influence anglaise en Aquitaine.

Ruines de la basilique Notre-Dame avant sa reconstruction, au XIXe siècle

La basilique Notre-Dame est édifiée dans la seconde moitié du XIIe siècle. On y vénère tout particulièrement le tombeau présumé de sainte Véronique et une goutte de lait de la Vierge Marie que celle-ci aurait rapportée de Terre sainte[14].

Au fil du temps, alors que le pèlerinage compostellan tombe peu à peu en désuétude, la ville sombre dans une semi-léthargie. En proie aux attaques des éléments (érosion de la côte, mais surtout avancée constante des dunes), des quartiers entiers sont peu à peu engloutis sous les sables, qui se déplacent au gré des vents. La basilique elle-même est victime du phénomène. En 1741, les habitants évacuent en masse le « Vieux-Soulac » et se regroupent à quelques kilomètres à l'est, reconstruisant un nouveau village baptisé « Jeune-Soulac »[15]. Ce n'est alors qu'une modeste paroisse comptant à peine quelques feux.

Le goût pour le romantisme, le prosélytisme du cardinal Ferdinand Donnet conjugués à la mode des bains de mer importée d'Angleterre sont à la base du renouveau de la ville. Les ruines de la basilique (dont seul émerge alors le sommet du clocher) attirent les sociétés savantes du temps tout autant que le clergé. Une commission des monuments historiques se rend sur place à deux reprises (1842 et 1846). En 1849, un particulier, Antoine Trouche, décide de se porter acquéreur des dunes du « Vieux-Soulac » afin d'y aménager un lotissement en bord de mer. Afin de contenir l'avancée des dunes, il ordonne la plantation d'une forêt de pins maritimes, embryon de l'actuelle forêt domaniale de la pointe de Grave. Les premières villas balnéaires fleurissent quelques mois plus tard, formant une petite station balnéaire baptisée « Bains des Olives »[16]. Dans le même temps, le désensablement de la basilique est ordonné par les autorités ecclésiastiques. Les travaux, commencés en 1859, se poursuivront jusqu'en 1905[17].

L'arrivée du chemin de fer (ligne du Médoc) en 1874 permet à la petite cité balnéaire de prendre son essor. Les villas se multiplient et certains bourgeois bordelais prennent l'habitude d'y passer quelques moments de détente. La même année, la commune perd cependant une partie de son territoire, qui forme une commune indépendante, Le Verdon. Au début du XXe siècle, le centre de gravité de la commune n'est plus le « Jeune-Soulac », peu à peu rétrogradé au rang de simple hameau, mais la ville nouvelle de « Soulac-les-Bains ».

Georges Mandel, maire de Soulac de 1919 à 1940, assassiné en 1944 par la Milice

Durant le XXe siècle, des personnalités telles que le poète Fernand Laffargue, Louis de Rotschild et Jean-François Pintat marquent l'histoire de la commune. L'un des personnages-clef de Soulac reste néanmoins celui qui en fut maire de 1919 à 1940, Georges Mandel[18].

L'occupation allemande se matérialise, ici comme dans toutes les régions littorales, par la construction du « Mur de l'Atlantique », un ensemble de blockhaus censé empêcher toute velleité de débarquement allié. La situation géographique particulière de la commune, à l'embouchure de la Gironde, conduit à la constitution d'une « forteresse » (dite Gironde Mündung Süd) appelée à devenir l'un des derniers bastions de résistance allemande.

La réduction des derniers éléments de cette poche est menée au cours de l'opération « Vénérable » qui débute le 14 avril 1945. Le 20 avril à 20 heures 30, le général Milleret obtient la reddition des Allemands[19]. Trace de cette occupation, 137 obus allemands enfouis dans le sable furent découverts et détruits en janvier 1990[20].

Dans le courant des années 1960 et 1970, la ville se dote de nouvelles infrastructures culturelles et touristiques (musée, casino, palais des congrès). En 1999, la basilique Notre-Dame est inscrite au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

De 1789 à 1799, en vertu de la loi du 14 décembre 1789, les agents municipaux (maires) sont élus au suffrage direct pour deux ans et rééligibles, par les citoyens actifs de la commune âgés d'au moins 25 ans, contribuables payant une contribution au moins égale à 3 journées de travail dans la commune. Sont éligibles ceux qui paient un impôt équivalent au moins à dix journées de travail.

De 1799 à 1848, la constitution du 22 frimaire an VIII (13 décembre 1799) revient sur l’élection du maire, les maires sont nommés par le préfet pour les communes de moins de 5 000 habitants. La Restauration instaure la nomination des maires et des conseillers municipaux. Après les lois organiques 1831, les maires sont nommés (par le roi pour les communes de plus de 3 000 habitants, par le préfet pour les plus petites), mais les conseillers municipaux sont élus au suffrage censitaire pour six ans.

Du 3 juillet 1848 à 1851, les maires sont élus par le conseil municipal pour les communes de moins de 6 000 habitants.

De 1851 à 1871, les maires sont nommés par le préfet, pour les communes de moins de 3 000 habitants et pour cinq ans à partir de 1855. Après 1871, les maires sont de nouveau élus, sauf dans les chefs-lieux (de départements, d'arrondissements ou de cantons).

Ce n'est que le 28 mars 1882, qu'une loi sur l’organisation municipale (encore en vigueur) est votée, et qui régit le principe de l'élection du maire et des adjoints par le conseil municipal, quelle que soit l'importance de la commune (sauf pour Paris). La loi du 5 avril 1884 fixe le mandat à quatre ans, durée portée le 10 avril 1929 à six ans[21].

La commune ayant moins de 3 500 habitants l'élection des conseillers municipaux est au scrutin majoritaire[22] plurinominal à deux tours, avec panachage :

  • au premier tour, des candidats sont élus s'ils ont obtenu la majorité absolue et le vote d'au moins le quart des électeurs inscrits[23] ;
  • au second tour, la majorité relative suffit. Les listes ne sont pas obligatoires. Les suffrages sont comptabilisés individuellement, et le panachage est autorisé.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Soulac-sur-Mer.
Liste des maires de Soulac-sur-Mer depuis 1919
Maire Mandat Commentaires
Début Fin
Georges Mandel 1919 1940 Journaliste. Ministre.
Ludovic Marcoux 1940 1945 Officier retraité.
André Coudy 1945 1945 Commerçant
Roger Marcade 1945 1947 SFIO. Médecin.
Jean Daniel 1947 1953 CNIP. Entrepreneur.
Jean Michard-Pelissier 1953 1959 RGR. Avocat. Ancien député.
Jean-François Pintat 1959 1990 UDF. Ingénieur. Sénateur.
Xavier Pintat 1990 UMP. Ingénieur. Sénateur.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 588 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
742 673 651 656 801 768 814 840 950
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 101 1 165 1 315 1 185 716 720 813 993 1 349
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 388 1 601 1 650 1 672 1 586 2 043 2 009 1 883 2 097
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
2 113 2 198 2 387 2 536 2 790 2 720 2 690 2 679 2 588
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2004[26].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Soulac-sur-Mer en 2007[27] en pourcentage.
Hommes Classe d’âge Femmes
1,3 
Avant 1916
4,2 
14,1 
1917-1931
21,7 
21,8 
1932–1946
20,5 
21,8 
1947-1961
20,1 
14,6 
1962-1976
14,4 
11,8 
1977-1991
9,2 
14,7 
1992-2006
10,0 
Pyramide des âges de la Gironde en 2007[28] en pourcentage.
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
Avant 1916
1,2 
6,1 
1917-1931
9,4 
12,3 
1932–1946
13,1 
20,7 
1947-1961
20,4 
21,5 
1962-1976
20,6 
20,4 
1977-1991
19,1 
18,5 
1992-2006
16,2 

Économie[modifier | modifier le code]

La rue de la plage, axe majeur du centre commerçant

Comptant parmi les principales stations balnéaires du Médoc, la ville tire un parti non négligeable du tourisme, en particulier durant la haute-saison (du mois d'avril au mois de septembre, avec un pic en juillet-août). La ville compte ainsi de nombreuses infrastructures tournées vers ce secteur d'activité, depuis les boutiques spécialisées aux bars de nuit, en passant par les restaurants et cafés du front de mer. La commune abrite également un casino, une discothèque et un centre naturiste.

Autres secteurs prédominants, le commerce et les services se matérialisent par la présence de nombreuses boutiques en centre-ville, de deux moyennes surfaces (Carrefour Market et Lidl) et d'une zone artisanale (ZA Palu de Bert Est) implantée en bordure de la route départementale 1215[29]. La pêche mais aussi l'ostréiculture restent pratiqués au port de Neyran, sur l'estuaire de la Gironde.

La ville abrite une population globalement moins active que la moyenne nationale (36,3 % contre 45,2 %) avec cependant un taux d'activité des 20-59 ans proche de la norme (80 % contre 82,2 %). Les catégories socio-professionnelles les mieux représentées sont les employés (38,3 % de la population active, contre 29,9 % au niveau national), les artisans, commerçants et chefs d'entreprises (22,9 %), les ouvriers (17,4 %), les professions intermédiaires (12,9 %), les cadres (6,7 %) et les agriculteurs (1,7 %). Le taux de chômage demeurait plus important que la moyenne nationale en 1999, touchant 158 personnes, soit 16 % de la population active (12,9 % au niveau national à cette date)[30]. La ville abrite une agence pour l'emploi (point-emploi du Médoc).

Les retraités forment la deuxième composante de la population (33,1 % de la population en 1999), juste devant les jeunes scolarisés et les étudiants (16,1 %).

Patrimoine communal[modifier | modifier le code]

Basilique Notre-Dame[modifier | modifier le code]

Cette vaste église de pèlerinage est édifiée dans le courant du XIIe siècle sous l'impulsion des moines bénédictins. Située sur l'un des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle (chemin de Soulac), elle est fréquentée par de nombreux jacquets durant les grandes heures du pèlerinage compostellan, qui viennent y vénérer les reliques de Sainte Véronique (évangélisatrice présumée du Médoc) ainsi qu'une goutte de lait attribuée à la Vierge Marie. Très marquée par les styles roman saintongeais et poitevins, elle doit être remaniée à plusieurs reprises au cours de son histoire, le déplacement constant des dunes entamant régulièrement sa structure.

À partir du XVIe siècle, les assauts des éléments se font plus pressants, et les efforts des hommes pour préserver l'édifice de plus en plus vains. En 1741, la progression des dunes est telle que les habitants du village doivent se résoudre à l'évacuer : en quelques années, le sanctuaire est presque totalement enseveli sous les sables. Il faut attendre l'année 1842 pour que l'on envisage de dégager l'édifice, presque entièrement ruiné. Sa restauration est mise en œuvre de 1859 à 1905, alors que Soulac entame sa reconversion en station balnéaire.

La basilique est classée au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco depuis 1998.

Église Notre-Dame[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame se dresse à quelques kilomètres du centre-ville, au cœur d'un hameau portant le nom de Jeune-Soulac. Cette dénomination s'explique par le fait que les habitants aient eu à reconstruire totalement leur village à cet endroit après que le « Vieux-Soulac » (le centre-ville actuel) ait été presque intégralement enseveli sous les dunes. Les premières maisons du « Jeune-Soulac » sont édifiées en 1741, la nouvelle église paroissiale étant construite en 1745.

Cet édifice très sobre prend la forme d'un vaisseau unique rectangulaire divisé en trois travées. Il est précédé d'un clocher-porche trapu. L'ancien cimetière qui entourait le sanctuaire a été transféré en 1864, laissant la place à un espace vert. L'église est aujourd'hui désaffectée et sert de cadre à des manifestations culturelles ponctuelles.

Chapelle de l'Amélie[modifier | modifier le code]

Ce modeste sanctuaire est établi en 1882 afin de servir de lieu de culte au nouveau quartier de l'Amélie, alors en cours d'urbanisation. Située à proximité de la plage de l'Amélie, au cœur de la pinède, cette chapelle se présente comme un unique vaisseau précédé d'un clocher-porche.

Les matériaux utilisés sont les mêmes que ceux de nombreuses villas balnéaires construites à la même époque (pierre de taille et brique).

Statue de la Liberté[modifier | modifier le code]

Le front de mer accueille une réplique de la célèbre statue de la Liberté de New York, faisant face à l'océan et aux dunes de la côte d'argent. Tout comme son illustre modèle, elle a été réalisée par Frédéric Auguste Bartholdi.

Commandée en 1980 par la municipalité comme une sorte de clin d'œil à l'histoire — puisque c'est à quelques kilomètres de Soulac, plus exactement à la pointe de Grave, que le jeune La Fayette s'est embarqué à bord de « La Victoire » en 1777, dans le but de combattre aux côtés des « Insurgents » de George Washington — elle provient des établissements Arthus-Bertrand, qui la gardaient dans leurs entrepôts. Son histoire entre sa création et sa commande par la municipalité de Soulac demeure méconnue[31].

Une légende tenace l'assimile à une autre statue, qui ornait la place Picard, dans le quartier des Chartrons à Bordeaux, inaugurée le 27 avril 1888 par le président de la République Sadi Carnot. En 1941, les autorités d'occupation allemandes décident de déboulonner cette statue et de l'envoyer à la fonte, afin de la transformer en armements, « effort de guerre » oblige. Pour une raison mal éclaircie — erreur d'aiguillage ou « acte de résistance » de la part de cheminots malicieux — le convoi transportant la statue ne serait jamais arrivé en Allemagne[32]. Retrouvée après guerre, elle aurait été placée bien plus tard à son emplacement actuel. Il semble cependant que cette statue ait bel et bien été envoyée à la fonte en 1942[31].

Fontaine Clemenceau[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Fontaine de Tourny.

La fontaine de la place Clemenceau, œuvre des artistes Mathurin Moreau (concepteur) et Michel Joseph Napoléon Liénard (sculptures), est une des deux fontaines monumentales créées en 1857 et 1858, sous le mandat du maire Antoine Gautier, afin d'orner les célèbres allées de Tourny de Bordeaux, une des grandes artères de la métropole girondine. Illuminées à partir de 1929, représentées sur de nombreuses cartes postales, elles font pourtant les frais de la politique de modernisation voulue par le maire de Bordeaux Jacques Chaban-Delmas : déboulonnées dans les années 1960, elles sont déplacées à Soulac pour la première, à Saint-Germain-de-la-Rivière, puis à Québec pour la seconde[33].

La fontaine de Soulac se compose de trois bassins. La base comprend quatre statues représentant des figures mythologiques, respectivement Neptune, Acis, Amphitrite et Galatée[33]. Au niveau supérieur, une série de jeunes enfants se tiennent par la main, dans une composition inspirée du classicisme, l'ensemble étant une allégorie de l'Océan Atlantique et de l'estuaire de la Gironde.

Installée au centre d'un rond-point, relativement méconnue, la fontaine, qui ne dispose d'aucune protection des monuments historiques, se dégrade progressivement (corrosion).

Casino[modifier | modifier le code]

La construction du casino actuel est décidée au début des années 1970, à la faveur d'un grand plan de réaménagement du front de mer voulu par la municipalité de l'époque afin de redynamiser la station.

Œuvre de l'architecte Robert Bedout, il est une des pièces maîtresses d'un ensemble comprenant le musée d'art et d'archéologie et le palais des congrès. Il est inauguré le 1er juillet 1970[34].

L'établissement comprend une salle de jeu, une discothèque, un bar et un restaurant[35].

Mémorial de la forteresse du Nord-Médoc[modifier | modifier le code]

Géré par une association, (Association historique de la poche du Nord-Médoc), ce mémorial est consacré aux fortifications érigées à Soulac et au Verdon par les troupes allemandes durant la Seconde Guerre mondiale. Son but est de préserver la mémoire de ce lieu afin de ne pas oublier cette page douloureuse et tragique de l'histoire française et européenne, dans un esprit de réconciliation.

Véritable bastion chargé notamment de protéger le port de Bordeaux, la forteresse du Nord-Médoc répondait aux infrastructures établies autour de Royan (sur l'autre rive de la Gironde). Le mémorial comprend un musée et propose des visites guidées de trois sites : la batterie des Arros (Stützpunkt 307 dit Reichenberg) et les lignes de fortifications S305 et S305a (blockhaus, casemates)[36].

Vestiges de blockhaus (Bunker en allemand) dans la partie sud de Soulac :

Culture[modifier | modifier le code]

Musée d'art et d'archéologie[modifier | modifier le code]

Le principal établissement culturel de la commune est le musée d'art et d'archéologie, aménagé depuis 1976 dans un bâtiment moderniste situé à proximité du front de mer. Établi sur deux niveaux, il rassemble des collections évoquant l'histoire de la péninsule médullienne des origines à nos jours.

Plus de mille pièces y sont exposées, depuis un squelette d'elephas antiquus (ancêtre préhistorique des éléphants) découvert sur le site de la pointe de la Négade jusqu'à une série de canons de marine provenant d'un navire marchand, en passant par une enseigne gauloise représentant un sanglier. Le premier étage est consacré aux productions artistiques locales (peintures et lithographies notamment).

Le musée sert de cadre à des expositions ponctuelles (salon des beaux-arts, mois de la photographie, salon cap science).

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Vignoble du Médoc et Cuisine gasconne.
Le grenier médocain, spécialité régionale à base de panse de porc.

La gastronomie médocaine accorde une place importante aux produits de la mer, du fleuve (Gironde) et de la terre. Les poissons (alose, anguille, sardine, pibale, merlu, baudroie...) sont une composante essentielle de la table médocaine. L'alose, pêchée à la « bichareyre » (filet maillant), est servie grillée ou accompagnée d'oseille, tandis que la lamproie à la bordelaise est nappée d'une sauce au vin et souvent accompagnée d'une fondue de poireaux. Les pibales ou civelles sont des alevins d'anguille, pêchés traditionnellement dans l'estuaire et servis en poêlée avec de l'ail. Si l'ostréiculture n'est plus guère présente que de façon confidentielle dans le nord de la presqu'île (Soulac, Saint-Vivien-de-Médoc), la production de gambas y a été introduite depuis les années 1980[37]. Tout comme les crevettes blanches — ou « bichettes » — on les prépare simplement grillées ou avec de l'anis.

L'agneau de Pauillac représente un produit phare de la région, et est simplement servi grillé sur des sarments de vigne. Les gibiers sont représentés par les palombes, les bécasses ou les grives. Enfin, le grenier médocain est une charcuterie à base de panse de porc roulée. Le Médoc produit également des friandises : noisettines médocaines (noisettes caramélisées) et sarments du Médoc (bâtonnets de chocolat). Accompagnant ces produits typiques, les vins du Médoc sont de réputation internationale : Château Latour, Château Lafite, Château Margaux, Château Mouton Rothschild en sont quelques exemples célèbres. Ils sont également la base de quelques produits dérivés, dont la gelée de vin du Médoc, traditionnellement servie en accompagnement de fromages ou servant à déglacer les sauces[38].

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Établissements scolaires[modifier | modifier le code]

La commune de Soulac appartient à l'académie de Bordeaux. Les différents établissements scolaires relèvent de la circonscription de Lesparre et de la zone d'animation pédagogique du Médoc.

La ville compte une école maternelle (école Georges Mandel), une école primaire (école Jules Ferry) et un collège (collège Georges Mandel) qui relèvent tous de l'enseignement public[39].

Les lycées les plus proches sont situés à Lesparre-Médoc et Pauillac (lycée Odilon Redon, divisé en deux sites distincts) ainsi qu'à Royan (dans l'académie de Poitiers, en Charente-Maritime).

Les établissements d'enseignement supérieur sont concentrés dans l'agglomération bordelaise (quatre universités, instituts et grandes écoles)

Santé[modifier | modifier le code]

La commune dispose des infrastructures sanitaires de base (médecins généralistes, chirurgiens-dentistes, infirmières). Il n'y a pas de centre hospitalier, les hospitalisations et les urgences du SMUR étant dirigées vers la clinique mutualiste de Lesparre (ou vers d'autres hôpitaux de la région). Plusieurs maisons de retraite (Établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) publiques et privées sont implantés dans la commune.

La ville accueille un sous-centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage de l'Atlantique (CROSS disposant d'un émetteur/récepteur haute mer de 750 watts).

Vie locale[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

La commune dispose de lieux de culte catholiques (Basilique Notre-Dame, Chapelle de l'Amélie) et d'un temple protestant.

Soulac appartient à l'archidiocèse catholique de Bordeaux et au secteur pastoral Saint-Vivien. La messe est célébrée chaque dimanche à 10 heures 30 en la basilique Notre-Dame[40], et de façon ponctuelle en la chapelle de l'Amélie.

Le culte protestant est célébré en saison (de juillet à septembre) au temple de la rue du général Desorthez; le reste de l'année, les offices ont lieu au temple de Lesparre-Médoc[41].

Marché[modifier | modifier le code]

Le marché se tient tous les jours de la semaine de 6 heures du matin à 13 heures 30 (ainsi que de 17 heures 30 à 20 heures en juillet-août) sous les halles couvertes, situées place sur Marché (à l'intersection des rues Brémontier et de la Plage). Un grand marché se tient en extérieur chaque jeudi matin aux abords de la place.

La ville accueille deux foires gastronomiques (14 juillet et 15 août) centrées sur les produits du terroir girondin (foie gras, vins du Médoc, poissons nobles, agneau de Pauillac, terrines de canard notamment)[42].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Louis Papy, Le Midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984
  2. CNIG : Côtes de France
  3. in Sud Ouest, « L'érosion s'accélère sur la zone sud de l'Amélie », article paru le 21 janvier 2009
  4. Le chenal du Conseiller sur le site du Sandre
  5. Le chenal de Neyran sur le site du Sandre
  6. Météo stats | Station Bordeaux
  7. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1979. p. 662-663.
  8. Caruso33 : découvrir autrement la Gironde
  9. L'identification de Noviomagus (PDF)
  10. Le sanglier-enseigne gaulois
  11. Historique du Médoc
  12. Cartulaire de l'abbaye Sainte-Croix de Bordeaux, Archives historiques de la Gironde, chartes I et II, tome XXVII, année 1892
  13. Histoire de Notre-Dame-de-la-fin-des-Terres, plaquette informative réalisée par Marie-Pasquine Picot-Subes, association des amis de la basilique, juillet 1993
  14. a et b Citadelles, numéro 16, mai 2008, article par Elisabeth Féghali
  15. Le patrimoine des communes de la Gironde, éditions Flohic, p. 1427
  16. Pointe du Médoc: son patrimoine
  17. Le Patrimoine des communes de la Gironde, éditions Flohic, p. 1428
  18. Georges Mandel, maire de Soulac (PDF)
  19. Opération "Vénérable" : la libération de la "poche" de la pointe de Grave
  20. Journal télévisé 19/20 de France 3 le 4 janvier 1990 Consultable en ligne
  21. La décentralisation, site de l'Assemblée nationale
  22. art L. 252 du code électoral
  23. art L. 253 du code électoral
  24. Annuaire des villes jumelées
  25. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  26. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  27. Pyramide des âges de Soulac-sur-Mer, Recensement 2007 sur le site de l'INSEE
  28. Pyramide des âges de la Gironde, Recensement 2007 sur le site de l'INSEE
  29. S'implanter à Soulac, site de la Mairie
  30. Données économiques sur le site L'internaute
  31. a et b une statue de la Liberté à Soulac ou comment les rumeurs intoxiquent le web
  32. La statue de la Liberté de Soulac-sur-Mer
  33. a et b Bordeaux : Les fontaines disparues de Tourny, site www.33-bordeaux.com
  34. in Le Patrimoine des communes de la Gironde, éditions Flohic, p. 1430
  35. Site du casino de Soulac-sur-Mer
  36. Site de l'association Mémorial de la forteresse Nord-Médoc
  37. Des gambas au milieu des vignobles, article de Pierre Sauvey publié dans la Dépêche du Midi, 8/05/2001
  38. Spécialités gastronomique du Médoc, site de la ville de Pauillac
  39. Les établissements scolaires à Soulac, site de l'académie de Bordeaux
  40. Messe info
  41. Temples free
  42. Marchés et foires à Soulac, site de la mairie
  43. Museo di Torino.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dr Amédée Kérédan, "Soulac et sa Plage" publié en 1861 - Victor Masson Libraire-Éditeur Paris.
  • Dom. Bernard Maréchaux, Bénédictin Olivétain "Notre Dame de la Fin des Terres"en 1893, Imprimerie Nouvelle A. Bellier Bodeaux.
  • B. Saint-Jours, "Soulac d'après textes et preuves" 1928, Librairie Jaclot, Soulac sur Mer.
  • Patrick Thillard, "Soulac d'hier et d'aujourd'hui". Édition Christian Murat. 1987.
  • R. Boudet : Le sanglier-enseigne de Soulac-sur-Mer: Caractères, comparaisons et rôle social. en: J. Moreau et al. Le sanglier-enseigne gaulois de Soulac-sur-Mer (Gironde). Étude de l’emblématique du sanglier dans le monde celtique (Soulac-sur-Mer 1995) 43-53.
  • Moreau, J./Boudet, R./Schaaff, U., Un Sanglier-Enseigne gaulois à Soulac-sur-Mer, Dép. Gironde. Archäologisches Korrespondenzblatt 20, 1990, 439-442.
  • Jacques Moreau, Dietrich Ankner, Richard Boudet, Michel Dhenim et Maiken Fecht : Le sanglier-enseigne gaulois de Soulac-sur-Mer, Gironde : étude de l'emblématique du sanglier dans le monde celtique : Association Médullienne - Soulac-sur-Mer, 1995.
  • Yohann Sommacal, "Soulac les bains", LBP Éditions 2005.
  • "Notre Dame de la Fin des Terres", réédition de l'ouvrage du Dom. Bernard Maréchaux, Bénédictin Olivétainde publié en 1893, LBP Éditions 2006.
  • Francine Faget, Val Tillet, "Soulac-sur-Mer et la Pointe du Médoc", Éditions Alan Sutton, collection Mémoire en images, 2006.
  • Yohann Sommacal, Olivier Lescorce, Jean-Paul Lescorce, "Villas soulacaises", LPB Éditions 2007.
  • Richard Zéboulon, "Soulac en Médoc", Éditions Cairn, 2009.
  • Yohann Sommacal, Jean-Paul Lescorce, "Guide de la Forteresse STP 307", LPB Éditions 2011
  • Collectif, "Guide de Soulac-sur-Mer" Réédition de l'ouvrage paru en 1912, LBP Éditions 2012 - Epuisé
  • Yohann Sommacal, Jean-Paul Lescorce, "Histoire du monastère de Soulac et de son célèbre dentifrice", LBP Éditions 2013.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]


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Talmont-sur-Gironde
(liaison depuis la via Turonensis)
Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle
08 Coquille.jpg
Début de la Voie de Soulac
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